Petit gobelet à boire (Scaev. Dig
MODIUS et MODIUM. La plus grande mesure sèche des Romains, contenant seize sextar'd, c'est-à-dire la sixième partie du médimne grec , environ un décalitre. 11 servait surtout à mesurer le blé après qu'il avait été battu ; en quoi il différait de la corbis , que l'on employait à mesurer du blé dans l'épi , quand on ne l'avait pas coupé avec la paille au moyen de la faucille, mais qu'on avait détaché les épis de leur tige avec un instrument à dents de scie {faix denticulata) ou avec deux mergœifiAXo, fi. fi. 1 36 ; Hor. Ep. I, 16, 55; Cic. D/f. f^err. 10). La figure est prise d'une lampe en terre cuite, où elle représenteévidemmentunmoAfWjComme ou peut le conclure de la présence, dans l'original, de plusieurs tas de blé à coté de cette mesure.
2. Le trou ou la douille où était fixé le mât d'un vaisseau (Isidor. Or! g. xix, 2, 9).
MODULUS. En général, toute espèce de mesure, mais plus particulièrement un module, unité de mesure adoptée par les architectes pour régler les proportions d'un ordre d'architecture ou de tout un bâtiment. On pouvait le choisir arbitrairement, mais le module auquel on recourait le plus habituellement était le diamètre ou le demi-diamètre de la colonne au bas de son fût (Vitruv. v, 9, 3) .
2. Mesure servant, dans les aqueducs, à apprécier la quantité d'eau prise dans un temps donné ; même sens que Calix, 3 (Front. Jq. 34 et 36).
MOENE, ou au pluriel MŒNIA, plus usité. Murailles d'une ville (Caes. B. C. ni, 80) ; mot presque synonyme de murus, mais avec un sens plus étendu, car il embrasse tous les bâtiments qu'entourait le murus dans une ville ( Cic. Cat. II, 1 ; Vitruv. viil, 3, 24 ; Virg. jEn. VI, 549).
MOLA ([xuXr,). Moulin, terme général, comme le mot français, désignant différentes sortes de machines destinées à moudre diverses substances, et mises en mouvement soit par les bras de l'homme, soit par des bêtes de somme, soit par l'eau. Voici les principales sortes de moulins :
1 . Mola maniiaria ou trusatilis {-/tipojAÛXYi) ; moulin à bras, servant à moudre du blé ou d'autres céréales, telles que des fèves, des lupins, etc. (Aul. Gell. m, 3 ; Cato, fi. R.W; Ov. Med. fac. 72 ; Jabolen. Dig. 33, 7, 26). Plusieurs de ces moulins, plus ou moins compliqués, ont été découverts à Pompéidans les bou-
tiques de boulangers ; tous sont construits
de la même manière, et consistent essentiellement en deux pierres ou meules ayant la forme particulière que représente la figure ci-jointe. On y voit à droite le moulin avec ses deux pierres adaptées l'une à l'autre et prêtes à marcher, et à gauche , pour faire comprendre la structure différente des deux meules , une coupe de la partie extérieure. La base du moulin est formée d'une pierre cylindrique de cinq pieds de diamètre et d'un pied d'épaisseur, de laquelle sort une saillie conique d'environ deux pieds de haut , qui forme la meule inférieure (meta ; voy. ce mot), et qui a un pivot de fer fixé au sommet. La meule extérieure (catillus) est faite en forme de sablier, de sorte qu'une moitié de cette pièce s'adaptait, comme un chapeau, à la surface conique de la meule inférieure , et recevait le pivot que nous venons de mentionner dans un trou creusé exprès au centre de la plus étroite portion de la meule, entre les deux cônes creux ; ce pivot servait à la fois à maintenir le catillus dans une position fixe, et à régulariser le frottement. Le blé était versé dans l'entonnoir que formait la partie supérieure du catillus, servant de trémie , et descendait par degrés, à travers quatre trous percés au fond de cet entonnoir, sur le cône solide de la partie inférieure. Là , il était moulu en farine entre la face externe du cône et la face interne du chapeau de pierre qui le recouvrait , à mesure que cette dernière pièce tournait autour de la première, mue par les esclaves qui faisaient marcher le moulin, au moyen d'une barre de bois introduite des deux côtés du catillus dans un trou carré dont notre gravure marque la place. La farine tombait tout autour du cône dans un conduit creusé à la base du moulin pour le recevoir.