NIMBUS
pierre, et séparées les unes des autres par quelques plants de buis ou de myrte. En avant, il y avait un étroit canal, creusé dans le sol , où passait un couratit d'eau vive : c'était dans ce canal que l'on déposait la nourriture des canards (Varro, R. R. m, 10 ; Columell. VIII, 1 5). Il ne faut pas supposer que chaque cour à canards fût établie sur une aussi grande échelle et avec tant de perfection ; mais la description ci-dessus , d'après Caton et Columelle, montre que les gros fermiers et les riches propriétaires de la cam|)agne n'épargnaient pour ces oiseaux ni soins ni dépenses.
NEUROBATA (veupogàxri;). Baladin qui dansait sur une corde de boyau trèsforte, mais très-fine, de sorte qu'à quelque distance il pouvait jiaraître aux spectateurs ne toucher que l'air de ses pieds, tandis que le danseur de corde ordinaire {funambulus) faisait ses tours sur une grosse corde qu'il était aisé d'apercevoir ; son art était donc au-dessous de celui du Neurobata , et par le degré d'adresse qu'il fallait déployer et par l'illusion produite (Vopisc. Cari'i. 19;Firm. Math.
NEUROSPASTON (veupôornaoTov ).
Pantin, marionnette (Aul. Gell. XIV, 1, 9 ) , dont les différents membres ne tenaient les uns aux autres que par des fils de fer, de sorte que chacun d'eux pouvait être mis en mouvement au moyen d'un fil presque imperceptible (Hor. Sat, ii, 7, 82 ), comme cela se fait encore sur nos places publiques. Ces marionnettes, trèscommunes chez les Grecs , qui en donnaient habituellement des représentations dans leurs réunions et leurs fêtes, paraissent avoir été portées chez eux à une grande perfection ; car Aristole ( de Mitndo, 6), parapiirasé par Apulée (de Mundo, p. 741), parle de quelques-unes de ces marionnettes qui remuaient leurs membres , leurs mains , leur tète , leurs yeux, d'une manière très-naturelle.
NICETERIUM (vtxr.T^piov ). Récompense de la victoire, ou prix de la valetir, comme les phaleree ou les torques, que l'on portait sur la poitrine ou au cou (Juv. III, 68), comme nos croix et nos rubans ; mais ce mot est proprement grec.
et a plus particulièrement rapport aux usages grecs.
NIMBUS. Dans son sens ordinaire, ce mot s'applique à un temps sombre et venteux, à un nuage noir et orageux, à une ondée de pluie; par suite on l'emploie aussi pour exprimer tout ce qui s'étend comme un nuage , surtout cette légère vapeur dont les poètes enveloppent leurs dieux, quand ils paraissent sur
terre, comme d'un voile brillant, intérieurement éclairé du céleste éclat de ceux qu'il entoure sans cacher ni couvrir leur divinité ; tel est le nimbe dont les peintres entourent les saints du christianisme; tels, dans le spécimen cijoint, emprunté au Virgile du Vatican, les rayons et les vapeurs qui flottent tout autour d'Iris (Virg. Mn. ii. Cl 6; X, G14).
2. Mais, comme un accessoire qui occupait tant de place aurait été en général embarrassant ,
dans la composition /' \\ A // '"\ d'un tableau , les / anciens artistes pri- / rent de bonne heu- | re l'habitude de re- \ présenter le nimbus d'une manière conventionnelle, en jetant simplement autour de la tête du dieu un cercle de lumière, ainsi qu'on le voit dans la figure cijointe, tirée d'unepeinturedePompéi.Les écrivains postérieurs désignèrent ce cercle par le même nom (Serv. ad Virg. jfin.
II, G16; III, 585; Isidor. Orig. xix, 31, 2); et c'est de là qu'est venue la gloire ou
NIVARIUS.