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SOLIFERREUU.
les sandales que portent maintenant les capucins , et comme celle qui est représentée ici. Les deux sexes indifféremment la portaient (Ov. A.Âm. Il, 212; YioT.Ep. I, 14, 15; Plaut. Truc, ii, 4, 12).
2. Solea spartea. Sorte de soulier ou de botte tressée de brins de genêt d'Espagne, afin de protéger, quand ils étaient attendris ou blessés, les pieds des bestiaux et des bêtes de somme (Columell.
VI, 12, 3; Veg. Fet. i, 26, 3; II, 45, 3 ). Le spécimen ci-joint n'est pas tiré d'un original antique; il représente un objet de même nature dont se servent maintenant Jeshabitantsdu Japon ; c'est un petit panier qui a la forme du pied de l'animal , auquel il est attaché par des cordons noués autour du fanon.
3. Solea ferrea. Défense pour les pieds des mules (Catull. 17, 26), qui servaient de bêtes de trait ; elle était destinée à rendre les mêmes services que nos fers, quoiqu'elle en différât en réalité et par sa nature et par la manière dont elle était fixée au pied ; en effet, tout ce qui nous reste de l'antiquité , les témoignages écrits comme les monuments de la peinture et de la sculpture, sont d'accord pour nous prouver jusqu'à la dernière évidence que ni les Grecs ni les Romains n'avaient l'habitude de ferrer leurs bêtes en clouant sous le sabot une pièce de fer, comme nous le faisons maintenant. Us se servaient probablement d'une sorte de brodequin fait de cuir ou de quelque matière analogue, et ressemblant par sa forme et son caractère général à la solea spartea que nous venons de décrire ; il entourait le pied , et des courroies en cuir l'attachaient , comme les carbatinx des paysans, tout autour des paturons et des sabots de l'animal. Les bêtes de trait ne le portaient pas d'une manière continue ; le conducteur de l'équipage le mettait au pied de ses mules , pendant le cours du voyage, aux endroits et dans les occasions où l'exigeait l'état des routes ; il le leur relirait quand il cessait d'être nécessaire. Les deux faits que nous venons d'avancer, savoir, que c'était un vé-
ritable soulier qui couvrait tout le pied, et qu'il était mobile, qu'on le mettait ou l'ôtait suivant les occasions , nous sont suffisamment attestés par les termes mêmes dont on se sert pour désigner cet objet et pour indiquer que l'on en fait usage — miilas calceare ( Suet. Vesp, 23); midis soleas induere lV\m. H. N.
XXXIII, 49) — termes que l'on comprendra mieux en se référant aux articles Calceds et Inddtds. Quand le dessous du soulier était fortifié d'une plaque de fer, il prenait le nom de solea ferrea ; mais, sous l'influence des habitudes extravagantes qui prévalurent sous l'empire , on y mit quelquefois des plaques d'argent au lieu de plaques de fer, et on l'appelait alors solea argentea ( Suet.
Nero , 30 ) ; quelquefois des plaques d'or ; alors c'était solea ex auro ( Plin. /. c). C'est donc d'une plaque de fer de ce genre que Catulle ( /. c.) dit (ju'elle est restée dans la boue ; elle se sera détachée du soulier sous lequel elle était fixée; il n'est pas question d'un fer cloué sous le sabot, comme le sont ceux de nos chevaux.
4. Solea lignea. Sorte d'entraves en bois, dans lesquelles on faisait passer les deux pieds d'un coupable pour l'empêcher de s'échapper, tandis qu'on le conduisait en prison (Cic. Iriv. ii, 50).
5. Instrument ou machine servant à écraser les olives pour en faire de l'huile (Columell. XII, 52, 6); la nature en est complètement inconnue.
SOLEARIUS. Quelqu'un qui fait des solese (Plaut. Aid. m, 5, 40).
SOLEATUS. Qui porte dessoleae, comme le montre la gravure au mot Solka, 1 . Quand ce mot est employé en parlant d'un Romain, il indique qu'il s'agit d'une personne dans son intérieur, en négligé, ou souffrante ; car on regardait cette chaussure comme inconvenante pour sortir, et accusant chez ceux qui la montraient en public des manières affectées et une choquante imitation du costume des Grecs (Senec. de Ira, iil, 18 ; Castric. ap. Gell. XIII, 21 ; Cic. Ferr. il, 5, 33; Pis. 6 ; Rut. Lup. de Fig. ii, 7 ).
SOLlFKRREUMouSOLLIFERREUM.
Sorte de javeline toute eu fer massif, le
âOMTAURIMA.
manche comme la pointe (Liv. xxxiv, 14 ; Festus, -v. Sollo).
SOLITAURILIA. V. Suovetacrilia.
SOLIUM (ôpôvo;). Dans le sens primitif et propre du mot, chaise ou plutôt fauteuil carré à dossier très-élevé, à côtés massifs pour bras, comme si elle était taillée à même un bloc de bois; elle servait dans les temps primitifs aux rois, dont la personne était ainsi protégée contre toute violence soudaine et inattendue par derrière (Serv. ad Virg. Mn. I, 506). La figure ci-jointe , à laquelle convient parfaitement la description de Servius cité ci-dessus, représente le fauteuil sur lequel, dans le Virgile du Vatican, s'assied Latinus.
2. Fauteuil de cérémonie qui correspond à ce que nous appelons trône, et sur lequel s'asseyaient les dieux et les
souverains (Virg. M,n. x, 116; Cic. Fin. II, 21 ; Ov. Fast.w, 353). Ce qui le distinguait du fauteuil ordinaire {cathedra), c'est qu'il était fait de matières plus précieuses et d'un plus riche travail. Dans les œuvres d'art il est représenté le plus souvent avec un dossier, des bras, des coussins , et couvert d'une riche draperie ; mais toujours il y a en avant un tabouret {scabellum, scamnum) qui en indique la hauteur. La gravure représente le solium de Vénus dans une peinture de Pompéi.
3. Grand fauteuil où les légistes romains avaient l'habitude de se tenir assis pour recevoir les cliçots qui vçnaieut les
consulter (Cic. Leg. i,3;de Or. ii, 55), d'où l'expression , a suhsellns in otium soliumque se conferrc (Id. de Or. il, 33), qui signifie quitter le rôle d'avocat plaidant pour celui d'avocat consultant. Devant les tribunaux, en effet, les avocats étaient assis sur des bancs {subselUa), tandis que, dans ce qu'on appelait par comparaison le loisir du cabinet, ils étaient commodément établis dans leur fauteuil ( solium).
4. Solium eburneum. Chaise d'ivoire (Claud. Laud. Stil. 199); le poëte désigne par là la chaise curule, qui était décorée d'ivoire. Ce n'est qu'une expression poétique pour Sella curulis.
5. Ce que nous appelons maintenant un sarcophage, cercueil d'un caractère monumental , fait de marbre précieux
(Suet. Nero, 50), et enrichi de sculptures; il servait surtout à recevoir le corps des rois ou des grands personnages (Cuit. X, 10; Flor. IV, 11). La figure ci-jointe en offre un spécimen remarquable : c'est la reproduction d'un sarcophage antique où était déposé le corps de L. C. Scipio Barbatus.
6. Dans des bains, au fond et surtout autour du bassin circulaire rempli d'eau chaude, le siège ou banc sur lequel le baigneur s'asseyait pour se laver ( Suet. ^ug. 82 ; Festus, s. v.)', il était ordinairement de la même matière que le bassin même (Pallad. i, 41), mais quelquefois en bois (Suet. /. c), et même eu argent (Plin. H. N. xxxiii, 54). Voy. la figure au mot Baptisterium, au bas de laquelle on voit un siège de ce genre. Mais, dans quelques-uns des textes cités, ci-dessus ainsi que dans d'autres (Celsus, VII, 2C, 5; Sidon. Apoll. Ep. ii, 2, solii capacis liemicfclium), 06 mot désigne le bassin même.
SPARSIO.
SPAT^ALICM.
SPARSIO. Pluie ou brouillard (nimbus, Mail. Spect. 3, et v, 25) d'eaux de senteur, que l'on faisait tomber dans un :héàtre ou un amphithéâtre, au moyen de tuyaux et de machines affectés à ret usage Senec. Controv. \. Prxf.; Sen. Ep.
)0; Q. N. Il, 9). Ce raffinement de luxe le faisait pas nécessairement partie des eux ; les spectateurs le devaient de temps ;n temps à la munificence de l'un de ceux ]ui donnaientdes spectacles ; aussi avait-on 'habitude de l'annoncer par un avertissement (aM«/n), affiché dans les lieux les plus fréquentés de la cité, et conçu à peu près comme le suivant, découvert à Pompéi : Venatio. Athlet^e. Sparsiones.
Vêla. Erdnt., c'est-à-dire, il y aura une chasse de bêtes féroces, une exhibition d'athlètes qui lutteront , une pluie i'eaux de senteur, et une toile tendue au-dessus des spectateurs.
2. Présents que l'on jetait au milieu de la foule pour qu'elle se les disputât (Stat. Sih. i, 6, 65 ; cf. Suet. Cal. 18 ; Dom. 4); synonyme de Missilia.
SPARTEA. Voy. Solea, 2.
SPARUMouSPARUS. Arme qui était, à proprement parler, particulière à la population des campagnes ( agrestis sparus, Virg. jEn. xi, 682; teium riisticum, Serv. ad l.) ; le manche en était en bois {liastUe, Nepos, Epam. 9); elle avait une tête de fer à laquelle était attachée une lame courbée en forme de croc (Jrt modum pedi recurvum, Serv.
/. c. ), maiâ qui se terminait en même temps par une pointe aiguë, afin de pouvoir être lancée comme trait ( Nepos, /. c. ; Sisenn. ap. Non. s. i». ). Elle servait à la chasse (Varro, ap. Non. /. c), et quelquefois à la guerre , jamais comme arme de troupes régulières, mais comme celle que pouvaient porter au combat des soldats levés parmi de grossiers paysans, ou dans de subites prises d'armes, quand chaque homme se saisit pour se défendre de ce qu'il a sous la main (Sali. Cat. 5U). La figure ci-
dessus est tirée d'un bas-relief de la collection d'Ince-Rlundell en Angleterre ; elle est entre les mains d'un chasseur, et, comme la forme très-singulière du fer qui la termine s'accorde d'une manière remarquable avec la description que nous avons tirée des différents passages rapprochés ci-dessus, et où il en est évidemment question, oa ne peut avoir de doute sur le nom et la nature de l'arme qu'elle est destinée à représenter.
SPATHA (aTtàôr)). Battoir, palette de bois dont se servaient les tisserands pour tasser les fils de la trame ( subtemen ,
trama , Senec. Ep. 90), rôle que joue chez nous le battant du métier ; il ressemblait probablement à l'instrument que l'on emploie encore au même usage en Islande , où les procédés de tissage sont très-primitifs, très-élémentaires :
c'est cet instrument islandais que représente la gravure.
2. Spatule de bois large et plate , qui servait à remuer, à délayer, à mêler des remèdes ou des drogues quelconques (Columell. XII, 41, 3; Plin. H. N. XXXIV, 26; Celsus,vii, 12).
3. Large et longue épée à deux tranchants»; à pointe très-aiguë (Veg. Mil. il ; Tac. Ânn. xil, 35 ; Apul. Met. I, p. 3 ), comme le montre le spécimen ci-joint ,
emprunté au sarcophage d'Alexandre Sévère. Quant à la longueur, la pointe posée à terre, elle atteint la hanche d'un homme de taille ordinaire.
4. Pièce de bois qui servait aux chirurgiens à remettre une épaule (Celsus, VIII, 15).
SPATHALIUM ((nta6à>tov). Ornement que portaient les femmes autour du poignet (Plin. H. N. XIII, 52; TertuU.
Cuit. fem. 13). On suppose que de petites clochettes y étaient attachées comme pendants, aiusi que cela se voit dan
SPECILLUM.