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7 . Le banc, dans un bateau, sur lequel s'asseyaient les passagers (Virg. Mn. vi,
481, parlant de la barque de Gharon; Serv. ad /.). La gravure est prise d'un bas-relief romain.
JUGUMENTUM. Le linteau d'une porte (Cato, R. R. 14). De l'emploi du mot Çûyto|xa, appliqué aux portes de la citadelle de Sardes par Polybe (vil, 16, 5), Schneider voudrait conclure que lejugumentum était quelque chose dans le genre d'une fermeture fixée à l'extérieur d'une porte ;
mais il reste à prouver que le mot grec répond au mot latin , dont certainement Galon se sert pour désigner une partie composante d'un châssis de porte, en bois ou en pierre, comme dans la gravure, qui représente une porte de Pompéi ; car, dans le premier passage, il le mentionne comme une des trois pièces d'un châssis de porte en bois , limina , postes, jugumenta ; et dans le second, comme une partie de l'entrée, pratiquée
LABHCH.
dans la muraille où est placée la porte, cxteros parietes ex latere , jugumenta et anteuagmenta.
JUNONES. Fées, ou esprits gardiens des femmes : on croyait qu'avec chaque femme il en naissait un qui l'accompagnait, qui veillait sur elle i>endant la vie et expirait avec elle à sa mort, précisément comme le Genius pour les hommes.
Ces esprits sont représentés sous la forme de jeunes filles, avec des ailes de chauvesouris ou de phalènes , et entièrement drapés, comme le montre la figure ci-
jointe, d'après une peinture de Pompéi : tandis que l'esprit gardien des hommes est d'habitude représenté nu, ou à peu près, et avec des ailes d'oiseau (Plin. H. N. II, 7, 5; Senec. Ep. 110 ; Tibull. iv, 6,1).
LABARUM. L'étendard impérial porté devant les empereurs romains depuis le temps de Constantin. 11 ressemblait pour la forme au vexHlum de la cavalerie : il se composait en effet d'une pièce carrée de soie, attachée par une barre transversale au bois , richement ornée d'or et de broderie et portant la figure d'une croix et un monogramme du Christ ( Prudent, in Symm. i, 487), comme le montre la gravure ci-jointe, d'après une médaille de Constantin. Le nom est probablement formé du gaulois lab, élever; car Constantin avait été élevé eu Gaule.
LABELLUM. Diminutif de Labrcm.
(Columell. XII, 43, I ; Cato, R. R. 10, et Cic. Leg. II, 26, où il désigne un vase d'ornement sur un tombeau, tumulus).
LABRUM. Nom génériquedonnéàtout vase qui est fait avec un bord plein et rond, se relevant à l'extérieur comme la lèvre humaine : c'est de cette ressemblance que lui vient son nom. Les usages plus particuliers auxquels servaient ces vases sont les suivants :
1. Un large bassin plat, contenant de l'eau , qui s'élevait du plancher à l'extrémité circulaire de la chambre ther-
male (caldarium), dans des bains . il était isolé, avec assez de place à l'entour pour la commodité des différents baigneurs qui se tenaient auprès et s'arrosaient de l'eau qu'il contenait, pendant qu'ils enlevaient de leurs corps avec la strigile la transpiration causée par la haute température de la pièce (Vitruv. v, 10, 4 ; Cic. ad Fain. XIV, 20 ; Marquez, Cas. Rom.
§ 316seqq.). La plupart de ces détails sont figurés par la gravure ci-jointe, d'après un vase d'argile, qui montre un esclave {aquarius) remplissant d'eau le labrum; une personne s'essuyant avec une strigile ( strigilis ) , et une autre plongeant ses mains dans le bassin pour jeter de l'eau sur elle. La gravure du mot Laconiccm montre un vase du même genre , tel qu'on le voit encore au bout de la chambre thermale des bains de Pompéi.
2. Bassin d'ornement de même forme, destiné à recevoir l'eau qui tombait du jet d'une fontaine artificielle (Plin. Ep. v,6;l]\<p. Dig. 19, 1, 15), comme le montre la figure ci-jointe , représentant une fontaine qui existe encore dans la
LABYBINTHUS.
LACERNATUS.
Fullonica de Pompéi : on n'y a rétabli
que l'eau, pour montrer comment elle jouait.
3. Large vase ou terrine plate, faile de pierre ou de poterie (Cato, R. R. 12), qu'on employait dans la cella olearia pour tenir l'huile après qu'elle avait été retirée du laciis (Cato, ibid, 12 et 13).
4. ( xépvi6ov , 7i£pippavT^,ptov ). Fontaine d'eau consacrée , en pierre ou en marbre , placée à l'entrée d'un temple païen , pour contenir l'eau lustrale(Herod. 1, 51), dans laquelle on trempait ses mains pour se purifier avant le sacrifice. La gravure représente une fontaine antique en marbre blanc , qui servait à cette fin à Pompéi ; on voit la manière de la placer au-devant d'un temple dans un bas-relief du Vatican [Mus.
Pio-Clem. V, 33 ). La composition de l'eau consacrée était la même que celle de Veau bénite dans les pays catholiques : un mélange de sel et d'e^u ordinaire (Theocr. Id. xxiv, 95 ; Durant, de Rit. I, 21 ). On ne rencontre dans aucun écrivain latin le mot labrum avec le sens donné ici; mais les noms grecs sont aussi authentiques que l'objet lui-même ; et la forme est précisément celle que caractérise le mot en question.
5. Le fossé ou la tranchée en dehors d'un agger ou d'un mur de fortification (Auson. Clar. Urb. v, 9).
LABYRINTHUS (Xagûptvôoç)- Labyrinthe; terme par lequel les anciens entendaient non-seulement un dessin compliqué , contenant plusieurs passages et plusieurs détours dans un petit espace , comme les jardins anglais (Plin. H. N.
XXXVI, 19, 2), mais plus particulière-
ment un édifice d'ime masse considérable avec des cavernes, des rues et des passages souterrains sans nombre, comme les catacombes de Rome par exemple, dont il était presque impossible qu'uue personne qui y était entrée s'en retournât sans un guide. On pense que l'original de ce nom est grec et dérivé de Xaûpa, passage étroit ; supposition assez probable, puisque la plus grande partie d'un labyrinthe consistait en travaux souterrains, quoiqu'il y eût au-dessus des constructions nombreuses dont l'architecture avait compliqué les dessins , de telle sorte qu'tin étranger n'y pouvait retrouver sou chemin pour en sortir (Herod. ii, 184; Plin. H. N. xxxvi, 19, 1-4; Virg. Mn. V, 588, VI, 27 ; Ov. Met. vill, 159 seqq.).
LACERNA. Objet d'habillement qui semble avoir été emprunté aux Gaulois (Cic. Phil. II, 30). 11 consistait en un manteau ample, non pas complètement fermé comme la pxnula, mais ouvert en devant et attaché par une boucle ou une broche [ftbula) sous la gorge. Il était d'ailleurs assez large pour être porté sur la toge (Juv. IX, 28) ou sur tout autre vêtement, et il avait un capuchon ( cucullus, Mart. XIV, 132, 139), qu'on pouvait rabattre sur la tète quand on désirait cacher ses traits ou éviter la vue d'un objet désagréable (Hor. Sat. ii, 7, 55; Yell. Paterc. II, 70). On commença à s'en servir vers la fin de la république, mais il se répandit tout à fait sous l'empire, et on le porta dans toutes les classes, dans le civil comme dans le militaire (Suet. ^ug. 40; Claud. G), Tous ces détails semblent distinctement montrés dans le manteau de la figure ci-joinle, prise de la colonne Trajane ; et comme il présente un vêlement caractéristique , pour lequel on ne saurait trouver d'autre nom dans la langue , il faut le prendre avec confiance comme offrant le modèle d'une lacerna.
LACERNATUS. Portant la lacerna, comme nous l'avons décrit et représenté
LACERNULA.
LACONICGH.
dans l'article et la gravure qui précèdent (Vell. Paterc. ii, 80).
LACERNULA. Diminutif de Lacerna (Arnob. ii, 56).
LACINIA (xpoxii;). Dans la signification originale, flocon de laine qui n'est pas tortillé en forme de frange (fimbria), mais qui reste en touffe comme il l'est naturellement, et comme on en voit souvent à la surface des couvertures et des autres tissus de laine. De là ce terme fut transporté à plusieurs autres objets animés ou inanimés qui rappelaient la forme pointue et globuleuse de cet objet; par exemple, un petit promontoire en saillie (Plin. H. N. V, 43); une feuille (id. xv, 30) ; les deux excroissances en forme de gouttes qui viennent comme des verrues sous la mâchoire d'une chèvre (Id. viil, 76), et que les anciens artistes attachaient aussi au cou de leurs faunes et de leurs jeunes satyres, pour indiquer leurs penchants voluptueux , quand ils les représentaient sans cornes, comme dans la figure ci-jointe, d'après une statue trouvée à Herculanum.
2. En raison de la ressemblance expliquée ci-dessus , le même nom fu t donné à une sorte de pan, laissé d'ordinaire aux coins de différents articles du vêtement : ïncklamys (Plaut. Merc. X, 2. 29), lepallium (Petr.5a/. 1,2); la toga (Suet. Cal. 35) et la tunica (Petr. Sat. 12), où il était à la fois un accessoire utile et un ornement. Il était en effet muni de plomb à l'intérieur pour faire pendre les extrémités de l'habit et les tenir dans une position fixe et gracieuse.
On le voit à chaque coin de la fente latérale de la tunique portée par la figure ci-jointe, d'après une statue équestre de N. Balbus découverte à Herculanum; on le
voit aussi sur le pallium , dans la première gravure de ce mot ; sur la chlamys aux mots Chlamys, 1 et 2 , et Clipea- TCS, 2 ; sur la toga de la figure étrusque qui tient le bras droit étendu au mot Toga, quoiqu'il soit imperceptible dans, notre gravure à cause de ses dimensions réduites ; sur celles enfin des figures du Museo Borbonico, VI, 4 1 , du Museo Pio- Clem, III, 19; V, 32, et de beaucoup d'autres statues. Puis, comme la lacinia pendait toujours à l'extrémité de l'angle du pan , on comprendra facilement comment ce mot vint à signifier dans la langue commune générale Vextrémité angulaire du vêtement lui-même, qui pendait quelquefois jusqu'au sol et quelquefois était relevée et rejetée sur l'épaule (voy. Anabolicm), de telle façon qu'une persone en saisisse une autre par la lacinia pour l'arrêter et fixer son attention (Suet. Claiid. 15; Petr. Sat. 100). On s'en servait aussi comme d'un mouchoir pour s'essuyer la figure (Plaut.
Merc. I, 2, 16), ou pour tenir quelque chose (Cic. ad Fam. XVI, 21); Apulée emploie fréquemment ce mot dans un sens plus général, pour tout le vêtement auquel étaient attachées les laciniee.
LACONICUM (TiupiaT^piov). Extrémité demi-circulaire d'une chambre thermale [caldarium) dans des bains, appelée ainsi parce qu'elle était d'origine lacédé-
monienne (Mart. vi, 43, 16). Une des ex-