‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 178 sur 327 · Mensa secundo (oeurepa xpaTtsÇa · texte numérisé non relu

Mensa secundo (oeurepa xpaTtsÇa

Le second ou dernier service d'un repas, composé de fruits, de confitures, de pâtisseries ; il répondait à notre dessert (Hor. Sat. ii, 2, 121 ; Kep. yfg. 8; Cic. ad Att. XIV, 6 et 21 ; Cels, i, 2.

4. Mensa tripes. Table supportée sur trois pieds, par opposition kmonopcdium, espèce de table posant sur un seul pied, sur une seul tige. Quoique quelquefois ornée, comme on le voit dans la figure cijointe, d'après une peinture de Pompéi, la table à trois pieds était une des plus communes, et les Romains la considéraient comme unedes moins distinguées dont on pût se servir (Hor. Sat. i, 3, 13 ; Ov. Met. viii, 6G2).

b. Mensa r inaria. Table à boire.

Quand elle était ronde, comme dans la figure ci-dessus , qui représente une table de cette espèce, avec les coupes dessus, elle prenait le nom de cylibathum ou cilibantum (S arro, L. L.y, 121), distinction qui implique qu'on employait aussi pour le même usage des tables carrées.

6. Mensa vasaria. Table destinée à supporter les cruches, les burettes et autres vases employés dans le ménage.

Ces tables étaient de deux espèces : les »mes placées dans Yatrium , les autres dans la cuisine. Toutes deux néanmoins étaient également en forme de carré long ; chacune des deux espèces avait son nom particulier, Voy. Caktibcluh et Urna- RIUM, et les figures données à ces deux mots (Varro, L. L. V, 125, 126).

7. Mensa delpliica. Table employée comme meuble d'ornement. Voy. Dkl- PHICA .

8. Mensa sacra. Table faite ce marbre, d'or ou d'argent, servant en quelque sorte d'autel ; on la plaçait devant les statues des dieux, couverte du vin,

HENSA.

des vases, des fruits et des viandes qu'on leur offrait dans la solennité du lecti-

sterntum, comme le reprétente la figure ci-jointe, d'après une lampe en terre cuite (Festus, s. -V.; Cic. N. D. m, 34 ; Virg. jEn. II, 7C4).

9. Table ou étal sur lequel certains marchands, tels que les fruitiers , les volaillers, les pécheurs, étendaient leurs denrées pour les vendre, dans les rues et

les marchés (Hor, Sat. ii, 4, 37). La figure représente un étal de cette espèce, couvert de légumes, de volailles et de poissons, dans le Forum d'Herculanum, d'après une peinture découverte dans cette ville. Le marchand est assis à côté de son étal , tandis qu'une pratique tend une assiette sur laquelle va être déposé l'objet qu'elle a acheté; les jarres placées à terre contiennent aussi des comestibles.

10. Mensa lanionia. Billot de boucher, probablement analogue à celui dont ils se servent encore (Suet. C/aH</. 15).

11. Mensa argentaria. Table ou comptoir d'un banquier, d'un changeur, sur lequel il tenait toutes prèles les som-

mes d'argent dont il avait sans cesse ' besoin pour ses affaires (Donat. ad Terent. Ad. ii, 4, 13; cf. Hor. Sat. ii, 3, 148). C'est à cet ancien usage que nos mots banquier et banqueroute doivent leur origine ; ils nous sont venus des Florentins , les principaux banquiers de l'Europe pendant le moyen âge. A cette époque , ils avaient l'habitude de placer leur argent, comme les anciens Romains, sur une table ou banc de bois (banco), derrière lequel ils étaient assis ; par suite, on les appelait bancliieri. Si quelqu'un d'entre eux ne pouvait faire honneur à ses engagements , son comptoir était immédiatement brisé en morceaux , et il lui était interdit de continuer les affaires. C'est de cet usage du banc brisé (banco rotto) que vint le mot banqueroute. Les Grecs disaient de même àvaaxeuài^eiv TYiv TpàirsÇav (Voy. Coray sur les Caractères de Théophraste, p. 189 ).

12. Mensa publica. Comptoir public, ou banque publique, dont le capital, provenant des impots, appartenait à l'Etat, et était déboursé pour les services publics (Cic. Flac. 19 ; Pis. m).

13. Plate-forme ou table élevée, sur laquelle étaient exposés en vente des esclaves. (Apul. Met. VIII, p. 171 ; Apol.

p. 432). Même sens que Catasta.

14. Pierre funéraire, plate et carrée, placéesur les restes des morts : monument de l'espèce la plus simple pour honorer la mémoire de ceux qui n'étaient plus (Cic. Leg. II, 2()). La figure représente

IVLIA AEGIALE VDOT- AN SB ■XXXrt

une pierre de cette sorte, trouvée près de Rome ; le trou qui est au milieu servait pour verser des parfums dans l'intérieur du tombeau.

15. Longue planche ou table plate, faisant partie des machines de guerre (Vitruv. X, 11, 6); mais comment étaitelleemployée, et quel rôle jouait- elle.' il

MENSARII.

MEBIDIAM.

est difficile de s'en rendre compte. Voyez la figure au mot Carroballista.

MENSARII. Officiers chargés par l'État , dans certaines occasions et surtout dans des temps de misère générale, d'agir comme banquiers, en son nom. Us étaient autorisés à avancer, au nom de l'État, de l'argent aux créanciers qui pouvaient fournir des garanties suffisantes, d'examiner les dettes des pauvres , de leur accorder des secours pécuniaires, etc. Il ne faut pas les confondre avec les argentarii, qui étaient des banquiers particuliers, faisant valoir leurs capitaux et ceux de leurs clients, quoique, comme les mensarii, ils eussent leurs tables ou comptoirs (mensse) dressés en public sous les colonnes du Forum (Liv. vii, 21 ; xxiii, 21 ; Salmas. de Mod. Usiir. p. 509 ; Budaeus, de yésse, v).

MENSORES. Terme général, employé pour désigner tous ceux qui prenaient des mesures d'une espèce quelconque; ainsi :

1. Les arpenteurs (Columell. vi, 1), appelés aussi agrimensores.

2. Ceux qui, dans un camp romain , mesuraient et distribuaient les différentes places que devaient occuper les divers corps de troupes, par opposition aux metatores, dont la tâche était de choisir l'emplacement même que devait occuper le camp tout entier (Veget. Il, 7),

3. Officiers qui, sous l'empire, choisissaient et désignaient les maisons où chaque soldat, pendant le cours d'une marche, devait être envoyé avec un billet de logement pour un temps donné (Cod.

T/ieodos. 7,8, 4).

4. Mensores adificiorum. Entrepreneurs qui s'engageaient à bâtir un édifice sur un plan que leur donnait un architecte (Plin. F.p. X, 19, 5; Trajan. ad Plin. Ef>. X, 20, 3).

6. Mensores frumentaril. Mesureurs de blé, préposes pour mesurer celui qu'on apportait par le Tibre dans les greniers publics, /jorrea (Paul. Dig, 27, 1, 26).

MENSULA. Diminutif de Mensa.

MENSULARII. Gens appartenant à la classe des banquiers publics ou mensarii. Comme ce mot est formé d'un diminutif, mensiila, nous pouvons supposer que ces

mensular'ù étaient d'un rang inférieur.

Ils agissaient en qualité de changeurs, donnant aux étrangers de la monnaie romaine en échange des pièces étrangères que ceux-ci apportaient de leur pays ; ils étaient aussi chargés d'examiner toute espèce de monnaie , et de décider si elle était bonne ou fausse (Tac. /4nn. vi, 17 ; Dig. 16, 3, 7 ; 42, 5, 24; 46, 3, 39).

MERENDA. Un des repas des Romains.

On le prenait de bonne heure dans l'après-midi, et nous pourrions traduire ce mot par goûter (Plaut. Most. i\, 2, 49 ; Calpurn. Ed. v, 61, où le poète dit que la neuvième heure, en été, est bien tardive pour la merenda des paysans). Le mot merenda est encore employé dans ce sens par les habitants de l'Italie.

MERGA (icapçaixdcTtov, Hesych.). Outil employé pour les travaux de la moisson. Servait-il à couper le blé, ou à le ramasser lorsqu'il était étendu à terre.?

quelle était précisément la nature et la destination de cet outil .•• Ce sont là des questions auxquelles il nous est impossible de répondre avec certitude. Festus (s. V.) dit que c'était une fourche {furculà), au moyen de laquelle le laboureur chargeait ou emportait du champ les bottes de foin [manipuli) ; mais Plante {Pan. V, 2, 58) et Palladius (il, 20, 3) en parlent évidemment comme d'un instrument qui servait à moissonner le blé, et Pline {H. TV. XVIII, 72) indique que l'on employait à la fois deux de ces mergx, entre lesquelles les épis de blé se trouvaient pris et coupés. Le passage de Pline nVst pas clair : il parait désigner une manière de moissonner analogue à celle que préfèrent de nos jours les Belges, et qui est exprimée par le mot saper. De la main gauche, ils ramènent et supportent avec un long crochet une certaine quantité de tiges de blé, qu'abat aussitôt une faux à manche court, qu'ils tiennent de la main droite et qu'on appelle sape.

MERGES. Poignée ou gerbe de blé; c'était, à proprement parler, la quantité de tiges de blé que pouvait enlever ou couper d'un coup une /nero-a (Virg. Geor»'. II, 517 ; Serv. «rf Virg. jEn. xi, 532).

MERIDIANL Classe de gladiateurs armés à la légère, qui combattaient en ma-

nière d'intermède au milieu du jour, lorsque étaient terminés Içs combats contre les bêtes féroces , qui occupaient toute la matinée (Orelli, Jnscripl. 2587 ; Suet. Claud. 34 ; Senec. Ep. 7 et 96). Les simples tuniques dont sont revêtues les figures ci-jointes et l'absence de toute armure font supposer avec beaucoup de vraisemblance qu'elles présentent un spéci-

men des meridlan't, d'autant plus qu'elles sont tirées d'une mosaïque où l'on voit plusieurs autres gladiateurs revêtus des armures qui appartenaient eu propre à chaque classe.

MERUM (àxpxTov). Vin pur, sans mélange d'eau. Les anciens habitants de l'Italie le buvaient rarement dans cet état, excepté les ivrognes. La boisson habituelle était un mélange d!environ deux parties d'eau contre une de vin (Mart. i, 12 et 57; iil, 57).

MESANCULON ( (iesàyxyXov ) . Mot grec que les Romains rendaient par hasta ansata ou teliim ansatum. Ce mot se trouve pourtant dans Aulii-Gelle, x, 25, 1 ; il est expliqué au mot Ansatds, p. 37 , où l'on voit la figure de cette arme.

MESAULOS ((x,£(TayXo;). Passage ou corridor dans une maison grecque, entre les deux parties principales du rez-dechaussée, l'appartement des hommes (andronilis) et celui des femmes {gynxconitis) ; dans le milieu de ce corridor il y avait une porte qui, lorsqu'elle était fermée, interceptait toute communication entre les deux appartements (Vilruv. vi, 7, 5). Voy. le plan au mot DoMCS, p.

239, où le mesaulos est indiqué par la lettre d.

MESOCHORUS ([ledôxopoç). Chef ou conducteur d'une troupe de musiciens faisant de la musique vocale ou instrumentale; il se tenait au centre de la troupe pour donner le signal et marquer la mesure. (Plin. Ep. Il, H, 7 ; Sidon. Ep. 1, 2).

MESSOR (à(XïîTiîp,0£pt<TTif,;). Moissonneur (Cic. de Orat. m, 12 ; Virg. Georg.

i, 316). L'usage le plus général, chej les anciens, était de couper les tiges de blé avec une faucille (faix messoria ou stramentaria), à peu près à égale distance de l'épi et du sol; comme le représente la figure ci -jointe, d'après une peinture funéraire de l'ère chrétienne : la paille était ensuite coupée à part. Dans quelques contrées, et notamment dans l'Ombrie , on coupait la paille près du sol, comme nous le faisons, ne laissant que le chaume. Pour une espèce blé barbu, comme le blé d'Egypte, qui a plusieurs épis pressés l'un à côté de l'autre sur une seule tige , on détachait les épis de la tige avec un instrument garni de dents comme une scie (faix denticulatà) ; opération que représente une peinture égyptienne publiée par .Wilkinson, Ancient Egrptians, vol. vi, p. 89 (Yarro, R. R. I, 50; cf. Columell. ii, 20, 3).

2. Messor fœniseca. Faucheur qui coupait l'hc: !)e avec une faux, faix fœ- «ar/'a (Columell. Il, 17, 5).

META. Toute espèce d'objet à large base circulaire, diminuant graduellement de bas en haut comme un cône (Liv.

XXXVII, 27 ; Cic, Dlv. ii, 6 ; Plin. H. N. II, 7) ; delà les 'applications suivantes et les sens particuliers de ce mot.

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