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AUGUSTALES

Rome, où l'ouverture dans le centre et l'inclinaison extérieure du toit sont trèshabilement marquées.

5. yltrium lestudinatum. L'atrium en dos de tortue ou couvert, qui n'avait pas de compUmum, la pièce entière étant tout à fait couverte d'un toit de l'espèce appelée testudo (Vitruv. V, 1 ) :

il est aussi très-bien représenté par l'artiste qui exécuta le plan en marbre de Rome d'où est prise la gravure. 11 est probable qu'un atrium de cette sorte avait deux étages et qu'il recevait le jour de fenêtres pratiquées dans l'étage supérieur. Comparez aussi Cav^edium.

ATTEGIA. Hi'tteoucabane mauresque faite de roseaux et de chaume (Juv. Sut. XIV, 196).

AUCEPS (i^euTioc, ôpviOeutiÎ!;). Dans un sens général , chasseur d'oiseaux, ou toute personne qui s'amuse à arrêter dans des pièges, à prendre dans des filets et à tuer des oiseaux. Ce mot, dans un sens plus spécial, désignait un esclave appartenant à la familia rustica, quelque chose comme notre garde-chasse, dont la fonction était de prendre et de vendre du gibier au bénéfice de son maître. En effet, les princijiaies sources du revenu de certaines propriétés consistaient dans le produit des bois et des pêcheries (Ov.

J.Am. III, 6G9; Plaut. Trin.u, 4, 7; Pignorius de Seri'. p. 560). La figure, tirée d'une statuette de marbre à Naples, représente un auceps revenant avec son gibier. 11 porte un chapeau et des bottes de chasseur, une tunique et un manteau de peau avec le poil ; il a un couteau de chasse dans la main droite; deux colombes sont attachées à sa ceinture, un lièvre est sur son bras gauche et on voit entre ses doigts le bout du nœud coulant où le gibier s'est pris. Les anciens chasseurs d'oiseaux se servaient dans leur chasse detrébuchets et de pièges (laquei, pedicx).

d'un roseau enduit de glu à l'extrémité (arundo, calamus), de trappes (transennse), de filets à glace (amites), d'un appeau (avis illex), et d'une cage pour le mettre [cavea). A chacun de ces mots on a expliqué et décrit la manière de se servir de ces objets.

AUDITORIUM. Tout endroit où des orateurs , des poètes et en général des auteurs assemblaient un auditoire pour entendre la lecture de leurs œuvres (Quint. II, 11,3; X, 1, 3G).

2. Salle de cours où les philosophes et les professeurs faisaient leurs leçons (Suet. Tib. 11).

3. Cour de justice où s'entendaient les procès (Paul. Dig. 49, 9, 1 ; Ulp. DigA, 4, 18).

4. auditorium principis. Cour ou chambre où l'empereur écoutait les causes et décidait (Paul. DigA2, 1, 54).

AUGUR (oîwvoCTXÔTto;). Augure, prêtre romain qui interprétait la volonté des dieux ou annonçait l'avenir d'après des observations faites sur le vol et le chant des oiseaux (Liv. i, 36 ; Cic.

Div. I, 17 ). Ils formaient un collège ou une corporation, et ils sont principalement distingués des autres classes de prêtres, sur les monnaies et les médailles , par im bâton recourbé comme une crosse (lituus) qu'ils portaient à la main droite. Quelquefois, à côté d'eux ou sur le revers, est l'oiseau sacré et la cruche [capis). La figure est tirée d'une médaille de Marc-Aurèle.

AUGURALE. Place à droite de la tente du général (prxtorium) dans un camp romain, où l'on prenait les auspices (Tac. ^nn. XV, 30; cf. Quint. VIII, 2, 8).

AUGUSTALES. Ordre de prêtresinstitués par Auguste et choisis dans la classe des affranchis. Leur fonction était de veiller aux cérémonies religieuses instituées en l'honneur des Lares compitaies, divinités des carrefours, auxquelles on avait coutume d'élever un autel au lieu où les routes se rencontraient (Petr. Snt. 30;OreUi, Inscr. 3959; Schol. Vet.

adUov. Sat.u, 3, 281).

ADLA.

AVLMA.

2. Sodales augustales ou simplement ylugustales. Classé de prêtres établie par Tibère pour rendre les honneurs divins à Auguste et à la famille des Jules. Ce corps était composé de vingt et un membres choisis dans les principales familles de Rome (Tac. ylnn. i, 15 et 54 ; Reines. Inscr, I, 12).

AULA ( aù^T) ). Mot grec qui désignait dans l'origine une cour découverte au devaut d'une maison : autour de cette cour étaient situées les écuries, les étables pour le bétail et les dépendances de la ferme. Les poêles romains adoptèrent ce mot pour désigner un chenil (Grat.

Cyneg. 1G7), une bergerie (Prop. m, 2, 39), ou une tanière pour des bêtes féroces (Petr. 5a<. 119).

2. Après l'époque homérique , Vaula grecque fut un péristyle découvert dans î'inlérieur d'une maison ; il y en avait deux dans chaque demeure ( Vitruv. vi, 7 , 5) : l'un autour duquel étaient disposés les appartements des hommes , et l'autre pour l'usage exclusif des femmes. Sous d'autres rapports , ils correspondaient à l'arrangement et à la distribution générale de Vatrium et da peristylium d'une maison romaine. Voy. le plan de la maisou grecque au mol DOMUS , sur lequel les deux aulx sont marquées respectivement C et E. C'est par allusion à ce sens du mot que Virgile l'emploie en parlant de la cellule de la reine des abeilles ( G. IV, 90).

3. Jiila régla. Partie centrale de la scène dans les théâtres grecs et romains, destinée surtout aux représentations tragiques et offrant aux yeux un beau palais près duquel ou dans lequel on pla-

ci-jointe représente une vue du grand théâtre de Pompéi, avec la scène au fond : elle suffit pour faire concevoir facilement le caractère général de cette partie de l'édifice , quoique tout le haut soit en ruines.

4. Employé dans l'ancienne langue latine (Cato, R. R. 85) pour 0//a. Voir ce mot.

AUL.EA ou AUL^UM (aùXaîa).

Tapisseries dont on se servait pour décorer les murs d'une salle à manger ( Hor. Sat. II, 8, 54 ), ou qu'on plaçait comme écran contre les rayons du soleil entre les piliers d'unecolonnade ( Prop. li, 32, 12 ), ou enfin dont on fermait les galeries ouvertes autour de Vatrium ou du peristylium des maisons particulières, comme on le voit dans la figure de la maison d'Herculanum ( au mot DoMUS ) , où les baguettes et les anneaux pour les suspendre furent retrouvés à leur place quand ou fit les fouilles. Dans la figure

çait l'action (Vitruv. v, 6, 8). La figure

ci-jointe , tirée d'un bas-relief du musée Britannique , Vaulœum forme le fond d'un triciinium : on en trouve souvent de semblables tant dans les sculptures que dans les peintures , où l'artiste les a placés comme signes de convention pour ma qner que la scène ne se passe pas eu plein air, mais dans l'intérieur d'une maison.

2. Large couverture de tapisserie ou d'étoffe brodée qu'on étendait d'habitude sur le matelas d'un sofa ou d'un lit de table (Virg. ^«. l, G97 ) et qui pendait autour jusc|u'à terre : de là vient qu'on l'appelait aussi peristroma. On peut la voir dans la gravure précédente; mais

elle apparaît plus distincte dans la gra-

vure ci-jointe , prise du Virgile du Vatican.

3. Pièce de tapisserie ou rideau brodé (Virg. G. m, 25) et couvert de figures, qu'on employait , dans les théâtres grecs et romains , au même effet que notre toile, pour cacher la scène avant le commencement de la pièce et entre les actes. Cependant on ne suspendait pas et on ne baissait pas d'en haut cette toile, comme la nôtre. On l'enroulait autour d'un cylindre introduit dans le briquetage du devant de la scène , comme il est facile de le voir, à main gauche , dans la gravure ci-jointe, qui représente une perspective du petit théâtre de Pompéi avec forchestre à main droite. Quand la

pièce commençait , on baissait le rideau, et aussitôt après l'acte on le levait ( Ov. Met. m, 1 1 1-114) ; de là l'expression , aulsea prcmuntur ( Hor. Epist. Il, 1 , 189; cf. Apul. Met. x, p. 232) « la toile est baissée » , signifie que la pièce \a commencer; et aulaea toUiintur ( Ov. Met. l. c. ) « la toile est levée » , que l'acte ou la pièce est finie.

AULŒDUS (aùX(^)S6;). Personnage qui

chante avec accompagnement de flûte (Cic. Mur. 13).

AURES. Oreilles d'une charrue, placées de chaque côté de la pièce de bois où s'enclave le soc et tournées en dehors pour rejeter et entasser de chaque côté du sillon la terre retournée par le soc (Virg. G. I, 172). On peut les voir dans la gravure au mot Aratrum 2 : elles sont désignées par les lettres E E.

AUREUS. Appeléaussi nummus aiireus ou denarius aureus ; denier d'or, étalon de la monnaie d'or des Romains, qui valait vingt-cinq denarii, ou 22 fr. 10 c; mais sa valeur intrinsèque, comparée avec la monnaie d'or d'aujourd'hui, égalerait presque 26 fr, 35 c. (Plin. H. N. XXXIII, 13; Suet. Cal. 22; Dom. 8; Hussey, on  noient Weigkts and Mo-

ney). La gravure est tirée d'un modèle dans son état actuel.

AURIGA (i^vtoxoî). Conducteur ou cocher, comme on le voit parla gravure , prise d'un bas-relief en terre cuite

(Virg. JEn. XII, 624; Ovid. Met. ii, 327).

2. Spécialement , conducteur de char qui dispute le prix de la course dans les jeux du Cirque (Suet. Cal. 54).

La figure ci-jointe est tirée d'une sta-

tue du Vatican , et si on la compare avec la suivante, elle donnera une idée parfaitedu costume porté par ces conducteurs.

La branche de palmier dans la main droite est remblème delà victoire; la bourse , dans la main gauche, contient la somme d'argent qui en était la récompense.

La manière dont les aurigœ conduisaient les chars différait complètement de l'usage commun qu'on a vu représenté dans la première gravure.

On s'en convaincra par le spécimen cijoinl, copié d'un diptyque consulaire.

Comme l'original est d'une périodeVelativement récente et de l'époque où les arts étaient en décadence , on peut le regarder comme une représentation plus fidèle de la vérité , que n'a embellie aucun effort pour arriver à un effet d'art ou à une image idéale. Le conducteur ici a passé les rênes autour de son dos ou en est enveloppé ; il avait ainsi plus d'empire sur les chevaux en se penchant en arrière , et en tirant les rênes de tout son poids ; il les empêchait aussi de lui échapper des mains en cas de choc ou de heurt subit. Mais comme cette manière de conduire l'exposait au danger d'être traîné dans les rênes s'il versait , il portait un couteau recourbé, attaché aux courroies qui lui serraient le corps, comme on a pu le voir dans la précédente figure , pour les couper au besoin. La dernière figure représente aussi le casque qu'il avait sur la tète et les cour-

roies qui entouraient ses jambes et le dos de ses mains ; les jambes des chevaux sont aussi enveloppées de bandes semblables; leurs queues sont relevées, leurs crinières en brosse , et ils ont un masque sur le devant de la tête.

3. Les poètes prennent le mot aiiriga dans un sens moins spécial et l'appliquent à la personne qui amenait une voiture ou un char de guerre, et qui se tenait à la tête des chevaux jusqu'à ce que le conducteur fût monté (Virg. JEn. xii, 85) ; au timonier (Ov. Trist. l, 4, 16); et en général à tout homme à cheval (Auct. Paneg. ad Pison. 49 ).

AURIGARIUS. Même sens ({vCAuriga ( Suet. Nero, 5 ).

AURIGATOR. Même sens quÀuriga (Inscr. ap. Crut. 340, 3).

AURIGO et AURIGOR. Conduire un char aux courses du cirque de la façou décrite au mot AuRiGA (Suet. Nero, 24 ; Plin. H. N. xxxiil, 27),

AURISCALPIUM ) MTOY).u<ptî (. Cureoreille ( Mart. £p. xiv, 23 ) ; et aussi

sonde de chirurgien pour l'oreille ( Scribon. Compos. 230 ). La gravure représente un original trouvé à Pompéi.

AUSPEX. Celui qui prend les auspices , ou en d'autres termes, celui qui observe comment volent, chantent ou mangent les oiseaux, pour découvrir par là les secrets de l'avenir ( Cic. ad Att. ii, 7 ; Hor, Od. m, 27, 8).

AUTHEPSA( aOeé^l/ri; }. Mot formé du grec, signifiant, dans son sens littéral, ^ut fait bouillir de soi-même (Cic, Rose, y/m. 46; Lamprid. Elag. 19) ; d'où on peut raisonnablement inférer que c'était un appareil qui contenait le feu et des combustibles pour échauffer de l'eau, et qu'on pouvait placer pour faire la cuisine dans toutes les parties de la maison. Il était donc du même genre que le spé-

cimen que nous donnons, d'après un mo-

AUTOPTROS.

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