MITRA
MODIOLUS.
plétement que la coiffure représentée ci-dessus, et que des rubans attachaient sous le menton (Isid. Orig. xix, 31, 4: Serv. ad Virg. ^n. iv, 216 ; IX, 616), comme on le voit dans le spécimen cijoint, représentant la tète de Paris, d'après une peinture de Pompéi. Dans les œuvres d'art, en général, c'est un des traits qui caractérisent Priam et les Troyens, et ser-
vent à les distinguer des Grecs et des Romains, chez qui on regardait l'emploi de la mitra comme une marque de mœurs très-efféminées (Cic. Har. resp. 21). La mitra des femmes grecques était formée d'une écharpe de diverses couleurs {versicolor, Plin. H. 2V. XXXV, 35), attachée autour de la tète et sous le menton, à
peu près comme dans les spécimens déjà donnés. On peut en voir un modèle dans la figure ci-jointe, d'après un buste conservé à Dresde. Quand elle s'introduisit en Italie, l'usage en fut spécialement restreint aux personnes âgées et aux femmes de mauvaise vie , romaines ou étrangères (0\.Fast. IV, 517 ; Prop. IV, 5, 70; Juv. III, 66; Ulp. Dig. 34, 2, 25. Dans ce dernier passage , elle est mentionnée comme ressemblant à la calantica, quoiqu'elle en diffère sous certains rapports). 3. Câble que l'on attachait à mi-hau-
teur autour de la quille d'un vaisseau pour en affermir les flancs en cas de tempête ( funis , (juo iiavis média vincitur, Isid. Orig. XIX, 4, 6 ; TertuU. Carm. de Jona et Niiiive, 42; cf. Hor. Od. i, 14, 6). Eu grec, ces câbles sont appelés Cutoî^w- (AaTaxwv xpirjpwv (Plat. Hep. X,p. 616, c ; cf. Apoll. Rh. i, 368 ; Act. Apost. 27 , 17).
MITRATUS ((HTpYiçôpo;). Qui porte la mitre, de la manière expliquée et représentée à l'article précédent. Pline (VI, 28, 32) se sert de ce mot en parlant des Arabes; Properce (iv, 7, 42), en parlant des Asiatiques.
MI-TTENDARIUS. Officier que , sous l'empire, on envoyait dans les provinces pour recueillir les tributs (Cod. Theod. 6, 30, 2).
MODIOLUS. Diminutif de Modius ; par extension, ce mot fut appliqué à différents objets qui ressemblaient au modius, ainsi :
\- (X^o^» X°'^''''0> XO'^''"'?» nXY;fi.vr, ). Boîte, moyeu de la roue, partie dans laquelle les rayons (radii) et l'essieu (axis) sont réunis (Plin. H. N. ix, 3 ; 'Vitruv. X, 9, 2) ; ce mot s'applique aussi à l'essieu lui-même (Soph.
Electr. 745) ; Caton R. fi. 20) s'en sert en parlant des essieux auxquels sont suspendues les roues dans un moulin à olives [trapetum). La figure représente une ancienne roue, conservée dans le musée du prince Esterhazy, à Vienne. Le second et le troisième des noms grecs rapprochés ci-dessus indiquent que les principales mesures sèches des Grecs et des Romains (xoïvtÇ et modius) étaient de la même forme, sinon de la même capacité.
2. Boîte , seau, ou grande cuiller, en forme de modius, attachée à la circonférence extérieure d'une roue tournant dans l'eau ; elle se remplissait, quand le mouvement circulaire la plongeait dans l'eau, et en enlevait une certaine quantité, qu'elle versait dans un réservoir au moment où la roue achevait son tour (Vitruv. X, 5 ). Quelquefois on employait