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LACTARIUS

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trémités du caldarium contenait un bain d'eau chaude ( alveus), et l'autre, le laconicum, consistant en une alcôve demicirculaire, échauffée par une fournaise et des tuyaux ( hypocausis ) placés sous son plancher et traversant ses murs qu'on faisait creux à cette fin. Au centre était un bassin plat (/a^rw/n), contenant de l'eau que le baigneur jetait sur lui pendant qu'il enlevait avec la strigile la transpiration causée par la température élevée où était tenue la pièce ; et immédiatement au-dessus il y avait une ouverture circulaire (lumen), qui pouvait être ouverte ou fermée à l'aide d'un disque de métal (clipeus), suivant qu'on voulait augmenter ou diminuer la chaleur ( Vitruv. vil, 10; V, 10). La gravure représente le laconicum des bains dePompéi, avec son labrum au centre, et l'ouverture circulaire au-dessus, qui était fermée avec un disque de métal suspendu par des chaînes dont on découvrit les attaches fixées aux murailles. Les trois fenêtres carrées au-dessus , pour être imperméables à l'air, étaient fermées avec du verre ou du lapis spécularîs. La manière dont jouait l'appareil du clipeus est expliquée et figurée au mot Cli- PKCS, 6, et on trouvera au même mot une explication différente sur le laconicum soutenue par quelques savants. La place que le laconicum, comme nous l'entendons ici, occupait par rapport aux autres appartements, et sa situation même dans la chambre thermale, peuvent se voir sur le plan du mot Bamneje, lettres D, i.

LACTARIUS. Sorte de pâtissier qui faisait des friandises ( opus lactarium ) avec du lait, de la farine, des fruits et du miel (Lamprid. Elag. 27 et 32).

LACUNA. Fosse pratiquée sous le feu d'un four à chaux pour recevoir les cendres qui en tombaient, quand le four n'avait qu'une entrée (prœfurnium ) pour sa fournaise. S'il y avait deux entrées, on retirait les cendres, quand cela était nécessaire, par l'une d'elles, et dans ce cas une lacuna était indispensable : autrement, on n'eût pu ôter les cendres sans éteindre ou diminuer le feu ; et il faut pour faire la chaux que le feu soit tenu à une température régulière et continue,

depuis le moment où la fournaise est allumée jusqu'à celui où la masse est suffisamment cuite (Cato, R. R. 38).

LACUNAR (çiâTvw[xa). Caisson ou panneau dans un plafond plat, formé par les poutres et les chevrons, qui supportent le toit ou le plancher d'un étage supérieur, en se croisant à angles droits, etqui, lorsqu'on ne les dissimule point, semblent partager le plafond en plusieurs compartiments carrés, comme des trous ou des creux (lacunœ, /acHi), ressemblance qui

a donné lieu à ce mot (Vitruv. vil, 2, 2 ; Cic. Tusc. V, 21 ; Hor. Od. ii, 18, 2). La gravure représente un plafond plat de ce genre d'après le Virgile du Vatican ; mais comme il était d'usage d'imiter la charpente dans le briquelage et la maçonnerie, des cavités de ce genre sont souvent formées dans des plafonds en cintre ou en dôme; le Panthéon de Rome en est un exemple.

2. Espèce particulière de cadran solaire (Vitruv. IX, 8), qu'on peut facilement se représenter à l'aide de son nom, quoiqu'il n'en existe aucun spécimen connu ; ce cadran devait s'enfoncer dans une table d'une matière dure comme un panneau dans un plafond.

LACUS. Dans son sens primitif, large et profonde cavité remplie d'eau qui ne coule pas et ne se dessèche pas, bien que stagnante; répondant à notre mot lac (Varro, L. L. V, 26 ; Cic. ^gr. m, 2).

2. Large bassin découvert ou réservoir artificiel , contenant une provision d'eau fournie par les aqueducs, généralement décorés d'ornements et de fontaines de marbre , et servant à embellir la ville, en même temps qu'il donnait aux

LACUSCDLCS.

pauvres du voisinage , qui ne pouvaient amener l'eau dans leurs propres maisons, une provision abondante et toujours accessible de cet élément nécessaire (Liv.

XXXIX, 44 ; Hor. Sal. I, 4, 37 ; Frontin. y/y. 78; P. Victor. Urb. Rom.; Plin.

XXXVI, 24, 9). On compte dans Rome jusqu'à 700 de ces réservoirs.

3. Partie du bâtiment dans lequel on faisait le vin ou l'huile (v'inarium, torctilarium), et où l'on recueillait le jus qui coulait sous l'action du pressoir(Columell. XII, 18 ;Plin.£/>.ix, 20,2;Tibull. I, 1, 10 ; Ov. Fast. v, 888). Jusque là le sens général du mot n'est guère contestable ; mais il n'est pas aussi facile de déterminer exactement ce qu'était le lacus, comment il était construit, ou dans quel endroit de l'édifice il était situé. Il est clair cependant d'après Caton {R. R. G6), Varron [R. R. l, 13, 7) et Palladius (l, 18) qu'il faisait partie à la fois du pressoir à vin et du pressoir à huile , et il est raisonnable de conclure que dans l'un et l'autre il servait à la même fin et était construit de la même manière. En comparant les descriptions de Varron et de Palladius avec les restes d'un pressoir à huile découvert à Stabia (nous en donnons une coupe et une élévation au mot ToRCULA- KIUM), la seule partie à laquelle, en se tenant à leurs termes, on puisse donner le nom de lacus est un conduit assez court en plomb (marqué A sur le plan), qui passe du pavé incliné du large réservoir (h) dans une jarre de terre (c) enfoncée sous le niveau du plancher. Cependant le nom de lac semble fort peu approprié pour un tel canal, et, s'il était permis de s'appuyer seulement sur une simple conjecture , la difficulté recevrait une solution plus plausible en supposant que le laciis était une fosse ou une cuve construite sous le plancher de la pièce, dans laquelle l'huile ou le vin nouvellement fait coulait du labritm par un canal servant à cette fin, et qu'il ne s'en trouvait pas dans chaque vinée ou chaque plantation d'oliviers, mais seulement chez les propriétaires qui donnaient une attention particulière à la fabrication de leur vin et de leur huile.

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