‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 163 sur 327 · ôpjjiia). Ligne de pêche (Mart · texte numérisé non relu

ôpjjiia). Ligne de pêche (Mart

III, 58, 28) , faite de soie de cochon {setà),ou de crin, ou de Cl de lin (Avian.

LIITRA.

LIIfEA.

Fah. XX, 1 ; Ov. Met. XIII, 923). La

figure représente un pêcheur, d'après une peinture de Pompéi.

2. Corde que des chasseurs'tendaient à la campagne, sur une certaine longueur, et à laquelle était attachée une quantité de plumes de différentes couleurs, à dessein d'effrayer le gibier, et de l'empêcher de se sauver du coté où était placée cette corde (Grat. Cyneg. 27 et 83; Nemes.

Cyn. 303). Cf. FouMiDO.

3. (<;Tâ9[Ar,). Cordeau de chaqientier ou de maçon, ou corde couverte de craie, et employée pour marquer sur une planclie ou sur une pierre plate une ligne droite au moyen de laquelle on pût conduire la scie. Elle servait aussi en général à prendre des mesures (Pallad. ill, 9, 10; Vitruv. vil, 3, 5;Cic. adQ. Fr. m, 1,1).

4. j4lba linea (*^pa[X[xr)). Corde blanchie avec de la craie, et tendue à travers

at

l'entrée d'une arène (circus), afin que tout le monde partît en même temps (Cassiodor. Far. Ep. III, 51). La place est indiquée par la ligne ponctuée marquée E sur le plan ci-joint, qui représente un jietit cirque, encore assez bien conservé, à quelque distance de Rome sur la voie Appienne. Elle y est ajoutée sur l'autorité d'une peinture en mosaïque , représentant un cirque, découverte à Lyon an commencement de ce siècle; là elle est figuiée en blanc, et occupe la place que nous lui avons assignée dans cette figure. On la tenait tendue jusqu'à ce que tous les chars, ayant quitté leurs loges [carceres, A A sur le plan), fussent rangés juste sur le même alignement contre Valba linea, et alors on donnait le signal du départ ; la corde était rapidement tirée d'un des côtés, et la course commençait. Sans cette disposition, les chevaux, dans leur impatience, auraient continuellement tenté de partir les uns avant les autres et avant le signal, comme on peut le voir dans les courses de chevaux à Rome, pendant le carnaval ; on est forcé d'y recourir à un expédient analogue. Souvent un cheval trop pressé, s'arrachant à ceux qui le retiennent, se précipite contre la corde, et celle-ci , arrêtant son élan, le force à se dresser, ou le renverse : accident que la mosaïque de Lyon , dont nous avons parlé, représente arrivant à un couple de chevaux. De plus , comme cette corde était blanchie avec de la craie, elle est souvent désignée par les mots ca/« ou creta ; et comme les chars faisaient

Ia, et

- cQz.

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tout le tour de l'arène, et qu'à la fin de la course, le but auquel ils arrivaient était le point même d'où ils portaient , ces trois mots {linea, calx, creta) , étaient employés métaphoriquement pour dési-

gner la fin , le terme de tonte chose, et particulièrement delà vie, dont les poètes et les artistes aimaient à assimiler les accidents à ceux d'une course (Hor. Ep.

I, 16, 79; Cic. de Sen. 23; Tusc.\, 8).

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