‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 162 sur 327 · U6CLA · texte numérisé non relu

U6CLA

(Plin. H. N. MVI, 56 ; Fest. v. Lin-

fc-i JMMLra

gula). Le modèle est emprunté à un basrelief.

2. Espèce de petite cuiller, ayant certaine ressemblance avec la langue humaine, servant à manger des confitures (Cato, R. R. 84), à retirer de l'ou-

guent d'un bocal, à écumer certains plats, et à quelques autres usages auxquels la rendait propre sa forme particulière (Plin. H. N. XXI, 49; Mart, viii, 33; Columell. ix, 16, 3). Le modèle est pris d'un original en bronze, ayant appartenu jadis à l'antiquaire italien Bellori.

3. Petit glaive en forme de langue ou de feuille d'arbre, semblable au lîçoç des Grecs, et dont se servaient aussi les soldats romains avant d'avoir adopté le long

glaive droit des Celtibériens , gladius (Aul. Gell. X, 25, 2; Varro, L. L. vu, 107). Le modèle ci-joint est copié des figures emblématiques que porte un bouclier de bronze, ofirande votive , trouvé à Pompéi; il avait appartenu précédemment, comme l'atteste l'inscription qu'il porte, à un gladiateur de ceux qu'on appelait retiarii. Le trident (fuscina) y est aussi représenté; ce qui peut conduire à croire que le rétiaire se servait de la ligula aussi bien que du filet et du tiident.

4. Les deux oreilles d'un soulier (ca/ceus), ou les deux pièces au travers desquelles étaient passés

les cordons (corrigiœ) qui at- T^fî^\ tachaient le soulier au pied ; ^lîr\^ par suite, l'expressionaewi/V- C -^ tere ligulas signifie avoir ses souliers dénoués.

5. L'extrémité amincie en forme de coin d'un levier {■vectis}, qu'on introduit

soit sous le poids que l'on vent soulever (Vitruv. X, 3), soit dans une cavité, une fissure quelconque, afin de produire une j)ression, comme par exemple le levier Iprelum) d'une presse à huile ou à vin (Cato, R. R. IS; voy. la figure au mot TORCULAR, 1).

6. En menuiserie, un tenon, ou saillie en forme de langue disposée à la surface d'une planche ou à l'extrémité d'une tige , et destinée à s'adapter à une mortaise ou cavité d'une forme inverse et correspondante, dans une autre pièce de bois (Columell. vill, 11).

LIMA. Lime ou râpe, présentant les mêmes caractères et servant aux mêmes usages que de nos jours les instruments qui portent ces mêmes noms (Phaedr.

IV, 7 ; Plin. Plaut. etc.).

LIMARIUS. Voyez PisciNA.

LIMBATUS. Orné d'une bordure ou limbus, tel qu'il est décrit et figuré à ce mol (Gallian. ap. Trebell. Claud. 17).

LIMBULARIUS. Celui qui faisait des bordures destinées à être cousues, soit à différentes pièces du costume, soit à des rubans entourant la taille ou les cheveux (Plaut. Âul. m, 5, 45 ; Inscript, ap.

Don. cl. 8. n. 27 . Voy. LiMBUS, 1 et 2).

LIMBUS (itapuçY)). Bordure servant d'ornement, tissée dans la fabrication d'une pièce d'étoffe, de manière à régner, comme une sorte de lisière , tout autour des différentes pièces du costume (Ov. Met. VI. 127 ; Virg. JS/i. IV, 137,; Servius, a<i/.; Stat. Acii. i, 330). Il y avait une grande variété dans ces

limbi, et c'était un ornement que por-

taient les Grecs des deux sexes, les hommes au bord de leur tunique (voy. la figure au motHiKRONiCA)etdeleui'chlamyde(voy.

Chlam VDATUS, 2), les femmes sur la plupart des pièces de leur vêtement, comme le montrent une infinité devasesde terre, dont un a fourni la figure ci-jointe. Mais chez les Romains, si nous pouvons en juger d'après sa rareté dans les ouvrages d'art exécutés par ou pour ce peuple, même dans les peintures de Pompéi , le limbus semble avoir été rarement adopté, et n'avoir été presque jamais employé que par les femmes.

2. Par extension, un ruban servant à orner les cheveux , couvert de dessins brodés à l'aiguille ( Stat. Jcliill. II , 176; Arnob. Il, 72). La figure, au mot FiBULA, en donne un exemple.

Ce ruban pouvait servir aussi de ceinture et entourer la taille (Stat. Thefi. VI, 367), comme le montre la figure cijointe, d'après une statue du musée royal à Naples.

3. Le bandeau on cercle zodiacal qui contient les figures des douze signes,

sorte de ceinture brodée faisant le tour d'un globe, comme dans le modèle cijoint, d'après une peinture trouvée à Pompéi (Varro, R. R. u, 3). Voy. Cir- CCLDS, 4.

4. Grosse corde, faite de plusieurs cordes tressées, et servant de bordure ou de lisière à un filet de chasse ou de pêche, commeétant beaucoup plus grosse et plus forte que les cordelettes dont sont faites les mailles. C'est ce que montre la

figure ci-jointe, d'après une mosaïque ro-

maine (Grat. Cyneg. 25).

LIMEN ((îriXôi;). Le seuil d'une maison , à la fois la partie du sol au-dessus de laquelle s'élève la porte d'entrée et le linteau de cette porte. Ces deux parties du iimen sont pourtant quelquefois distinguées par une épithète plus particulière ; ainsi l'on appelle Iimen ii/ ferlas la portion du sol au-dessous de la porte, Iimen superius, le linteau de cette porte (Plaut. Merc. V, 1 , 1 ; Cas. IV, 4 , 1 ; Vitruv. VI, 9 et U). Voyez les figures au mot Janua.

2. Limen ou limina equorum. Le seuil ou l'entrée des espèces d'alcoves pratiquées à l'entrée du Cirque, où l'on rangeait et d'où sortaient les chars sur le point de courir et de lutter pour le prix (Virg. Mn. V, 316; Sil. Ital. xvi, 316). Voyez la figure au mot Carcer, 2.

LIMUS. Sorte de jupon , tombant depuis laceinturejusqu'aiix pieds, et bordé dans le bas, tout autour, d'une bande de pourpre. C'était le costume propre au Popa ou victimaire, qui frappait l'animal que l'on offrait aux dieux. U est clairement représenté dans la figure cijointe, d'après le Virgile du Vatican (Virg.

^/?. XII, 120; Servius, adl.; cf. Tiro, a/7. Gell.

Page 1