‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 165 sur 327 · Le bout aminci d'un levier (Vitruv · texte numérisé non relu

Le bout aminci d'un levier (Vitruv

X, 8, 2). Voy. LiGiiLA, 5.

LINGULA. Manière vulgaire et incorrecte d'écrire LiGULA. Voy. ce mot (Mart. XIV, 120).

LINIGER. Dans un sens général, celui qui porte des vêtements de lin ; mais cette épithète sert particulièrement à désigner la déesse Isis [dea Imitera, Ov. Met. I, 747), et une certaine classe de prêtres qui la servaient dans ses temples (Lucan. X, 17 4); ils avaient la têle rasée et étaient nus jusqu'à la ceinture, ayant le reste du corps couvert d'un long jupon de lin : c'est ce qui les faisait appeler linigeri calvi (Mart. XII, 29, 18 ; Juv. 5a/. VI, 533). La figure ci-jointe, repré-

sentant un prêtre égyptien de cette espèce, nous donne en effet un exemple de ces deux caractères; elle est' tirée d'une des peintures du temple d'isis, à Pompéi.

LINIPHIARIUS. Voy.LiNYPHiARiDS.

LINOSTEMA. Étoffe de filet de laine :

la chaîne (^/aTOe«)defil, la \x2xae, [suhtemen) de laine (Isid. Orig. xix, 22, 17).

LINTEAMEN (Apul. Met. xi, p. 245 ; Lamprid. Klag. 26). Comme LiNTEUM.

LINTEARIUS (XivoxripyS). Marchand, colporteur d'étoffes de lin (Ulp. Dig. 14, 4,5; Cod. Theodos. x, 20, 16).

LINTEATUS. Vêtu de toile de lin ; épithète servant à marquer qu'on neporte sur soi ni laine ni coton (Liv. x, 38 ; Festus, V. Legio; Senec. de Vit, beat.

LINTEO. Ouvrierquitisselelin (Plauf.

Aul. III, 5, 38; Serv. a(/ Virg. ^/j. vil, 14).

LINTEOLUM (èOévov), Toute petite pièce de toile de lin, et particulièrement, serviette ou mouchoir (Plaut. Ep. ii, 2, 48; Plin. H. N. ix, 45; Apul. Apol.

p. 490 et 494). Voy. Skdariolijm.

LITHOSTROTDM.

LINTER. Bateau employé surtout dans les endroits marécageux ou dans les eaux très: basses (Tibiili. ii, 5, 34), pour transporter les denrées sur les rivières, ou pour les faire traverser au bétail et aux soldats (Liv. xxi, 27 ) ; pour soutenir un pont de bateaux (Caes. B. G. I, 12), et pour d'autres usages semblables. On le

dirigeait avec des avirons (Caes. B. G. VII, 60), et il n'était pas ponté. Comme il tirait fort peu d'eau , et qu'en, même temps ce n'était pas un bateau plat , il devait être singulièrement mobile et prompt à chavirer d'un côté ou de l'autre; c'est pourquoi Cicérou ( //rwf. 60), pour se moquer d'un orateur qui, en parlant, balançait son corps à droite et à gauche, dit qu'il semblait parler dans un liriter. La figure représente, d'après la colonne Trajane, un soldat romain transportant à travers un fleuve des tonnes de vin dans un de ces bateaux.

2. Auge de bois servant pendant la vendange à porter le raisin du vignoble à la cuve, où il était foulé aux pieds; ainsi nommé , sans doute , parce que sa forme rappelait celle du bateau que nous venons de décrire (Cato, R. R. 11 ; Tibull. I, 5, 23; Virg. Georg. i, 262).

LINTEUM (ô8ûvr|). Généralement toute espèce d'étoffe de lin ; mais Pline {H. N.xn, 11," 22) applique le même terme aux étoffes de coton ; en particulier, essuie-main, serviette, mouchoir (Plaut. Most. I, 3, 110; Catull. 12 , 3 et 14) : la même chose que Scdaril'M ; ou encore rideau pour fermer une litière (Mart. II, 57), comme Plagcla ; voile de vaisseau , faite de morceaux de toile cousus les uns aux autres (Virg. JEn. m, 686 ; Liv. xxviii, 45), comme Yklum.

LINTRARIUS. Celui qui conduit un Unier (l'Ip. Dig. 4, 9, 1 ).

LINTRICULUS (Cic. adAtt.x, 10).

Diminutif de linter.

LINUM()ivov). Lin; par suite, tout ce qui est fait de lin ; fil à coudre (Celsuj, vu, 14) ; ligne à pêcher (Ov. Met. xill, 923. Voy. LiNKA , 1 ) ; cordon de perles enfilées (Tertull. Voy. Linea, 5) ; corde serrée autour des tablettes (tabellae) sur lesquelles était écrite une lettre ou tout autre document précieux : on en couvrait le nœud de cire , et on y imprimait son cachet (Cic. Cat. m, 5 ; Plaut. Bacch. iv, 3, 79-111 ), filet dont les mailles étaient faites de corde de lin (Ov. Virg. Juv.).

LINYPHIARIUS , LINYPHIO ou LI- NYPHUS (XivôOçoi;). Ouvrier qui tisse le lin (Hadrian. id Ep. ap. Vopisc. Satiirn. 8; Cod. Theod. X, 20, 8).

LITERATUS ou LITTERATUS. Marque avec des lettres ; se dit particulièrement de tout objet d'utilité ou d'agrément marqué au nom de celui qui l'a fait ou qui le possède (Plaut. Rud. iv, 4, 111 et

114; II, 5, 21), comme dans la figure ci-jointe et dans beaucoup d'autres ustensiles trouvés à Pompéi. Les lettres gravées sur le manche du miroir ici représenté forment le mot L. Ansidiodo.

2. Marqué d'un fer rouge; esclave marqué au front d'une lettre pour avoir volé ou s'être enfui (Plaut. Cas. Il, G, 49 ) ; c'est ce qu'on appelle aussi inscriptus, notalus, st'igmosus.

3. Lettré, c'est-à dire versé dans les lettres; s'applique à un esclave instruit, dont les connaissances et les talents littéraires étaient utilisés par son maître de mille manières, en l'employant comme bibliothécaire, lecteur, secrétaire, etc.

(Orbil. ap. Suet. Gramm. 4 ; Corn. Nep. Jttic. 13).

4. (rpaïAiiatixôç). Grammairien, c'està-dire un savant qui se consacre à écrire des notes et des commentaires sur les ouvrages d'autres auteurs (Nepos ap.

Suet. Gramm. 4 ).

LITHOSTROTUM (XteôdTpw-rov). Lit-

LITICEN.

téralement, pavé de pierres ; par suite, le pavé d'une voie romaine, composéde blocs polygonaux d'une pierre de formation volcanique ( silex ) ; ou celui d'une place ouverte, d'un area ou d'un forum, qui était ordinairement composé de dalles larges et plates; ou le planche^ d'un édifice, comme celui du Panthéon à Rome , formé de tables de porphyre; le mot litkostrotum s'applique à tous ces usages, dans son sens général. Mais dans les textes où il se trouve, il désigne surtout les différentes espèces de pavé d'ornement que nous avons coutume de désigner par le terme général de mosaïque, et plus particulièrement encore ceux de ces pavés qui étaient formés de petites pierres ou morceaux de marbre de différentes couleur», pour les distinguer de ceux qui étaient faits de verre ou d'une composition artificiellement colorée (Varro, R. R. m, 1, 10 ; Plin. H. N. xxxvi, 25, 60 ; Capitol. Gord. 32) ; voy. les différents nomsénumérés dans la table analytique.

LITICEN. Celui qui joue de la trompette appelée liluus (Varro, L. Z^. v, 91 ; Cat. ap. Gell. xx, 2 ; Ammiam. xiv, 2). Les l'Uicines formaient à Rome une corporation {colleg'ium) ; et l'instrument dont ils jouaient , aussi bien que le costume qu'ils portaient , sont donnés par la figure cijointe, empruntée à un marbre funéraire , au bas duquel est gravée l'inscription suivante :

M. JcLius Victor ex COLLEGIO LiTiciNUM. La draperie qui couvre la poitrine est singulière; mais un soldat romain , dans un bas-relief publié par Du Choul {Castramét. des Romains), porte une cape de la même espèce.

LITUUS. Trompette d'airain , formée d'un long tuyau droit , semblable à la tuba, mais mmiie à son extrémité d'une articulation recourbée semblable à la buccina ou cornu (Festus, s. v.; Gell. V, 8; Sen. OEd. 734, adunco œre ; Hor.

Ovid. Cic. Virg). La gravure repré-

sente un original découvert en nettoyant le lit de la rivière Witham, près de Tat-

lershall, dans le Lincolnshire ; cet instrument, il est facile de le reconnaître, ressemble parfaitement à celui que le liticen tient à la main dans la gravure précédente. Il a un peu plus de quatre pieds de long , est fait de cuivre, formé, comme une flûte moderne, de trois pièces rapportées , et avait été doré.

2, Bâton d'augure ( Virg. ALn. vil, 187); c'était un bâton court (^rem, Gell. V, 8), recourbé à l'une de ses extrémités comme la crosse épiscopale dont on suppose que le lituus a fourni le modèle (Liv. i, 18; Cic. Div.i, 17). U était employé à tracer et à déterminer dans le ciel des divisions idéales, potir deviner l'avenir. Il dut son nom à une certaine ressemblance avec l'instrument

militaire que nous venons de décrire (Porphyr. ad Hor. Od.\, I, 23; Gell.

/. c; Orelli ad Cic. /. c); mais, dans les œuvres d'art, l'extrémité du bâton augurai n'est pas légèrement courbée , comme celle de la trompette nommée lituus, ou de la houlette de berger [pedum) : elle forme une spirale à plusieurs tours, comme dans les ligures ci-jointes, dont une représente l'instrument luimême, d'après un ancien temple à Rome, au pied du Capitole, qu'on suppose être un temple de Saturne, et l'autre, un augure en personne, la baguette sacrée à la main, d'après une médaille de Marc- Aurèle.

LOGECM.

LIXjE. Valets de camp. Hommes libres, qui suivaient une armée en campagne , pour vendre aux soldats des denrées et des provisions de différentes espèces, et tirer parti de ces fournitures (Liv. XXXIX, 1 ; Val. Maxim, ii, 7, 2),

2. Apulée {Met. i, p. 18) emploie ce mot pour désigner ceux qui servent ou accompagnent un magistrat, comme les licteurs.

LOCARIUM. Le prix qu'on paye pour une chambre dans ime auberge ou à uu propriétaire (Varro, L. L. y, 15).

LOCARIUS. Celui qui fait un profit en abandonnant sa place dans un îieu public , au Cirque , au théâtre , à une personne arrivée trop tard pour trouver un siège (Mart. v, 24).

LOCELLUS. Diminutif de LocuLus.

Toute espèce de petite boîte, de petit coffre. (Mart. xiv, 13; Petr. Sat. 140; Val. Max. vu, 8, 9).

LOCULAMENTUM.En général, toute espèce de coffre, de boîte ou de nécessaire partagé en plusieurs compartiments séparés (Vitruv. 9, 5 et 6); plus particulièrement, et au pluriel, une bibliothèque ouverte garnissant une chaml)re du haut eu bas, et partagée en un grand nombre de compartiments séparés , ou comme nous dirions, un système de rayons de bibliothèque (Senec. Trancj. 9; par analogie, la réunion des nids que contient un pigeonnier (Columell. vill, 8, 3), et une ruche d'abeilles.

LOCULUS. Bière où le cadavre était déposé tout entier, quand il n'était pas réduit en cendres sur le bûcher (Justin. XXXIX, 1 ; Plin. H. TV. vu, 16 ; vu. 2). La figure représente une bière d'argile

cuite, et au-dessous le plan de l'intérieur de la bière ; la partie ombrée est une saillie et comme un coussin sur lequel doit porter la tète du cadavre ; le trou

rond servait à recevoir des parfums que l'on y versait par un orifice s'ouvraiit à l'extérieur du coffre. Uu cercueil de marbre d'un travail plus soigné est représenté au mot CoNDiTORicM, 2.

2. Boîte de bois grossière, dans laquelle ou emportait les cadavres des pauvres et des criminels (Fulgent. Plane, v. Sandapila).

3. Compartiment d'une mangeoire, soit en pierre, soit en bois. La ration de chaque animal était déposée séparément

dans chacun de ces compartiments, de manière qu'un animal glouton ne pût pas accaparer la part de son voisin. C'est ce que fait voir la figure ci-jointe , qui représente l'intérieur d'une ancienne écurie dans la baie de Centorbi , en Sicile (Veget. ret. il, 28, 4). ^

4. Petit coffret ou boîte divisée en compartiments séparés, dans le genre de ce que nous appellerions un nécessaire; on V déposait de l'argent, des clefs, des valeurs et des objets de petite dimension (Hor. Ep. II, 1, 175; Juv. I, 89 ; Plin. H. N. XIV, 14). *

5. Coffre ou étui séparé en plusieurs compartiments, et servant aux enfants romains à porter leurs livres, ce dont ils avaient besoin pour écrire , et tout ce qui pouvait leur servir à l'école (Hor. Sat. 1,6, 74).

LODICULA. Diminutif de LoDîX.

LODIX. Sorte de couverture grossière et rude , fabriquée surtout à Vérone (Mart. XIV, 152); employée pour l'emballage (Suet. ^«^. 83); comme contrepointe pour un lit (Juv. VI, 195) ; comme tapis pour le plancher (Petr. Sat. 20).

LOGEUM (Xoyeiov). Ce n'est en réalité qu'un mot grec (Vitruv. V, 7), ayant

LOMRNTU*.

absolument le même sens que le mot latin PcLPiTDM (Voyez ce mot).

LOMENTLM. Eau de toilette, ou pâte pour la peau, faite de farine de fève et de riz mêlées ensemble. Les dames romaines se servaient de celte composition pour effacer les rides de leur visage, donner à la peau plus de mollesse et s'éclaircir le teint (Mart. m, 42; cf. Pallad. H, 9).

LONGURIUS. Perche droite trèslongue , employée à marquer des divisions et à faire des palissades dans les prairies (Varro, R. B. i, 14, 2) ; comme moyen de séparer les chevaux dans les écuries, que les anciens ne partageaient pas en stalles par des cloisons (Varro, B. R. II, 7 ) ; comme poignée pour la faix muralis (Cîts. B. G. lll), et ainsi pour toute espèce d'usages auxquels pouvait se prêter une longue perche.

LORA. Voyez LURA.

LORARIUS. Esclave qui infligeait à ses compagnons d'esclavage le châtiment

du fouet avec des cordes tressées ou des lanières de cuir, sur les ordres du maître. Ce personnage était souvent introduit à Rome sur la scène comique (Gell. X, 3,8; Plaut. Capt. act. i, se. 2), et la platiciie ci-jointe le figure d'après un bas-relief en marbre, représentant une scène empruntée à quelque œuvre dramatique. La composition complète contient trois personnages de plus, une jeune fille jouant de la double lli'ite, et deux vieil-

lards , dont l'un , le maître de l'esclave , est sur le point de le frapper de son bâton , dans un accès de colère , mais son ami le retient , tandis que l'esclave, en fuyant son maître, tombe entre les mains du lorarius, qui est représenté le bras droit levé en l'air et brandissant des lanières avec lesquelles il va châtier son compagnon, qui se courbe et se fait petit, comme pour éviter les coups.

LORICA (ôwpaÇ). Terme employé pour désigner d'une manière générale la partie de l'armure défensive qui couvrait le dos, la poitrine, le ventre et les côtés jusqu'à la ceinture. On comprenait sous ce nom de lorica la cuirasse proprement dite, c'est-à-dire, un corselet fait tantôt de cuir, tantôt d'un métal uni , tantôt d'écailles ou de bandes métalliques, rattachées les unes aux autres par des anneaux ou des pointes, la cotte de mailles, et le pourpoint flottant , ou chemise de lin souple. Toutes ces différentes pièces sont décrites séparément dans les paragraphes suivants :

1. (XuaXoQwpaÇ). Cuirasse grecque de la plus ancienne époque , faite de deux pièces de métal séparées et distinctes , modelées sur le corps de celui qui devait les porter ; une des moitiés de la cuirasse enveloppait la poitrine et la partie supérieure du ventre, l'autre le dos et les reins ; ces deux plaques de métal tenaient au corps par un grand nombre d'agrafes et de boucles qui, sur les côtés, les attachaient l'une à l'autre, et par deux bre-

telles ou courroies, dont une passait sur chaque épaule. Chacune de ces plaques était appelée YÛaXov. La gravure cijointe représente deux de ces pièces découvertes dans une tombe à Paestutn ; mais il semblerait, d'après un passage de Pausanias (x, 26, G), qu'il n'eût jamais

vu , excepté en peinture , de cuirasse de cette sorte , preuve remarquable de la valeur et de l'ancienneté du spécimen dont nous donnons une copie.

2. (8ta)pa$ ffxâStoçou aTatô;). La cuirasse que, depuis l'époque homérique, portaient habituellement les généraux et les

officiers supérieurs, chez les Grecs comme chez les Romains. Elle était ainsi nommée parce que, lorsqu'on la retirait et qu'on la plaçait à terre toute vide, d'ellemême elle se tenait debout. Comme celle que nous venons de décrire, elle était en réalité formée de deux pièces, mais avec un perfectionnement , ces deux pièces étant jointes par l'armurier sur le côté droit au moven d'une série de charnières ( YÎYY^^I^oO *'"*^^''*^*'^ P'"*^ une tige mobile , de façon que les deux plaques pouvaient être écartées ou rapprochées promptement et commodément quand on voulait ôter ou mettre son armure; il n'y avait plus de boucles et d'agrafes qu'à gauche de la cuirasse. Les jointui-es sont faciles à apercevoir dans la figure ci-jointe, d'après une statue équestre de N. Balbus découverte à Herculanum, et sur une statue du musée Pio-Clémentin (m, 1 1), armée de la même manière, où on les voit marquées avec autant d'exactitude et de précision. La cuirasse ici représentée, faite de cuir très-épais, de bronze ou d'autres métaux , constitue la /oWcd même ; mais l'abdomen, les cuisses, le muscle deltoïde , et les aisselles , parties qui se seraient trouvées complètement exposées quand le bras était levé au-dessus de la poitrine, étaient protégées par une série de baitdes de cuir. Ordinairement suspendues à la cuirasse, au-

tour de trous faits pour laisser passer les bras, et des bords inférieurs des deux plaques, ces bandes (itxépuyei;) tombaient le long des bras comme une manche, et sur les cuisses, comme le kilt ou jupon de montagnards écossais. Voyez la figure de l'article Legatcs.

3. (OwpaD.eTtiôwTÔç). Corsele». faisant partie d'une armure composée tout entière de pièces en forme d'écaillés [sqiiamœ; Virg. j£n. IX, 707, xi, 487 ; Sil. Ital. I, 627), et où les écailles, faites de corne ou de métal, et cousues sur un fond

de cuir ou de toile, étaient disposées de manière à imiter les écailles d'un poisson (XeTitôe;), presque toujours circulaires à leurextrémité inférieure, et se recouvrant dans un ordre régulier, comme le montre la figure ci -jointe , d'après la colonne Trajane.

4. (9wpa$ çoXtSwTÔ;). Corselet d'une armure composée comme la précédente de pièce en forme d'écaillés , faites des

mêmes substances et attachées d'une ma • nière semblable, mais imitant par leur

LORICA.

disposition et leur forme, non les écailles du poisson, mais celles du serpent [tfoli- Seç; cf. Ov. Met. m, (i3 ; Prudent. Hamait. 423 : squamosuni t/ioraca c pelle colutrae), qui sont presque toujours angulaires à leursextrémités, et forment comme autant de losanges se dépassant les uns les autres, de manière qu'un des angles aigus du losange soit dégagé et dirigé en bas, comme le montre la figure ci-jointe, d'après la colonne d'Antonin. Les écailles de la cuirasse dont nous donnons l'image reproduisentexactementcellesdu serpent à sonnettes, de la vipère ordinaire, et de beaucoup d'autres reptiles.

Page 1