‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 238 sur 327 · Sella pertusa. Synonyme du précédent · texte numérisé non relu

Sella pertusa. Synonyme du précédent

6. Sella famtUarîca. Table de nuit (Varro, R. /f. i, 13, 4; Scrib. Comp.

1. Sella fonjor/a.. Fauteuil de barbier ; il était bas , comme le dernier siège représentèci-dessus.avec un dossier étroit, et pour les bras des supports qui n'étaient pas horizontaux, mais allaient en s'inclinant vers le sol d'avant en arrière. Les médecins romains recommandaient aux paralytiques un siège de ce genre, à cause du secours qu'il donnait pour se lever (Cœl. Aurel. Tard, n, 1).

8. Sella gestatoria , fertor'ia, et portoria (ôîcppo; xaTâffTEYOç, çopetov xa- Tàffxeyov). Chaise à porteurs, dans laquelle celui qui l'occupait était assis et non couché , comme cela se faisait dans la lectica ( Suet. Claud. 25 ; Nero , 26 ; Fit. 16). Elle était ordinairement couverte (Tac. Ânn. xv, 57) et fermée (Juv. 1, 124), quoiqu'il n'en fût pas toujours ainsi (Suet. ^iig. 53); elle servait plus particulièrement aux femmes, ce qui lui fait donner aussi le nom de sella muliehris (Suet. Otlio , 6). On n'a découvert aucune représentation figurée de ce véhicule, mais la description ci-dessus en fera aisément imaginer la forme et le caractère.

9. Sella bajulatoria. Selle servant aux bètes de somme , faite de pièces de bois recouvertes de cuir et de très-grande dimension , appropriée pour recevoir et soutenir les paquets que l'on y entassait (Cœl. Aurel. Acut. i, 1 1 ; Veget. y et. m,

^ELLARIA.

SEMIPHALARICA.

69, 2 ). Le spécimen est emprunté à une

peinture d'Herculanum , qui représente une scène sur le marché de cette place. 10. Sella equestris. Selle pour monter à cheval (Veget. Vet. vi, 6, 4; Cod.

Theodos. 8, 5, 47 ), faite avec deux arçons, ayant par devant un pommeau trèséievé {fulcrum, Sidon. Ep. m, 30 ), et par derrière une saillie convexe formant rebord, couverte de cuir, et rembourrée à l'intérieur. Les anciens Grecs et Romains montaient soit à poil , soit sur un simple bât ou coussin (ephippium). On suppose que la selle proprement dite fut inventée vers le milieu du quatrième siècle ; car un rescrit de l'empereur Théodose, en 385, défend à ceux qui se servent de chevaux de poste d'employer des selles qui pèsent plus de soixante livres ; et le spécimen que nous donnons est dessiné par Ginzrot {JVagen und Fahrwerke, pi. 80), d'après la selle d'un des cavaliers figurés sur la colonne de Théodose. Il faut donc regarder ce sens du mot comme appartenant à la basse latinité.

SELLARIA. Chambre munie de sièges (sellœ), salon de réception (Plin. B. N. xxxiv, 19, 24; xxxvi, 24, 5).

SELLARIS. Sous-entendu etjiuus. Cheval de selle (Veg, Fel. ii, 28, 34. Voy, Sella, 10).

2. Sous-entendu gestatio. Promenade en chaise à porteur ( Cœl. Aurel. Tard. 1,4. n. 92. Voy. Sella, 8).

SELLISTERNIUM. Fête religieuse offerte aux déesses (Val. Max. ii, 1, 2; Tac. Ann. xv, 44 ), du même genre que le Lectisternilm, avec cette différence, que l'on y disposait les statues des dées-

ses sur des sièges (sellx), et non sur des couches (lecti), parce que les femmes, dans l'antiquité , n'avaient pas l'habitude de se coucher à table, comme les hommes , mais s'asseyaient sur le bord du lit, ou sur un siège à part, comme l'expliquent l'article et la figure au mot AccuBO. SELLULA. Diminutif de Sella, 8.

Petite chaise à porteurs (Tac. Hist. m, 85).

SELLULARII (pivayco;). Artisans et ouvriers qui vivent de travaux sédentaires, telsque les cordonniers, les tailleurs, etc., ainsi nommés, parce qu'ils travaillent assis sur un tabouret, sur une chaise, sella (Liv. viil, 20; cf. Aul. Gell. m, 1,3). Voy. les gravures aux mots Calceolarics et Coronarius.

SEMBELL.\. Petite monnaie romaine, qui valait la moitié de la libella, ou la vingtième partie du denarius (Varro, L.

L. V, 174). Elle aurait appartenu aux monnaies d'argent; mais il est probable qu'elle n'eut jamais d'existence réelle, et que ce ne fut qu'une subdivision nominale du denarius.

SEMICINCTIUM. Pièce d'étoffe attachée autour des reins, dans le même but que le jupon que portent les montagnards écossais et qui répond au cinctus des anciens. Le semicinctium était, comme son nom l'indique, moitié plus petit que le cinctus (Isidor. Orig. xiX, 33, 1 ; Petr. Sat. 94 ; Mart. XIV, 153). Dans la figure ci-jointe, d'après une pierre gravée, Dédale le porte; l'on rencontre souvent, dans les peintures et les sculptures, celte draperie enveloppant le milieu du corps de personnages occupés à des travaux qui forcent à se remuer, à des exercices violents.

SEMIMITRA (Ulp. Dig. 34, 2, 26).

Demi-mitre ; synonyme de Mitella ; voyez la figure à ce mot.

SEMIOBOLUS (f.ixtôgoXoç). Demiobole, ])etite monnaie d'argent ; l'attique vaut environ 8 centimes, et l'éginète, 1 1 cent. ( Fann. De Pond. 8 ).

SEMIPHALARICA ou SEMIFALA-

SEMISPATHA.

SEPTIZONICM.

RICA (Aul. Gell. x, 25). Une Fala- RICA moitié plus petite que l'ordinaire.

SEMISPATHA (Veg. Mil. ii, 15).

Spatlia moitié plus petite que l'ordinaire.

SEMISSIS. Demi-as; monnaie de cuivre pesant six onces ( uncise ), et qui était marquée, d'un côté, de la lettres S, si-

gne de sa valeur, et d'une tête de Jupiter, de Junon ou de Pallas; de l'autre, d'une proue de navire , comme cela se voit dans le spécimen ci-joiut , réduit des trois quarts.

SEMITA. Tout petit chemin ne servant qu'aux piétons (Varro, L. L. y, 35 ) ; ainsi, un sentier dans les champs (Liv. XLIV, 43; Suet. iV^ero, 48); ou une ruelle étroite dans une ville , par opposition à ma, une large rue (Cic.

Agr. II, 35; Mart. vil, 61 ). Par suite, on emploie ce mot plus particulièrement dans le sens de Crepido , pour désigner le trottoir qui sert aux piétons des deux côtés de la chaussée, agger (Plaut.

Trin. il, 4, 80 ; Cure, il, 3, 8 ).

SEMUNCIA. Poids d'une demi-once (Liv. xxxiv, 1); once d'une demi-mesure (Columell. XII, 21, 2); petite pièce de monnaie qui valait un vingt-quatrième d'as ( Varro, L. L. \,\1\).

2. La semuncia est aussi énumérée par Caton (/?. 7f. 10 et 11) dans une liste d'ustensiles et d'objets servant dans une ferme , mais sans aucun détail qui fasse comprendre ce qu'il entend désigner par là. Quelques commentateurs supposent que c'était un panier moitié plus jietit que ceux dont on se servait d'ordinaire.

SENACULUM. Endroit où le sénat avait l'habitude de se réunir. On en cite trois à Rome : l'un était entre le Capitole et le Forum , sur un emplacement où s'éleva plus tard le temple de la Concorde ; le second à la porte Capène ; le troisième près du temple de Bellone

(Varro, L. L. v, 156; Festus, s. v. ; Val. Max. II, 2, 6).

SENIO. Le six aux dés , par suite, on donna ce nom au coup où l'on amenait tous les six , coup que l'on considérait comme très-bon, mais non pas encore autant que celui de Fénus ( Suet. Aug. 71;Pers. m, 48).

SENTINA (âvTXoç). La sentine , la cale d'un navire, c'est-à-dire la partie creuse qui forme le fond de la quille, où s'introduisent les voies d'eau (Cic. at/iï'aTO. IX, 15) ; une voie d'eau elle-même (Caes. B. C. III, 28 ) : d'où Ift expressions sentinam trahere (Sen. Epist. 30), faire une voie d'eau ; sentinam exhaurire (Cic. de Sen, 6), travailler aux pompes pour la combattre.

SENTINACULUM. Pompe , servant à vider un bâtiment qui a fait eau (Paul. NoI. Ep. VI, 3 ).

SEPLASIARIUS. Marchand de plantes médicinales et de tous les remèdes ou essences qu'on en tirait; c'est, sous plusieurs rapports, à la fois un droguiste ou pharmacien et un parfumeur d'aujourd'hui. Il n'est toutefois pas aisé de déterminer, d'une manière rigoureuse, quel était au juste le commerce et l'industrie du seplasiarius ; mais, d'après les textes indiqués ci-dessous, il est évident qu'il vendait aux vétérinaires des simples pour leurs bêtes, et tenait des médicaments tout préparés pour le médecin, ainsi que des parfums (Veg. Vet. iv, 3, 6 ; Plin. XXXIV, 11; Lamprid. Elag. 30; Inscr.

ap. Grut. 636, 12; Beckmann, History of Inventions, vol. I, p. 328).

SEPTIZONIUM et SEPTEMZODIUM.

Espèce particulière d'édifice, d'une grande magnificence, fait de sept étages de colonnes l'un au-dessus de l'autre, qui supportaient chacun un entablement distinct et une corniche régnant tout à l'entour ( zona ) ; d'où ce nom de septizonium. A quoi servaient au juste ces constructions , on ne saurait le dire ; on en cite deux de ce genre comme ajant existé à Rome, une dans la XII" région, antérieure à l'empereur Titus ( Suet.

Tit. 2; Ammian. xv, G, 3), et l'autre dans la X" région, au pied du Palatin et près du Circus Maximus, bâtie par Sep-

SS

SEPCLCRCM.

lime Sévère (Spart. Sev. 19). Trois étages de ce dernier édifice étaient en-

core debout sous le pontificat de Sixte- Quint, qui les abattit pour en faire servir les colouues à la construction du Vatican ; ils sont représentés ici d'après une gravure du seizième siècle (Gamucci, Antidata di Borna) ; et, quoiqu'ils ue forment qu'une très-petite portion de l'édifice original dans son entier, cela suffit néanmoins pour donner une idée exacte du plan général de ces monuments.

SEPTIIM. Dans un sens général, se dit de toute espèce d'enclos entouré de barrières, de murs, de palissades, de haies, etc.; ainsi, un parc à moutons, uneétable, une tanière de bête fauve , enfin toute espèce d'endroits fermés (Cic. Virg. Varro). Au pluriel, septa servait particulièrement à désigner un certain nombre d'enclos dans le Champ de Mars, où l'on rassemblait les tribus et les centuries dans les comices romains , avant qu'elles procédassent au vote ( Ov. Fast, l, 53 ; Lucan. VII, 306; Cic. ad Jtt. iv, 16). Chacun de ces enclos portait le nom de parc (OviLE ; voy. la gravure à ce mol) et était primitivement séparé de celui qui était contigu par une balustrade de bois ; mais, dans la suite, le septtim fut coupé par des balustrades de marbre, et entouré de colonnades et d'autres décorations architecturales (B. Cnisius a</ Suet. Âug. 43).

SEPTUNX. Sept douzièmes de tonte quantité; ainsi, par exemple, d'un as:

monnaie nominale, qui ne fut jamais frappée et n'eut jamais cours.

SEPULCRUM. Sépulcre; terme général pour désigner toute espèce de tombeau dans lequel on enterrait le corps où on déposait les os et les cendres d'un mort (Ulp. Dig. II, 7, 2). Naturellement il y avait, dans la construction et les détails de ce genre d'édifices de grandes différences , suivant, la richesse du propriétaire et le goût de ll'architecte. Ce qui

était absolument indispensable, et constituait essentiellement les sépulcres ordinaires, c'était une chambre funéraire unique , où étaient déposées les dépouilles mortelles des propriétaires du monumeut (voyez la gravure, n' 2) ; mais les sépulcres plus somptueux et à plus grandes prétentions avaient, au-dessus de la chambre funéraire, un ou deux étages contenant des appartements richement décorés de peintures et de moulures en stuc, qui servaient aux membres de la famille quand ils venaient accomplir sur la tombe des leurs certaines cérémonies religieuses, ou visiter les restes de parents enlevés à leur affection. Ces appartements ne recevaient jamais de cercueils ni d'urnes funèbres; ces objets étaient exclusivement déposés dans la chambre funéraire, dont on cachait en général soigneusement l'entrée, afin d'en mettre le contenu à l'abri de toute profanation. Tous ces détails sont éclaircis par la gravure ci-jointe, qui représente une demi-coupe et une élévation d'un ancien sépulcre de trois étages, sur la ViaAsinaria, près de Rome, précisément celui où fut découvert le célèbre vase Barberini ou Portland, maintenant conservé au Musée Britannique. L'appar-

SEl'ULCRCM.

SEltA.

tement du rez-de-chaussée esl la chambre funéraire où était déposé ce vase.

2. Sepulcrum famUiare. Sépulture de famille , construite par un individu pour lui-même et pour les membres de sa famille et de sa maison, en y comprenant les affranchis des deux sexes ( Uip. Dig. Il, 7, 5). On reconnaît un sépul-

cre de ce genre au nombre et à la variété des urnes qui y sont déposées, ainsi qu'à des inscriptions telles que celle-ci :

SiBI. ET . CONJDGI . ET . LIBERIS.

Et. LIBERTIS .LIBERTABUSQUE.

POSTERISQUE . EORUM . FECIT.

La gravure ci-jointe en représente un , d'après l'intérieur d'une sépulture dans la rue des Tombeaux à Pompéi.

3. Sepulcrum commune. Sépulture commune ; celle qui recevait les restes d'un très-grand nombre d'individus appartenant à une même famille ou à plusieurs familles différentes (Cic. Off. 1, 17 ; Auson. Epitaph. XXXVII, 1 ; Inscript. ). C'était une chambre avec des

fois au nombre de plusieurs centaines et s'ouvrant exactement à égale distance l'une de l'autre ; dans chacune on pouvait déposer une couple d'urnes cinéraires (ollx), et le propriétaire de la sépulture donnait, vendait ou laissait par testament le droit de disposer d'un nombre de niches qui était spécifié dans l'acte (Inscript, ap. Fabretti, 16, 71). La gravure ci-jointe représente l'intérieur d'une sépulture de ce genre, qui fut découverte près de la Porta Pia à Rome.

SEPULTURA. Sépulture ; c'est, àproprement parler, l'action de déposer le corps ou les cendres dans un monument (sepulcrum), par opposition à humât io , l'action de les enterrer dans une tombe (Plin. N. JV. vu, 55; Cic. Leg: il, 22).

SERA. Cadenas; c'est-à-dire, serrure faite pour être suspendue à un piton ou passée dans l'anneau d'une chaîne, de manière qu'elle serve à fermer comme notre cadenas moderne. Que la sera n'ait pas été une serrure fixe, mais mobile, comme notre cadenas , c'est ce que démontrent plusieurs textes, où on la voit tantôt mise (apposita , Tibull. I, 8, 76; Ov, Fast. I, 266 ) , tantôt retirée ( demta , Ov. Fast. 1, 280 ; remota, Varro, L. L. VII, 108; Non, v. Reserare), d'autres fois se détachant et tombant à terre (sera sua sponte' delapsa cecidil, remissœque subito fores. Petr. Sat. 16); ailleurs on voit qu'elle était employée avec une chaîne (catena), comme le dit expressément Properce (iv, 11, 26). Quand elle servait à fermer les portes, elle était passée dans un piton, ou maintenue ru place au moyen de quelque autre pièce du même genre, elle-même attachée aux montants (le la porte (postis) , d'où les expressions inserta posti sera(Ùv. Am.il, 1,28), qui indiquent que la porte est fermée ; exc«^e^o5/eierom,qui désignent l'opération

rangées de niches {columbaria ) quelque-

contraire, celle de l'ouvrir. La figure

SKRRARIUS.

représente une serrure mohile en fer, du genre de celles que nous venons de décrire, trouvée avec la clef à Rome, dans un tombeau ; et on conserve maintenant, parmi les antiquités romaines du Musée Britannique , le corps, le cylindre d'un cadenas tout à fait de la même forme , avec sa clef rouillée restée dans \e trou de la serrure. La plaque que l'on voit à gauche forme le dessus du cylindre ; elle est détachée pour plusde clarté; on y distingue le trou de la clef et un orifice par lequel entrait dans le cadenas, quand on le fermait, une branche recourbée pareille à celle de droite ; elle est maintenant brisée et a disparu. Le spécimen conservé au Musée Britannique a perdu cette pièce tout entière.

SERIA. Vaisseau de terre, qui servait surtout à contenir du vin et de l'huile (Columell. XII, 18, 6 ; Varro, Ji.R.iu, 2, 8) , quoique parfois on l'employât à d'autres usages, à conserver des viandes (Columell. XII, 55, 4 ; Plaut. Capt. IV, 4, 9) , à cacher de l'argent que l'on enterrait (Pers. ii, 1 1), etc. Nous n'avons jws de textes quinous apprennent quelle était au juste la forme du vase en question ; tout ce que nous en savons , c'est qu'il avait un corps renflé, terminé par un col étroit (/aMj;,Columell.xii, 55, 4), et qu'il était plus petit que le dolium, mais plus grand que Vamphora (Id. xii, 28, 1). La figure ci-jointe est tirée d'un original en terre, découvert, parmi beaucoup d'autres vaisseaux de formes et de dimensions différentes , dans une cave sous les murs de Rome , cave dont un plan et une description ont été donnés au mot Cella, 2. Comme, tout en réunissant les caractères énoncés ci-dessus, elle se distingue des formes bien connues du dolium eX de Vamphora, nous la donnons ici comme un spécimen probable du vaisseau désigné sous le nom de séria, et cela d'autant plus volontiers que l'endroit où a été trouvé ce vase prouve clairement que l'usage auquel il servait était bien un de ceux que nous avons indiqués plus haut.

SERIOLA (Pers. iv, 29; Pallad, iv, 10, 9). Diminutif de Sbria.

SERPERASTRA. Sorte d'attelles que l'on attachait aux genoux des enfant» pour leur faire tenir les jambes droites et les empêcher de tourner ( Varro, L. L. ix„ It). Par une allusion facile à comprendre, Cicéron désigne par ce mot les officiers de la cohorte ( ad Att. vu , 3), parce que leur tâche est de maintenir l'ordre dans l'armée.

SERRA (TipÎMv ). Scie , outil à lame de fer dentée qui sert à couper le bois (Vitruv. i, 5, 7 ; Virg. Georg. i, 143; Senec. Ep. 90). Les scies des anciens étaient faites comme les nôtres, et aussi

variées de formes et de dimensions, suivant les différents usages auxquels on lesappliquait.Lafigure représente ce que nous appelons une scie allemande , celle dont se servent les scieurs de long pour débiter en planches des troncs d'arbres ; la lame (lamina) est copiée exactement d'un bas-relief funéraire ; la monture a été ajoutée, en la faisant passer par les an» neaux que l'on voit aux deux extrémités de la lame , sur l'autorité d'un instrument de ce même genre , grossièrement dessiné sur un vase étrusque.

2. Scie à couper de la pierre, à lame de fer, mais sans dents , comme celles dont se servent encore nos scieurs de pierre, les dents étant remplacées par de î'émeri ou du sable très-fin , au moyen duquel les marbres les plus durs , tels que le porphyre même et le granit, peuvent être coupés en tables minces (Plin.. H.N. xxxvi, 9).

SERRACUM. Voy. Sarraccm.

SERRARIUS. Fabricant de scies (Senec. Ep. 50), et non scieur (prista) ; I» terminaison arius désigne ordinairement, comme nous l'apprend ta comparaison deS' mots où elle se rencontre, la personne qu» fabrique et non celle qui emploie l'objet

au nom duquel elle est ajoutée, comme on le voit par calceolarius, coronarius, restiarius, sellarius , et beaucoup d'autres noms de métier énumérés dans la Table analytique. Sénèque (/. c.) se plaint du bruit par lequel ces artisans troublent leurs voisins ; ce qui serait à peine raisonnable s'il ne s'agissait que du bruit que l'on fait en sciant du bois ; mais, quant aux sons désagréables que l'on produit en affûtant sans cesse les dents de cet instrument (slridor serrée tum cum acuitur ; Cic.

Tusc. V, 40), on admettra facilement que l'ien n'est plus insupportable.

SERRULA(iipi6v tov). Diminutif de Ser- »A. Petite scie, telle qu'en emploient les menuisiers (voy. la gravure au mot Fabrica ), les chirurgiens (Celsus, vu, 33), les bûcherons (Columell. Arb.

4), etc. La figure représente un outil de ce genre, celui que nos artisans appellent scie à dos.

2. Serrula manubriata. Petite scie , dont la lame est fixée au bout d'un manche court (manubrium) au lieu d'élre

montée comme les deux spécimens cidessus (Pallad. I, 43, 2). Le modèle est emprunté à un bas-relief en marbre, où cet instrument est placé entre les mains de Dédale.

SERTA, plur. deSERTUM (ffT£(X(jLaTa).

Guirlande, longue chaîne de fleurs attachées les unes aux autres, servant surtout à décorer les autels, les temples, ou , à l'occasion d'une fête , la porte et l'entrée d'une maison particulière ; les corollse ou coronje, au contraire, étaient plus particulièrement destinées à servir d'ornements à la personne ; mais cette distinction n'est pas toujoursobservée(^Plaut.

Asin. IV, 1, 58; Virg. Mn. 1, 421 ; Cic. Tusc. III, 18 ). La gravure montre une de ces guirlandes , portée , dans un basrelief représentant des noces , par une jeune femme qui va orner la porte de la maison nuptiale ; et la dernière figure, au mot Infulatus, indique comment on les suspendait au-dessus de l'entrée d'une maison ou d'un temple.

SESTERTIUS. Monnaie romaine, valant deux as et demi , le quart d'un denier ; elle équivaut à un peu plus de deux sous de notre monnaie. C'était primitivement une monnaie d'argent ; mais plus tard on fit le seslertius en aurichalcum, métal ^^—.^^ xS»;^^^ qui n'était autre /^/^^\ /^^L^\ chose qu'un cui- (f^P^ j ) \\^^^^\\ vre très-fin (Plin. ^I/'rJJ v33V /T. i\'. XXXIV, 2). ^^s^' ^^^— -/ Le spécimen est tiré d'un original en argent, dont il reproduit les dimensions ; mais les sesterces en auriclialcum sont beaucoup plus grands.

SEXTANS. Monnaie romaine en cuivre, pesant deux onces (uncix) et valant un sixième d'à* (Varro, L. L. V, 171 ). Elle portait l'empreinte d'un caduceus et d'une strigilis avec deux boules qui en indiquaient /@ ( la valeur, comme le montre le spécimen ci-joint, d'après un original réduit ici de deux tiers.

SEXTARIUS. Mesure romaine, servant à la fois pour les liquides et les substances sèches ; elle contenait le sixième du congius et le quart du modius (Rhemn.

Fann. De Pond. 71; Hor. Sat. I, 74 ; Columell. II, 9 ; Plin. H. N. xvill, 35).

SEXTULA. La plus faible fraction dans le compte des monnaies romaines, le sixième de Vuncia ou once (Varro, L, Z. V, 171 ;Rhemn. Fann. DePond.22).

SIBINA ou SIBYNA (ffcêûvïi). Espèce particulière d'épieu (yenabulum), dont les caractères propres sont inconnus (Tertull. adv, Marc. I, 1 ; Hesych. s. v.). Elle servait toutefois, on le sait , à la chasse au sanglier (Athen. il, 5). Voy. les figures aux mots Venatio et Venator.

SIC A. Espèce de couteau ou de dague très-pointue et à lame recourbée (Gloss. Philox. 1(90; émxa|i.7(é(; ) , eu

SIGILLATVS.

forme de défense de sanglier (Plin. H. N. XVIII, 1 , apri dentium sîcas exacuunt), ce qui le rendait particulièrement efficace pour porter de bas en haut un coup

meurtrier. C'était l'arme nationale des Thraces (Val. Max. m, 2, 12); aussi était-elle employée par ceux des gladiateurs qui empruntaient à ce peuple leur nom et leur équipement (Suet. Cal. 32 ; Mart. m, 16 ; voy. la gravuresuivante). Mais chez les Romains on ne la regardait que comme l'arme d'un brigand, d'un assassin (Cic. Cat.n, 10,; Quint. Z»ec/. 321; Isidor. Orig. xviil, 6, 8 ) ; elle tenait lieu du couteau qu'a maintenant le bas peuple en Italie , couteau qui a à peu près la même forme, et dont oxt se sert d'une manière analogue, pour porter dans la région de l'abdomen, de bas en haut, un coup qui fait une profonde blessure. L'arme représentée ci-dessus est sur la colonne Antonine , entre les mains d'un barbare.

SICARIUS. Dans un sens général, celui qui se sert du couteau ou poignard recourbé qu'on appelle sica ; mais, comme chez les Romains cette arme ne servait guère qu'à commettre des meurtres, on employait le mot sicarius pour désigner un bandit, un meurtrier, un assassin (Cic. Rose. Am. 36 ; Hor. Sat. i, 4), sans avoir le moins du monde l'intention de rappeler l'instrument du meurtre (Quint, x, 1, 12).

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