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auréole des saints chrétiens. La plupart des écrivains font remonter l'emploi, dans les œuvres d'art, àwnimbus ou auréole, tel que nous venons de l'expliquer, au (xy)vCffxo; des Grecs ; c'était un disque circulaire de métal placé horizontalement andessus de la tête d'une statue exposée au grand air, pour la défendre des intempéries, ainsi que des taches que pouvaient y faire les oiseaux (Aristoph. j4v. 1114) : objet d'une très-grande utilité,sans doute; mais , si l'on considère les idées qu'il éveille dans l'esprit, il ne semble pas qu'on ait jamais dû le donner comme ornement aux dieux ou aux saints.
3. Bande de lin , ornée de broderies d'or, que les femmes portaient autour du front { Isidor. Orig.
XIX, 31,2; Arnob.
II, 41; cf. Plaut.
Pœn. I, 2, 138) pour le rétrécir, et par là se rajeunir. Dans Pétrone {Sat. 12G), frons minima est donné comme une marque de beauté : un front élevé est un attribut, non de la jeunesse, mais de la vieillesse , qui dénude les tempes.
4. Nimbus inireus. Vase de verre, qui servait , à ce qu'on croit, à rafraîchir le vin, et que l'on appelait ainsi parce que, lorsqu'il était rempli de neige, la vapeur qui couvrait les parois du \ase lui donnait l'apparence d'un brouillard, d'un nuage floconneux (Mart. xiv, 112).
NIVARIUS. Voyez Colcm, 2, et Saccus, 3.
NODUS. Nœud qui servait à attacher sur l'épaule certaines parties du costume, au lieu de les (ixer avec une broche, (/îbula (Virg. ^n. vi, 301). La figure représente deux soldats romains avec leurs manteaux de guerre : celui de droite le porte attaché par un nodiis, celui de gauche, par une fibula; ils sont tirés d'un groupe de la colonne Trajane. Le paysan qui joue du wonaulos (voy. la figure à ce mot) a une exom'is attachée de la même manière; c'était le costume ordinaire des mariniers grecs et romains (Plaut. MIL IV, 4, 44). Les barbares, sur les colonnes,
sont souvent représentés avec leurs manteaux {saga) retenus par un nœud, comme dans la figure cijointe. Tous ces exemples font bien comprendre que l'habitude d'attacher son manteau parun nœud appartenait essentiellement aux classes pauvres , qui n'avaient pas le moyen de recourir à des agrafes faisant ornement et plus dispendieuses; c'est pour cela que Virgile (/. c.) prête ce costume au nocher Chaion, pour donner une idée de sa pauvreté et de sa condition misérable [sordidus ex humeris nodo dependet amictus).
2. Nœud servant à attacher la ceinture (cingulum) sous le sein (Virg.
^n. I. 320), comme dans le spécimen ci-joint, tiré d'une statuette de Diane en ivoire, drapée de la manière qu'indique Virgile dans le passage cité : nodo sinus collecta fluentes. Par extension, on ap-
pliquait'aussi ce mot à la ceinture brodée
de Vénus (Mart. VI, 13). Voyez Ckstcs.