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Synonyme de Plagdla (Afranius et Varro, ap. Non. s. v

PLAGULÂ. Diminutif de Plaga ; ce mot s'emploie avec les sens particuliers suivants :

2 . Rideau suspendu autour des lits d'un triclinium, comme un filet qui les enveloppe de toutes parts, pour en repousser la poussière et défendre contre le froid les convives couchés autour des ta-

bles, comme dans le spécimen ci-joint , d'après un bas-relief du Musée Britannique (Liv. XXXIX, 6).

3. Rideau que l'on pouvait tirer ou retirer sur les côtés d'un palanquin (lectica), de manière à isoler, quand il le voulait, celui qui occupait la litière, ou, s'il l'aimait mieux, à en faire une voiture découverte (Suet. Th. 1 0 ; voy. la gravure au mot Lectica).

4. Lé d'étoffe, dont il faut deux ou trois, cousus l'un à l'autre, pour faire un vêtement (Varro, L. L. ix, 79).

6. Bande de papier, dont plusieurs, collées ensemble, formaient une feuille (Plin. H. N. XIII, 23).

PLAGUNCULA (TcXav^wv). Poupée

de cire (Cic. ad. Att. VI ; Ernesti, Clavis Cicer s. r.; Caliim. H. in Cer. 92). Voy. Pdpa.

PLANIPES. Acteur qui jouait un rôle dans une espèce de farce grossière qu'on appelait mime (mimus) ; il avait reçu ce nom parce qu'il paraissait sur la scène les pieds nus sans le cotliurnus ou le soccus , plants pedibus, id est non arte exaltatis (Diomed. III, 487 ; Aul. Gell. I, 11, 7 ; Macrob. Sat. Il, 1). La figure ci-jointe est empruntée à une pierre gravée.

PLASTES (îiXàdTTiç). Quelqu'un qui modèle des œuvres d'art en argile ou en cire(Vell. I, 17, 4; Plin. H. N.xxxv, 45).

PLASTICATOR (Firm. Math, vili, 16). Même sens que le précédent.

PLATEA (iT),aTeTo, sous-entendu 6601;).

Une des plus larges et des principales rues d'une ville, par opposition à une petite rue, à une ruelle détournée {angiportus. Ter. Ândr. IV, 5, 1 ; Hor. Ep. II, 2,71; Caes. Zf. C. i, 27; Hirt. B. Alex. 2).

PL AUSTRARIUS (àiAaîorniYoç) . <:^/<a/-ron (Lamprid. Alex. Sev. 24).

2. (à|xa?sûç). Charretier (Ulp. Dig. 9, 2, 27; voy. la gravure à Placstrcm Ma jus).

PLAUSTRUM (6t(iaÇa). Char à deux

roues ordinairement traîné par des bœufs, et servant surtout dans les travaux des champs pour transporter de lourds fardeaux et des produits de toute natui-e (Plaut. Aul. III, 5, 31). En réalité, le filaustrum romain ne consistait qu'en une foi'le plate-forme en planches supportée

PLECTBUH.

par deux roues, qui n'avaient pas de rayons (radii), mais étaient pleines, faites d'une seule pièce de bois ronde {tjmpanum), non mobile autour de l'essieu, de sorte que le tout, roue et essieu, tournait ensemble; ce qui explique pourquoi on parle ordinairement Au plaustrum comme d'un chariot bruyant et qui crie {stridens. \irg. Georg. lll, 536; Ov. Trist. III, 10, 59) On se contentait d'attacher, quand il était de nature à s'y prêter, le chargement sur la plate-forme; ou, si on ne le pouvait, on le renfermait dans un grand panier (ic/r^ea in plaustro, Ov. Fast. VI, 680), comme dans le spécimen ci-joint, emprunté à un bas-relief romain. Dans d'autres cas, on fixait sur les côtés de ce plancher un rebord mobile qui empêchait la charge du char de tomber, sans l'entourer dans toute sa hauteur, ou, comme dit Yarron, en la lais-

sant découverte de deux côtés (ex omni parte palam, Varro, L. L.y, 140), comme dans la gravure ci-jointe, qui est aussi tirée d'un bas-relief.

2. Plaustriim majiis (Cato, R. R. 10; Varro, R. R. I, 22, 3). Chariot du

même genre, et employé à de semblables services, nidis de plus grandes dimensions, et placé sur quatre roues au lieu de deux, comme le montre la figure cijointe, d'après uu bas-relief funéraire découvert à Langres.

PLECTRUM (itX^xxpov). C'est propre-

Ifc lift' \ 1^ ""

ment un mot gi-ec, qui, dans son sens primitif, veut dire ce qui sert à frapper (de TiXïiCTdw , frapper), et qui, par suite, dans les deux langues , est employé particulièrement pour désigner un bâton court ou un tuyau de plume qui servait à faire vibrer les cordes d'un insti ument , soit en l'insérant entre elles, soit, s'il en était besoin , en le faisant courir d'une corde à l'autre (Cic. de Nat. D. il, 59). L'instrument lui-même est représenté sur la gauche de la gravure, d'après une peinture de Pompéi, et la manière de s'en servir par la figure ci-jointe, tirée d'une ancienne fresque romaine conservée au Vatican. Des doigts de sa main gauche elle fait vibrer les cordes de la lyre, tandis que de la droite elle les frappe avec un plectrum.

2. Se dit poétiquement de la barre {clavus) d'un gouvernail (Sil. Ital. xiv, 402 ; ib. 548). Voyez Gubernaculcm.

PLINTHIS (uXtvôU). Diminutif de Plinthus (Vitruv. m, 3, 2).

PLINTHIUM (TtXivÔîov). Cadran solaire, dont les divisions étaient tracées sur uue plaque posée horizontalement comme une plinthe (Vitruv. ix, 8).

PLINTHUS (TtXivôoî)- C'est le mot

employé ordinairement en grec pour désigner une brique ou une tuile, d'où, par suite, les architectes romains vinrent à l'employer pour désigner la partie inférieure de la base d'une colonne, ce que nous appelons la plinthe, plaque carrée, ressemblant assez à une tuile épaisse, qui est placée sous le plus bas torus, et qui dut son origine à la nécessité où, dans les premiers âges de l'architecture, on se trouva de placer une grande surface plate

PLOSTELLUM.

sous la colonne, pour l'empêcher de pourrir quand elle était encore de bois, ou de pénétrer trop avant dans le sol si elle était de pierre fVitruv. iv, 7, 3). PLOSTELLUM (àixaÇt;). Diminutifde

Plaustrum; peut donc se dire de tout chariot construit de la même manière que celui que nous avons décrit à ce mot, mais de plus petites dimensions, comme le modèle ci-joint, d'après une pierre gravée : c'est un char fait pour être traîné par des chèvres et non par des bœufs (Augustin. C. Dei, vu, 21; Hor. Sat. il, 3, 247, où ce mot est appliqué à un jouet d'enfant, à un petit char, auquel est attelée une souris).

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