Prsefectus navls. Le capitaine d'un
bât iment de guerre (Liv. xxxvi, 4 4 ; F lor . 11,6).
8. Prœfectus fabrum. Dans l'armée, officier qui dirigeait et commandait les armuriers, les charpentiers, les mécaniciens, qui construisaient les machines de guerre (Nep. Alt. 12 ; Caes. B. C. I, 24 ; Veg. Mil. Il, 11), Dans la société dvile, ou donnait ce même nom au chef d'un atelier ou d'une corporation de forgerons, de charpentiers, ou d'artisans dont les métiers se rapprochaient de ceux que nous venons de citer et auxquels convenait également le terme général de fabrl. (Inscript, ap. Orelli, 3428).
9. Prœfectus prœtorlo ou prxlorll. Le commandant des gardes prétoriennes ;cet officier, créé par Auguste, n'eut d'abord qu'un commandement purement militaire; mais dans la suite il fut investi à la fois d'une aiitorilé civile et d'une autorité militaire très-étendues, de soi te qu'il devint le second personnage de l'empire, et souvent presque aussi puissant que l'empereur lui-même (Tac. Ann. i, 24).
10. Prœfectus vigllum. Le commandant des veilleurs ou de la garde urbaine, qui était chargée, comme nos sergents de ville, de préserver les citoyens des attaques nocturnes, du vol avec effraction , de l'incendie, etc. (Suet. Aug, 30; Paul. Dlg.\, 16, 3).
1 1 . Prœfectus Urbis. Le préfet ou le gouverneur de Rome. C'était primitivement un magistrat que l'on chargeait momentanément, pendant l'absence du roi ou des consuls, d'administrer la ville jusqu'à leur retour; mais sous l'empire il devint un magistrat permanent qui avait une juridiction déterminée (Suet. Aug.
33 et 37 ; Tac. Ann. vi, 10-11 ).
12. Prœfectus œrarll. Officier créé sous l'empire pour garder le trésor public; il hérita des fonctions remplies primitivement par les questeurs et les tribunl œrarll (Tac. Ann. XIII, 28 et 29 ; nin.Ep. v, 15, 6).
13. Prœfectus annonœ. Officier chargé, sous la république , seulement pour un temps et dans les moments d'extrême disette, de surveiller le marché au blé, de faire venir des approvisiounemeuts et de
(BJEFERtCCLUtt.
fixer le prix auquel devaient être vendues les céréales ; mais sous l'empire, le prxfectus aniionx devint un officier permanent, rem|)lissant les mêmes fonctions d'une manière régulière et continue (Liv. IV, 12; Tac. Âmi. i, 7 ; xi, 31).
PR.«FER1CULUM. Bassin de métal, sans poignée, très-évasé, comme la pelvis, servant à contenir les objets du culte que dans certaines solennités religieuses on portait en grande pompe.
PRi^FlCit;. Femmes que l'on louait comme pleureuses aux convois des riches (Lucil. et Varro ap, Non. s. v.; Plant. Truciil. ii, 6, 14). Elles précédaient le corps, donnant toute esjièce de signes apparents d'une violente douleur, la tête nue , échevelées , sanglotant, chantant quelque hymne funèbre ou les louanges du mort. C'est ce que représentent les figures ci-jointes, empruu-
frB^ESEtE.
téesàun sarcophage de marbre sur lequel l'artiste a sculpté les funérailles de Méléagre. Ce singulier usage se conserve encore dans deux districts de l'Italie , à Canalo et à Âgnara, situés tous deux dans le diocèse de Gérace. Des femmes, qui reçoivent le nom de ripetilrici , y rendent de semblables services aux morts (Ficoroni, Vestig. Rom. part. Il, p. '1). PRiEFURNlUM. Bouche de fourneau qui s'ouvre au-dessous d'un four (fornax) ou de V lijpocausis qui sert à chauffer des bains ; c'est l'étroit passage ou goulet par lequel on introduisait le combustible (Cato, R. R. 38; Vitruv. v, 10, 2; vil, 10). On le voit dans la gra-
vure ci-jointe, qui 'représente les restes d'.un four à poterie romain découvert en Angleterre, près de Castor, dans le comté
de Northampton ; c'est l'étroite arcade au bas de la gravure, et par derrière ou aperçoit le fourneau de forme circulaire.
PR^GUSTATOR (TrpoyeOffTTu). Esclave chargé de goûter à table les plats avant qu'ils fussent présentés à son maître ; c'était un moyen de vérifier s'ils étaient bien assaisonnés, et surtout une garantie contre l'empoisonnement. C'était une habitude orientale , qu'adoptèrent les Grecs et les Romains à mesure qu'augmentait le luxe et que la morale déclinait (Suet. Claud. 44 ; Tac. Ann.
XII, 66 ; Plin. H. N. xxi, 9; cf. Xen. Cyr.x, 3).
PR^LUM. Voy. Pbelcm.
PR^PILATA HASTA. Sorte de javelot dont lessoldatsse servaienten faisant l'exercice , et dans les petites guerres ; la pointe en était garnie d'un bouton ou boule (pila), comme nos fleurets, de manière qu'il ne blessât pas (Liv.
XXVI, 51 ; Hirt. B. Afr. 72 ; Quint, v, 12, 17).
PRiEPILATUS (l'antépénultième longue), dérivé de pilum. Lancé, en parlant d'un trait (Ammian. XXiv, 6, 10; cf.
PR^SEPE,-EPES, ou EPIS,.EPIA et-EPIUM. Proprement , tout emplacement entouré ou défendu en avant par une haie. Se dit, par suite, d'un parc à moutons (Varro, R. R. Il, 2, 19) ; d'une étable pour le gros bétail (Cato , R. R. 14) ; d'une écurie ( Yirg. Mn. vil,
PB^STIGIATOIt.
PBifiTORIANI.
275), et de la mangeoire dans une étable ou une écurie (Suet. Cal. 55 ; Colnniell. I, 6, 6), au Heu du mot propre Pa- TENA. Voyez la gravure à ce mot.
PR^STIGIATOH (eauixaxouoiô; ).
Celui qui fait des tours d'adresse ; prestidigitateur, jongleur (Senec. Ep. 45 ; Fronto, de Or. Eu. I, éd. A. Maio).
PR^STIGIATRIX. Prestidigitatrice (Plant. Âmph. ii, 2, 159).
PRiESUL. Mot à mot, quelqu'un qui saule ou qui danse en tète (Cic. Div, l, 26) ; par suite, le nom du chef des Saliens , qui tous les ans parcouraient la ville en dansant et montrant à la multitude les boucliers sacrés, ancilia (Capitol. Marc. y4ntonin. 4).
PRiETEXTA. Voyez Toga.
PR.flTEXTATUS. Qui porte la toga prœtextata , comme il est expliqué à cet article.
PRiETOR (ff-cpaTTiYÔçéÇaTtéXexyi:, Polyb. m, 106). Préteur; c'est le titred'un des magistrats civils de Rome , qui, par ordre dedignité, venait après les consuls ; le premier préteur avait été créé l'an de Rome 388 , pour rendre la justice dans la ville, sous prétexte que la guerre obligeait continuellement les consuls à s'absenter de Rome, mais en réalité, pour dédommager, les familles patriciennes, qui seules dans l'origine avaient le droit d'arriver à la préture,de la concession qu'on leur avait arrachée en les forçant à consentir au partage du consulat entre les deux ordres. Le préteur portait la toga prœtexta, avait la sella curulis et six licteurs. Dans l'origine, il n'y eut qu'un préteur; mais le nombre de ces magistrats fut porté successivement à quatre par Sylla, à huit par Jules César, à seize par Auguste.
2. (ffTpaTYifôç). Comme ce mot, par lui-même et pris en général, signifie simplement celui qui a le pas sur les autres, on l'avait d'abord employé dans un sens plus étendu pour désigner une personne qui avait qualité de chef, qui exerçait un commandement sur des subordonnes.
Ainsi, dans les premiers temps de Rome, on appelait le consul commandant les armées prxtor, et le même titre sert souvent à désigner le commandaut, le
général en chef d'une armée étrangère (Cic. Div. I, 54 ; Inv. I, 33; Corn. Nep. A//7/. 4).
PRiETORIANI. Les prétoriens, gardes du corps des empereurs , créés et organisés par Auguste à l'imitation de la cohorte prétorienne {cohors prœtoriana), qui remonte bien plus haut. Ce corps subsista sous les différents empereurs qui se succédèrent jusqu'à Constantin ; ils jouèrent pendant ce temps un grand rôle, et firent et défirent des souverains ; Constantin les supprima, et détruisit le camp qu'ils occupaient d'une manière permanente dans l'intérieur de Rome (Tac. Hist. n, 44 ; Plin. H. N.
VI, 35; Aurel. Vict. Cxs. 40). Quoiqu'on ne puisse reconnaître et déterminer avec une pleine certitude les armes et l'équipement de ces troupes , il y a cependant de bonnes raisons de croire que la figure ci-jointe, d'après la colonne de Trajan , représente un des soldats eu question. En effet , on voit souvent sur les colonnes et les arcs de triomphe, des soldats ainsi équipés formant la suite immédiate de l'empereur, ou des détachements envoyés en avant pour reconnaître le pays et les mouvements de l'ennemi, ce qui était encore, on peut l'inférer d'un passage de Suétone {Tib. 60), une des attributions particulières de celte garde ; mais ils ne sont jamais représentés s'ac» quittant d'aucun des travaux habituels des soldats légionnaires, creusant des tranchées, abattant du bois, élevant des foi'tifications , etc.
2. Equités prxtoriani. La cavalerie qui faisait partie de la garde prétorienne (Suet. Cal. 45; Claud. 21). La figure est tirée de la colonne de Trajan.
On remarquera que le caractère de la cuirasse du soldat ainsi que la forme et les dessins de son bouclier ressemblent en tout point aux mêmes parties dans la figure précédente ; ce qui est un nou-
PRiETORiriM.
PRECATIO.
veaji motif de croire que ces deux figu-
res sont destinées à représenter des prétoriens.
PR^TORIUM ((TTpaTYiYeTov). La tente du général en chef d'une armée (voy. la gravure au mot Castra : le prxtorium y est marqué i) ; ce nom lui vient de ce que, dans les premiers temps de Rome, le consul qui commandait l'armée rece- Tait le titre de prsetor (Liv. X, 33 ; vu, 12).
2. La résidence du gouverneur d'une province, l'endroit par conséquent où il rendait la justice (Cic. yerr. ii, 4, 28; II, 3, 35) ; par suite, on étendit cette expression à tout palais de roi ou de prince (Juv. x, 161).
3. Enfin, plus tard, on donna ce même nom aux splendides villas des nobles romains, à ces maisons de campagne où fut déployé dans la période impériale, tant de luxe, où l'on fit de si prodigieuses dépenses (Suet. Aug. 71 ; Tib. 39; Stat. Sylv. 1, 3, 25).
PRANDIUM (ôtptffxov). Repas que l'on prenait vers le milieu du jour (Suet.
Claud, 34), entre l'heure du déjeuner (jentnculam) et celle du dîner {cœna) (Suet. f//. 13). On peut le traduire par goûter ou premier at'ner, suivant la nature et la quantité des aliments qui le composaient; car c'était souvent un repas très-simple et très-léger, destiné seulement à empêcher l'estomac de rester trop longtemps vide (Hor. Sat. i, 6, 27) ; il se composait de pain et de fromage , sans viande ni vin, sans qu'on mît la table (Celsus, I, 3 ; Senec. Ep. 84 ; Mart.
XIII, 30) ; mais les gourmands en faisaient un véritable repas tout de friandises (Cic. Pliil. II, 39), et même y buvaient du vin (Plaut. Men. i, 2, 61 ; Mart. IV, 90).
PRAS1NL4NI. Ceux qui soutenaient les Verts [factio prasina) dans les courses du Cirque (Petr. Sat. 70; Capitol. Ver. 6). Les conducteurs de chars dans les jeux du Cirque étaient divisés en quatre bandes, dont chacune était distinguée par une tunique de couleur différente : il y en avait une blanche, une rouge, une verte et une bleue {alba, riissata, prasina, veneta), et par suite les partisans des cochers de telle ou telle couleur reçurent, comme sobriquet, le nom de la couleur qu'ils défendaient.
PRASINUS. Cocher (auriga) qui, dans les courses du Cirque, portait une tunique verte, et appartenait ainsi à la faction des Verts, comme on les appelait (Suet. Ca/. 55; Nero, 22).
PRECATIO. L'action de prier, surtout de prier les dieux (Dœderlein, Lat. Syn. Il, 129 ; Liv. XXXI, 5; cf. xxxviii, 43,où est expressément marquée la différence entre adoratio, precatio et supplicatio). En priant, les Grecs et les anciens Romains se tenaient ordinairement debout , les deux mains levées vers le ciel (Otitiâ(T(i.aTa 5^epû)v. ^sch.
Prom . 1041. Tendoqtte supinas Ad coelum cum •voce maniis. Virg. jEn.
III, 176 ; Hor. Carm. m, 23, 1), rapprochées l'une de l'autre et complètement ouvertes (pondère palmas, Lucret. v, 1 199), comme le montre la figure ci-contre, qui représente Anchise, dans le Virgile du Vatican. Mais après l'introduction du christianisme, et en général pendant toute l'époque impériale, tout en continuant à rester debout, au lieu de rapprocher les bras, on les écartait et on les étendait le plus possible , comme on le voit dans la figure ci-jointe, d'après une peinture dlm tombeau chrétien auprès de Rome. La même attitude se retrouve dans de nombreuses médailles im-
5tO
PRELl'M.
pénales portant cette devise : Pietas, et dans une statue de Li vie qui fait partie
de la collection du Vatican (Mus. Pioelem. Il, 4).
PRELUM. Le levier, la poutre d'une presse qui servait à exprimer le jus du raisin ou des olives (Vitruv. vi, 9,3; Serv. ad Virg. Georg. u, 241; Hor.
Carm. I, 20, 9); ce mot s'emploie aussi par suite pour la machine toute entière, pour la presse elle-même (torcular. \oy. ce mot).
2. La table de fa pressedansune presse à étoffes, à linge, à papier (Mart. ii, 46, 3 ; Plin. H. N. xili, 23); la gravure cidessous en donne un spécimen.
PRESSORIUM. Presse à étoffes (Ammian. xxvili, 4, \^;Solutis pressoriis vestes diligenter explorât. Cf. Senec.
de Tranq. 1). La gravure, d'après une peinture dans l'établissement d'un foulon à Pompéi , nous présente une machine identique à celle qui sert encore maintenant aux mêmes usages, mise en mouvement par une vis {cocldea) agissant sur une table (prelum) qui aplatit et serre les pièces de drap placées entre elle et une autre planche.
PRIMIPILARIS. Titre que gardait comme une distinction honorifique, après qu'il avait reçu son congé, l'officier qui avait eu rang de premier centurion du premier maïupule des //v'ar/t (Quint, vi, 3, 92; Suet. Cal. 3.S et 38).
PRLMIPlLARiUS. Synonyme du précédent (Senec. Const. Sap. 18).
PRIMIPILUS. Le premier centurion du premier manipule des triarii. L'aigle lui était confiée, c'était à lui à veiller sur elle ; il avait le droit d'assister aux délibérations des officiers supérieurs, et, en l'absence et au défaut du tribun , il prenait en campagne le commandement de la légion (Veg. Mil. Il, 8 ; Caes, B. G. 11, 25; Val. Max. i, 6, 11).
PRINCIPES. Corps de fantassins pesamment armés, qui formaient le second des trois corps dont était originairement composée la légion. On suppose, d'après leur nom, que dans les premiers temps de Rome, les principes, dans l'ordre de bataille, étaient placés en première ligne; mais subséquemment on les fit passer en seconde ligne, entre les kastati et les triarii, et ils continuèrent à occuper cette position jusque vers les derniers temps de la république; alors s'introduisit la coutume de ranger l'arméepar cohortes;ce qui fit disparaître ces vieilles distinctions de kastati, principes et triarii, et réduisit tous les soldats de la légion à l'uniformité de rang et d'équipement(Liv. VIII, 8 ; cf. Hastati et la gravure donnée à ce mot).
PRINCIPIA. ht quartier général dans un camp romain ; il y comprenait la portion du camp qu'occupaient les tentes des officiers supérieurs , et devant ces tentes l'espace libre où étaient dressés les étendards des légions, où l'on haranguait les soldats, où l'on rendait la justice, et où l'on offrait les sacrifices (Liv. vu, 12; xxviii, 24;Tac. Hist.ni, 13; vov. la gravure à Castra).
PRISTA (7Tpi(jTr,p). Scieur i\>\m. H. N.
PKISTIS.
PB0NAC8.
XXXIV, 19, 3). La gravure ci-jointe est tirée d'un vase en terre cuite, de fabrique étrusque ou italienne primitive ; elle nous montre l'emploi de ce que nous appelons une scie allemande^ et une méthode très-simple de soutenir le morceau de bois que l'on va scier, rien qu'avec un support et un étai, sans avoir besoin d'une fosse de scieur de long.
PRISTIS. Vov. PiSTRis.
PROCŒTON (npoxotTwv). ^«f/c/iflffzhre (Plin. Ep. ii, 17, 10 et 23), pièce que les Romains empruntèrent à l'architecture de la Grèce , comme ils en empruntèrent le nom à la langue grecque (Varro, R. R. il. Proœm.).
PROCURATOR. Proprement, celui qui agit au nom d'un antre comme son représentant, ou fondé de pouvoirs. Par suite on employa ce nom plus particulièrement pour désigner l'intendant d'un domaine romain, soit à la ville, soit dans des propriétés rurales. Quoique esclave, ce personnage avait l'entière direction de la propriété et des serviteurs de son maître (Senec. Ep. 14 ; Columell. i, 6, 7 ; Plin. Ep. m, 19, 2; Cic. de Or. I, 58; ad AU. xiv, 16).
2. Procuralor peni (Plaut. Pseud. il, 2, 14), synonyme de Cellabics et de Promds.
3. Proc.itrator regni. Vice-roi ou gouverneur général (Cies. B. C. III, 112).
4. Officier qui administrait les propriétés que l'empereur et le sénat possédaient, soit en ville, soit à la campagne, et qui en faisait rentrer les revenus (Suel. Cal. 47; Plin. Parieg 36). Ces hommes d'affaires n'étaient pas des esclaves; ils étaient choisis parmi les chevaliers (Suet. Fit, 2), ou les affranchis (Id. Otho, 7).
PROJECTURA (yelcjaov). La Tisière
d'un casque; on l'appelait ainsi parce
qu'elle s'avançait au-dessus du sommet delà téie, comme le fait souvent l'extrémité inférieure d'un toit : c'est ce que montre bien le spécimen ci-joint, d'après un casque anti(|ue en bronze, découvert à Pompéi. Le mot latin est cité par Becchi {Mus. Borh. m, 60), mais sans qu'il mentionne son autorité. Le mot grec est donné par Poilux (i, 125).
PROMPTUARIUM. Magasin ( Cato, R. R. 11; Apul. Met. i, p. 17).
PROMULSIDARE ou-ARIUM. Tabouret, plateau ou tout autre meuble servant à tenir les plats et les vases dans lesquels on servait la promulsis (Pttr.
Sat. 31, OÙ le promulsidare est fait en forme d'âne portant deux paniers ; Ulp. Uig. 34, 2, 20).
PROMULSIS. Nom que l'on donnait à toute es|)èce de comestibles pris pour exciter l'appétit avant dîner, comme des œufs, des huîtres, des radis, etc. (Cic. ad Fam. IX, 20;.
PROMUS. Sommelier et dépensier, économe. Esclave qui élait chargé, dans une maison romaine, du vin et des provisions, et qui avait pour fonctions d'en faire servir tous les jours ce (|u'il en fallait pour ses maîtres; aussi trouve-t-on souvent ce mot joint à condus, l'intendant, parce que le même individu remplissait souvent à la fois ces deux fonc* tions (Plaut Pseud. ii, 2, 14).
PRONAUS OU-OS (npôvao;). Portique en avant d'un temple (Vitruv. m, 2, 8 ; IV, 4, 1) : c'était un espace ouvert de
côté, entouré de colonnes et surmonté par un fronton {fastigium), en avance sur le corps principal (cc//fl) de l'édifice c'est là que l'autel était |)lacé et <|u'on faisait les sacrifices. La gavure représente un ancien temple , connu sous le nom de Maison-Carrée, à Nîmes.
l'ROîTUBA.
PROPDGTfACULCM.
PRONUBA. Matrone qui n'avait été mariée qu'une fois, et qui accompagnait partout la jeune femme le jour de ses noces, comme chez nous la demoiselle d'honneur, à quelques différences près ; mais sa fonction spéciale était , après la fête du mariage, de conduire la jeune femme au lectusgenialis, et de lui don-
ner des encouragements et des leçons, de l'instruire des nouveaux devoirs que lui imposait la vie nouvelle où elle venait d'entrer (Festus, s. v.; Varro, ap. Serv. fl^; Virg. Mit. IV, 166; cf. Catull. 61, 18G, et Stat. Sjlv. I, 2, 11). C'est ce que montre la gravure, d'après la célèbre fresque romaine que l'on conserve au Vatican, et qui est connue sous le nom de Noces j4ldobrandines. La nouvelle mariée est la figure de droite , encore enveloppée dans le voile des noces (flammeum) ; la pronuha, celle de gauche, un collier autour de la tête, et dans une attitude de persuasion et d'encouragement : toutes deux sont assises sur le lit nuptial.
PROPES. L'extrémité inférieure de l'écoute (/>ei) attachée au coin d'une voile
carrée, ou le bout du cordage qui était fixé aux plats-bords du bâtiment pour
maintenir la voile ouverteau vent, comme on le voit dans la gravure ci-jointe, d'après une monnaie de Lépidus (Turpil. ap. Isidor. xix, 4, 3; cf. Herod. ii, 30).
PROPLASMA (7tp67t)ia(T[xa ). Petit modèle grossièrement exécuté en terre cuite ou argile que façonnent rapidement les sculpteurs pour donner un premier corps à leurs pensées et en tracer une esquisse vive et hardie. Elle sert à leur montrer la manière dont leurs figures devront se grouper, à leur faire apprécier l'effet que produira aux regards, des différents points où pourra se placer le spectateur, l'arrangement, le groupement et la position des membres et des accessoires; cela les aide à déterminer la forme du bloc dans lequel devra être exécuté l'ouvrage avec ses dimensions définitives (Plin. H. N. XXXV, 4; Cic. ad Att.