‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 194 sur 327 · V.). Même sens que le précédent · texte numérisé non relu

V.). Même sens que le précédent

9. Paries directus. Mur de séparation dans l'intérieur d'un édifice, cloison qui sépare une chambre d'une autre (Cic.

PARMA (Ttàptxy)). Le bouclier dont se servaient, dans l'armée romaine, les troupes armées à la légère, velites (Liv. xxxl, 35), et la cavalerie, équités (Id. Il, 20). Il était de forme circulaire (Varro, ap. Non. V. Vêles), d'environ trois pieds de diamètre, et consistant essentiellement

PAROPSIS.

en une forte carcasse de fer à laquelle ou ajoutait ensuite différents ornements. Le modèle que nous donnons est pris sur

un bas- relief en terre cuite ; il est identique, dans tous ses détails de forme et d'ornementation , aux boucliers des e;ladiateurs à cheval représentés au mot Eqdes, 10, p. 251.

2. Parnia threcidica. Le bouclier thrace, dont se servaient les gladiateurs qu'on appelait Tliraces. 11 n'était pas rond comme la parma romaine , mais de la même .

forme que le scutum; seulement il était plus étroit et plus court, comme le montre la figure ci-jointe, qui représente un gladiateur thrace d'après ■ une lampe en terre cuite. C'est à cause de cela que Martial l'appelle pumilionis scutuin (xiv, 213; cf. Plin. H. N. xxxiii, 45; Fabretti, Col. Traj. p. 267). Voy. Pel- TAST.B.

3. La soupape placée sous le trou à air d'un soufflet : elle s'ouvre pour laisser entrer l'air quand on écarte les cô-

tés du soufflet ; mais elle se referme dès qu'on les presse l'uu contre l'autre, et force ainsi l'air comprimé à sortir par le tuyau qui termine l'instrument (Auson.

Mosell. 269).

PARMÂTUS. Armé du bouclier appelé parma, qui appartient parliculièrement à la cavalerie romaine et aux troupes armées à la légère (Liv.

IV, 38 ) La figure ci-jointe, d'après un basrelief en terre cuite , comparée à la gravure du mot Cli- PEATCS , donnera une idée de la différence de dimensions et de caractère qui distinguait \a parma romaine du clipeus grec, et de l'aspecl différent que présentaient respectivement ceux qui portaient l'une ou l'autre de ces armes défensives.

PARMULA (Hor. Od. H, 7,10). Diminutif de PARUA.Mais rien n'indique que ce diminutif ait désigné une espèce de bouclier particulière , distincte de la parma.

PARMULARIUS. Gladiateur de la classe que l'on désignait sous le nom de Thraces ( Tliraces), ainsi appelé parce qu'il était armé de la parma titrecidica; voyez ce mot (Suet. Dom. 40).

PAROCHI (Ttdpoyot). Officiers qui, dans toutes les stations sur les routes de l'empire romain , étaient chargés, à des prix fixés par l'Ëtat, déloger et d'entretenir les ambassadeurs, les magistrats et toutes personnes voyageant pour les affaires publiques (Gic. ad Att. xill , 2 ; Hor. Sat. i, 5, 46).

PAROPSIS ou PARAPSIS (7:âpo-]/i;).

Mot emprunté aux Grecs, et employé par eux et parles Romains à peu près comme notre mot plat, pour désigner tantôt le plat même, tantôt les viandes qu'il contenait, tantôt le contenant et le contenu à la fois. La paropsis était employée pour servir les mets les plus délicats du repas, ceux dont on ne présentait qu'une petite quantité, quelque chose comme les entrées d'un dîner franc lis; c'était un vase de porcelaine debronze, oumêmed'orou d'argent. Quoique les passages des auteurs latins où se rencontre ce mot ne

PASCKOLUS.

nous indiquent pas d'une manière précise la forme du vase; on peut induire des paroles d'Alciphron que c'était un l)oI profond, surmonté d'un large couvercle ; car il désigne par ïe mol paropsis les gobelets d'escamoteur, plus connus en latin sous le nom d'acetahulum. On peut donc regarder la figure jointe à l'article AcETABCLUM Comme donnant aussi une idée de i&pnropsis ( Charis. I, 82 ; Juv. III, 142 ; Mart. xi, 27 ; Petr. Sat. 34 ; Ulp. Dig. 32, 220 ; Alciphr. Epist. m, 20).

PASCEOLUS(9âff)ia)Xo(; et çàffxaXoç).

Sac on poche, faite de cuir, et servant à porter de l'argent, des bardes, etc. (Non. s. V. ; Plaut. Rud. V, 2, 27 ; Lucil. Sat. XIII, 6, Gerlach).

PASTILLUS {Tpoxi(Tx.o;)- Petite houlette ronde de farine ou autres ingrédients, mais plus particulièrejnent pilule de poudre médicale et parfumée, que l'on mâchait pour donner une honne odeur à l'haleine, ou que l'on employait de toutes sortes de manières là où l'on voulait répandre une odeur agréable (Plin. H.

N. XIII. 43; Hor. Sat. 1, 2, 27).

PASTLNATIO. L'action de préparer le sol d'un vignoble en le remuant avec la bêche et en y creusant des tranchées pour planter de jeunes vignes avec le pastinum (Columell. III, 12,6; cf. m, 1 3 ) ; par extension, le terrain ainsi préparé (Id. XI, 2).

PASTINATOR. Laboureur qui défonce le sol d'un vignoble et y plante de jeunes vignes avec le pastinum (Columell. m, 13, 12^.

PASTINUM. Espèce particulière de plantoir pour les jeunes vignes. C'était un long bâton se terminant par deux dents, entre lesquelles on saisissait le jeune plaut, et au moyen de cette pince on l'enfonçait dans le sol à la profondeur voulue (Coiumell.iii, I8,let6;lsid. Orig.xm, 1.5). On emploie encore an même usage en Italie un instrument analogue, que les Romains appellent trivella, et les Toscans cruccia.

2. Le terrain préparé pour planter de jeunes vignes avec l'outil décrit ci-dessus ^PaIlad III, 9, 1 1), et l'action de le préparer (Id. II, 10, 1).

PASTOPHORUS (uaffropôpo;) Membre d'un certain collège de prêtres égyptiens, ainsi &\t\)t\ks pastophori , parce qu'ils portaient à travers la ville et dans les rues les images de leurs divinités dans une sorte de châsse ou sur un {)etit autel ( Tcao-TÔ;, thalamus, Plin. H. N. VIII, 71), s' arrêtant de temps en temps pour s'agenouiller en exposant aux regards les images qu'ils portaient devant eux, afin d'obtenir des aumônes de la multitude : tous ses traits se retrouvent dans la figure ci-jointe, d'après une statue égyptienne qui représente un de ces prêtres mendiants (Apul. Met. XI, pp. 250, 2G0, 2G2).

PASTOR (vojxeuç). Toute personne qui s'occupe de veiller sur du bétail et de le faire paître (Varro, R. R. il, 10; Hor. Od. m, 29, 21); par conséquent, sous ce titre on comprend le caprarius, Vopiiio et le huhulcus. Cependant, dans certains cas, on rencontre ce mot spécialement appliqué au caprarius et à Yopilio, pour le distinguer du hubulcus (Juv. XI, 151).

2. On donne aussi ce nom à quelqu'un qui élèvede la volaille (Colum. viii, 2, 7).

PATAGIARIUS. Qui fait ou peut-être qui vend des patagia (Plaut. Âul. III, 5, 35).

PATAGIATUS. Décoré d'un patagium. Voy. la figure au mot suivant (Festus, s. v.\ Plaut. Epid.ii, 2, 49).

PATAGIUM (iraTayelov). Large baude de pourpre ou d'or qui garnissait le devant d'une tunique de femme, et analogue au clavus que portait l'autre sexe :

c'est ce que montre le modèle ci-joint , d'après une peinture à fresque dans le tombeau desNasons, près de Rome (Festus, s. i>.; Mon. s. v.).

PATIBCLCM.

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