H. TV. XXXVI
PAXILLUS (Ttâffoa^o;). Tout petit morceau de bois pointu ; ainsi, une cheville enfoncée dans le mur et où l'on accroche des effets (Varro, ap. Non. 5. T.), ou bien qui supporte une tablette (Columell. viii, 8, 3); un plantoir (Id. IV, IG, 3), etc.
PECTEN (xTEiç). Peigne pour les cheveux, fait de bois de buis (Mart. xiv, 26; Ov. Met. iv, 311), ou d'ivoire (Claud. Nupt. Hcnor. et Mar. 102). La planche représente un peigne fin {Jenso
iucrustation d'or formant un dessin ; les dents , séparées en deux rangs par la barre d'ivoire, sont extrêmement fines et égales. Le démêloir (rarus pecten) était aussi employé ; dans une coupe de cheveux on le plaçait en dessous des ciseaux, pour les empêcher de couper trop ras (Plant. Cavt. ii, 2, 18).
2. (xepxîç). Instrument garni de dents comme un peigne , employé par les anciens tisserands, comme il l'est encore par les nôtres, pour presser l'un contre l'autre les fils de la trame, en en faisant pénétrer les dents entre ces fils et en appuyant fortement dans un sens ou dans l'autre, suivant celui qu'il fallait donner au tissu
dente, Tibull. I, 9, 68), d'après un'original de provenance antique, fait en buis, et ayant au dos une barre d'i voire avec une
fOv. Met. VI, 58; Virg. jEn. vil, 14). Le modèle représente un outil égyptien de ce genre , d'après un original trouvé dans une tombe à Thèbes, et maiutenaut conservé au Musée Britanni(|ue.
3 . Brosse à dents de fer ou carde [pe~ cten uncus, Claud. in Eutrop. Il, 382), qui servait à carder la laine ou rétou|)e (Plin. H. N. XI, 27).
4. Râteau de faneur à dents trèsécartées, rarus pecten (Ov. Rem. ^m, 192).
5. Instrument de fer, à dents commt un peigne, que l'on employait dans quelques parties de la Gaule et de l'italit ancienne, au lieu de la faux (faix). Oi s'en servait pour décrocher et détache!
les épis de leur tige, sans la couper (Co lumell. Il, 20, 3 ; Plin. //. N. xvill 72, Cf. Falx Denticclata etMERGA)
6. Petit outil qui servait à frapper le| cordes d'un instrument de musique (VirgI yErt. VI, 647 ; Juv. vi, 382). Peut-étr.| était-ce la même chose que IcPlectrcî!
(voyez ce mot) ; peut-être, comme sem blent l'indiquer les autres sens de c mot, était-ce un instrument plus coni pli<pié, à plusieurs dents au lieu d'un simple pointe; mais nous n'avons aucun
PECTOKALE.
autorité, soit écrite , soit figurée, sur laquelle nous puissions appuyer celte conjecture.
7. Figure de danse, dont le caractère propre nous est inconnu (Stat. Ach. ii, 169).
PECTORALE (i?i|j.t6a)pàxiov, xapStoçûXaS, •^^iolo'v). Proprement, la plaque qui forme le devant d'une cuirasse ( c'est la figure de gauche dans la gravure ) ; elle couvrait la poitrine et le haut de la région abdominale , attachée par-dessus les épaules au moyen de bretelles , et sur les côtés par des boucles et des charnières , à une autre plaque qui protégeait le dos, et que représente la figure de droite de la gravure ; mais ce mot sert quelquefois à désigner la cuirasse tout entière (Varro, L. L. V, 116; Plin. H. iV. xxxiv, 18; Polyb. VI, 23). Les Grecs appliquaient le mot yOaXov, à chacune de ces plaques,
celle de derrière aussi bien que celle de devant; mais les Romains, jiour distinguer la première prise séparément, ne paraissent pas avoir eu de mot.
PhXUARlUS. Éleveur de bestiaux en grand, chez les Romains. 11 prenait à ferme les pâturages de l'Etat, pour y faire paître et y élever de grands trou- ^aux de bétail (Cic. Verr. Il, G; Liv. ■bes ; cf. Varro , R. R. ni, 1,8).
^^EDICA (TtéSY)). Terme générique pour tout piège ou trébuchet où l'on attrapait par la jambe ou la patte des animaux et des oiseaux (Virg. Georg. i, 307 ; Liv. XXI, 36 ) ; se dit quelquefois de fers attachés aux pieds d'un homme (Plaut. Pœn.
2. Pedica dentata (TtoSdypa, itooo- <7Tp<x6>j). Espèce particulière de trappe, que les anciens chasseurs employaient pour prendre des chevreuils ( Grat. Cyneg. 92 ) ; Xénophon l'explique {Cyneg.
9, 12-20; Cyrop. I, 6, 28), ainsi que Pollux (v, 32-34 ). Elle consistait en un cadre de bois circulaire, dans l'intérieur duquel était disposé un nœud coulant , formé par une corde qui avait à son autre extrémité une lourde bûche de bois.
La trappe était- placée au-dessus d'un trou creusé tout exprès et couvert de terre , et la bûche cachée dans un autre trou à peu de distance. Quand le cerf marchait au-dessus du châssis , les pointes cachées à fleurs de terre lui piquaient le pied, ce qui lui faisait retirer la jambe en donnant une secousse; alors la trappe s'abattait, et le nœud coulant, serré par ce mouvement violent et soudain, attachait sans retour la bûche à la jambe de l'animal. Celui-ci, en la traînant à terre, en déplaçant ainsi des pierres, en laissant sur le sol des marques visibles de son passage, mettait bien vite les chasseurs sur sa trace ; et enfin , sa vitesse en était considérablementdiminuée. Si lemorceau de bois était attaché à une des jambes de devant, à chaque bond du cerf, il devait sauter et lui frapper la poitrine , le cou ou la tète ; s'il tenait à une des jambes de derrière , il ne devait j)as cesser de lui battre les cuisses elle ventre; quelquefois, engagé entre de grosses pierres ou des souches, il pouvait le forcer à rester complètement immobile.
Un piège ressemblant fort à celui-là est en usage chez les Arabes modernes (Wilkinson, Manners and Customs of Ancient Egyptians , vol. III, p. 6), et l'on a des raisons de croire qu'il leur vient des anciens Égyptiens. On peut donc poser en fait que cette sorte de piège était commune à plusieurs nations de l'antiquité.
PEDISEQUI. Esclaves des deux sexes, dont le devoir était d'accompagner leurs maîtres et maîtresses toutes les fois que les uns ou les autres sortaient; ils formaient une classe particulière de domestiques, et avaient leurs fonctions toutes spéciales, différentes, par exemple, de celles des anteamhulones et des nomenclatores , qui n'étaient pas ped'tsequi , quoiqu'ils accompagnassent également leurs maîtres dehors {(î. Nepos, Att. 13; Plaut. As. 1, 3, 32).
PEDUM (xopûvY), iavwêôXov). Hou-
PKLLICULATDS.
lette, qui sert au berger pour attraper
et saisir par la patte les chèvres et les moutons ; on la leprésente toujours, dans les œuvres d'art, comme ud simple bâton recour!)é eu crosse à l'une de ses extrémités, tel que le modèle ci-joinl , d'après une {teinture de Pompé! , où elle est dans les mains de Paris, le berger phrygien. C'est avec cette même forme que les poêles et les artistes la prêtent aux divinités des cliamps et des troupeaux, à Pan, aux Faunes, aux Satyres, et à Thalle, la muse qui présidait à la poésie pastorale et comique (Festus, s.
v.\ Virg. Ed. v, 88; Serv. ad L). Les chasseurs et les paysans de l'antiquité employaient aussi uu bâton de la mèuie nature, mais plus court et plus gros, pour le jeter aux lièvres et les assommer (Theocr. Id. iv, 49, vu, 129); et c'est de cet usage que vient le second des deux noms grecs cités ci-dessus. C'est donc avec raison que dans les œuvres d'art on le prête aux Centaures, qui sont souvent représentés un lièvre mort d'une main , et un court pedum de l'autre , pour marquer le goût qu'on supposait que cette race avait pour la chasse. PEGMA (TfîÎYfAa). Proprement, tout ce qui est fait de planches attachées ou jointes l'une à l'autre; par suite, dans un sens particulier, une machine que l'on introduisait sur la scène , dans l'amphithéâtre, et partout où l'on donnait un spectacle , quand il y avait à faire quelque changement à vue. L'appareil était en bois , et construit de manière qu'au moyen de ressorts et de poids cachés dans l'intérieur de la machine , il s'ouvrait ou se fermait, s'élargissait ou se resserrait, augmentait ou diminuait de hauteur, et prenait une forme toute différente de celle qu'il avait présentée d'abord aux regards ; c'était quelque chose comme les machines que nous einployons sur nos théâtres pour produire les mêmes effets , dans nos féeries et nos
pièces à grand spectacle ( Senec. F. p. 88;Claun. Mail. Tlteod. 325; Plia.'dr.
V, 7, 7 ; Suet. Claud. 34).
2. Dans une maison partirulière, ou donnait en général le nom de pegma à différentes pièces de l'ameublement ; ainsi, dans Vatrlum, le casier où étaient déposées les images des ancêtres {imaj^i~ nés majorum ) ; ainsi encore , une bibliothèque, un buffet, etc. (Auson. Epigi".
26; Cic. ad Att.w, 8; Ulp. Dig. 33, 7, 12).
PEGMARES. Gladiateurs que l'on amenait dans l'amphithéâtre sur un pegma, auquel on faisait alors subir quelque changement à vue, comme de se métamorphoser tout d'un cou|) eu une caverne remplie de bêtes féroces , parmi lesquelles les gladiateurs étaient précipités ( Suet. Cal. 20 ). Mais, comme ce mot ne se rencontre que dans ce passage, et que la leçon parait douteuse , il ne faut prendre cette explication du mot que comme une conjecture probable.
PELECINON (Vitr, ix, 9). Un des nombreux cadrans solaires que construisaient les anciens.
On suppose qu'il a dû son nom à la ressemblance avec ce que les menuisiers appellent (jueue d'aronde, et qu'il est dérivé du mot grec ne- XExtvoç, qui ace sens.
C'est une conjecture que rend très-probable le modèle ci-joint, publié par Lambecius ( Âppend. ad Lih.
IV, Comment, p. 282 ) ; le haut de ce cadran est exactement en queue d'aronde. PELLEX (uaXXaxri). Femme vivant dans une intimité coupable avec uu homme marié , ou avec un homme qui avait contracté avec une autre femme l'espèce d'alliance qui était connue sous le nom de concubUus {Dîg. 50, 16, 144 ; Becker, Gallus).
PELLICULATUS. Couvert de peau ou de cuir : se dit surtout d'une bouteille ou d'une jarrcoùl'on conservait des fruits, des confitures , et toutes les substances qui ne pouvaient se garder qu'autant
PELTASTA.
que l'air n'y pénétrait pas ; ainsi , dans le modèle suivant, d'après une peinture de Ponipéi, où l'on voit les bords du rond de cuir, qui remplaçait le papier que nous mettons sur nosconfitures, passer tout à l'entour sous le couvercle , lequel est attaché par des cordes aux poignées du vase (Columell. XII, 46, 5 ; 39, 2 et 40, 1 ).
PELLITUS. Vêtu de fourrures et de peaux , manière de s'habiller très-commune chez les nations du Nord, les Grecs des âges héroïques , et les Romains des temps primitifs, et que conservèrent dans la suite les paysans et ceux qui étaient exposés comme eux aux hasards et aux intempéries de la vie des champs, tels que les chasseurs, les oiseleurs, etc. (Liv. XXIII, 40; Ov. Pont, iv, 8, 83; Prop. IV, 1, Jl). Dans les œuvres d'art, on rencontre souvent des vêtements de cette nature en forme à'exomis; mais la figure ci-jointe, qui représente un oiseleur d'après une statue conservée à Naples, porte une tunique, avec un amictus par-dessus , l'un et l'autre en fourrure.
PELLUVIA ou PELLUVIUM { itoSaviTi-nôp). Bassin pour laver les pieds, par opposition à malluvium , bassin où l'on
d'après une peinture de Pompéi , représente Gupidon préparant un bain de pied pour Adonis , qui , dans la composition originale, est assis en avant du bassin; et un bas-relief, dans Winckelmann (A/on.
Ined., n" 161 ), nous montre la vieille nourrice lavant les pieds d'Ulysse dans un vase d'une forme et d'un caractère semblables.
PELTA (uE'XTr,). Bouclier, petit et léger, fait des mêmes matériaux que la cetra, c'est-à-dire de bois ou d'un treillage d'osier couvert de cuir, mais sans cercle d'airain qui l'entourât. Quant à sa forme, il était quelquefois elliptique, comme celui que porte à la page suivante une des figures de femme; mais plus ordinairement il était tronqué à
la\e les mains (Fest. s. v.). La gravure,
son sommet, et avait une ou deux èchancrures demi-circulaires, comme dans les spécimens donnés ici , d'après d'anciens monuments; d'où l'épithèle lunata, par laquelle on le caractérise (Virg. jEn. i, 490 ; cf. Varro, L. L. vu, 43). Avec cette forme, la pelta appartient plus particulièrement aux Amazones et aux races asiatiques (Quint. Smyrn. I, 147-149); car le bouclier thrace, auquel on donnait aussi le nom de pelta ( Herod. vu, 75), parce qu'il était fait de matières aussi légères , était carré et imbriqué, comme le scutum romain; mais avec de plus petites dimensions.
Voy. Pabma, 2, et la figure de droite dans la gravure suivante.
PELTASTA (TTEXtaffx^;). Dans un sens général , tout soldat qui porte le bouclier léger connu sous le nom de pelta; mais on donnait particulièrement ce nom à certains corps des armées grecques qui avaient cette arme défensive ( Liy. XXVIII, 5; XXXI, 36), et qui, composés d'abord de mercenaires thraces, commencèrent, sous Iphicrate, à faire partie des troupes régulières d'Athènes (Xen.
Hell. IV, 4; v, 12). Outre la pelta, ils portaient un couteau ou dague , mais
PELTATA.
n'avaient pas de cuirasse (Herod. vu, 75), et ils tenaient ainsi le milieu entre les soldats pesamment armés (ôtiXItAi), et ceux qui étaient complètement dépourvus d'armes défensives, <]/tXoi (Polyb. v, 22, 23, 25). La figure de Priam qui, dans la planche ci-dessous , occupe la gauche, empruntée à un bas-relief en marbre, nous représente un peltasta asiatique, dont le costume correspond très-exactement à la description qu'en donne Hérodote (/. c. ); la figure de droite, d'après une lampe en terre cuite , représente un gladiateur de ceux que l'on appelle Thraces, qui étaient équipés comme les guer-
riers de ce pays; on peut donc le prendre comme un type du costume et de l'appareil que devaient présenter les soldats formant ces corps de peltastes thraces.
PELTATA. Dans un sens général, toute femme qui porte le petit bouclier léger appelé />e/fa ; mais ce mot s'emploie plus particulièrement pour désigner une guer-
lière faisant partie de la tribu des Ama-
zones, auxquelles les poètes et les artistesl s'accordent tous à donner ce bouclier comme une arme nationale (Ov. Her, XXI, 117 ■,/1m. II, 14, 2; Mart. ix, 102; cf. Stat. Theb.xn, 761, où peltifera est employé dans le même sens). La figure représente deux Amazones , d'après un bas-relief en marbre; celle de droite, avec un pelta lunata, forme qui est de beaucoup la plus ordinaire; celle de^ gauche en fient une de forme ovale, qui | se rencontre très-rarement. '
PELVIS (ïteXtxr)). Bassin, avec un sens aussi étendu, ainsi général que celui que ce mot a chez nous ; c'es:-à-dire que l'on désigne par là tout grand vaisseau de forme circulaire et ouvert dans toute sa circonférence (d'où répithète/>a/<i/a, Juv. m, 277), destiné à recevoir de l'eau pour laver, soit des personnes, soit des objets; c'est donc un terme générique, qui comprend toutes les espèces particulières , dont chacune a son nom spécial ; ainsi il y a le mallnvium , le pelluvium (voy. à ces mots les figures) et d'autres encore, qui sont énumérés dans la Table analytique (Non. Marc. s. v. ; Varro, L. L. V, 119; Petr. Sat. 70; Juv. vi, 441).
PÉNATES. Dieux de la maison, que l'on croyait être les auteurs, les dispensateurs de tout le bien-être , de tous les dons de la fortune dont jouissait une famille ou une communauté, dons et bienêtre que les génies gardiens du foyer
{lares ) avaient ensuite à maintenir et à conserver. On ne sait pas bien si on adorait tous les dieux comme pénates, ou quels étaient ceux d'entre eux que l'on
PENICILLCM.
révérait sous ce nom ; car ou mentionne comme pénates beaucoup de divinités des deux sexes, Jupiter, Junon , Minerve, Vesta, Neptune, Apollon, etc. ; mais chaque famille adorait un ou plusieurs de ces dieux pénates, et leurs images étaient conservées dans le tablinum, situé derrière Yatrium (Cic, N. D. II, 27 ; Macrob. Sat. m, 4 ; Varro, ap. Arnob. m, 40; Serv. ad Mn. ii, 290 et 325). Les pénates sont représentés de différentes manières sur les monnaies et les médailles; mais dans le groupe cijoint, emprunté au Virgile du Vatican , où les noms sont inscrits au-dessus des figures, ils sont représentés sous la forme de vieillards, la tête entourée d'un voile, comme le prêtre quand il fait un sacrifice aux dieux.
PENICILLUM ou PENICILLUS (probablement ^aêôtov, Clearch. ap. Athen.
XV, 35). Brosse ou pinceau de peintre (Cic. Or. 22; Quint, ii, 21,24 ); quelques-uns étaient faits de crin (Plin H.
N. XXVIII, 71), et d'autres des longues fibres minces d'une certaine éponge (Plin. H. N. IX, 69). La gravure représente une partie d'une figure de femme, empruntée à un bas-relief romain, qui offre à M. Varro un pinceau , par allusion à un de ses ouvrages, où il avait ajouté au texte des portraits d'hommes célèbres. Le véritable sens du mot grec cité plus haut comme synonyme de penicUlum est douteux ; on l'a traduit I de différentes manières; mais comme I nous le trouvons employé, en parlant ! de Parrhasius, dans un paragraphe où I il est question de la couleur, qui, même avec quelques-uns des procédés encaustiques, était étendue à l'état liquide avec un pinceau (voy. Epîcadstica), il est fort proliable que nous avons donné à ce mot le sens qui lui appartenait véritablement.
PENICULAMENTUM. L'extrémité, la pointe d'un vêtement flottant, comme la cldamjfs ou le pallium, qui pend par der-
rière et ressemble à la touffe de poils qui termine une queue ( Ennius. Lucil. Caecil. ap. Non. s. 'v.).
PENICULUS. (Plin. H. ^. xxv, 36, 11). Pinceau. La même chose que penicUlum , que portent quelques éditions dans le passage cité.
2. Brosse pour enlever la poussière, faite de la touffe de poils qui garnit l'extrémité d'une queue de vache (Plant.
Men. I, 1, I; II, 3, 45).
PENNA. Penne, grosse plume des ailes et de la queue, par opposition à /?/wwa, petite plume comme celles qui couvraient tout le corps de l'oiseau (Columell. viii, 2, 10). Cette espèce de plume servait à différents usages : la plume tout entière, à balayer et à épousseter les coins, les creux où la main ne pouvait pénétrer (Pallad. Nov. vili, 1 ) ; la partie cornée, à faire des cure-dents (Mart. xiv, 22); l'extrémité garnie de barbes , à faire à la flèche (Ov. Met. vi, 358) une aile (ala), qui en maintenait la pointe droite et la dirigeait en l'air. Voy. Sagitta.
2. Plume à écrire (Isid. Orig^. xiv, 3), faite d'une penne, comme le montre le spécimen ci-joint , d'après les colonnes Trajane et Antonine; sur toutes les deux nous la trouvons dans les mains d'une femme qui représente une Victoire, et qui est occupée à écrire les triomphes de ces empereurs. L'usage de la plume , comme instrument servant à écrire sur le parchemin ou sur le papier, est toutefois d'une époque comparativement moderne, le roseau [arundo, calamus) étant seul employé à cet effet dans les premiers temps de l'antiquité. Beckman indique le cinquième siècle comme celui où se répandit l'usage des plumes {Historjr of Inventions , vol. I, p. 408. Londres, 1846); mais il ne connaît qu'une seule œuvre d'art où elle figure, la statue de marbre de la déesse Egérie (Gronov. Tliesaur. Antiq. Gr. 2, n. 28 ), à laquelle il regarde comme probable que la plume a été ajoutée par une main moderne. Admettant comme un fait ce qu'il ne peut donner que comme une hypothèse, il restera à dire comment l'on explique les deux spécimens cités plus haut ;
et comme l'objet en question se rencontre sur chacune de ces deux colonnes environ à la moitié de leur hauteur, c'est-à-dire à plus de soixante pieds audessus du sol, ce serait folie de s'imaginer qu'on ait jamais élevé , pour faire cette insignifiante addition, un échafaud de celte hauteur. 11 est donc évident qu'au moins dès le commencement du second siècle, à l'époque où fut élevée la colonne Trajane, on se servait de plumes pour écrire; mais elles ont bien pu ne se répandre et ne devenir d'un usage très -général que beaucoup plus tard.
PENNIPES. Qui a des plumes, des ailes attachées aux pieds, épithète donnée à Mercure et à Persée (Catull. 65, 24 ). Synonyme de Alipks. Voy. ce mot.
PENSILIS. Voy. HoRBEDM et Hoa- TUS, 3.
PENSUM. Ce qui est pesé et donné à faire comme tâche. Se dit plus particulièrement du travail des femmes, parce que, dans un ménage antique, chaque matin on donnait à toutes les femmes esclaves de la maison un certain poids de laine à filer pour la journée (Justin. I, 3 ; Plant. Virg. Ov. etc. Cf. Lani-
PENDIA ).
PENTASPASTOS (TtevTàffiraaTov).
Chape de poulie contenant un assortiment de cinq poulies ( orbicuU ) servant à élever des poids, semblables à celle qui est donnée comme spécimen au mot Orbicuhis, mais plus puissantes par leur réunion (Vitruv. X, 2, 3).
PENTATHLUM (itévxaeXov). Mot emprunté au grec pour désigner ce qui eu vrai latin est appelé Qitinqcertium.
PEINTELORIS. S. eut. vestis. Vêtement orné de cinq bandes brodées en or ou faites d'étoffe de pourpre, comme nous l'avons expliqué au mot Paba- GADDA.
PENTERIS (TtevTT.pYiî). Mot transcrit du grec, désignant la même chose que le teime la Quinqueremis.
PENULA. Voyez P^nula.
PEPLUM et PEPLUS (ixÉTtXov et né- TtXoi;). Mot grec transcrit en latin pour désigner une partie du vêtement des femmes, que les Latins connaissaient sous le
nom de palla, le mot grec étant dérivé, suivant Riemer, de TtéXXa, et parent de ÊTTiTcXa et de èixtTtXoov) : c'est delà que sont également tirés les mot latins ue//w, palla et pallium. Le sens de clidle, que l'on prêle ordinairement à ce mot, ne repose sur aucune autorité solide, si l'on prête vraiment au mot cltdle le sens qu'il a chez nous, et en même temps il ne donne de ce vêtement et de la manière de l'ajuster qu'une idée vague et très-incomplète ; là-dessus , voyez les explications et les figures au mot Palla, qui en latin correspond à Péplum.
Comme l'explication et la description que nous donnons du péplum contredit les idées généralement reçues à se sujet, il nous parait nécessaire d'exposer d'une manière concise les principales raisons qui nous ont fait adopter un nouveau système; et comme le vêtement dont il est ici question est proprement grec, c'est dans les usages des Grecs qu'il faut en chercher le caractère réel.
rPollux (vu, 49, 50) décrit le péplum comme lui vêtement servant exclusivement aux femmes et jouant le double rôle de tunica et de pallium (comme le tunicopallium latin : %i[&'Kt\\i.<x xal.X'" Ttôv... £(j9r)[i.o' S'ÈdTiSiTtXoûv tT;v j^peîav, (bç évSûvai T£ xal ÈTtiêâXXeffôat ). 2° Le Scholiaste d'Homère (//. V, 734) le définit une tunique que l'on ne passait pas par-dessus la tête comme la l unique ordinaire ( indutus ), mais que l'on ajustait et que l'on attachait à la personne au moyen de broches (Xuvaixetov £vSu(xa , Tovie'ffTi yiTÙJva, ôv oOx cveôOovto àXX ' évETtgpovwvTo). 3° Eustathe (a^/0</. XVIII, p. 1847 ) décrit le péplum comme une large couverture qui enveloppait complètement l'épaule gauche, une moitié passant derrière le dos, et l'autre couvrant la partie antérieure du corps, jusqu'à ce qu'elles se rejoignissent sur le côté droit, où elles étaient attachées de manière à laisser l'épaule et le bras découverts ( [léXa Ttep'.êô-