G. II
3. Assa nntrix. Nourrice qui élève les enfants au biberon (Schol. Vet. ad Juv. Sat. XIV, 208).
4. Àssi lapides. Pierres posées sans mortier (Serv. a^Virg. G. ii, 417); c'est de cette façon que furent construits les plus beaux des édifices grecs et romains.
ASTRAGALIZONTES (àaTpayaXJ^ov- TEc). Nom grec employé pour désigner les personnes qui jouaient avec les os des articulations des animaux ( àff-rpaYa/oi , latin talï). On en voit ici un spécimen tiré d'un original en bronze : c'était un sujet favori drs sculpteurs et des peintres de la Grèce (Plin. H. N. xxxiv, 19, 2; Pausan. x, 30, l). Les deux sexes s'amusaient de cette façon et employaient ces osselets à différents Jeux;
mais le plus simple et le plus usité, qui paraît représenté dans la gravure cijointe, d'après une peinture grecque dé-
couvei'te à Résina, ressemblait à ce qu'on appelle proprement jeu des osselets, et consistait simplement à jeter les os en l'air et à les rattraper sur le dos de la main quand ils retombaient. Dans plusieurs autres jeux où l'on jouait de grosses sommes, les os étaient marqués de chiffres et on les employait eu guise de dés (Jul. Poil. IX, 100-104; Eust. in Od. I, p. 1397, 34. Voy. Talus).
ASTRAGALUS ( àarpâYaXoî )• Nom grec de l'un des os vertébraux," ç.A\\\ du cou-de-vied et Vos des articulations des animaux, dont on se servait au lieu de dés aux jeux de hasard et d'adresse, mais qui n'est employé dans aucun de ces sens par les auteurs latins.
2. Chez les architectes romains, astragale; petite moulure demi-circulaire, appelée ainsi par les anciens de la ressemblance qu'elle a, par la succession des formes rondes et angulaires, avec une rangée d'osselets placés l'un à côté de l'autre, et nommée chapelet ou baguette par les modernes parce qu'elle a tout à fait l'air d'un chapelet de grains ou de baies. Elle est surtout un signe caracté-
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ristique de l'ordre ionique, où elle forme le membre le plus bas du chapiteau, immédiatement sous Veckinus, et partage les faces d'une architrave. On la trouve aussi dans la base, où elle est une mou-
ASTURCO.
lure simple, semblable au torus, mais de dimensions plus petites (Yitruv. iv, 1, Il ; III, 5, 3). Le premier des deux spécimens ici donnés est pris du chapiteau d'un temple d'Apoilou près de Milet; le second, du temple de Minerve à Priène.
ASTURCO. Pfetit cheval de la race espagnole des AsturJes, très-estimé par les Romains pour son allure brillante et sou pas doux (Plin. H, N. vili, 67 ; Mart. XIV, 199).
ATHLETiE (àQXïiTat). Nom général des combattants qui disputaient un prix (âôXov) dans les jeux publics de la Grèce et de l'Italie : il y en avait cinq espèces, distinguées chacune par un nom particulier : CuRSOR, Luctator, PcGiL,
QUINQDKRTIO, PaNCRATIASTES.
ATLANTES (àxXav-re;). Terme grec, auquel correspond le latin Telamones :
il désignait des figures humaines qu'on employait comme supports d'architecture pour un entablement ou une corniche, au lieu de colonnes. Ce nom était une allusion à l'histoire d'Atlas qui portait le ciel sur ses épaules (Vitruv. vi, 7, G). Une de ces figures est donnée au mot Arculcs, d'après un spécimen trouvé à Pompéi.
ATRAMENTARIUM ((leXavSôxvi). Vase pour contenir Vatramentum, liquide noir employé à différents usages, comme vernis parles i)eiutres (Plin. H. N. xxxv, 36, 18; par les cordonniers pour teindre leur cuir (Plin. H. N. XXXIV, 35) ; et aussi comme encre (Cic. ad Q. Fr.
II, 15). Dans ce cas, Vatramentarium répondait ànotrecHcWer{Gloss. Philox.; Vulgat. Ezeck. iv, 2) : nous en avons donné un modèle au mot Ardndo, n° 5.
ATRIENSIS. Esclave employé à la maison, ou esclave appartenant à la famïiia urbana dans toutes les grandes maisons romaines; le soin de V atrium lui était spécialement confié. Il avait une fonction à peu près semblable à celle du maître d'Iwtel de nos jours, car il exerçait un contrôle sur tous les autres esclaves de la maison , prenait soin des bustes , des statues , des objets de prix exposés dans Vatrium, disposait le mobilier, et veillait à ce qu'il fiU toujours propre et ea bon état (Plaut. Asin.
passim, et particulièrement a. Il, se. 2 et 4; Cic. Parad. v. 2; Phaedr. Fah.
ATRIOLUM, diminutif d'Atrium, dans un sens général petit atrium ; mais ce mot avait aussi une signification spéciale et désignait, dans les grands palais des Romains, une pièce particulière qui pourrait être appelée le second atrium , car il était entouré de chambres de repos et d'autres pièces comme celles de Vatrium principal, dontil différait surtout pour la grandeur et peut-être pour la magnificence (Cic. ad Q. Fr. Ill, 1,1; ad Ait.
ATRIUM. Grande pièce, la première des deux parties principalesd'une maison romaine. On y arrivait directement du vestibule ou passage d'entrée (prothjrum), et dans l'origine elle servait à la famille de lieu de réunion ou de pièce publique où les femmes travaillaient à leurs métiers, où les statues de la famille et les images des ancêtres étaient exposées ; elle contenait les dieux domestiques et leur autel , aussi bien que le foyer de la cuisine (focus). Sa position par rapport au reste de la maison peut se voir dans les deux premiers plans qui expliquent le mot Dosius . elle y est marquée B.
Quant à sa structure intérieure, c'était une pièce rectangulaire, recouverte d'un toit, qui, le plussouvent, avait une ouverture au centre (compluvium) : un bassin y correspondait dans le plancher {impluvium), et était destiné à recevoir la pluie qui tombait par l'ouverture (voir la gravure qui suit). Le toit lui-même était souvent supporté par des colonnes qui formaient ainsi tout autour une colounadeou une galerie (voir la gravure n°3). Mais comme le toit prenait différentes formes qui donnaient à l'intérieur de Vatrium un caractère différent, on classa ces variétés sous les noms qui suivent , pour distinguer les différents styles de construction :
1. Atrium tuscanicum. Atrium toscan, le plus simple et probablement le plus ancien de tous; les Romains l'empruntèrent aux Étrusques, et on ne pouvait l'employer que dans un appartement de
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petite dimension. Le caractère de cet atrium était de n'avoir point de colonnes pour supporter le toit, qui courait autour des parois et qui était soutenu sur deux poutres placées en long d'un mur à l'au-
tre. Deux autres plus petites étaient mortaisées dans celles-là , à égale distance des parois, et formaient ainsi au centre une ouverture carrée (Vitruv. vi, 3), comme on le voit dans la gravure ci-dessus, qui présente une restauration de l'atrium étrusque de la maison de Salluste à Pompéi.
2. atrium tetiastylum. L'atrium lé- Irastjie, nommé ainsi parce que son toit était supporté sur quatre colonnes, une à chaque angle de V impluvium. La ligure
donne un spécimen de ce style d'après une maison de Pompéi, trouvée dans les fouilles exécutées par ordre du général Championnet; d'après la gravure précédente; il est facile d'imaginer une restauration du toit, qui, lorsqu'il repose sur les quatre colonnes, doit former une galerie couverte autour des parois de la pièce, avec une ouverture entre ces colonnes au centre , semblable à celle que nous avons indiquée, mais avec une colonne à chaque angle.
3. 4trium corinlliium. L'atrium corinthien, qui était du même genre que le dernier, mais plus grand et plus magnifique : en effet, les colonnes qui supportaient le toit y étaient plus nombreuses et placées à distance de Vimpluvium. La partie centrale était aussi découverte,
comme dans la gravure, prise d'un atrium corinthien de Pompéi, restauré d'après une maison qui fut découverte avec son étage supérieur entier à Herculanum et dont nous avons donné une perspective à l'article DoMCS. Dans ce style de construction, une des extrémités de chaque poutre qui portait le toit et formait un plafond pour la colonnade qui entourait la pièce, reposait sur la tète de chaque colonne, et l'autre sur la paroi latérale, au lieu de lui être parallèle comme dans l'atrium toscan et le tétrastyle : elles sont ainsi disposées à angles droits avec les murs, ou, en d'autres termes, s'en éloignent. C'est là le sens de l'expression de Vitruve : ^ parietibus recédant.
4. Atrium displitvialum. Atrium dont le toit était en talus, la pente dans une direction opposée au compluvium au lieu d'incliner vers lui , et par conséquent chassait l'eau dans les gouttières du dehors au lieu de la conduire dans Vimpluvium , comme dans les trois exemples précédents. On voit clairement le plan d'une telle construction parla figure ci-jointe, prise du plan en marbre de
et