Quand ce mot est appliqué à des
chevaux (Liv. xxx, 17 ; Suet. Cal. 19; Claud. 17), il désigne un ornement analogue à la muserolle ou au collier, comme dans le spécimen ci-joint, d'après un vase peint, ou à une martingale tombant sur la poitrine, comme dans les gravures au mot Eques, 4, 6, où les plialerœ tombent en pendants (Piin. H. N. xxxvu, 74; cf. Claud. IV, Cons. Honor.' bb9), s'agitant et brillant à chaque mouvement de l'animal.
PHARETRA (çapéxpa). Carquois, étui à flèches, par opposition à corjtiis , étui pour l'arc, mais où parfois l'on serrait aussi en même temps les flèches. Voy les trois gravures au mot suivant.
2. Espèce particulière de cadran solaire; d'après son nom, on suppose qu'il devait avoir quelque ressemblance avec un carquois ; mais, en l'absence de toute figure représentant un objet de ce genre , ou est obligé de se borner à une conjecture (Vitruv. ix, 8).
PHARETRATUS. Qui porte un carquois (Virg. Hor. Ovid. etc.). On le portait chez les anciens de trois manières différentes : 1° On pouvait le suspendre presque horizontalement sur le dos, entre les deux épaules, comme le montre la figure de droite de la première gravure, de sorte que l'on retirait la flèche du carquois par-dessus l'épaule
PDABETRIGER.
PHASELUS.
droite. 2° Le suspendre eu I)as du dos de manière que le bout ouvert du carquois fût au niveau de la hanche gauche,
comme dans la figure de~ gauche, de SOI te qu'on retirait la flèche en faisant passer la main droite devant le ventre. Ces deux figures représentent la déesse de la chasse ; la seconde, d'après uue lam|)e en terre cuite. 3" Enfin, en suspendant le carquois en travers du dos, le haut tourné vers le coude droit ; dans ce cas on retirait les flèches en passant la main droite derrière le dos, comme le montre la figure ci-jointe , d'après un marbre grec qui représente un archer phrygien. Ces trois figures aideront à comprendre beaucoup de passages, surtout des poètes grecs, où les épithètes employées par l'auteur impliquent distinctement tantôt l'une, tantôt l'autre des différentes dispositions que nous avons indiquées.
PHARETRIGER (Sil. Ital. xiv, 286). Même sens que PHARETRATIJS.
PHARMACOPOLA (qjapixaxoTtwJiY)?).
Celui qui fait et vend des remèdes de charlatan (Hor. Sat. i, 2, 1 ) ; non pas un pharmacien instruit et autorisé par la loi, mais un de ces marchands d'orviétan, ïiicore communs en Italie et dans d'autres pays, qui fréquentent les places où «e tient le marché (Cic. Cluent. 14, cir- ~Mmforaneus) , où ils vantent à haute
voix et avec un intarrissable flux de paroles (Cato ap. Gell. I, 5, 3 ) leurs drogues, qu'acheté la multitude ignorante.
PHAROSetPHARUS(9àpoç). Phare, mot consacré depuis la tour célèbre que l'on bâtit par l'ordre de Ptolémée Philadelphe dans l'ile de Pharos , à l'entrée du port d'Alexandrie, et qui devint comme le type que cherchèrent à reproduire presque tous les autres édifices destinés au même usage (Plin. H. N. xxxvi, 18 ; Solin. 23 ;5uet. Tib.l^ ; Stat. Sylv. 111,5, 100). La gravure représente, d'après une médaille de l'empereur Commode , un phare qui est une tour ronde : on eu rencontre d'autres de forme carrée. Le phare romain qui s'élevait sur l'emplacement du château de Douvres , et dont on voit encore des débris considéra blés, estdefigure octogone; mais tous ces phares ont pour caractère commun d'être tous des tours élevées, à plusieurs étages, moins larges en haut qu'en bas, avec des fenêtres donnant sur la mer, où l'on gardait des torches allumées toute la nuit, en guise de fanaux.
PHASELUS (cpâffT)).©;). Légère embarcation inventée par les Égyptiens ; elle tira son nom , à ce qu'on suppose, de sa ressemblance avec la cosse d'un faselits ou haricot. Elle était taite en papyrus, en osier et quelquefois même en terre cuite (ficiilis, Ju\. Sat. XV, 127) : tous ces matériaux s'accordent avec la fragilité que lui attribue Horace {Od. m, 2, 28), et expliquent la grande rapidité qui la distinguait également (Catull. Carm. iv). Il y en avait de différentes grandeurs et
pour des objets différents ; la plus petite était un simple bateau à rames : de là son nom de //refis (Serv. ad Virg. Georg. IV, 289) ; la dernière était d'une longueur