‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 236 sur 327 · L. V, 139; Ov. Fast. vi, 680; Cato, R. R. 10 et · texte numérisé non relu

L. V, 139; Ov. Fast. vi, 680; Cato, R. R. 10 et

SCIRPICULA ou SIRPICULA. Petit panier portatif fait de jonc tressé (scirpus), servant à différents usages, comme à tenir des fleurs (Prop. IV, 2, 40) , des légumes (Lucil. ap. Non.). On l'employaitaussi pouraller à la pèche ( Plaut.

Capt. IV, 2, 37), etc.

Le spécimen est emprunté à une peinture de Pompéi, et représente une corbeille à fleurs placée sur un banc à côté des faiseurs de guirlandes représentés au mot Coronarius.

SCISSOR. Esclave qui, dans un repas, découpait les viandes. On lui demandait toujours de découper avec une certaine légèreté de main, avec science et habileté ; mais dans le festin du ridicule Trimalcion, le découpeur est représenté brandissant son couteau en l'air et remplissant son office avec des gestes comiques, aux sons d'un instrument de musique qui lui marque la mesure (Petr.

Sat. 36; cf. Juv. v, 121 ).

SCOBINA. Lime pour le bois, dont se servent les menuisiers (Isidor. Orig.xix, 19 ; Varro, L. L. vu, 68 ; Plin. H. A. XI, 68), par opposition à lima, la lime des forgerons et des ouvriers qui travaillent les métaux.

SCOPiE (xàXXuvTpov,. ffàpuôpov). Signifie au singulier une toute petite baguette, un brin de bois; mais ce mot s'emploie presque toujours au pluriel, et il désigne alors un balai de bouleau, fait comme les nôtres d'un certain nombre de brins. Voyez au mot Area, 4, la gravure qui représente un Égyptien au bord d'une aire tenant à la main un de ces balais.

SCOPARIUS. Esclave dont l'occupation consistait à balayer avec un balai de bouleau {scopœ] les chambres d'une maison ou un emplacement quelconque (Ulp.

Dig. 33,7,8).

SCOPULA. Diminutif de Scopa. Petit balai de brins de bouleau ou quelquefois de myrte (Columell. xil, 38, 4), qui servait à nettoyer l'intérieur de petits ob-

jets, de vases, de jarres à vin, etc. (Cato, R. R. 26).

SCORDISCARIUS. Celui qui fabrique et qui vend des housses de chevaux, scordisca (Hieron. Ep. 51, 5).

SCORDISCUM. Housse àe cheval (Veg.

Vet. III, 60), faite de cuir non tanné ou de peaux de bêtes (Isidor. Gloss.; Edict. Dioclel. 24 ), et qui s'adaptait au corps de l'animal, à peu près comme cela se fait

encore maintenant. Mais les anciens paraissent avoir employé ces caparaçons moins pour tenir chaud au cheval que pour lui servir de défense sur le champ de bataille. C'est ce que l'on peut inférer et de la solidité des matériaux dont ils sont formés, et du fait qu'ils sont désignés dans l'édit de Dioclétien(/. c.) comme un objet d'équipement militaire, et enfin de ce qu'on les voit souvent représentés dans les peintures égyptiennes et les vases étrusques sur le corps de chevaux attelés à un char de guerre. Le spécimen cidessus est pris d'une médaille grecque.

SCORPIO,-US et -OS («rxopmoî, oxopTiîwv). Arme qui servait à lancer des pierres, des balles de plomb et des flèches (Yeget. Mil. iv, 22 ; Ammian. xxiii, 4), qui était maniée par un seul homme, mais qui avait besoin, pour faire de l'effet, de l'être adroitement (Vitruv. x, 1, 3 ) ; c'est probablement tout à fait ou à peu près la même chose que Yarbalète moderne, dont la forme se rapproche beaucoup de celle du scorpion, l'insecte qui avait donné son nom à la machine que nous venons de décrire.

2. Monceau de pierres entassées en pile, et servant de bornes pour marquer les limites de deux propriétés contiguës(Sicul.

F lace, de Condit. Jgror. pp. 4, 6, éd. Goes).

SCOTIA (ffxoTta, TpoxîXoi;).En termes d'architecture, on appelle ainsi une mou-

SCCLPONEiC.

lure concave à l'entour de la base d'une colonne, entre les filets du for«i supérieur et inférieur ; son nom vient de l'ombre

obscure (txôtoç, obscurité) que répandait sur elle la saillie convexe du tortis supérieur, comme le montre la portion ombrée dans la figure ci-jointe (Yitruv. m, 5,2).

2. Rainure, canal creusé dans la surface inférieure de la corona dans l'ordre dorique, tout près des bords de celte surface , et servant à empêcher la pluie qui glisse le long de la corniche de pénétrer en dessousen continuant à suivre la pierre (Vitruv. IV, 3,6; Marquez, Ord. dor.

SCRIBA (Ypa[j.|xaTeûç). Généralement toute espèce de personne que l'on emploie à écrire ; mais ce mot s'applique plus particulièrement aux scribes employés par l'État , qui étaient des hommes libres vivant de ce travail, et que l'État chargeait de copier des documents tenant aux affaires publiques, tandis que le copiste ordinaire (librarius) était un esclave qui travaillait pour son maître (Cic. Liv. Suet.).

SCRlBlLlïAou SCRIBLITA. Sorte de brioche de ménage que l'on mangeait toute chaude, sortant du four ; elle était faite de farine et de fromage, et l'on versait dessus du miel ; c'était quelque chose comme ce que nous appelons gâteau au fromage (Cato, R. R.1%; Petr, Sal. 35 ; Mart.iii, 17).

SCRIBLITARIUS. Qui fait des gâteaux au fromage, scriblitœ (Airan. ap. Non.

1». Lucuns).

SCRINIUM. Boîte ou cassette de forme circulaire (Plin. H. N. xvi, 84) où l'on serrait des livres, des papiers, des lettres (Sali. Cat. 47 ; Hor. Ep. il, 1 , 1 12), ou d'autres objets portatifs , comme des boules odoriférantes et des fioles de parfum (Plin. H. N. vu, 30). 11 n'est pas aisé de déterminer la différence pré-

cise qui séparait \e scriniumàe la capsa, puisque ces deux sortes de coffres avaient la même forme extérieure, étaient faits des mêmes matières et servaient aux mêmes usages. Dans un texte bien précis pourtant , Pline les distingue (^.iV. XVI, 84); d'où l'on est parti pour conjecturer que le scrinium était une capsa intérieurement partagée en un certain nombre de compartiments séparés ( quasi secernium); supposition que confirme dans uue ceitaiue mesure la figure ci-jointe, qui, d'après une peinture de Pompéi, représente, entre autres objets servant à la toilette de Vénus, le scrinium iinguentarium de celte déesse. Quoique la boîte ne soit pas ouverte, la forme du couvercle, qui s'élève au centre pour donner la place à la plus haute fiole, indique suffisamment à quel usage elle était destinée ; or un coffre de ce genre, contenant beaucoup de fioles, serait très-incommode si l'on n'y avait point établi des compartiments qui permissent d'isoler ei de maintenir en place chaque fiole (Quaranta, Mus. Borb. xi, 16 ; cf. Capsa).

SCRIPULUM ou SCRUPULUM. Scrupule, la plus petite monnaie d'or qui eût cours à Rome, pesant un tiers du denarius (Plin. H. N. XXXIII, 16). Elle est distinguée d'un côté par la tête de Mars

surmontée d'un casque, et de l'autre par un aigle au-di<ssous duquel on lit le mot Roma, come le montre la figure, d'après un spécimen qui appartient à la Bibliothèque impériale à Paris. C'est une monnaie excessivement rare.

SCULPONEiE ()tpoûit£!:at). Espèce commune de soulier ou de sandale, avec une épaisse semelle de bois, que portaient les esclaves à la campagne (Cato, R. R. 135 et 59; Plant. Cas. li, 8, 59),

SCCLPTOR.

SCDTICA.

et que montre peut-être la gravure ci-jointe , d'après une figurine en bronze, qui représente un esclave employé aux travaux des champs (Pignor. de Serv.

SCULPTOR. Ce mot paraît synonyme de scalptor ; il se dit du sculpteur qui travaille le marbre (Plin. H, iV, xxxvi, 5, 2; Plin. Ep. I, 10), aussi bien que de celui qui grave sur des pierres précieuses (Plin. H. N. XXIX, 38 ). Voy. Scalptor.

SCURRA. D'abord, équivalent d'ur^anus, homme qui a les manières de la ville, de la bonne compagnie , par opposition à celui qui a des façonsgauches et qui sent sa province (Plaut. Most. i, 1, 14); plus tard, un homme qui flagorne les riches pour se faire adresser des invitations à souper, qu'il paye en flattant son hôte et en amusant les convives de ses anecdotes et de ses bons mots (Plaut. Pœn. m, 2, 35; Hor. Ep. I, 18, 10) ; et enfin, avec un sens de blâme et de mépris, un simple houffon (Hor. Sat. i, 5, 49 ; Plin. Ep. IX, 17, 1). \

2. A une époque postérieure, on désigna par ce même nom les gardes du corps de l'empereur (Lamprid. Alex. Sev. Cl; Elag. 33).

SCUTALE. Ce mot désignait, soit l'espèce de bourse, où, dans une fronde ( fiinda), on plaçait le projectile , soit la courroie qui servait à la balancer. Les opinions diffèrent sur la question de sa- . voir lequel de ces deux sens il faut adopter, ce mot ne se rencontrant que dans un passage unique de Tite-Live (xxxviil, 29).

SCUTÂRIUS. Fabricant de boucliers (^scuta. Plaut. Ep'id. I, 1, 35).

2. Scutari'i. C'est le nom que portait un corps de barbares organisé par Constantin , et qui servait probablement de gardes à l'empereur (Ammian. XX, 4).

SCUTATUS. Soldat armé du bouclier rectangulaire et oblongqui portaitlenom de scutum, comme le montre la figure de soldat romain ci -jointe, empruntée à la colonne Trajane (Liv. xxviil, 2 ; Virg. yE«. IX, 370). Les soldats légionnaires,

sur la colonne Trajane, sont tous uniformément représentés avec un bouclier en forme de carré long, convexe, pour mieux envelopper et défendre le corps, et jamais, comme l'ont supposé quelques écrivains , avec un bouclier plat et formant un ovale allongé ou hexagonal; ces boucliers sont toujours, sans aucune exception, prêtés à la cavalerie (etjuUes), aux troupes prétoriennes (prsetoriani) , aux auxiliaires étrangers, ou à l'ennemi. Mais le scutum était aussi une des armes défensives des Samnites, et par suite il était porté par les gladiateurs samnites, comme on le voit par la figure au mot Samms.

SCUTELLA. Diminutif de Scdtra.

Plateau sur lequel on plaçait différents vases pour les servir et les faire passera table aux convives (Ulp. Dig. 34, 2, 20);

ainsi potionis scutella (C\c. Tusc. m, 19), plateau sur lequel ou fait passer de main en main des coupes pleines de vin ou de toute autre boisson, et qui devait ressembler à celui qui est figuré ici , d'après une peinture de nature morte à Pompéi.

SGUTICA. Fouet à lanière de cuir

(Mart. X. 62), d'où vient son nom (du grec

SCUTUH.

ffxUT;xôç).Commeinstru ment de supplice, il était plus cruel que la baguette ( ferula), mais plus doux que le fouet à plusieurs lanières et à nœuds (Jlagellum, Hor, Sat.i, 3, 119; Juv. vi, 479, texte où la distinction et la gradation entre ces trois mots sont bien établies). Le spécimen est emprunté à un bas-relief en marbre.

SCUTRA. Sorte de plateau ou de plat (Plaut. Pers. \, 3, 8; Cato, R. R. 157). On ne sait rien de précis sur cet objet ; seulement on suppose qu'il devait son nom au bouclier romain, jcu^um, dontil reproduisait probablement à peu près la forme, puisque Lucilius écrit scuta {Sut. v, 28) , dans un vers qui , de plus , nous atteste que la scutra était en bois.

SCUTHISCUM. Probablement un diminutif du mot précédent ( Cato, R. R.

10 et 11).

SCUTULA(<TxuTâXY)). Cylindre ourouleau de bois que l'on plaçait sous des corps très-pesants pour aider à les remuer (Caes. B.C. m, 40).

2. (Diminutif de Scutra). Petite écuelle , petit plat sur lequel on ne sait rien de précis ; seulement , d'après certains rapports d'analogie établis entre ce mot et d'aiUres, on suppose que la sciitida avait la forme d'un losange (Mart. XI, 31, 19).

3. Morceau de marbre ou de toute autre pierre taillée en forme de losange, et servant aux incrustations des planchers

draperie qui enveloppe la personne re«

et des plafonds, comme, par exemple, les trois losanges marqués en blanc et occupant la bande centrale dans la figure, qui représente une ancienne mosaïque encore subsistante dans l'église de Santa- Croce in Gerusalemmc, à Rome (Vitruv.

VII, 1, 4;Pallad. i, 9, 6).

4. Losaui^e tissé dans la bordure d'une pièce d'étoffe, comme ou le voit dans la

présentée ci-contre d'après un vase peint (Plin. H. N.ym, 74).

SCUTULATUS. Épithètequel'on donne à l'étoffe dont la bordure est ornée de dessins en forme de losange, comme le montre la gravure précédente (Juv. ïi, 97; Plin. fi^. iV^. VIII, 73).

2. Appliqué à un animal , à un cheval , ce mot répond à notre mot rouan ou peut-être rubican (Pallad. iv, 13, 4).

SCUTALUM (Cic.^i\^. D. i, 29). Diminutif de ScuTUM.

SCUTUM (Ovipeô;). Le grand bouclier obloug qu'adopta généralement l'infante-

rie romaine au lieu du bouclier rond (clipeus), à l'époque où fut introduite la solde militaire. 11 avait environ l'",20de long sur On'jSO de large; il était fait comme une porte (d'où les mots grecs QOpa et ôupeôî, qui le traduisent), de planches solidement jointes l'une à l'autre, et couvertes de drap commun; par-dessous se trouvait une enveloppe extérieure de cuir qu'assurait et que fortifiait tout à l'entour un rebord métallique. Les sol-

SECUBIS.

dats de chaque légion avaient leurs boucliers peints de couleurs différentes et chargés de diverses figures , de symboles distinctifs, comme le montre la gravure, qui représente troi?,scuta, tels qu'ils sont couchés à terre sur la colonne de Trajan, distingués l'un de l'autre , le premier par l'image d'un foudre, le second par celle d'une guirlande, le troisième par celle du même foudre avec deux ailes étendues (Liv. i, 43 ; Vlil, 8 ; Plin. H.N. XVI, 77; Virg. ^n. viu, 662; Veg. Mil. II, 18 ; Polyb. ii, 30, 3; vi, 23,2).

SCYPHUS ((Txuçoç). Coupe pourboire du vin, qui servait très-souvent dans les festins (Hor. Od.i, 27, 1 ^ Epod. 9, 33). Elle était quelquefois en bois de hêtre (Tibull. ï, 10, 8), quelquefois en argent (Varro, ap. Gell. m, 14, 1), d'autres fois en terre, matière dont est fait l'original que reproduit notre gravure. Ce que nous appelons une tasse répond bien au scyphus et nous en donne une idée juste; il était de forme circulaire, et profond de manière à contenir beaucoup : aussi estce le vase que les poètes et les artistes mettent ordinairement entre les mains d'Hercule (Val. Flacc. II, 272; Virg. ^n.wu, 278; Serv. adloc); tandis que le calix et la paiera, plus évasés et moins creux, se rapprochent plutôt de nos soucoupes.

SCYTALA ou SCYTALE (ax-uTàXT)).

Mot grec pour dire un /^a/oH; par suite, bâton cylindrique que l'on employait à Sparte pour permettre au gouveinement de faire parvenir à ses généraux des dépêches secrètes. Voici comment on s'y prenait : on roulait d'abord obliquement sur un cylindre de bois une bande de cuir, et quand le bâton était couvert par le cuir, on y écrivait, dans le sens de sa longueur, les ordi'cs que l'on avait à donner , de sorte que , dans la bande de cuir était déroulée et séparée du cylindre, elle ne contenait plus qu'une série de lettres isolées n'ayant aucun sens, ne formant aucune suite. C'est dans cet état qu'on envoyait la bande à l'officier Spar-

tiate, qui s'assurait des intentions de ses chefs en la roulant de la même manière autour d'un cylindre du même diamètre, qui lui avait été remis avant sondépart (Nep. Paus, 3; Aul. Gell. XVII, 9 3).

' SECESPITA. Sorte de couteau , qui servait dans les sacrifices , à lame de fer très-pointue et à manche rond , fait en

ivoire, et orné d'or et d'argent ( Festus, s. v.; Serv. ad\irg. Mn. iv, 262; Suet. T/^. 25). Le spécimen que nous donnons est pris de la frise d'un ancien temple qui subsiste encore à Rome sur le Forum, on l'y voit parmi d'autres instruments de sacrifice.

SECTILIS. Voy. Pavimentum, 2.

SECURICULA (itsXexO^iov). Diminutif de Secuiiis ; petite hache, jouet d'enfant (Plant. Rud. iv, 4, 1 14 ; voy. la gravure au mot Crepcndia).

2. (7t£>exTvo;). En menuiserie, trou , entaillure en forme de tête de hache faite , dans une pièce de bois , pour y recevoir le tenon d'une autre pièce quand on veut les assembler sous un angle donné (Vitruv. X, n, 8; iv, 7,4).

SECURIS (y.sXexuç). Hache, servant de hache de bataille (Curt. m, 4 ) ; à égorger du bétail eu sacrifice aux dieux (Hor.W. III, 23, 12; Ov. Tr'ist. iv, 2, 5 ) ; à un bûcheron pour abattre du bois

(Ov. Fast. 649), etc. Le spécimen est emprunté à la colonne Trajane.

2. Sfcuris dolabrata. Hachette dont le dos était muni d'une petite lame trau-

chan te, comme celle de la dolabra ; c'est ce que l'on voit dans le modèle ci-joint

d'après le Virgile du Vatican; elle se distingue et de la bipennis, qui a deux tranchants d'égale grandeur, et de la hache ordinaire, que l'on apjielle aussi securis simplex , parce qu'elle n'a abso- Iiuuent que son unique tranchant ( Pallad. R. R. I, 43).

3. La hache qui était mêlée au faisceau de verges (fasces) que portaient les licteurs romains , et avec laquelle on

décapitait le criminel après qu'il avait été battu des verges (Cic. Pis. 34; Liv. II, 5). La gravure nous montre la hache et les faisceaux liés ensemble , d'après un bas-relief de marbre au palais Mattei , à Rome.

4. La lame en croissant qui se trouve sur le dos de la serpette du vigneron, instrument dont on saisit bien tous

les détails dans la figure ci-jointe, empruntée à un très-ancien manuscrit de Golumelle ( Columell. iv, 25, 1 ).

5. Pioche, de la même forme et servant aux mêmes usages que de nos jours ;

comme le montre le spécimen ci-joint , d'après un bas-relief funéraire ( Stal.

Syit^. II, 2, 87).

SECUTOR. Littéralement , poursuiveur ; nom donné à une classe particulière de gladiateurs dressés à combattre avec les retiarii (Juv. vill, 210 ; Suet.

Cal. 30 ; Isidor. Orig. xvili, 55) ; ils devaient ce nom à la manière dont ils poursuivaient tout autour de l'arène l'adversaire qui, en jetant son filet, avait manqué

son coup , et qui , étant complètement dépourvu de toute armure défensive, se voyait forcé de prendre immédiatement la fuite jusqu'à ce qu'il pût réussir à ramasser son filet pour le lancer une seconde fois. Les armes du secutor étaient une épée et un bouclier (Xiphil. LXXII, 1 9 ), précisément comme on le voit dans la gravure ci-jointe, d'après une mosaïque antique où sont figurées différentes classes de gladiateurs. Le retiariiis, qui est à terre, en simple tunique, comme le marque Suétone (/. c, retiarii tunicati), a jeté son filet sur le secutor, mais sans l'envelopper assez complètement dans ses plis pour embarrasser sa poursuite, et pour l'empêcher de se servir de ses armes.

SEDECULÂ (Siçptoxoç). Diminutif de sedes. Sorte de canapé , siège bas ou tabouret ; voy. la figure au mot Sella , 1 (Cic. ad AU. IV, 10; Pollux, X, 47).

SEDES (£Ôpa). Siège; avec un sens aussi général que ce mot en français, et comprenant ainsi toutes les espèces particulières de sièges qui sont énumérées dans la Table analytique.

SEDILE. Tout objet sur lequel on s'asseoit , ou siège ; ce mot a au singulier un sens aussi général que Sedes; mais le pluriel , Sedilia, est ordinairement employé pour désigner une rangée de sièges, telle que ceux qui étaient établis d'une manière permanente en pierre ou en marbre dans les théâtres, etc. (Plin.

SRGeSTRE.

£p. V, 6 ; Hor. Ep. iv, 15; voy. Gradus, 3), ou que les banquettes de bois qiie l'on dressait momentanément pour quelque pompe ou cérémonie, dans les lieux publics ( Suet. ^ug. 43), ou que les hancs des rameurs à bord des navires (Virg. ^.n. V, 837. Voy. Remex).

SEGESTRK ou SEGESTRIUM {ciiyaCTTpov). Toute couverture faite de paille tressée ( "Varro , L. L. v, 166), ou de fourrures (Festus, s. v.), servant trèsordinairement à envelopper des marchandises (Plin. H. N. XIII, 23), à couvrir les lits ou à tenir chaud des personnes exposées au froid (Suet. ^ug. 83 ).

SEGMENTATUS. Orné de segmenta (Juv. VI, 89; Isidor. Orig. xix, 22, 18).

SEGMENTUM. Ornement dont on décorait les vêtements des femmes (Val.

Max. V, 2, 1; Ov. A. Àm. m, 169; Juv. II, 124); c'était une ou plusieurs bandes de tissu d'or «u de quelque autre étoffe précieuse et d'une couleur éclatante , que l'on cousait près des bords de

la draperie , l'une au-dessus de l'autre , en lignes parallèles, comme ce que nous appelons des galons (Isidor. Orig. XIX, 22, 18); c'est ce que montre la gravure ci-jointe , qui représente une des figures de la célèbre fresque antique, connue sous le nom de Noces Aldohrandines , et que l'on conserve au Vatican. Celte interprétation est encore confirmée par un texte de Pline [H. N. VI, 39), où le mot segmentum désigne une division formée par des cercles parallèles — segmenta mnndi, quœ noslri circulas appel lavere, Grxci parallelos.

SEJUGIS. Char traîné par six chevaux attelés de front. (Liv. xxxviil, 35).

SELIQUASTRUM. Espèce de siège à l'ancienne mode et d'un caractère archaïque (Festus, s. 1».), mais de quel genre et de quelle forme, c'est ce qui n'est spécifié nulle part (Varro, L. L. v, 128; Hygin. Àstron. ii, 10; m, 9).

SELLA (ôîçpo;). Siège bas, du genre de ceux que nous appelons tabouret, par opposition à cathedra ( chaise ), c'est-àdire , siège sans dossier et sans bras, comme ceux dont se servaient ordinairement les femmes (Cic. Div. i, 46) et les artisans ( Id. Cat. iv, 8 ), qui avaient

des occupations sédentaires. La gravure représente Pénélope d'après une peinture de Pompéi ; voy. les figures aux mots Calceolabius , Calculator.

2. Sella curulis (ôîçpo; àyx^jXÔTtou;). Chaise curule , tabouret à pieds courbés en bras d'x, que l'on ouvrait et que l'on fermait comme nos pliants, pour

qu'il fût aisé au propriétaire de ce siège de le transporter commodément partout avec lui. La gravure est tirée d'un original en bronze , découvert à Pompéi ; la figure de gauche représente deux des quatre pieds de la sella, ouverts et dressés pour recevoir le siège proprement dit, qui s'adaptait aux échancrures que l'on peut remarquer au sommet des deux pieds ; la figure de droite nous monti-e la

SCLLÀ.

SfetLÀ.

sella fermée, avec ses pieds appliqués deux à deux l'un contre l'autre. C'est d'Ëtrurie que ces sièges fureut apportés à Rome , où ils servirent d'abord exclusivement aux rois, puis furent ensuite accordés, comme privilège honorifique, aux consuls, aux préteurs, aux édiles curules de la république. Dans les premiers temps, ils étaient incrustés de ciselures d'ivoire en creux ou en saillie; plus tard, ils furent enrichis d'ornements d'or (Liv. 1, 8 ; IX, 46; Suet. Jug. 43 ; Ov. Pont. IV, 9, 27 ).

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