‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 224 sur 327 · Par suite, ce mot s'emploie pour · texte numérisé non relu

Par suite, ce mot s'emploie pour

PCLVINABIUM.

désigoer les lits richement ornés de coussins sur lesquels, à la fètedu lectisternium, on étendait les statues des dieux pour qu'ils eussent l'air de prendre part au festin que l'on servait devant eux (Cic. PlùL II, 43 ; Dont. 53 ; Liv. xxx, 21), comme le montre la gravure cijointe, d'après une lampe en terre cuite.

3. Dans le Cirque, endroit où des couches du même genre étaient placées pour ces divinités, dont on portait en procession solennelle les statues dans les fêtes du Cirque (Suet. Aug. 45 ; Cal. 4).

4. Lit d'apparat, ou lit nuptial ; se dit surtout des couches des divinités (Catull. 64, 47), ou de celles des empereurs romains, auxquels on rendait les honneurs divins ( Suet. Dont. 13; Juv. vi, 132).

PULVliNARIUM. L'endroit d'un tempie où étaient disposées les couches des divinités à la fête du lectisternium (Liv. XXI, 62)

PULVINATUS. Qui a un contour plein et bombé , comme un traversin ou un coussin ; par suite, ce mot est appliqué comme terme technique, par les archi-

tectes , aux chapiteaux des colonnes ioniques, dont les côtés, formés par la partie latérale des volutes , présentent la figure d'une sorte de cylindre qui ressemble fort à un traversin, comme on le voit dans le spécimen ci-joint, emprunté à un chapiteau du temple de Minerve Polias (Vitruv. I, 2, 65 ; Id. m, 5, 5).

PULVINUS. Dans son sens général, ce mot est à peu près synonyme de puhinar, et signifie coussin , oreiller, traversin, mais avec une nuance; le pulvinus est plus |)etit et moins riche que le pulvinar, et désigne ainsi plutôt les coussins qui servaient à s'asseoir (Cic. de Or. 1,1 ; ad Fam. IX, 18; voy. la figure au mol Cathedra) , à appuyer la tête , comme l'oreiller d'un lit (Sali. Jug. 74;

cf. Cervical ) , ou le coude , comme ceux des lits de festin (Nepos, Pelop. 3 ; voy. la figure à Ccbital), que ceux sur lesquels tout le corps était étendu dans une position horizontale.

2. En architecture, le balustre ou oreiller qui occupe les deux parties latérales du chapiteau, formé par la volute (Vitruv. III, 5, 7), et qui imite, comme le montre la figure précédente, la forme bombée d'un traversin.

3. Dans une baignoire servant à prendre un bain chaud (alveus) , la partie située immédiatement au-dessus du degré (gradus) sur lequel s'asseyait le baigneur. Elle formait pour sou dos un appui que l'on assimilait ainsi à un coussin (Vitruv. V, 10, 4j, La gravuie représente une

coupe du bain chaud dans la chambre thermale à Pompéi ; a est la baignoire même, B la marche sur laquelle était assis le baigneur, et c le coussin ou pulvinus contre lequel il appuyait son dos.

4. Levée de terre dans un champ ou un jardin , entre deux tranchées ( Plin. H. N. xvii, 35, 4); parterre en dos d'âne (Varr. R. R. I, 35, 1) : ces deux objets rappellent par leur forme bombée celle d'un coussin.

PUM1L10NES,PUM1L0NES, PUMILI (Senec. £p. 76; Stat. Sjlv. i, (l, 57; Suet. Jug. 83). Synonyme de Nani.

Voyez ce mot.

PUNCTUM. Tout petit trou fait par une piqûre; par suite, un Tote, un suffrage, parce que dans les âges primitifs, avant qu'eût été introduit l'usage de voter par bulletin, un préposé {rogator) tenait une liste de candidats dressée sur une tablette couverte de cire, et enregistrait les votes, à mesure que les citoyens les donnaient de vive voix en défilant devant lui, par un point qu'il marquait dans la cire , en face des initiales du eau-

PCTEAL.

didat que soutenait chaque électeur (Cic. Plane. 22; Tusc.u, 24).

2. Un des points marqués sur un dé àjouer{Mart. xiv, 17; cf. Suet. Nero ,

30). La gravure est une copie d'un dé antique trouvé à Herculanum.

3. Une des subdivisions marquées sur le fléau d'une roma/ne [statera) pour indiquer le poids exact d'un objet pesé

(Vitruv. X, 3, 4). Le spécimen représente une romaine antique , en bronze, découverte à Pompéi.

PUPA. Dans le sens primitif du mot, petite fille , puis poupée , jouet d'enfant (Varro, ap.

Non. s. v.; Pers. Il, 70; Hieron. Epist. 128, n. 1).

La gravure représente une poupée en ivoire antique , découverte dans un tombeau d'enfant, près de Rome. Un autre spécimen en terre cuite , découvert en Sicile, et d'un dessin plus élégant, a été publié par le prince de Biscari , Degli antlchi Ornamenti e Trastulli de' Bambiiii, tav. v.

PUPPIS (7ipû[Aav).' La poupe ou arrière d'un navire. Les œuvres d'art que l'on a découvertes jusqu'ici ne nous donnent aucun spécimen clair et satisfaisant de la manière dont les anciens constructeurs disposaient les poupes de leuis navires ; tout ce que l'on y voit , c'est qu'elles sont toujours représentées rondes, et que dans beaucoup de cas on peut à peine les distinguer de la proue Iprora ). De nombreux spécimens de poupes, aussi peu nettement caractérisées, sont épars dans ce Dictionnaire; mais le modèle ci-joint a été composé par les

académiciens de la Société royale des Antiquaires à Naples [/tcademici Ercola-

nensi) de parties fournies et d'indications données par différents monuments antiques. Nous le présentons ici afin de donner, de l'apparence que présentait réellement l'arrière d'un navire antique, une idée plus juste que ne peuvent le faire les figures de convention que reproduisent presque toujours, quand il s'agit de marine, les artistes anciens. Si on le compare à la gravure au mot Prora, qui nous montre une proue fidèlement dessinée d'après l'antique , on verra du premier coup combien ces deux parties, telles que nous les avons représentées , s'adapteraient bien l'une à l'autre comme l'avant et l'arrière d'un même bâtiment.

PUTEAL. Mur bas ou rebord circulaire en marbre ou en pierre qui entourait un puits (puteus), pour empêcher

d'y tomber. On en a trouvé beaucoup dans les fouilles, et on peut en voir dans les différentes collections d'antiquités ;

PYCNOSTYLOS.

ils sont souvent richement décorés de personnages ou d'autres dessins en relief Iputealia sigillata, Cic. ad AU. I, 10); la gravure ci-jointe en présente un du même genre entourant encore un puits , tel qu'il existe de nos jours dans les cloîtres qui dépendent de la basilique de Saint-Jean de Latrau à Rome.

2, Quand un endroit était frappé de la foudre, il était immédiatement regardé comme sacré, et vénéré comme tel par les Romains ; on l'entourait, pour le préserver d'être foulé par des pieds profanes, d'un rebord circulaire du même genre et portant le même nom que celui que nous

venons de décrire (Cic. vSex?.8;0v. A. v^/w. 561). Parmi les endroits ainsi consacrés, le plus fameux était le puteal Libonis ou Scribonianum du Forum romaiu ; c'était près de ce lieu que se rencontraient les usuriers et qu'ils faisaient leurs affaires. 11 est représenté ici d'après une médaille de la gens Scribonia et porte au-dessous l'inscription suivante : Pdteal Libonis.

PUTEUS et PUTEUM (?péap). Puits que l'on creusaiten terre et qu'alimentait une nappe d'eau souterraine. Voy. des spécimens aux mots Girgillus et Puteal (Cic. Hor. Plin.).

2. Trou creusé en terre pour serrer le blé, comme nous faisons pour les pommes de terre (Varro, R. R. I, 57, 2).

3. Ouvertures maçonnées ou regards , pratiquées de place en place le long d'une conduite d'eau pour en rendre la visite plus facile. Quand le conduit était souterrain, les regards ressemblaient aux puits par lesquels pénètre le jour dans un tunnel ; quand le même aqueduc contenait deux ou plusieurs conduits séparés placés l'un au-dess>is de l'autre, les regards de ceux de dessous étaient pratiqués sur le côté de ces canaux, au-dessus du niveau de l'eau dans chacun ; mais quand

ce n'était qu'un seul conduit, l'ouverture était percée au sommet de Taqueduc , comme le montre la gravure ci-jointe,

qui représente une partie de l'aqueduc d'Alexandre à Rome. A indique le conduit (specus ) dans lequel coule l'eau , et B le puteus ou regard en question (Vitruv. VII, 8).

PUTICULI ou -L^. Fosses communes où l'on jetait les cadavres des esclaves et des gens les plus misérables de la classe pauvre, qui ne pouvaient faire la dépense d'une tombe particulière ou d'un bûcher. Originairement , elles étaient creusées sur la colline des Esquilles, mais Auguste les en exclut, dans l'intérêt de la salubrité de ce quartier. D'ailleurs Mécène s'empara de cette colline ; ses jardins et sou palais la couvrirent entièrement (Varro , L. L, v, 25 ; Festus, s, V. Cf. Hor. Sat. I, 8, 10 ).

PYCNOSTYLOS (uuxvéffTuXo;). Pyconostyle, terme dont se servaient les anriens architectes pour désigner le plus serré des cinq systèmes d'entre-colonnement qu'ils employaient. Il n'admettait qu'un diamètre et demi entre deux colonnes. C'est un pycnostyle qui occupe le sommet dans la gravure ci -jointe, où

• ho •--a-O

sont représentés, l'un auprès de l'autre , et avec leurs proportions respectives, les cinq systèmes d'entre colonnement.

Il ne trouvait sou application que dans les ordres ioniques et corinthien (Vitruv. III, 2).

PYCTA.

PVTHACLA.

' PYCTA ou PYCTES (irûxir);. Phaedr.

IV, 24; Seiiec. Contr. I, 3). Mot grec latinisé, qui se traduit en vrai latin par POGIL. Voy. ce mot.

PYRA (Tiypa). Bûcher, fait de bois brut formant une masse carrée , sur laquelle on déposait le corps enfermé dans le cercueil pour qu'il fût réduit en cendres. On l'appelait prra avant que le feu y fût mis, comme dans le spécimen ci-joint , emprunté au Virgile du

Vatican et représentant le bûcber de Didon, et rogits quand avait commencé l'embrasement (Virg. Mn. xi, 185; Serv. ad L; cf. jEn. XI, 204).

PYRAMIS (itupa(ii;). Pyramide, construction à hase carrée , diminuant graduellement de sa hase à son sommet, 011* elle se termine en pointe. C'est aux Égyptiens qu'il faut, sans aucun doute,

aire remonter l'invention et le nom de ces monuments; mais quelle fut au juste leur destination , c'est ce qu'on ne sait pas bien encore. Les Étrusques toutefois et les Romains adoptèrent celte forme pour les monuments funèbres (Plin. H. N. XXXVI, 19, 4), toutes les pyramides mentionnées par les écrivains latins ayant été construites à cette fin , ainsi que celle qui subsiste encore à

Rome, et qui est connue sous le nom de pyramide de C. Cestius ; quant à celle qui est représentée ici, d'après une pierre gravée, ce qui la fait reconnaître comme un tombeau , c'est la figure qui l'accompagne , un de ces gladiateurs nommés bustuarii , que l'on louait pour combattre autour du bûcher en flammes des riches et des grands.

PYRGUS (Sidon. Ep. viii, 12). Mot forgé d'après le grec TtOpyo;; le sens a été un peu altéré en passant d'une langue dans une autre ; le vrai mot latin qui y répond est TUBBICULA. Voyez ce mot.

PYRRHICA et PYRRHICHE (iru^- ^i/Y)). Danse guerrière , d'origine dorienne , que l'on exécutait sur une mesure rapide, au sou de la flûte , les danseurs portant des armes , et par leurs mouve-

ments cadencés imitant la défense et l'attaque , toutes les phases enfin d'un véritable combat. La scène que nous donnons , copiée sur un vase peint, est généralement prise pour une représentation de l'ancienne danse pyrrhique, telle que l'exécutaient les Grecs. Jules César en introduisit à Rome une imitation que favorisèrent aussi plusieurs de ses successeurs (Suet. Jul. 39 ; New, 12; Spart. Hadr. 19).

PYTHAULA ou -LES. Dans son sens primitif et propre, ce mot désignait un musicien qui jouait sur la flûte (aOXoi;) un air qui imitait le mouvement et célébrait le succès du combat d'Apollon contre le serprnt Python (Hygin. Fab. 273) ; par suite , on doiuia plus tard ce nom au joueur de flûte qui sur le théâtre accompagnait les solos, par opposition au clioraules qui accompagnait les chœurs

PYXIDICULA.

Page 1