‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 23 sur 327 · Soupape d'un conduit ou d'un ro · texte numérisé non relu

Soupape d'un conduit ou d'un ro

BABYLONICUM.

hinet. Dans ce sens , la véritable leçon est Assis.

5. Planche. Dans ce sens, le mot s'écrit ordinairement Assis.

BABYLONICUM. Châle de fabrique babylonienne, fort prisé chez les Romains pour son tissu plein de finesse et ses brillantes couleurs (Lucret, IV, 1027; Pub.

Syrusa^. Petr, Sat. 56).

BACCHA (pâx)cn). Bacchante, femme qui célèbre les mystères de Bacchus ( Ovid. Her. X, 48 ). Les bacchantes sont souvent représentées dans les œuvres d'art et décrites par les poètes (Ovid. Met. VI, 591), comme dans notre gra-

vure, avec une guirlande de feuilles de vigne ou de lierre sur la tète , des cheveux épars et flottants , un manteau fait de peau de chevreau sur le côté gauche, le thyrse dans la main droite, et courant comme des insensées. La figure donnée ici , qui est prise d'un bas-relief de la villa Borghèse, au lieu d'avoir sur elle la peau du chevreau, en porte une partie dans la main gauche.

BACILLUM (PaxTTJpiov). Petit bâton

ou hàton pour la marche, recourbé comme les cannes modernes (Cic. Fin.

Il, 1 1 ; Juv. Sat. m, 28 ). La gravure est prise d'une peinture de Pompéi , et représente Ulysse.

2 (Varro, R. R. 50, 2). Voy. Falx

DENTICPLATA.

BACULUS et BACULUM ( pàxrpov).

Long bâton ou gourdin, porté communément par les voyageurs, les paysans , les pâtres et les chevriers (d'où son épithète d'agreste, Ovid. Met. xv, et 654 ), et par les personnes infirmes ou âgées des deux sexes (Ovid. Met. vi, 21).

Le baculum était aussi porté, avec prétention, par les philosophes grecs (Mart. Ep. IV, 53). La figure ci-jointe, tirée d'un manuscrit de Virgile de la bibliothèque du Vatican , représente un des pâtres des églogues appuyé sur son bâton, précisément comme le dit Ovide, incumbens ou innitens baculo ( Met. XIV.

G55 ; Fast. I, 177 ) : attitude qu'on rencontre tous les jours chez les paysans de la campagne romaine.

2 ((jxYÎTîTpov). Long bâton que portaient , dans les temps anciens, les rois et

les personnages puissants, à la fois comme marque de leur rang et comme arme défensive. Dans les œuvres d'art, le «rxii- TtTpov est toujours représenté plus long

BAJULATOniUS.

que le hàton vulgaire, comme on peut le voir par la figure ci-jointe, qui représente Agamemnon , d'après un vase de marbre sculpté par un artiste grec ; le axYiitxpov était quelquefois orné d'or et d'argent (Fiorus,iv, 11, 3, m, 13, 10). C'est de ce bâton que vint le sceptre royal. Il était porté sur la scène tragique par les acteurs qui remplissaient des rôles de rois (Snet. Nero, 24 ). Mais ce mot, quand il est employé dans ce sens par les écrivains latins , est pris la plupart du temps pour caractériser et ridiculiser les mœurs étrangères, et surtout les mœurs des Asiatiques. (Florus, //. ce. )

BAJULATORIUS. Homme dont le métier pétait de porter des fardeaux. On disait aussi sella bajulatoria. Voir Sella.

BAJULUS (vwTo^iopo;, çopTriyô;).

Porte-faix ou toute personne qui porte

des charges sur le dos, comme on le voit parla gravure, prised'une peinture d'une chambre sépulcrale à Kome (Plaut.

Pœn. V, 6, n ; Cic. Par. m, 2).

2. Esclave dans la famille romaine, qui avait la même fonction que le commissionnaire dans un établissement de nos jours, et qui portait les paquets, les lettres, etc. (Hieron. Ep. 6 ad Julian.

BALlNEiE ou BALNEiE. Bains publics, où l'on pouvait prendre des bains d'eau chaude et d'eau froide aussi bien que des bains de vapeur, et qui avaient deux corps de pièces, l'un pour les hommes et l'autre pour les femmes (^Varro , L. L. VIII, 48; IX, 64).

On comprendra parfaitement le système d'après lequel les établissements des Romains étaient disposés , et la méthode ingénieuse de leur construction, si on

jette les yeux sur le plan ci-joint et sur la description des deux corps de bains de Pompéi. Des vues et des perspectives des différentes pièces en détail sont données séparément sous chacun de leurs noms respectifs. Ces bains avaient par la rue

six entrées distinctes, 1, 2, 3, 4, 5, 6 : les trois premières étaient pour ceux qui voulaient un bain; 4 et .">, pour les esclaves et pour différents besoins de l'établissement ; la dernière donnait accès dans les bains des femmes , qui n'avaient aucune communication avec l'autre corps de bâtiment, beaucoup plus vaste. Commençons le tour des bains par la première porte (1) au bout du plan, à main gauche.

a. Latrina, lieux d'aisance.

h. Cour découverte , entourée de trois côtés par une colonnade : elle formait une sorte d'atrium pour le reste de l'édifice.

c c. Sièges de pierre le long d'un côté de la cour, pour les esclaves qui attendaient que leurs maîtres revinssent du bain, ou pour la commodité des gens qui attendaient le retour de leurs amis.

d. Chambre qui servait de salie d'attente pour les baigneurs, ou qui probablement était destinée au surveillant des bains.

e. Autre latrina près de la seconde entrée principale (5), d'où un corridor qui tourne brusquement vers la droite , conduit dans

A. h'apodyterium, ou chambre où l'on

BALINK^.

BALINEUM.

se déshabillait, et qui communiquait avec fchacuue des entrées principales et avec chacune des pièces où l'on prenait d«s bains chauds ou froids.

f f. Sièges en maçonnerie de chaque côté de la salle , où les baigneurs pouvaient s'asseoir pour s'habiller et se déshabiller.

B. Le frlgldarium ou salle contenant le bain d'eau froide {haptisterium).

?. Chambre à l'usage du gardien des its, qui prenait soin des vêtements et les gardait à leurs propriétaires pendant qu'ils prenaient le bain.

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