Mola asiiiaria ou macliinaria
Moulin construit sur le même plan et pour le même usage, si ce n'est que c'était une bête de somme et non un homme qui Je faisait marcher, comme on le voit par le spécimen ci-joint, tiré d'un marbre du Vatican (Cato, fi. R. 11 ; Ov. Fast. VI, 318; Apul. Met. vu, p. 143). On remarquera que l'animal, comme le dit expressément Apulée (Met.
IX, p. 184), a devant les yeux des pla-
ques de cuir qui l'empêchent de voir.
3. Mola acjuarîa. Moulina moudre du blé, mis en mouvement, non par le bras de l'homme ou par une bête de somme, mais par l'eau (Vitruv. x, 5 ; Pallad. R.R. 1,42; Auson. iWo.?. 362). Les meules étaient disposées comme celles que représentent les deux planches ci-dessus; mais la meule extérieure était mise en mouvement par une roue (ro^w aquaria), munie de palettes et ayant, fixée à l'extrémité opposée de son axe , une roue à engrenage (tympanum dentatum) , dont les dents s'adaptaient à celles d'une autre roue semblable , placée au-dessus dans un sens vertical , de sorte qu'en tournant, la grande roue du moulin communiquait un mouvement de rotation à la meule extérieure (catillus).
Comparez Hydraletes. Ausone mentionne aussi des scieries mécaniques, destinées à couper le marbre en plaques , et que faisait marcher l'eau (Mosell.
4. Mola buxea. Petit moulin à bras en bois servant à moudre du poivre et d'autres substances du même genre (Petr! Sat. 74),
5. Mola versalilis. Probablement meule à aiguiser, comme dans la figure ci-jointe, tirée d'une pierre gravée, où le pied fait tourner la meule ( cos) , ainsi que cela se pratique encore de nos jours (Plin. H. N. XXXVI, 29). Tite-Live (xxxviii, 05), paraît faire allusion à une machine du même genre. Du reste, l'interprétation que "nous donnons de
MOLARICS
ces deux passages n'est pas tout à fait certaine; ou pourrait les rapporter tous
les deux au moulin à blé ordinaire (n° 1).
6. Mola olearia. Moulin à olives , servant à les écraser et à détacher les noyaux, sans les briser, des parties charnues du fruit (Columell. Xll, 52, 6).
Dans l'opinion de CoUimelle , la mola était le meilleur des instruments que l'on pût employer pour exécuter cette opération. Toutefois il n'explique pas la manière dont le moulin était construit; il se borne à dire que la pierre destinée à presser les olives pouvait être élevée ou abaissée à volonté d'après la quantité exacte de fruits dont elle avait à exprimer le jus, et pour éviter le danger d'écraser les noyaux en même temps que la chair de l'olive, ce qui gâte l'huile. On pouvait arriver au même résultat dans le trapetum , en plaçant une cale ronde plus ou moins épaisse (or/^/c/z/u^ ) sous l'essieu , entre la cupa et le miliarium (Cato, R. R. 22). Cependant, comme Cohimelle distingue expressément la mo/a du trapetum, on peut en induire que la première était une machine ressemblant à peu près au moulin à blé ordinaire (n° 1), et composée de deux pierres, celle de dessus mol)ile, tournant autour de celle de dessous qui restait immobile (cf. GeopoH. X, 18; Pallad. xii, 17, 1). On employait encore au même usage une machine nommée solea et canalis (Columell. /. c), dont on ignore absolument la forme, et une autre enfin appelée tudicula (voy. ce mot).
MOLARIUS, MOLENDARIUS, MO- LENDINARIUS, s. eut. aùnus. Ane qui travaille à un moulin ( Cato, R. R. \\ ; Paul. Dig. 33, 7, 18, §2).
M0NAULR8.
MOLENDINARIUS. Meunier (Inscript.
ap. Grut. 1114, 6).
MOLETRINA ((auXiôv). Bâtiment et emplacement d'un moulin (Cato ap. Non.
MOLILE. Nom donné à une partie de l'appareil qui servait à faire tourner un moulin, soit que ce fussent des hommes on des bêtes qui le fissent marcher (Cato, R. R. 10 et 11). Dans le premier cas, ce mot désigne sans doute les barres de bois introduites dans les côtés de la pierre supérieure (voy. la fig. au mot Mola, l);dans le second cas, la poutre qui passait audessus du dos de l'animal et à laquelle il était attaché quand il travaillait au moulin (voy. la fig. au mot Mo LA, 2).
MOLINA. Terme employé par les écrivains de la basse latinité pour^ désigner un moulin (Ammian. xvill, 8, 11; P. Victor. Urb. Rom. Reg. Vf).
MOLLICINA. Voy. le mot suivant.
MOLOCHINA, s. eut. vestls. Vêtement fait d'un tissu formé des parties fibreuses de Xlùbiscus ([jloXÔ)^/)) , sorte de mauve qui sert encore dans l'Inde à faire des cordages. Ce mot se trouve aussi écrit mollicirta, moliclna et molocinia, formes diverses que prend le mot grec transporté dans la langue latine (Isidor. Orig. xix, 22, 12; Novius a/?. Non. p. 540; Cœcil. ib. p. 548 ; Yates , Textrin. Antiq. p. 304-309).
MOLOCHINARIUS. Marchand de l'étoffe faite des fibres de Y hibiscus (Plant. Aul. m, 5, 40; voy. Molochina).
MONAULOS et MONAULUS (tiôvay- ),oç). Flûte simple, aussi élémentaire que
possible , et dont on jouait comme on joue de notre flageolet et de notre clarinette
MONBRIS.
MONILE.
(Plin. H. N. VII, 57 ; Mart. xiv, 64). Le mot grec ( (lôvauXo; désigne aussi celui qui jouait de cet instrument (Hedyl. Epigr.
ap. Atheo.iV, 78) ;danscesens,on trouve aussi monaules (Not. Tir. p. 173). La gravure représente une flûte simple de cette espèce , d'après une statue du Vatican, et un joueur de flûte, tiré du Virgile du Vatican. La dernière figure fait comprendre comment on maniaitcelte flûte.
MONERIS (|Aovr,prii; (lovoxpoxo;). Galère à un seul rang de rames, par opposition aux navires qui en avaient deux ou un plus grand nombre (Liv. xxiv, 33; Tac. Hist. V, 23 : quœ simplici ordine agebantur) , comme on le voit dans le spécimen ci-joint , d'après le Virgile du Vatican. Les navires de cette espèce
étaient quelquefois de dimension considérable et rangés parmi les naves longx ; plusieurs rameurs y faisaient mouvoir la même rame, au moyen de fausses poignées dont elle était munie, comme cela se pratiquait sur les galères de la Méditerranée au quinzième, au seizième et au dix-septième siècle : cet usage est expliqué tout au long au mot Remes.
MONETA. Hôtel de la Monnaie , sur le Capitole , tout contre le temple de Juno Moneta (Cic. Phil. VII, 1; Suet.
/«/. 76;Liv. vi, 20).
2, Par extension, la monnaie elle-même (Ov. Fast. I, 231); et le moule ou coin avec lequel on la frappait (Mart.
XIV, 12; Juv. VII. 55).Voy. Forma, 2.
MONTEE ((iàvvo;). Collier, ornement presque universellement porté par les femmes de Grèce et d'Italie; il ressemblait aux colliers modernes et variait pour la forme, le modèle et la matière, suivant le temps , les lieux et les caprices de la mode. Les fouilles d'Herculanum et de Pompéi ont fourni des échantillons de
colliers aussi précieux que nombreux.
Les spécimens que nous donnons ici
sont tous tirés de peintures de Pompéi ; nous avons choisi , entre tous , ces modèles , parce qu'ils paraissent fournir des types de dessins qui auraient été trèsgoùtés et très-répandus , à en juger par le nombre de fois qu'on les trouve sur les poteries et les autres œuvres d'art. La figure qui est au-dessus des deux autres est celle de Junon , qui porte un collier formé d'étoiles d'or séparées les unes des autres par de grosses perles; les deux figures inférieures représentent des danseuses : celle de gauche a un collier fait d'un simple rang de perles , tandis que dans le collier de sa compagne, aux perles s'ajoutent des espèces de larmes ou de gouttes d'or. On peut voir actuellement au Musée royal de Naples un collier antique, fait absolument sur le même modèle que celui que nous venons de décrire en dernier lieu.
2. Monde baccatum. Collier fait de baies, de fruits, de grains de verre coloré, ou de perles. La figure de gauche dans la gravure ci-dessus en fournit un modèle (Virg. Mn. i, 654 ; Lamprid.
Alex.Sev.M).
3. Collier placé comme ornement autour de la gorge ou du cou d'animaux favoris, d'un cheval (Virg. Mn. vu, 278), d'un daim (Ov. Met. X, 112). Dans le Virgile du Vatican, le faon de Silvia est représenté avec cet ornement , et le spé-
MONOBOLON.
cimen ci- joint, d'après ua vase peint, représente un collier porté par un cheval,
et garni de pendants en forme de croissant, ce qui explique le monile lunatum de Stace [Theb.w, 689).
MONOBOLON. Jeu où l'on exécutait différents tours de force , en sautant sans l'aide d'une perche, ni sans aucun secours ; ces sauts ressemblaient aux sauts périlleux de nos saltimbanques (Imp.
Justin. Cod. 3, 43, 3). La figure est tirée d'une pierre gravée ; le terme qu'elle éclaircit est d'une date assez récente ; l'œuvre d'art est beaucoup plus ancienne que le mot auquel elle sert de commentaire.
MONOCHROMATA ( |iovoxpu>{iaTa).
Peintures où l'on n'emploie qu'une seule couleur, tel que le rouge ou le blanc sur un fond noir, comme cela se voit souvent sur les vases peints (Plin H. N. xxxiil, 39; XXXV, 36, 2).
MON0GRAMM0S{[iov6Ypa(i(jioç). Littéralement , dessiné au trait , comme le furent les premiers essais des arts du dessin, simples esquisses (Pliii. H. N.
XXXV, 5). Par extension, cette épithète fut appliquée aux êtres immatériels, comme les dieux (Cic. A'. D. ii, 23),
M0N0PTER08.
ou aux hommes d'une maigreur excessive (Liicil. Sat.u, 17, Gerlach ).
' MONOLINUM. Collier formé d'un simple cordon de perles enfilées (Capitol.
Maxim. Jtin. 1. Voy. la figure de gauche dans la gravure du mot Monile, 1).
MONOLITHOS ( (iovôXiOo;). Formé d'un seul bloc de pierre ou de marbre; se dit d'une statue , d'une colonne , d'un pilier (Laberius a/>. Non. v. Lenis; Ampel. 8; cf. Plin. H. N. XXXVI, 5, 13).
MONOLORIS, s. eut. i^e5^/5. Vêtement orné d'une simple paragauda , ou bande d'or et de pourpre, comme nous l'expliquons au mot Paragauda (Vopisc. Aurel. 46).
MONOPODIUM. Mot tiré du grec, et .
qui servait à désigner une table portée sur un seul pied (Liv.
XXXIX, 6; Plin. H.
N. XXXIV, 8). En grec, il n'a pas la même signification. La gravure représente nu modèle en marbre trouvé à
MONOPTEROS ((lovéTtiepo;). Littéralement, qui n'a qu'une aile; par extension, les architectes employèrent ce mot pour désigner une chapelle ou un temple circulaire, composé d'une colonnade à jour supportant un dôme, sous lequel pouvait être placé un "autel , mais sans cella (Vitiuv. iv, 8, 1), comme on le voit dans le modèle ci-joiut. Vitruve
cite, comme spécimen de ce style , un temple de Bacchus à Téos (vu, Prxf.
MOîîOXYLUS.