‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 207 sur 327 · Pileati servi (Aul. Gell. VU · texte numérisé non relu

Pileati servi (Aul. Gell. VU

Esclaves dont on couvrait la tête d'un pileus, quand on les mettait en vente ; ce signe indiquait que leurs maîtres ne pouvaient garantir leur fidélité.

PILENTUM. Voiture de cérémonie, dont se servaient les jours de gala et de fête les dames romaines, au lieu du carpentum qu'elles employaient ordinairement (Liv. V, 25; Virg. jEri. vill, 666 ; Festus, s. v.). Nous n'avons pas assez de données pour déterminer au juste le caractère de ce véhicule ; nous n'en savons que ce que suggèrent et impliquent les termes dont se servent les écrivains anciens ; autant qu'on peut en juger d'après ces expressions, il aurait été d'une hauteur imposante , de mouvements aisés et rapides avec un

baldaquin au-dessus de la tête de ceux

im

PILKOLUS.

qu'il contenait, mais ouvert tout à l'entour, et quelquefois, si Isidore ( Orig. xx, 12) ne se trom|>e pas , muni de quatre roues. La figure ci-dessus, d'après une médaille de l'impératrice Faustine, reproduit plusieurs de ces traits, et quoique l'on ne puisse affirmer avec certitude que ce soit bien la voitureen question, elle peut servir à donner une idée de ce que ce pouvait être que le pilentum, et des différences qu'il présentait avec le carpentum ordinaire. Quant à ce trait, d'être attelé de lions au lieu de chevaux ou de mulets, il se pourrait qu'il n'y eût là qu'une exagération et une fantaisie de l'artiste ; cependant, au milieu des habitudes d'extravagance qui avaient prévalu sous l'enpire, nous trouvons différents exemples de bêtes féroces domptées et attelées à des chars.

PILEOLUS (irt).t5tov). Diminutif de pileus, calotte liés-petite et à peine creuse, faite en laine feutrée , qui ne couvrait absolument que le sommet de la tête, laissant libres les cheveux du front et ceux de la nuque ( Hieron.

Ep. 85, n" 6; cf. Ep.

64, n° 13). Les Romains la portaient, pour protéger la tète, jusque dans l'intérieur de leurs maisons (Hor. Ep. I, 13 , 15 ); elle ressemblait donc, et par son usage et par sa forme, à la calotte ( en italien berettino ) que les cardinaux et un certain nombre de prêtres catholiques mettent pour couvrir leurs tonsures, quand ils ôtent leurs chapeaux. Le spécimen que nous donnons est emprunté à une pierre gravée, que l'on croit représenter le portrait d'Alexandre le Grand.

PILEUS ou PILEUM (TttXoc, mXw- Tov). Bonnet, en feutre, que portaient exclusivement les hommes, par opposition à celui des femmes (Plant. Âmpli. I, 1, 300; Mart. xiv , 132 ; Serv. ad Virg. yErt. IX , 616 ). Le pdeus variait de forme chez les différentes nations de l'antiquité, mais il conservait toujours le même caractère général de bonnet rond sans rebords , collant ou à peu

près à la tête , comme le montrent les spécimens ci-joints de trois des formes

du pileus les plus usitées dans les œuvres d'art. Le premier à gauche, c'est le bonnet phrygien, d'après une statue de Paris; celui du milieu, le bonnet grec, presque toujours en forme d'oeuf, comme ill'est ici, d'après une statue d'Ulysse; et le dernier, le bonnet d'affranchi romain d'après une médaille de Brutus.

PILICREPUS. Le sens précis de ce mot ( Sen. Ep. 50) est douteux ; on suppose qu'il désignait celui qui jouait à quelque jeu de balle ressemblant à notre jeu de paume.

PILULA. Diminutif de Pila. Toute petite boule ou balle ; dans un sens spécial en médecine, une pilule (Plin. H.

N. xxviii, 37).

PILUM (xÔTtavov). Grand et lourd pilon servant à écraser et à pulvériser des matières dans un mortier profond {pila. Cato, R. R. 10; Plin. H. N.

XVIII, 23). Ou le tenait des deux mains, et la manière de s'en servir était de le faire tomber verticalement dans le mortier avec force et à coups pressés ; aussi, quand les Latins parlent de cette opéra-

tion, emploient-ils les mots tundere (Pal

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