Plostellum fjuntciim. Machine à
battre le grain, sorte de traîneau qu'inventèrent les Cartliaginois, et qui se répandit ensuite dans toute l'Italie. C'était un châssis de bois semblable à celui d'un traîneau, auquel étaient adaptés un certain nombre de cylindres garnis de dents en saillie; ces cylindres battaient le blé et le faisaient sortir de l'épi en tournant et en pressant sur la paille à mesure que les traînaient sur le sol les animaux attelés à la machine, dont le poids était encore augmenté de celui du conducteur, placé sur une sorte de chaise (Varro, Â. fi. I, 51, 2). Les indications que vient de nous donner Varrou conviennent si bien à une machine que l'on em-
ploie encore en Egypte pour servir au même usage, et qui s'appelle «or^^, qu'on l'a représentée ici, et qu'on peut tenir pour assuré qu'elle correspond bien au Plostellum piinicum des anciens
PLOXEMUMou PLOXIMUM,PL0XE- NUM ou PLOXINUM. Le corps d'une
sorte de voiture à deux roues, ou carriole (cisium), qui était faite ou couverte de cuir (CatuU. 97,6; Festus, s. v.).
Suivant Quintilien (i, 5, 8), c'était un mot provincial, que Catulle avait appris dans les provinces riveraines du Pô, opinion que fortifie d«ns une certaine mesure la gravure ci-jointe, d'après un ancien marbre funéraire maintenant conservé dans le musée de Vérone; elle ressemble de très-près à une espèce tout à fait particulière de voiture à un cheval, qui est encore d'un usage général dans quelques parties du royaume Lombard- Vénitien, où elle est connue sous le nom de padovanino.
PLUMjE. Les écailles d'un corselet, d'une cuirasse, quand elles sont dispo-
sées de manière à imiter les plumes d'un oiseau , comme dans la gravure ci-jointe , d'après un bas-relief qui décorait originairement l'arc de Trajan, auquel Cons-
PLUMA RIUS.
tantin l'enleva pour décorer celui qiii porte sou nom (Virg. Mn. xi, 771 ; Saliust. Fragm. ap. Serv. ad /.).
2. Ornements, soit brodés, soit cousus sur une étoffe, soit faisant partie du tissu même qui devait servir de couverture à un oreiller, à un coussin ou à quelque autre objet, de manière à produiie un riche et brillant dessin (Mart. xiv, 146; Prop. m, 7, 50). On n'a pas déterminé d'une manière satisfaisante ce qu'étaient au juste ces plumœ, des ornements d'or, ou un dessin de tapisserie, ou de véritables plumes de différentes couleurs cousues au tissu, comme cela se fait encore dans l'Inde et dans la Chine. Le professeur Becker penche vers cette dernière interprétation (Galliis, p. 9, n. 15; Lond. 1844).
PLUM ARIUS. Personne dont le métier était défaire desplumae (Vitruv. vi, 4 ; Varro, ap. Non. s. o".) Mais, comme on n'est pas encore fixé sur ce qu'étaient au juste ces ornements, il est impossible de dire en quoi consistait précisément l'art du plumarius.
PLUMATUS. Couvert de plaques ou écailles de métal enformede plumes (Justin, XLI, 2), comme le montre la gravure ci -dessus.
2. Décoré des ornements que l'on appelait plumœ (Lucan. X, 125; Petr.
Sat. 55). Voy. Plum^, 2.
BLUMBUM ((xôXuSôo;). Plomb. S'emploie par suite dans un sens particulier pour désigner certains objets faits en plomb, ainsi :
1° Un tuyau, une conduite d'eau en plomb (Hor. Ep. i, 16, 20; Stat. Silv. I, 8, 67.) Voy. FiSTULA, 1.
2° Morceau de plomb servant de balle aux frondeurs (Ov. Met. u, 727). Voy.
Glans.
3° Fouet dont les lanières étaient garnies de grains de plomb, servant à punir lesesclaves (Prudent. PeriStep/i. x, 116 ; cf. Cod. Tlieodos. 9, 35, 2. Voyez la figure an mot Flaarum, 1 ).
4" Morceau de plomb servant à tracer des lignes (CatuU. 22, 8), correspondant au nôtre par son usage, mais en différant de forme et de caractère ; car chez les anciens c'était une plaque ronde et mince
qui servait de crayon, et. non un long cylindre, forme qui dispensait de tailler le crayon et l'empêchait de se courber ou d'écorcher le parchemin (Salmas. ad Solin. p. 644 ; Beckmann, History of Inventions, vol. Il, p. 389. Lond. 1846). PLUTEUS et PLUTEUM. Dans un sens général, tout ce qui est fait de planches, de claies', etc., réunies de manière à former une couverture ou à fournir un appui , d'où sont déduits les sens particuliers suivants :
1. (Ôwpâxtov). Rempart de planches qui servait à protéger les assiégeants contre les traits des assiégés, pendant qu'ils faisaient leurs approches et préparaient l'assaut. Dans ce but, on plaçait le pluteus devant les rangs sur les machines de guerre ou sur des tours mobiles , ou bien on le dressait tout autour des endroits où l'on pratiquait des tranchées et des ouvrages avancés (Caes. B. G. Vil , 41, B. G. I, 25; il, 15; Liv. x, 38; Ammian. xxi, 12).
2. Tour mobile couverte à son sommet d'un toit fait de planches ou de claies garnies de cuir non bouilli ou de tissu de crin, portée sur des roues, et à l'abri de laquelle un détachement d'assiégeants pouvait s'avancer tout contre les murs d'une forteresse assiégée et en chasser les défenseurs avant que l'esralade commençât (Veget. Mil. iv, 15, Vitruv. X, 15).