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MAPPA

MANTICULA. Diminutif du mot pré- Icédent.

j MANUALE. Petit étui de bois s'adapttant à la ■ tranche d'un livre (^Uhellus), ipour empêcher les bords des feuilles d'èjtre froissés par les habits de la personne iqui le portait sur elle et de se replier |(Mart. XIV, 84).

! MANUBALLISTA. Balliste à main, 1 ressemblant probablement fort à l'arballèle moderne (Veg. Mil. n, 15; iv, 22).

MANUBALLISTARIUS. Qui se sert de la manubatUsta (Veg. Mil. m, H ; IV, 21).

MANUBRIUM. Ce avec quoi on tient quelque chose à la main, terme général pour désigner toute espèce de poignée ; celle d'une cruche ou de tout autre vaisseau ( Cic. Verr. Il, 4,27; voy. Ansa , l); le manche d'un couteau (Juv. xi , 133, voy. Capdlcs, Culter) ; le manche des instruments rustiques (Columell. xi, 2, 92; voy. la liste que nous en donnons dans la Table analytique); manchon eu bois servant à ouvrir ou à fermer une canelle : probablement l'espèce de robinet connu dans nos campagnes sous le nom de cliantepleure ( Vitruv. X, 8, 3. Voy. Assis 2, et Epistomicm).

MANUCLA etMANUCULA. Voy. Ma-

NCLEA.

MAMJCULATUS. Voy.MANULEATcs.

MANULEA. Longue manche couvrant le bras jusqu'au poignet ( Front, ad M. Clés. Ep. IV, 3); même sens que Ma- NICA, 1.

2. Pièce d'armure défensive servant à proléger le bras ( Accius ap. Non. v.

Balteus). Même sens que Manica, 2.

3. Une des pièces de la machine de guerre appelée c«/«/7m//<?, celle qui tenait la corde tendue (Vitruv. x, 10).

MANULEARIUS. Ouvrier qui fait des manuleœ ou des vêtements à longues manches (Plant. Àiilul. III, 5, 37).

MANULEATUS. Garni de longues manches, ou qui en poite (Plaut. Ps. ii, 4, 48; Suet. Cal. 52; Seuec. £/>. 33). Même sens que Manicatus.

MANUS FERREA(x£lp (j;5vip5).Main de fer, sorte de crampon de fer, employé surtout dans la marine pour saisir et retenir les agrès ou la coque d'un vaisseau

ennemi, pendant que l'un des deux équipages sautait à l'abordage (Liv. xxvi,39 ; XXXVI, 44; xxxvii, 30; Fronùu. Strat.

II, 3, 24 ; Lucan. Iil, 635). On confond quelquefois cette machine avec Vharpago (Curt. IV, 2, 12) ; mais César les mentionne clairement comme deux objets différents (/y. C. 1, 57), ainsi que Pline {H. N. VII, 57 ), qui attribue l'invention de la maniis ferrea à Périclès, et celle de Vharpago à Anacharsis. Une des différences, et peut-être la principale , consistait en ce que la manus ferrea était attachée à une chaîne, et lancée comme un projectile d'une machine , de sorte qu'elle accrochait un vaisseau d'assez loin et le traînait à la remorque , ou que si on la retirait à soi, elle amenait avec elle, tout contre le bâtiment auquel elle appartenait, le vaisseau qu'elle avait saisi (Curt. IV, 3; Lucan. m, 375; Scheffer, Mil.

J\av. II, 7 ) : tandis que Vharpago était fixé à une longue perche ou poutre, asser (Liv. xxx, 10).

MAPALLV. Voy. Magalia.

MAPPA. Serviette de table (Hor. Sat.

II, 8, 63). Les Romains s'en servaient dans leurs repas pour s'essuyer les mains et la bouche ; les gens du commun, afin de préserver leurs vêlements des taches, se l'attachaient sous le menton , comme quelques personnes le font encore aujourd'hui (Petr.iSa^ 32). Ordinairement, l'amphitryon ne fournissaitpasde serviettes à ses convives ; chaque invité apportait avec soi sa mappa ( Mart. xii , 29, 1 1 ), et parfois s'en servait pour emporter quelques-unes des friandises qu'il ne pouvait manger à table (Mart. ii, 37 ; VII, 20) ; la même chose se fait encore de nos jours en Italie. Le spécimen que nous donnons est empiunté à une peinture de Pompéi, et du genre que l'on appelle Xe~ nia ; cette serviette y figure , suspendue à un clou, parmi beaucoup de comestibles et d'objets de table.

2. Morceau d'étoffe , ou serviette , qu'aux fêles du Cirque et dans d'autres

MARTIOBARBULUS.

jeux le magistrat qui les faisait célébrer jetait en l'air pour donner le signal des courses (Suet. Ne.ro, 22; Mart. xil, 29, 9; Jtiv. XI, 191 ). Cet usage paraît remonter à une trèshaute antiquité , puisqu'on en attribue l'origine aux Phéniciens (Quint. I, 5, 57), quoique postérieurement une anecdote ait eu cours qui en faisait Néron l'auteur. On racontait qu'un jour, dînant dans la Maison dorée, qui avait vue sur \eCircus Maximus, comme la multitude criait et témoignait son impatience de voir commencer les courses, il prit une serviette sur la table et la jeta par la fenêtre, donnant ainsi le signal désiré ( Cassiod. Far. Ep. m, 51). La gravure, où l'on voit un magistrat levant la mappa, est empruntée à un basrelief romain qui représente une course de chars.

MARCULUS. Diminutif de Marcus.

Marteau de forgeron (Mart. xii, 57, 6 ;

Plin. If, N. VII, 57 ; Isidor. Orig. xix , 7, 2). Comme ce mol est un diminutif, il désigne sans doute un petit marteau que l'on maniait d'une seule main, comme on le voit dans la figure ci-jointe, d'après une urne funéraire, et dans celle qui est au mot Ferrarius, p. 2C8,

MARCUS. Gros marteau à tète de fer, employé par les forgerons , c'est le marteau que nous appelons aujourd'hui marteau à deux mains (Isidor. Orig^. xix, 7,

2), comme on le voit dans le spécimen ci-joint, d'après le Virgile du Vatican,

et dans la figure au mot Ferrariusj p. 2G8.

MARRA. Sorte de houe à large tête (lata, Columell. X, 70), dentée (Id. x, 88), employée dans le jardinage et l'agriculture pour arracher et enlever du sol les herbes, les racines, etc. (Plin. H. N. xvil, 35, 4; Juv. xv, 166 ; Columell. //. ce). La gravure représente la tète d'un instrument répondant à la des-

cription ci-dessus, et trouvé à Rome dans la tombe d'un des martyrs chrétiens. On s'en était probablement servi pour le torturer.

MARSUPIUM (iiapffvTOOv). Bourse à serrer de largcnt (Varro, ap. Non. s.

V.; Id. 7?. n. 111, 17,3; Plant, liiid. v, 2, 26). Dans les œuvres d'art, on en voit souvent une représentée entre les mains de Mercure , le dieu du gain , et plus ou moins ornée de glands. Le modèle donné ici est tiré d'une peinture de Pompéi.

MARTIOBARBLLUS. Mot douteux que l'on trouve dans Végèce (Mil. I, 17), où, si la leçon est bonne, il désigne un soldat

MABTIOLUS.

MATERIATIO.

irmé de balles de plomb qu'il lance avec me fronde.

MARTIOLUS. Diminutif de Marcu- -US. Marteau ordinaire de très-petite limension, tel que celui dont se servaient es menuisiers pour enfoncer es clous, ou pour travailler lu marteau tout ce qui ne denandait pas l'emploi d'une ;rande force, par exemple , es petits ouvrages de métal, appelés par es Grecs êpya açup^ÔXa-ra (Petr. Sat, )1). Le spécimen que nous donnons ci est représenté sur la pierre tumulaire l'un artisan romain.

MARTULUS ( Plin. H. N. vu, 57).

ilème sens que Marculds. C'est l'italien nartello.

MASTIGIA ([laffTiyt'ai;). Mot grec pour lire un vaurien qui mérite le fouet (Plaut. Cure. IV, 4, 11 ; Most. I, 1. 1 ; Terent. ^d. V, 2, 6). Il répond au substantif latin verbero,

i 2. Par extension, fouet, (AaiTiÇ (Sulp. ^ev. Dial. II, 3).

\ MASTIGOPHORUS (ixadxiyoçôpoî.).

Ferme emprunté aux Grecs, chez qui il lésigne quelque chose comme un conduceur d'esclaves ( Thuc. iv, 47) ; mais les Romains, et peut-être aussi les Grecs, lonnaient le même nom à un officier reslemblant fort à noire sergent de inlle, |ui avait pour fonction de réprimer le iésordre dans les lieux publics et dans les «tes populaires, d'empêcher la multitude l'envahir les lieux on elle ne devait pas pénétrer, de prévenir les attroupements bt le tumulte. A cette fin, il était armé l'un fouet ( (lauTiÇ), d'où vint son nom Arcad. Dig. 50, 4, 18 ; Prudent, adv.

ijrmmac/i. ii, 516).

MASTRUCA et MASTRUGA. Motd'oigine étrangère, probablement phénicien, jui désignait une espèce de couverture , le manteau grossier et commun , fait de leaux de bêles fauves (Isidor. Orig. xix, 23,5), particulier surtout aux paysans ;t aux gens du peuple de la Sardaigne Cic. pro Scauro , ap, Isidor. /. c; Ijuint, 1 , 5, 8 ) et du pays de Carthage Plaut. Pœn. v, 5, 33) ; ces deux contrées avaient reçu des colons phéniciens. La figure ci-jointe représente sans aucun

doute la forme et le caractère de ce vêtement; elle est tirée d'une mosaïque découverte à Palestrine et représentant l'enlèvement d'Euro|ie. L'artiste a rappelé habilement la patrie de son héroïne et le théâtre du rapt, en introduisant un pâtre portant la itiaslriica , et exprimant par son attitude et ses gestes le trouble et l'effroi où le jette renièvement de sa jeune maîtresse.

MASTRUCATUS. Qui porte la mastruca, comme dans la gravure ci-dessus (Cic. Prov. Cous. 7, parlant des Sardes ). MATARA et MATARIS. Voyez Materis.

Mataxa. Voyez Mktaxa.

MATELLA. Diminutif de Matiila (Var-

ro, ap.; Non. s. r.; Mart. Xll, 32, 13.).

MATELLIO. Diminutif de Matula

(Varro, L. L. y, 119; Id. ap. Non. v.

Trullium ; Cic. Par. v, 2).

MATERIARIUS. Marchand de bois de construction (Plaut. Mil. III , 3, 45).

2. Ouvrier qui travaille le bois, tel que charpentier, ou constructeur de bâtiments (Inscript, ap. Grut. 642, 4).

MATERIATIO. Charpente d'un toit (Vitruv. IV, 2, 1). Les anciens architectes la disposaient comme on le voit dans les deux plans ci-joints, tirés de VEucyclopédle d^ architecture , de Gwilt. Ces deux plans représentent la charpente d'un toit, l'un de face et eu hauteur, l'autre de profil et eu coupe longitudinale. Voici les différentes parties dont cette charpente est composée :

aa. Trahes. Sablières, poutres formant les architraves, supportées sur des colonnes ou des pilastres.

bb. Columen. Faitage, pièce qui forme le point culminant du toit.

c. Columa, Poinçon qui soutient le faitage.

dd. Tigna. Entrails , poutres jetées en travers , d'un côté à l'autre du bàli-

MATERIATUS.

MAUSOLEUU.

ment, et reposant sur les architraves.

e. Capreoliis. Contre-fiche, placée en diagonale entre le poinçon et l'arbalétrier, qu'il supporte.

ff . Canterit. Arbalétriers, formant un lit sur lequel reposent les pannes , couchées en travers.

ggg. Templa. Les pannes, formant un

lit pour les chevrons, qui sont posés saf elles eu sens contraire et les coupent à angle droit.

hh. Asseres. Chevrons. Sur les chevrons sont clouées des lattes, et les tuiles sont accrochées aux lattes.

Souvent la charpente d'un toit se compliquait de pièces accessoires qui ache-

jl'ilm i-i|

valent de lui donner de la force et de la rendre résistante ; mais on n'a donné ici que lespièces principales et essentielles. Un toit ancien ne diffère , quant à la structure intérieure, d'un toit moderne que parce qu'il est plus simple et ne présente pas de parties aussi compliquées.

MATERIATUS. Fait de bois, construit en bois ( Vitruv. iv, 2).

MATERIS. Mot celtique désignant un genre particulier de javeline qu'employaient les Belges (Strabo, iv, 4, 3), et qui avait un fer plus large que celui dont les armes de cette espèce étaient ordinairement munies ( Hesychius) : c'est tout ce qu'on sait sur la materis ( Liv. Il , 24 ; Cœs. B. G. 1,26; Sisenn. ap. Non. s.v. ).

MATRIMONIUM, Mariage. Chez les Romains, il y avait trois manières de le contracter : par l'usage ( usus), en cohabitant avec une femme pendant un an et un jour ; par nu contrat (coemptio) dans lequel les deux parties se liaient l'une à l'autre par une vente simulée ; enfin, par une cérémonie religieuse ( confarreatio ; voy. ce mot pour les détails et le sens de la cérémonie ).

MATTA («j^taOov). Natte faite de joncs (Ov. Fast. yi, 679).

MATTARIUS. Celui qui dort sur une natte ou sur un matelas grossier qui ne vaut guère mieux qu'une natte (August.

contr. Faust. V, 5 ).

MATTEA ou MATTYA ( (AaTtOa). Nom qu'on donnait en général à tous les mets délicats et recherchés, surlout à la volaille et au gibier (Petr. Sat. 65 et 74; Mari. XIII, y2).

MATULA ( àfiiç). Ce mot, comme son diminutif, est celui que l'on emploie ordinairement pour désigner un vase de nuit (Plaut. Most. il, 1, 39; Ulp. Dig. 34, 2, 25, § 10. Voy. les auteurs cités aux mots Matella et Matellio). Ou employait aussi ces trois mots pour désigner toute espèce de vaisseau qui contient de l'eau.

MAUSOLEUM. Tombeau de Mausole, roi de Carie : édifice que sa beauté et sa magnificence firent ranger parmi les sept merveilles du monde (Plin. H.

N. xxxvi, 4, 9). Ensuite ce mot fut adopté par les Romains pour désigner toute espèce de tombeau d'une grandeur et d'une magnificence extraordinaires , surtout ceux des rois et des empereurs, comme le tombeau d'Auguste au Champ de Mars, et celui d'Adrien sur la rive

MEDICAHE>'TARII.

opposée du Tibre (Florus, iv, 11, 10; Suet. Aug. 100; Vesp. 23 ; Mart. V, 64 ). Des restes considérables de ces deux édifices existent encore : le premier sert

Bacchus, portaient de l'encens embrasé et d'autres parfums (Calix a/;. Athen. V, 27), comme le représente le spécimen ci-

maintenant d'arène pour les combats de taureaux ; le second, de forteresse : c'est le monument connu sous le nom de Cbàteau Saint-Ange. Tous les deux cependant sont aujourd'hui privés entièrement de leurs ornements extérieurs ; mais la gravure ci-jointe représente le mausolée d'Adrien dans son état primitif, avant que les statues et les colonnes qui le décoraient eussent été détruites pendant le siège de Rome par les Gotlis de Vitigès. Cette restauration est due à l'architecte vénitien Labacco (Lihro deW Arcliitettura, ^omn, 1558), d'après des débris d'ornementation , des représentations sur médailles et la description de Procope. Elle donnera une juste idée de l'ancienne magnificence de ce tombeau , dont on peut la regarder comme une exacte reproduction ; seidement, au sommet du bâtiment, au lieu du cône en forme de pomme de pin à tort placé là, il devrait y avoir une statue d'Adrien.

MAVORTE ou mieux MAFORTE.

Terme introduit fort tard et employé par le bas peuple, au lieu de RiciNiCM. Voy. ce dernier mot (Serv. ad Virg. jEn. i, 282 : Isidor. Orig. xix, 25).

MAZONOMUM ((Aaîovôjiiov, [/.aîlo^ô- (lo;). Proprement, un ustensile de ménage grec, un plateau de bois rond sur lequel on servait des gâteaux d'orge (Hesychius; cf. Harmod. ap. Athen.iv, 31).

Par extension, on donna ce nom à un large plateau de bronze ou d'or, sur lequel de jeunes garçons, dans les fêtes de

joint, d'après un bas-relief du Musée Pio-Clémentin.

2. Les Romains adoptèrent aussi ce mot", mais lui donnèrent un sens un peu différent. Pour eux, le mazonomum était un plat de très-grande dimension ( nutantem sub iniqiio pondère vidi Mazonomi puerum, Nemes. Fragm. de Au- Clip. I, 17), où l'on servait des pâtés de gibier (Hor. Sat. ii, 8, 86; Schol. Vet. ad l. ; Varro, R. R. iii, 4, 3), ccmme dans le spécimen ci-joint, d'après une ancienne fresque découverte près de l'église dé Saint- Jean de Latran à Rome. Cette fresque représente un grand nombre d'esclaves, dont chacun apporte à une fête un plat différent : la pâtisserie est peinte en jaune. Dans un bas-relief du Musée Pio-Clémentin (v, 14) figure un plat contenant une croûte de pâté, tout à fait du même genre que celui dont nous donnons le modèle ; un serviteur le présente à Hercule , couché pour prendre son repas.

MEDIASTINI. Classe d'esclaves dont on ne connaît pas d'une manière certaine la spécialité et la condition. Ils paraissent toutefois avoir été placés tout à fait aux derniers rangs, et avoir été chargés , aux champs et dans la maison, des plus grossiers ouvrages (Columell. i, 9, 3 ; II,

13, 7 -iDig. 7,7,6; Acroa^ Hor. Ep. I,

14, 14 ; Nonius, s. v.).

MEDICAMENTARII. Vendeursde simples et de remèdes tout préparés (Plin.

H. N. XIX, 33) : peut-être de vrais charlatans, ou quelque chose même de pire;

MENDICtJS.

on faisait certainement fort peu de cas de ces mcdicamentarii , et dans le Code Théodosieu (3, 16) J«s empoisonneurs des deux sexes sont désignés sous ce nom.

MEDICUS (larpé;). Tout homme qui pratique l'art de guérir ; ce mot s'emploie, comme chez nous le terme de docteur, en parlant des cliirurgiens aussi hien que des médecins ( Plaut. Men. V, 3 , G; Cic. Cillent. 21; Plin. H. N. xxix, C; Suet. Cal. 8 ; IVero, 2 ). Ces passages nous apprennent aussi que généralement à Rome le medicus était un étranger, qui gagnait sa vie en soignant tous ceux qui réclamaient ses services , ou \\\\\ esclave qu'entretenaient les gens riches pour qu'il donnât ses soins à toute la familia, sans que le public pût avoir recouis à ses talents.

2. On donnait aussi le même nom à ceux qui soignaient les animaux, aux vétérinaires. Ce corps se séparait en plusieurs classes .: chaque vétérinaire se renfermait dans l'étude spéciale des maladies d'une seul genre d'animaux, et devait son nom à la spécialité qu'il embrassait : ainsi il y avait le medicus eqtiarius, le miilo- medicus , le medicus pecorum, etc. ( Val. Max. ix, 15, 2 ; Veget. I, prœf. 6; Varro, R. R. Il, 7, 16).

MEDIM!NUSetMEDIMNUM((i£Oi(ivoç)- Mesure de capacité, chez les Grecs ; employée surtout comme mesure sèche, elle servait aussi pour les liquides : elle contenait six modii romains (Nepos, Attic.

2; Rhemn. Fann. de Pond. etc. 64).

MEDIPONTUS. Une des parties intégrantes du pressoir, d'après Caton {R. R. 3 et 12), mais sans détails explicatifs; seulement Caton mentionne \e mediponlus comme une des cordes qui servaient à faire marcher cette machine, probablement c'était une corde des plus fortes et des plus grosses.

ME LIN A. Sac ou poche faite d'une peau de blaireau, mêles (Plaut. Epid.

MELIUM. Collier de chien, fait en cuir garni de clous à tète de fer, claviilis capitatis (Varro, R. R. Il, 9, 15). On faisait porter ces colliers surtout aux chiens de chasse , pour leur protéger la

gorge et le cou. Voy. Millus, et la figure donnée à ce mot.

MEMBHAISA. Parchemin; on s'en servait quelquefois pour écrire, quoiqu'il ne fut pas d'un usage aussi général que le papier {charta) fait de papyrus (Plin. H. N. XIII, 91 ; Hor. Sat. Il, 3, 2).

2. (ôiçôépa). Couverture faite en parchemin, et colorée à l'extérieur en jaune ou en rouge (TibuU. m, 1, 9; cf. Ov.

Trist. I, 1,5); elle servait à envelopper un manuscrit rouléen volume, pourleconserver propre et l'empêcher d'être gâté. La membrana n'était pas une boîte, un étui, comme la capsa ; c'est ce qu'on peut affirmer en la voyant assimilée à différentes pièces d'habillement (Mart. X, 93, 4; XI, 1, 2).

'mEMb'rAISULA. Diminutif du précédent. Petite bande de parchemin sur laquelle on inscrivait le titre ou les litres d'un livre, et la table (indices) de ce qu'il contenait (Cic. ad Jtt. iv, 4).

MENDICULA s. ent, vestis. Costume de mendiant ( Plaut. Epid. il, 2, 41. Voy. la figure suivante).

MENDICUS (titwxôç }. Mendiant , qui vit d'aumônes ( Plaut, Baccli. m, 4, 16). La gravure représente une scène se passant à Herculanum, sur le forum ,

d'après une peinture découverte dans cette ville. Un mendiant aveugle, conduit par un chien, y reçoit une aumône d'une jeune femme.

2. Prêtre mendiant, consacré au culte de Cybèle, et vivant d'aumônes, comme les moines mendiants au moyen âge et

MENIS.

dans les temps modernes (Hor. Sat. i, 2, 2).

MENIS (du grec |xr,vïl)- Ornement en forme de demi-lune , que les Romains avaient l'habitude de placer au commencement de leurs livres; de là l'expression .• a men'tde , pour dire depuis le commencement (Auson. Profess. 25).

MENSA (rpâneÇa, par abréviation de TExpÔTtElCa). Dans son sens primitif, ce mot (formé Acmetior) désignait une planche, une table servant à prendre des mesures de surface, à lever des plans; mais ensuite on l'a employé dans un sens aussi général que notre mot table , sans distinction de surface ronde ou carrée, quoique la forme carrée soit impliquée naturellement quand on emploie le mot mensa tout seul, sans y ajouter aucune indication sur la forme particulière de table que l'on entend désigner. Voici les sens les plus caractéristiques de ce mot :

1 . Seul ou avec l'épithète escaria, il désigne une table à manger. Dans la plus haute antiquité, au moins chez les Romains, les tables à manger étaient carrées, portant sur des châssis , comme le montre la flgure ci-jointe, qui représente.

d'après une peinture du Virgile du Vatican, les compagnons d'Ulysse à table dans l'île de Circé. Mais, après l'invention des tables à manger de forme circulaire, la forme carrée fut généralement abandonnée, excepté dans les réfectoires de soldats, où on la conserva (Varro, L. L. V, 118).

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