‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 203 sur 327 · PICTOR · texte numérisé non relu

PICTOR

considérable (Acro, ad Hor. /. c), munie de voiles et employée dans la guerre ou pour des expéditions lointaines (Sali. ap. Non. .1. V.; Cic. ad Att. i, 13) ; aussi est-elle mentionnée comme formant une classe intermédiaire entre le navis longa, ou vaisseau de guerre, et le nav'is actuaria ou bâtiment de transport et paquebot (Appian. Bell.Civ. v, 95). Noire figure, prise d'une pierre gravée du cabinet Stosch, peut être regardée comme donnant le type probable d'un plinselits de petite espèce, en raison de sa forme, de la matière (papyrus) dont elle est faite , et parce qu'elle est placée sous le patronnage du dieu égyptien Horus, fils d'Isis et d'Osiris.

PHIALA (<ptà)>Ti). Ce n'est qu'un mot grec latinisé, et dont l'équivalent vraiment latin est Patera. Yoy. à ce mot des explications et une gravure.

PHILYRA et PHILURA ( çiXypa ).

Bande mince détachée de la tunique intérieure de papyrus pour faire une feuille de papier à écrire. On parvenait à ce résultat en collant les unes aux autres une certaine quantité de ces bandes, autant qu'en exigeaient les dimensions de la feuille de papier que l'on voulait obtenir ; on donnait de la solidité au collage en fixant de la même manière, derrière le dos de la feuille, des bandes semblables, en travers des premières. Au moyen de cette précaution, on empêchait la feuille de se fendre dans le sens des fibres du papyrus ^Plia. H. N. Xlli, 23).

PHIMÙS ((pt[i6ç. Hor. Sat. ii, 7, 17).

C'est le mot grec qui signifie un cornet à dés, latinisé; la véritable expression latine est Fritillus. Voy. à ce mot des explications et une gravure.

PHLEBOTOMUS {<fle6oxôyLOii). Lancette pour saigner.

PHONASCUS (çMvaorxôç). Celui qui enseigne l'art de régler la voix ; ainsi un maître de chant ( Varro, ap. Non. v.

Suscitabulum ; Suet. IVero, 25 ) ; un maître de déclamation (Suet. Aug. 84 ; Quintil.il, 8, 15; XI, 3, 19).

2. Plus tard, le coryphée ou le chef d'une troupe de chanteurs ( Sidon. Ep.

IV, 11 ). Le mol propre pour ces coryphées est Pb^centok.

PHRYGIANUS. Brodé en or (Plin.

H. l\f. VIII, 74).

PHRYGIO. Un brodeur, art dans lequel les Phrygiens avaient beaucoup de réputation (Plaut. Aul. m, 5, 34 ; Men. II, 3, 77 ; Serv. ad Virg. ^En. m, 484).

PHYLACA (9u).axiî. Plaut. Ca^t. m, •'i, 93). Prison, maison de détention. Ce n'est qu'un mot grec latinisé. Voy. Carcer et Ergastull'm.

PICTOR [yp(i:ft\)ç). Peintre ou artiste qui s'occupe d'une des branches de cet art (Cic. Acad. iv, 7 ; Hor. A. P. 9). La gravure représente un peintre de portraits faisant celui d'une personne assise devant lui, d'après un dessin charbonné sur les murs de Pompéi. Quoique ce ne soit évidemment qu'une caricature , elle donne, de l'intérieur d'un atelier de

peintre romain, une idée suffisante. Le peintre est assis devant son chevalet, sur un tabouret très-bas, à côté de lui une planche percée de godets où sont délayées des couleurs, et un pot plein d'eau pour nettoyer le seul pinceau qu'il emploie ; traits qui indiquent tous deux un peintre à la détrempe, ou faisant de ce genre de peinture à l'encaustique (voy. Encaus»

TicA ) où l'on étendait les couleurs à l'é-' tat liquide , avec un pinceau comme les' nôtres. Dev;int lui est la personne qui pose , et derrière , à l'autre extrémité de l'appartement, un élève qui dessine sur sa planche ; tandis que deux serviteurs sont occupés à droite à préparer des couleurs , probablement mêlées de cire, dans un bassin peu profond placé au-dessus de quelques charbons ardents,' nouveau trait qui révèle le procédé encaustique. Les charbons ardents, trèsaisément discernables dans l'original, ont disparu dans notre gravure par une inadvertance du dessinateur, ou par suite de la réduction. On remarque que l'ar-

PICTCRA.

tiste ne se sert pas d'une palette, dont il n'aurait d'ailleurs besoin dans aucune des deux hypothèses que nous avons présentées ; mais d'autres spécimens dans les peintures de Pompéi nous montrent des peintres tenant à la main gauche une palette analogue à celles qu'on emploie maintenant {Mus. Borb. vi, 3). Toutefois, il est très-probable que les anciens peintres ne s'en servaient guère, puisqu'on ne connaît ni en grec ni en latin de nom qui la désigne.

PICTUR A (YpaqpY) ). Dessin ou peinture, et par suite l'objet ainsi dessiné ou peint, tableau. On énumère les différentes es- |>èces de peintures suivantes :

1. Picturaintalnila {Cic.Verr. II, 4, 1 ; Quint. VI, 1, 32). Peinture, sur bois, faite de préférence sur une table de mélèze, et souvent pourvue de deux volets pour pouvoir enfermer le tableau et le défendre de l'humidité et de la poussière , comme le montre la figure ci-jointe, d'après un dessin trouvé à Pompéi, qui représente une peinture sur bois snsjiendue au-dessus d'une porte. On y voit aussi comment on suspendait ces œuvres d'art.

2. Piclura in linteoow in sipario (PI in. H. N. XXXV, 33; Quint./, c). Peinture sur toile, probablement de date bien plus récente que le bois, mais que les anciens,

on ne peut en douter, ont j n

connue. On en reconnaît aisément une dans la gravure que nous donnons d'après un dessin de Pompéi , qui nous la montre aussi étendue sur un cadre qui res-

semble fort à ceux que l'on ^ ^

emploie maintenant pour la broderie, et pour un métier à tapisserie.

3. Pictura inusta (Plin. H. N. XXXV, 31 et 39). Peinture faite de cire de couleur ; elle indique un des procédés de la peinture à l'encaustique. Voyez En- CAUSTICA.

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