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La partie recourbée et concave &e

la lame tranchante qui terminait la serpette du vigneron (Cohimell. iv, 25, 1); elle rappelle par sa forme une anse, un golfe, comme le montre la figure ci-jointe, d'après un ancien manuscrit de Columelle.

6. Grand vase bombé servant à mettre du vin ou du lait. Voyez SiNUM.

SIPARIUM. Paravent, qui servait au théâtre et se composait de plusieurs feuilles que l'on pouvait ouvrir ou bien replier l'une sur l'autre, comme celles de nos paravents (Apul. Met. i, p. 7 , siparium complicato. Id. X, p. 232, complicitis slparïts). Quelques antiquaires pensent que le siparium était la toile qui servait exclusivement pour la comédie, et que Vaidœum était réservé pour la tragédie. Mais Apulée les mentionne comme employés tous deux ensemble, et les mots dont il se sert impliquent en même temps que Yaulœum était baissé sous la scène {subductum), quand commençait la pièce, tandis qu'au même instant le siparium était plié {compUca' tum). Il nous présente cette double opération comme ayant lieu au moment où l'on va jouer un ballet, le jugement de Paris, et, comme on sait que, dans quelques-uns des grands théâtres de l'époque macédonienne, la partie de l'orchestra située entre le devant de la véritable scène (proscenium) et l'autel de Bacchus (tliymele) était changée en une scène plus basse, sur laquelle paraissaient les mimes et les danseurs (Muller, History of Greek Littérature, vol. I, p. 299), on peut avec quelque raison

supposer que le siparium était destiné à cacher cette scène inférieure, et qu'on le pliait pour découvrir aux regards les danseurs qui la couvraient, au moment même où l'on abaissait Yauhrum pour montrer aux spectateurs ce qui allait se passer sur la grande scène.

SIPHO ((Ttçtov). Tube ou tuyau d'où sort, soit par la pression même du liquide, soit par l'emploi de moyens artificiels, un jet d^eau (Senec. Q. N. il, 16; Plin. H. IV. n, 66). La gravure re-

présente une fontaine jaillissante dans le moulin à foulon de Pompéi ; on voit encore les tuyaux sortant des deux réservoirs carrés ; on a ajouté l'eau dans le dessin , pour faire comprendre le système des deux jets, et montrer comment ils tombaient, ne formant plus qu'une seule colonne liquide, dans le labrum ou bassin central.

2. Siphon, qui servait à faire sortir, au moyen de la pression de l'atmosphère, des liquides du vase qui les contenait et à les faire passer, par un écoulement con-

tinu, dans un autre (Cic. de Fin. n, 8; Polhix, VI, 2 ; X, 20), comme cela se fait encore actuellement. Cette invention remonte à une très -haute antiquité, et est égyptienne ; car on suit et on ramène le nom de cet instrument jusqu'à la racine

égyptienne sif, boire, absorber (Wilkinson, Manners and Customs of Ancient Egypt. m, p. 341), et l'opération même dont il est ici question est représentée dans la gravure ci- jointe d'après une peinture de Thèbes. Le personnage de droite verse le liquide dans trois vases placés sur le sommet d'un tabouret élevé, tandis que celui de gaucbe l'en retire et le fait passer dans un grand vase placé plus bas, au moyen de trois siphons séparés. Il tient entre ses lèvres le bout de l'un des siphons et est en train d'y faire le vide, tandis que le liquide coule déjà par les deux autres, que supporte et dirige sa main droite.

3. Pompe aspirante et foulante, qui servait aussi quelquefois de pompe à incendie (Plin. £p. X, 35 ; Isidor. Orig. XX, 6; Ulp. Dig. 32, 7 , 12). La figure ci-dessous représente une machine de ce genre , découverte dans le siècle dernier à Castrum Novum , près de Cività Veccbia ; on suppose qu'elle servait à pomper de l'eau pour les bains publics de la ville. Elle est construite d'après les mêmes principes que la Ctesibica machina décrite par Vitruve (x, 7), mais elle est plus simple, et, puisqu'elle se rapporte en tout point aux indications données par Héron (de Spirit. p. 180), qui

était élève de Ctésibius, nous ne devons

pas hésiter à l'admettre comme un spécimen de la pompe inventée par Ctésibius, avec les perfectionnements qu'y introduisit son élève. Voici le détail des différentes parties dont elle est composée, avec leurs noms techniques : AA (Sûo nu^îSeï;, modioli gemelH),deyxx cylindres dans lesquels montent et descendent alternativement les deux disques obturateurs, b (I[x- 6oXoi, emboli), et les pistons, c()cav6vta, régulée) ; D, tube horizontal ((Tùùyjv), qui met les deuxjcylindres en communication , et au milieu duquel s'élève un autre tube vertical, k (ëTepoç awXïiv ôpôtoç . ffff, dans la coupe au-dessous, indiquent quatre soupapes (ào-ffàpta, a^iw), dont deux sont fixées au fond des deux cylindres, et les autres, une de chaque côté de l'embouchure du tube vertical, dans l'horizontal. On plaçait la pompe dans la position même où nous la montre la gravure, au-df sus du réservoir, le bout inférieur de chaque cylindre plongeant dans l'eau. L'action était précisément la même que celle qui est décrite dans l'article Ctesibica Machina. Les deux pistous travaillent à la fois, mais en sens inverse, l'un étant en haut quand l'autre est en bas. Quand l'un se lève et quand le vide se fait ainsi dans le corps de pompe, la soupape qui est en bas se lève et permet à l'eau de monter dans le tube par la voie ainsi ouverte, tandis que l'autre piston, en descendant dans l'autre cylindre, en ferme la soupape, et force l'eau qu'il contenait à s'engager dans le cylindre horizontal ; cette eau oblige la soupape qui est du même côté du tube verticale s'ouvrir, taudis qu'elle ferme l'autre, et, se trouvant dans l'impossibilité de passer dans l'autre corps de pompe, elle est chassée dans le tube vertical (e), d'où elle s'échappe en courant continu à travers quelque tuyau en métal ou en cuir attaché au haut de ce tube; ce tuyau manque dans notre gravure , parce qu'à l'époque où la pompe fut découverte, la partie supérieure du tube vertical avait disparu. On comprendra aisément comment on s'y prenait pour faire de ces machines des pompes à incendie. En réalité, cette pompe est tout à fait fondée sur l'application des mêmes principes que celles dont nous nous servons actuellement.

SIPUONARII.

SOCCDS.

SIPHONARII. Pompiers, ceux qui dirigeaient et faisaient marcher les machines [siphones) que l'on tenait prêtes pour combattre les incendies. Ils faisaient partie de la cohorte de gardes de nuit [vigiles] établie par Auguste (Inscript, ap Murât. 788, 3).

SIPHUNCULUS. Diminutif de Sipho.

Petit tuyau ou tube duquel sort un jet d'eau (Plin. Ep. V, 6, 23 ; voy. la gravure au mot SiPHO, 1 ).

SIRPEA. Voyez Scirpka.

SIRPICULUS. Voyez Scirpiculus.

SISTRATUS. Celui qui porte le sistre égyptien Çsistrum) , sorte de crécelle ; par suite , implicitement , un prêtre ou une prêtresse d'Isis , qui se servait de cet instrument dans les cérémonies religieuses, le tenant en l'air et le secouant avec la main droite, comme le montre la figure ci-jointe , d'après une peinture de Pompéi, où sont représentées différents prêtres égyptiens (Mart. xii, 29).

SISTRUM. Sorte de crécelle dont les Egyptiens se servaient dansles cérémonies du culte d'Isis (Ov. A. Am. m, 035 ; Met. IX, 7 83), et à la guerre en guise de trompette (Virg. ^n.yni, C96; Prop. m, 11, 43). Elle était formée d'un certain nombre de tiges métalliques [virgulx) passées par leurs deux bouts dans un châssis mince et ovale (laminam angustam in modum baltei recurvatain ) fait de la même matière (Apul. Metam, XI, p. 240); un manche court y était adapté, au moyen duquel on tenait et secouait rapidement le sistre, de manière à faire rendre aux tiges métalliques des sons aigus et retentissants. Le spécimeu est tiré d'un original eu bronze.

SITELLA. Diminutif de Situla. Vase à ventre rebondi et à col étroit, que l'on employait dans les comices romains pour tirer au sort les noms des tribus ou des centuries, afin de fixer l'ordre dans lequel elles devaient voter. Les billets {sortes) faits en bois étaient jetés dans ce vase, que l'on remplissait ensuite d'eau; à cause de l'étroitesse du col, on ne pouvait y faire entrer qu'un seul billet à la fois; on le retirait de même et on le proclamait (Plaut. Cas. ii, 4, 17; ii, 5, 34; Liv. xxv, 3). La figure est prise d'une monnaie de la gens Cassia.

SITICEN (TU(iêaùXir)ç). Musicien qui jouait, dans les funérailles, d'une espèce particulière de cor droit, tuba (Capito, ap. Gell. XX, 2), dont toutefois nous ne connaissons par les caractères distinctifs.

SITULA. Seau pour tirer de l'eau d'un puits (Isidor.Or/^. XX, \b;VlauK.Jmpli.

11,2, 47 ; Paul. Dig. 18, 1, 40), se terminant en pointe à son extrémité inférieure, ce qui en facilitait l'immersion ; on le voit dans le spécimen ci-contre, d'après un original en bronze.

La même forme de seau se retrouve constamment dans les puits antiques figurés avec leur treuil et leur seau ; on la voit encore dans un fragment de fresque conservé au Musée Britannique, et dans ce Dictionnaire, au mot Girgil-

LCS.

2. Vase servant à tirer au sort (Plaut. Cas. II, 6, G; Cic. Ferr. ii, 2, 51). Synonyme de SiTELLA.

SITULUS (Cato, fi. R. 10; Vitruv.

X, 4, 4). Synonyme de Situla.

SOCCATUS. Qui porte le soulier ou plutôt la pantoufle que l'on appelait soccus (Sen. de Ben. il, 12).

SOCCIFER (Sidon. Carm. ix, 215).

Synonyme du précédent.

SOCCULUS (Sen. de Ben. ii, 12 ; Su et. Fit. 2). Diminutif de

SOCCUS. Pantoufle, ou soulier sans aucun cordon, mais qui couvrait complètement le pied, de manière qu'on pouvait dire de celui qui le portait qu'il

SOLABICH.

SOLEA.

était soccis indutus (Cic. de Or. m, 32), soccis calceatus {Plin. H. N. XXXVI, 4, 13). Chez les Grecs, c'était une chaussure très-répan(hie et dont se servaient également les deux sexes (Cic. Rab.

Post. 10 ; Terent. Heaut. I, 1, 72) ; mais à Rome l'usage en était strictement restreint aux femmes {soccus muliebris, Suet. Cal. 52), et aux acteurs sur la scène comique, pour former un contraste avec le brodequin à haute semelle [cotliurnus ) du drame tragique (Hor. A.

P. 80; Ov. Pont. IV, 16, 29; Quint, x, 2, 22), de sorte que, toutes les fois qu'un exemple se présente d'un Romain portant le soccus ailleurs que sur la scène, ce trait est relevé comme un très-grave manque de respect aux usages nationaux et réprouvé en conséquence (Sen. /. c; Suet. /. c. ; Plin. H. N. xxxvii. 6). Le soccus représenté ci-dessus est, dans une peinture antique, au pied d'un danseur de comédie.

SOLARIUM (Txiâ6r,pov). Cadran solaire, terme général sous lequel on en comprend bien des formes et des espèces différentes, qui sont énumérées dans la Table analytique, et dont chacune a son nom particulier, sous lequel elle est décrite (Varro, L. L. vi, 4 ; Plin. //. iV^. VII, 60).

2. Solarium ex aqua. Horloge à eau ou clepsydre, qui marquait les heures par l'abaissement du niveau de l'eau qu'elle contenait, abaissement que l'on pouvait constater et mesurer au moyen de divisions équidistantes(.s/'a//a, Sidon. Apoll. Ep. II, 9), tracées sur les parois du vase d'où elle s'échappait, ou de celui où elle tombait goutte à goutte (Cic. -V. D. II, 34). Dans ce passage, Cicérou emploie le mot solarium à la fois pour désigner un cadran solaire et une horloge à eau; mais il les distingue en appelant le premier solarium descriptum, la seconde solarium ex aqua.

3. (■:?iXio(7Tr,piov). Terrasse au-dessus d'une maison à toit plat, ou au-dessus d'un portique, entourée d'un parapet, mais à ciel découvert , et sur laquelle montaient les habitants, quand il faisait

beau, pour jouir du soleil et delà brise, comme cela se fait encore liabituellement à Naples et dans l'Orient (Isidor. Orig. XV, 3, 12 ; Suet. Nero, 16 ; Plaut. Mil. II, 4,25). On découvrit dans les fouilles d'Herculanum une terrasse de ce genre au-dessus du second étage d'une maison, celle même dont la description et le plan sont donnés à l'article Dosi es ; elle est marquée g sur le plan. Plus tard cependant le solarium fut couvert d'un toit (Inscript, ap. Fabretti, p. 724, n° 443), comme protection contre le soleil, et il forma en réalité l'étage supé-

rieur de la maison, étage à jour de tous les côtés et fermé seulement par en haut, comme on le voit dans la gravure ci-jointe, qui représente le palais de Bidon, d'après le Virgile du Vatican. Quand il était ainsi construit, il servait dans la grande chaleur de cœnaculum ; on y prenait des rafraîcliissements (Inscript./, c).

SOLDURI (eyx<^^'ti*îoO' C'est proprement un mot celtique, qu'employaient les anciens Gaulois (Caes. B. G. m, 22) dans un sens à peu près analogue à celui de notre mot fidèles ou vassaux, voulant désigner par là un corps de guerriers attachés à quelque chef, qu'ils servaient avec une fidélité et un dévouement à toute épreuve.

SOLEA. Sorte de socque ou de sandale, de la forme la plus simple possible, consistant en une semelle placée sous la plante du pied ( Festus, s. v. ; Isidor. Orig. XIX, 34, 11; Aul. Gell. xm, 21) et attachée au moyen de cordons qui passaient sur le cou-de-pied, comme

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