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XII

PROPNIGEUM (npo7tviyeTov).La bouche d'un foiuneau (TcvtyeO;). C'est proprement un mot grec; le véritable terme latin est PRiEFURPiiCM : voy. ce mot (Plin. Ep. II, 17, 11; Vitruv. v, 4, 2).

PROPUGNACULUM. Dans un sens général, se dit de tout bâtiment ou construction qui sert aux hommes à attendre l'ennemi et à le combattre avec moins de risque ; ainsi d'une forteresse, d'un rempart, d'une barricade; etc.; et à bord d'un navire, de ces tours élevées , dressées au-dessus du pont, et où montaient

les marins pour lancer leurs traits. Cela donnait au navire l'air d'une forteresse, comme dans le spécimen ci-joint, d'après im bas-relief de marbre qui semble fait tout exprès pour ces vers d'Horace : Ibis Liburnis inter alla navium, Amice, pro-

PnOSCENICM.

pu^nacula,... (Epod. i, 1 ; Schol. Vet. aclL Plin. H, N. xxxii, 1).

PRORA (lîpwpa). La proue, Y avant d'un bâtiment (Caes. Cic. Virg. Ov. etc.). Presque toutes les représentations de vaisseaux antiques, soit en sculpture, soit en peinture , soit en mosaïque , sont extrêmement incomplètes, et ne nous donnent pas les traits caractéristiques que noiis désirerions connaître , les artistes se bornant à reproduire quelques types de convention , et n'essayant jamais une fidèle copie qui puisse nous faire comprendre les principes d'après lesquels un navire était construit. Cela est si vrai que, là où on n'a plus que des fragments , comme dans le bas-relief dont la gravure précédente reproduit une partie, des discussions se sont élevées sur l'identité de la partie conservée : on s'est demandé si l'on avait devant les yeux l'avant ou l'arrière du vaisseau. La figure ci-jointe , d'après une peinture an-

tique conservée dans le musée Bourbon à Naples , nous donne pourtant un spécimen , peut-être unique , de l'avant d'un vaisseau chez les anciens; on peut y distinguer clairement les différentes parties qui le composent, et, d'après l'avis de marins expérimentés (Jal., [Àrcliéologie navale, t. I, p. 24), il n'y a rien là de contraire aux lois de la construction des navires, et qui n'ait pu parfaitement exister ailleurs qu'en peinture. Cet avant ressemble d'une manière trèsremarquable à celui d'un navire qu'emploient maintenant les Calabrois et que l'on voit souvent dans le port de Naples, qui porte le nom de chébek (en italien, sclahecco ) .

PRORETA (itpwpY-TYiO- Homme qui se tenait sur un navire, à l'avant ,

pour surveiller la mer, et indiquer par des signes au timonier snr quel point il devait gouverner, comme le montre la figure ci-jointe , empruntée à une mé-

daille. Il commandait en second sous le giibernator, et avait sous sa surveillance immédiate tout ce qui tenait au gréement et à l'armement du navire (Plaut.

Riid. IV, 3, 86 ; Rut il. Itin. i, 455 ; Scheffer, Mil. Nav. iv, 6).

PROREUS (itpwpeûç). Synonyme du précédent (Ov. Met. m, 634).

PROSCENIUM (upoffxïiviov). "La scène dans un théâtre antique; c'était toute la plate-forme élevée que bornait en avant Vorchestra, et par derrière le mur de la scena, qui était une des parties de l'édifice , et n'était pas mobile , comme les toiles de fond de nos théâtres (Vitruv, V, 6, 1 et 7, 1; Apul. Flor.

^Èi^'--A*e^/\A-o\l' •=--.-

18 ; Virg. Georg. ii, 381 ; Serv. ad /.). Cette scène n'avait jamais , dans un théâtre grec ou romain, autant de profondeur que peuvent en avoir celles de nos théâtres modernes, parce que les personnages, dans le drame antique, étaient bien moins nombreux que ceux que nous avons l'habitude de faire figurer dans nos pièces, et que le chœur des Grecs faisait toutes ses évolutions dans Yorchestra , tandis qu'il n'y avait pas de chœur chez

SH

PBOSTOHIS.

PSALTEBIUM.

les Romains. La gravure donne une vue du proscenium du grand théâtre de Pompéi, pris du ceiitje du premier corridorcirculaire(/7ra?<rtMc//«) ; elle nous montre une grande partie de 1' orchestra a\ec la scène derrière, puis le mur de la scène avec ses trois entrées, et ombré d'une demi-teinte, tout au fond, le mur qui borne le postscen'ium.

PROSTOMIS. Leçon de quelques éditions pour Postomis. Voy. ce mot.

PROSTYLOS ^7ip6<TTu)^o;). Temple ou

autre bâtiment qui a un porche supporté par une colonnade, comme le montre le plan ci-joint, et la gravure au mot Pro- NAXJS, où l'on voit, en hauteur, un mo numentqui a les mêmes dispositions (Vitruv. III, 2).

PROSTYPUM (TtpoffTunov. Callix.

ap. Athen. v, 30). C'est la leçon adoptée dans quelques éditions de Pline {H. N.

XXXV, 43) au lieu de protypum. Ce mot désignerait, selon les interprètes, des figures en bas-relief {hassorilievo), par opposition à celles qui sont exécutées en haut-relief on relief entier [altoriliet'o).

PROSUMIA. Petite embarcation allant sur mer, servant à pousser des reconnaissances et à surveiller les mouvements d'une flotte ennemie. C'est tout ce qu'on en sait (Festus, s. r.; Caecil. ap. Non.

PROTHYRUM (SiàOjpov). ^llée d'une maison romaine , petit couloir allant de la porte de la rue (j'a/iua ) , qui restait probablement toujours ouverte pendant le jour, comme cela se fait encore en Italie, à la porte intérieure (ostiiim ) qui donnait dans l'atrium. Le nom grec définit plus rigoureusement ce corridor comme la partie de la maison qui est

entre,(ôiâ) les deux portes; et le TtpoOupov des Grecs , ou devant de la porte,

correspond au veitibtilum des Romains (Vitruv. VI, 7, 5). La gravure représente l'allée d'une maison de Pompéi, le plafond et les portes étant restitués pour donner des lieux une idée plus com()lète. Les colonnes aperçues à travers la porte la plus éloignée , dont un battant est fermé , sont celles de Y atrium.

PROTYPUM (TtpÔTUTTov). Modèle d'après lequel quelque chose est formé ; ce qui répond à notre mot type ou prototype. Dans un passage de Pline (//. TV. xxxv, 43), ce mot sert à désigner des moulures de terre cuile employées comme antéfixes (antefixa) pour orner des bâtiments, et que l'on pouvait multiplier indéfiniment au moyen du moulage. Mais la leçon n'est pas certaine , et plusieurs éditeurs lisent Prostypcm.

PROVOCATORES. Classe de gladiateurs sur lesquels on ne sait rien de précis, hors qu'ils étaient ordinairement mis aux prises avec les Samnites (Cic. Sext. 64 ; Inscript, np. Orelli, 25CG).

PSALTERIUM (<\i'tkxr\pto^). Psaltérion, instrument à cordes ( Varro, ap.

Non. 1'. Nervi; Virg. Ciris, y. 111),

PSA-LTEBICM.

PSECDISODOMUM.

tenant le milieu entre la cii/iara et la harpe, avec ciiacune desquelles il avait quelques traits de ressemblance, il se rapprochait de la première en ce qu'il avait une boîte de bois creuse et sonore, sur laquelle étaient étendues les cordes, mais qui, au lieu d'être tenue baissée vers la terre quand on louchait l'instrument , comme cela se faisait habituellement avec la ciiliara (voy. la figure à ce mot), était portée sur l'épaule couchée horizontalement, de manière à faire plutôt le haut que le bas de l'instrument (Isid. Orig. m, 21,7; Cassiod. in Psalm. 150 ; August.

in Psalm. 66) ; il ressemble à la harpa en

ce que les cordes y vont, du centre formé par la boîte, s'attacher à un long morceau de bois recourbé , de manière que les trois parties réunies, les cordes, la boite et le bois de l'iustiument, rappellent un arc, si la boîte et le bois forment, par leur jonction, une ligne courbe, comme cela se voit dans la gravure, ou que ces trois pièces forment un triangle, s'il y a un anfîle fait au point de jonction, comme cela se présente dans un spécimen antique de cet instrument, conservé maintenant à Paris, an Musée égyptien. Cette description, tirée, avec l'aide des gravures ci-dessus , des différents textes auxquels plus haut nous avons renvoyé, semble ne laisser aucun doute sur la nature et le caractère de cet instrument. La figure de dessous représente un de ces instruments conservé dans le Musée Britannique; le dessus de la boîte est garni de cuir, et percé de trous pour que les vibrations de l'air puissent s'y propager; celle de dessus.

d'après une peinture de Tiièhes, donne un spécimen de la manière dont on tenait cet instrument et dont on en jouait.

2. (ij/aXTTiptov ôp6iov). Le psaliérion droit mentionné par Athénée (iv, 81), comme un instrument différent du psaltérion ordinaire , était probablement la même chose que la Aar^n.ou quelque chose qui lui ressemblait fort (voyez le spécimen donné à ce mol). Si ou plaçait dans une position verticale, an lieu de l'horizontale, l'instrument représenté ci-dessus, d'après une peinture de Thèbes, il resterait bien peu de différence entre lui et la harpe, à laquelle nous renvoyons.

PSALTES (<l/iXTTi;) a un sens très-général : celui qui joue d'un instrument à cordes (Quint, l, 10, 18; Sidon. Ep.

PSALTRIA ( i^iXTpia ). En général, toute femme qui joue d'un instrument à cordes; ainsi la figure ci dessous, tirée d'une fresque découverte à Cività , en 1755, et représentant la muse Erato, est accompagnée dans l'original de celte inscription que l'on lit sous ses pieds : il'x/tpia. Mais ce mot désignait plus particulièrement une classe de femmes d'une moralité peu sévère, et dont la profession , en Grèce, était d'aller où on les appelait, danser et chanter dans les festins pour amuser les convives, ce que nous montrent souvent ceux des vases grecs sur lesquels sont représentés des banquets, des orgies ( comissationes ) .

Le même usage fut introduit à Rome, après la défaite d'Autiochus, par l'armée qtii avait servi en Asie (Liv. xxxix, 6 ; Cic. Sext. vi, 54 ; Juv. Sat.yi, 337).

PSEUDISODOMUM ( 4/£vÔi(j65ojiov ).

L'un des systèmes de construction les plus anciens et les plus grossiers qu'aient employés les Grecs : les pierres, quoique formant des assises régulières, n'étaient pas toutes de même dimension, de même hauteur. Ainsi, quoique toutes les assises fussent parallèles et toutes les pierres

PSRUDODIPTEROS.

PSILOTHRUM.

d'une même assise de la même hauteur, les dimensions respectives des assises différaient, ce qui produisait cette inégalité

dans l'égalité, cette fausse égalité qu'indique la composition même du mot (Vitruv. II, 8, 6 ; Plin. H. N. xxxi, 61 ; cf. Isodomum). La gravure représente une des entrées de rancierine citadelle de Mycènes , et nous donne par conséquent un spécimen très-antique de ce genre de construction.

PSEUDODIPTEROS (iV£y5o5Î7rTepo<;)- Pseudodiptéral ; terme d'architecture qui sert à désigner un édifice qui semble être entouré d'une double colonnade , quoique en réalité il n'ait qu'une colonnade simple, aussi écartée des murs de la cella que l'est dans le système diptéral la colonnade extérieure, mais avec cette

différence que la colonnade intérieure est supprimée (Vitruv. m, 2). L'espace compris entre les colonnes et les murs de la cella est ainsi, toutes proportions gardées, deux fois aussi large que dans le système appelé simplement /^eVi/;/eVa/, et aussi large que dans le diptéral, réunissant ainsi plus d'espace et de grandeur à moins de frais. Voy. les gravures aux mots DiPTKROS et Periptf.ros; la distinction avec celle que nous donnons ici se marquera d'elle-même.

PSEUDOPERIPTEROS (.J/£uSo7t£p(- TtTEpoc). Pseudopériptéral , terme em-

ployé pour désigner un édifice qui paraît entouré d'une colonnade qu'en réalité il ne possède pas, les murs de la cella étant simplement munis de demi-colonnes ou de trois quarts de colonnes qui

correspondent par leur alignement aux colonnes isolées du porche (Vitruve, m, 2). Grâce à cette disposition, il restait plus de place pour l'intéiieur du temple, comme le montre clairement la gravure, qui est un plan du temple de Fortuna virilis à Rome; et en même temps la suite des colonnes engagées dans le mur faisait croire à une colonnade. Voyez au mot Pronaus un dessin du même genre en élévation.

PSEUDOTHYRUM (^/euSôOupov). Porte fausse ou plutôt porte secrète, qui permet de faire entrer ou sortir quelqu'un sans qu'on s'en aperçoive (Ammian.

XIV, 1 ; cf. Cic. deSen. 6; Verr. Il, 2, 20).

PSEUDOURBANA. Sous-entendu œdlficia . Les parties d'une ferme , d'une propriété rurale qui étaient appropriées pour recevoir le propriétaire et sa famille, la maison d'habitation, par opposition aux bâtiments de la ferme et aux logements des fermiers et de leurs gens , familia riistica (Vitruv. vi, 6, 3 ; cf. Columell. l, 6, 1 ). Le mot pseudiirbain, que l'on pourrait traduire par qui n'est au fond que la •ville, était employé pour désigner la partie ci-dessus mentionnée de la ailla, parce que , quoique ce fût en réalité une maison de campagne , elle était bâtie sur le même plan et avec le même luxe qu'une maison de ville.

PSILOCITHARISTA ( 4/aoxi6api- (Tt:^;). Quelqu'un qui se contente déjouer de la guitare (citliara), comme instrumentiste, sans en accompagner les sons avec la voix (Suet. Dont. 4).

PSILOTHRUM (^l^iXwepov). Préparation médicale ou onguent fait surtout

PTEROMA.

PCGILLARRS.

d'arsenic chauffé et de chaux non éteinte ; les personnes de mœurs efféminées, hommes aussi bien que femmes , s'en servaient pour faire tomber les poils de la peau (Mart. m, 74 ; Tl, 93; Plin, H. N. XXIV, 37 ; xxxii, 47 ).

PTEROMA ou PTERON (7tTÉpw|X3i, TTxepôv ). En architecture, colonnade régnant sur les deux côtés d'un temple ou de tout antre édiOce construit sur le même plan ; elle se détachait de chaque côté du mur de la cella et faisait saillie, comme des ailes sur le corps d'un oiseau ; de cette ressemblance était venu le nom (Vitruv. III, 3, 9). Dans des bâtiments qui n'avaient pas de colonnes des deux côtés , mais d'autres constructions , que nous appelons des ailes, ou même de grands murs nus disposés comme aurait pu l'être un paravent, on désignait par le même nom ces constructions latérales et ces murs (Plin. H. N.xxnw, 4, 9 ; XXXVI, 13; Strabo, xvii, 28).

PTEROTUS (TtTgpwTÔç). C'est proprement un mot grec qui signifie ailé, mais que l'on emploie comme l'épithète spéciale de la coupe à boire ( calix ), parce qu'elle était garnie de chaque côté d'anses placées comme le sont les ailes dans l'oiseau. C'est ce que montre la gravure, qui représente une coupe de fabrique grecque (Plin./^. TV. XXXV, 66).

PLBLICANUS (Te)^wvYi;, Nov. Test.).

PuhHcain,ce\\y\ qui prenaità ferme les impôts, payant à l'État une certaine somme pour le produit d'une taxe qu'il percevait ensuite par ses hommes et pour sou eompte. Le puhlicain romain appartenait en général à l'ordre équestre. Les impôts qu'il levait étaient la taxe des terres, qui portait sur les pâturages , la dîme du blé, sur les terres labourées, et les droits de douane ; comme c'était lui qui levait directement l'impôt , et que , pour tirer profit du contrat fait avec l'État, il avait besoin de ne rien laisser perdre de ce qui lui était dû, il était loin d'être populaire ; sa richesse ne l'en rendait pas moins un personnage en grand crédit et fort influent ( Plin. H. N. xxxviil, 8 ; Cic. Plane. 9 ; Liv. XLiU, 16).

PUGIL (itûy.Tir,?). Boxeur, celui qui comliat avec le poing (pugnus, tiûÇ ).

L'art de boxer (pugilatio, pugilatits) remonte à une très-haute antiquité ; les Grecs et les Étrusques le pratiquèrent de très-bonne heure, et il fut en grande vogue à Rome pendant la république et l'empire (Liv. i, 35 ; Cic.

Tusc. II, 17; Suet. ylug.

45). Les attitudes, les manières de parer et de frapper, que nous représentent différentes œuvres d'art , indiquent que les anciens entendaient à peu près l'art de boxer comme le font encore maintenant les Anglais, à une différence importante près , différence qui devait rendre leurs combats à coups de poing bien terribles : c'est que leurs boxeurs se couvraient l'avant-bras et les poings de courroies de cuir garnies de petites boules de métal {csestus), comme le montre la gravure ci -jointe, d'après une statue bien connue de la villa Bbrghèse.

PUGILATIO, -ATUS (uyyixaxîa). Action de boxer ; combat de boxeurs.

Voyez PcGiL.

PUGILATOR, Synonyme de Pdgil.

PUGILLARES. Petites tablettes couvertes de cire pour écrire, ainsi nommées de leurs petites dimensions, parce qu'elles pouvaient tenir commodément dans une {letitemain (/?//o-/7/«i). Elles servaient surtout de mémorandum, pour saisir au vol

et fixer une pensée qui venait à l'esprit, et de messages d'amour, usage dont témoigne la gravure, qui, d'après une peinture de Pompéi , représente Cupidon chargé d'un billet doux que Polyphème envoie à

PUGIO.

PULVITCAB.

Galatée (Senec. Ep.lS; Plin. Ep. i, 6, 1, et 22, 11).

PUGIO ( ifx^içi^io^). Dague courte, tranchante des deux côtés, à pointe aiguë, poilée sans fourreau à gauche, surtout à l'armée par les officiers supérieurs, et sous l'empire par les grands personnages et par les empereurs eux-mêmes pour indiquer leur pouvoir de vie et de mort (Cic. PliU. II, 12; Suet. F'it. 15; Tac. Hisi. m, 68 ; i, 43; Val.

Max. III, 5, 3). Le spécimen est lire d'un original en bronze conservé au Musée de Naples ; les trous dont est percée la poignée de l'arme ont dû recevoir autrefois des clous d'or ou d'argent.

PUGIUNCULUS. Diminutif de PuGio.

Petite ^rto-Mc (Cic. Fragm. contra C. Anton, ap. Ascon.; Id. Or. 67).

PULLARIUS. Personne qui avait soin des poulets sacrés (voy. la gravure à Ca- VEA, 3), et qui prétendait prédire l'avenir d'après la manière dont ils mangeaient ou dont ils refusaient la nourritun^ qu'on leur offrait (Cic. Div. u, 34 ; Liv. X, 40).

PULPlTUM(PïilJ.(x). Tribune ou chaire en bois et mohile ( Suet. Gramm. 4, remoto pulpito), dans laquelle un orateur, un déclamateur, un grammairien, montait pour se mettre en vue et commander son auditoire, quand il allait lui adresser la parole (Hor. Epist. i, 1 9, 40).

2. ().oY£Îov, ôxpiêaç). Dans un théâtre antique, la partie de la scène ( proscenium) qui était la plus voisine de l'or-

chestre , et où se tenaient les acteurs quand ilsdialoguaient ou prononçaient des morceaux de longue haleine (Hor. ^. P.

278;Vitruv. V, 7, 2, et G, 1; Propert.

IV, I, tG). Elle est représentée dans la gravuie par la plaie-forme longue et élevée qui s'étend à la gauche; la rainure marquée en noir qui en occupe le bord, indique la fente dans laquelle on faisait descendre la toile (aul a ). La gravure est une vue de la scène , de l'oicheslre et d'une partie des gradins du petit théâtre à Pompéi.

PULSAIJULUM. Archet qui servait à frapper les cordes d'un instrument (Apul. Flor.lb) ; mais le mot ordinairement employé dans ce sens est Plec- TRCM. Voyez la gravure à ce mot.

PULTARIUS. Proprement un vase dans lequel on servait du potage (/>m/j). U était fait en forme d'entonnoir renversé (Pallad. VI, 7, 2 ; cf. Columell. IX, 15, 5), le fond large et le goulot étroit; ce qui se conçoit aisément en l'absence de toute représentation et de tout spécimen authentique. On l'employait encore pour tous autres usages auxquels pouvait convenir une telle forme, comme verre à boire (Plin. H. N. Vli, 54 ; ^eiv.Sat. 42), et pour poser des ventouses.

PULVILLL'S. Diminutif de PuLVmcs.

PULVINAR ou POLVINAR. Peut se traduire, suivant les cas, par nos mots oreiller, édredon, coussin. Mais ce mot implique une idée de richesse et de grandeur, et, quand il est employé par un bon écrivain, il faut l'entendre comme indiquant un coussin de grandes dimensions et fait d'étoffes de prix, servant plutôt à des lits, à des couches sur lesquelles le corps est étendu, que pour des chaises ou des sièges sur lesquels on est assis ( Petr. Snt. 135; Senec. de Ira, m, 37); voy. les gravures aux motsLEC-

TULDS, LkCTDS.

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