GIO
SUBCCCLA.
ment qu'un nom en vogue au moment où il écrivait, et qui venait de la couleur rouge (minium) de ce vêtement.
SUBSCUS. Tenon, ea menuiserie; on appelle ainsi l'extrémité d'une pièce de bois ou de métal diminuée d'une partie de son épaisseur, que l'on fait entrer dans une mortaise (securicula), c'est-à-dire dans un trou de même forme et de même grandeur fait à une autre pièce (Vitruv. X, 5, 2; IV, 7,4).
SUBSELLIUM, Banc mobile, à pieds, sans dossier, assez long pour porter plusieurs personnes (Ceis. VII, 2(5, 1 ; Varro, L. L. V, C28), et qui servait surtout dans les endroits où beaucoup de monde était rassemblé : dans une salle à manger (Suet. Terent.) ; une salle de vente aux enchères (Id. C'a/. 39); la salle des séances du sénat (Cic. Cat. i, 7 ; Suet. Claud. 23); dans les lieux de réunion des tribunaux, pour les juges, les avocats, le de-
mandeur et le défendeur, les témoins (Cic. Fat. 14 ; Rose. Am. 0), etc. Le spécimen est une copie d'un original en bronze trouvé dans les bains de Pompéi.
5. Dans le théâtre, l'amphithéâtre, ou le Cirque ( Plaut. Ampli. Prol. 65 ; Pœn. Prol. 5; Suet. Aug. 43 et 44), rangées de sièges entourant en cercle l'intérieur de l'édifice {cavea), et disposés en gradins les uns au-dessus des autres , comme cela se trouve explicpié etéclairci par une gravure au mot Gradus, 3.
SUBSTRUCÏIO (àvà).Y)(j.[ia). Mur, massif, contrefort, ou tout ouvrage de ce genre, construit sous le sol comme fondation (Vitruv. VI, 11, 6), ou au-dessus du sol pour soutenir une construction placée au-dessus (Liv. xxxviii, 28; Dionys. m, G9); ainsi, par exemple, les substructions que Tarquin l'Ancien, selon la tradition, aurait élevées sur le mont Capitolin, afin de former une plate-forme pour le temple de Jupiter, travail dont quelques débris subsistent encore; ou bien celles du coté de la même colline faisant face au Forum, qu'exécuta Q. Catulus pour sup-
porter le /«^«/ar/um (Inscript, ap. Orelli, 32C7) ; on les voit encore dans un état de conservation très-satisfaisant.
SUBTEMENouSUBTEGMEN (xpoxri, èyyçpti). Dans le tissage, la <ra/we, c'est-àdire le fil que l'on fait passer alternativement en dessus et en dessous de ceux de la chaîne (stamen), pour faire l'étoffe (Varro, L. L. V, 113; Plin. H. N. xi, 28 ; Ov. lUet. VI, 50). La gravure représente un Égyptien en train de faire passer le fil de trame entre les fils de chaîne ten-
dus sur un cadre fixé 'à terre. Quoique cette opération , telle qu'elle est pratiquée ici, ressemble plus à la fabrication des nattes qu'au tissage proprement dit, elle fait bien comprendre la distinction de la trame et de la chaîne, et le procédé qui lesunitl'uneà l'autre, d'autant mieux que l'on voit isolée une partie delà chaîne, sur laquelle il est assis, tandis que, dans l'autre partie du cadre, les fils de trame sont déjà croisés avec les fils de chaîne ; n'ayant pas encore été serrés par le battant (spatha) , ils sont assez écartés l'un de l'autre pour qu'on puisse distinguer chacun des fils dont se composera l'étoffe. SUBUCULA. Tunique de dessous, faite en laine (Suet. Aug. 82), et qui se portait contre la peau, sous la véritable tunique (H»r. Ep. I, 1, 95), celle de dessus, qui, suivant la manière dontelleétait faite, prenait les noms particuliers d'indusium ou de supparus (Varro, L. L. v, 131 ; id. ap. Non. s. v.). Elle avait de longues manches , tandis que celles de la tunique de dessus étaient toujours courtes ; elle était portée par les deux sexes, quoi qu'en disent certains savants, qui en restreignent l'usage aux hommes, contrairement au témoignage précis de Varron (/. c), qui l'énumère parmi les vête-
SUCCIIfCTtJS.
ments qui composent le costume d'une femme. Elle se distingue très-bien dans la figure ci-jointe , d'après un bas-relief
tn marbre; deux terres cuites du Museo Dorbonico (xiv, 37) représentent un homme et une femme vêtus d'une manière analogue , avec deux tuniques , celle de dessous dans les deux cas ayant de longues manches.
SUBULA (ÔTïEaç). Âlène de sellier, de cordonnier (Mart. m, 16; Columell. vi, 5 ). Le spécimen est copié d'une pierre funéraire , trouvée sur la Via Cassia, et portant une inscription qui atteste qu'elle fut posée en mémoire de la femme d'un cordonnier (sutor).
SUBULCUS ((TuêwTY)!;, Oçopêôç). /'orcher ( Varro, R. R. ii, 4, 20).
SUCCIDIA. Porc salé, comme notre jambon ou notre lard (Varro, L. L. V, 110; R. R.ii, 4,3).
SUCCINCTUS (CiTtE^wffixevo;). Qui porte une ceinture autour de la tunique , au-dessous des côtes ( du grec {méi^wixa, qui signifie le diaphragme). Cette ceinture ne servait pas simplement à tenir le vêtement serré contre le corps , mais à permettre à celui qui le portait de le raccourcir en relevant les extrémités et en les maintenant dans cette position, de manière que le bas du corps fût libre et dégagé de toute draperie ; aussi l'em ploi de cette expression indique-t-il toujours que la personne à laquelle elle est appliquée est engagée dans quelque occupation active, dans quelque exercice
violent. C'est ainsi que la tunique succincta va très-bien à la Diane chasseresse
( Ov. ^m. m, 2, 31 ; Met. x, 536 ), comme on le voit dans la figure ci-jointe, d'après une lampe en terre cuite ; au coureur qui précédait la voiture de son maître (cursor, Mart. xil, 24); à l'esclave qui servait à table ( Petr. Sat. GO. Voy. la gravure au mot Pincerna ) ; aux génies tutélaires de la maison (Larks.
Pers. V, 31. Voy. la gravure à ce mot) ; aux ministres qui égorgeaient les victimes dans les sacrifices (Ov. Fast. iv, 4 13 ; Prop. iv, 3, 62. Voy. les gravures au mot Hostia). Les figures de femme où la tunique est ajustée de cette manière sont souvent munies de deux ceintures, un cingulum en dessus, un succingnlum en dessous, comme on le voit dans le spécimen ci-dessus ;mais les figures d'hommes, à très-peu d'exceptions près, qui se rencontrent surtout parmi les statues représentant des Phrygiens et des Asiatiques , n'ont que la ceinture inférieure , ce que nous montre la gravure ci-dessous.
2. Succlnctus gladio , pugione , cultro, etc. Qui porte une épée, un poignard , un couteau , etc. , attaché à une ceinture qui entoure l'estomac, ou passe juste audessus des reins, comme on le voit dans la figure cijointe , d'après une peinture de
SUCCINGCLUai.
Pompéi (Auctor adllerenn. Vf, 52 ; Cic. Phil. XIII, 16 ; Liv. vu, 5 ).
SUCCINGULUM (Ouoîiwvtov). Ceinture que l'on portait très-bas , autour du diaphragme, comme cela est expliqué et figuré dans l'article précédent.
SUCCOLLATUS. Mot à mot, que l'on portait sur le col et les épaules ( Suet. Otlio, 6 ; Varro, R. R. m, 16 ; cf. Virg. Georg. IV, 217 ). Mais le verbe succollare est parliculièrement employé pour décrire la manière dont on portait un palanquin, lectlca (Suet. Claud. 10), et d'autres fardeaux pesants , à l'aide d'un gros bâton (asser, phalangx) qui reposait sur les épaules de deux ou de plusieurs
hommes, et auquel était suspendu le fardeau qu'il s'agissait de déplacer, comme cela se voit dans le groupe ci-joint, emprunté à la colonne Trajane. L'application de ce procédé au transport d'un palanquin est décrite et figurée au mot Strcppus, 2.
SUCULA. Cabestan, pour soulever de lourds fardeaux,construit d'après le même
principe que celui des modernes (Vitruv. X, 2, 2; Cato, R. R. 12 et 19).
SUDARIOLUM l^\^n\.yipoL p. 491).
Diminutif de
SUDARIUM (xa4;i8pwTiov). Morceau d'étoffe, mouchoir que l'on portait sur soi ou à la main, pour essuyer la sueur de son front , et pour faire ce que nous faisons de nos woMcAo//-j de poche (Quint. VI, 3, 60; XI, 3, 148 ; Suet. Hero, 48 ; Catull. 12, 14 ; 25, 7 ). On le voit dans la main gauche d'une statue qui appar-
tient à la collection Farnèse, et que l'on suppose représenter une impératrice romaine, statue dont une portion est ici gravée sur une assez grande échelle pour que l'on puisse reconnaître que cet objet ne fait pas partie de la draperie générale, que c'est un mouchoir séparé que la figure porte à la main, comme le ferait une femme moderne.
SUDATIO, -ATORIUM. Étwe, chambre à transpirer dans un établissement
SUFFIBULUM.
de bains (Senec. V. B. vil, 1; Ep.h\). Elle était chauffée au moyen de tuyaux disposés sous le plancher {siispensura ), et quelquefois aussi percés dans les murs mêmes de la pièce ; c'e;t dans ce dernier cas qu'on l'appelait particulièrement sudatio concarjierata (Vitruv. v, 11, 2). La gravure représente, d'après une peinture dans les thermes de Titus, des bains où le bain d'eau chaude (halneum ) et l'étuve forment deux pièces séparées. Mais quand le bain d'eau et le bain de vapeur se trouvaient réunis dans une seule pièce ( caldarium ), la partie centrale de la pièce , entre le laconicum et Valveus , formait le sudatorium. Voir pour plus de détails le mot Caldarium, !•
SUFFIBULUM. Grand carré long d'étoffe blanche que l'on mettçiit sur la tête, et qui pendait par derrière, fixé sous le menton au moyen d'une broche (/îbula) ; les Vestales le portaient (Festus, s. %'.), ainsi que les prêtres dans les sacrifices (Varro, L. L. VI, 21). Dans la figure ci-jointe, qui représente l'empereur Trajan offrant un sacrifice à Mars, d'après un basrelief maintenant appliqué à l'arc de Constantin, on voit, tombant de la tête de l'empereur, une draperie qui ressemble tellement à celle que nous venons de décrire , que si ce n'est pas réellement k suffibulum en question , elle peut du moins donner une idée approximative de la forme qu'il avait, et de la manière dont on l'ajustait.
SUFFLAMEN (énoxeûç, TpoxoitéÔTi).
Frein ou enrayure , pour retenir la roue d'une voiture ou d'une charette, au moyen d'un sabot, de sorte qu'elle ne tourne point et ne fasse que glisser (Juv. VIII, 148; Vxnà.Psych. 417).L'enrayure sert dans les descentes rapides. On en voit le sabot sous le corps de la charette cijointe, juste en avant de la roue de derrière,quoique, à cause de la petitesse du dessin , ce détail ne soit pas très-apparent; mais dans l'original , qui est un bas-relief funéraire trouvé à Langres , |
on distingue clairement deux chaînes , l'une terminée par un anneau, l'autre
par un crochet ; on les serrait autour de la jante entre deux des rais , de manière à rendre impossible la révolution de la roue, à Ventraver, selon le sens littéral du second mot grec cité ci-dessus. SUGGESTUM et -TUS. Dans un sens général , toute élévation en terre , eu pierre, etc., mais plus particulièrement une plate-forme élevée, sur laquelle se tenaient les orateuis pour parler à
la foule (Cic. Tusc. V, 20), les généraux pour haranguer leurs troupes (Tac.
Hist. I, 55 ; voy. Allocutio) , les magistrats pour entendre plaider une cause (Liv. XXXI, 29), etc. La gravure, d'après un bas-relief, représente Trajan assis sur un piédestal de ce genre, pour recevoir la soumission d'un roi parthe.
2. Dans une cave à huile ou à vin, massif de maçonnerie plus élevé que le plancher de la pièce. Voy. Calcato- RlDM (Cato, R. R. 154).
SUGGRUNDARIUM. Voy. Subgrun-
DARICM.
SUILE. Bâtiment servant à élever des porcs, et contenant un certain nombre d'étables séparées, harx (Columell. VU, 9, 14).
SUPEAFICIES.
SUMEN. Tétine de truie : mets favori des Romains; on le considérait comme parfait quand l'animal était tué un jour avant de mettre bas et lorsqu'il n'avait
Ïas encore été teté (Plin. H. N. xi, 84 ; laut. Cure, il, 3, 44; Mart. Ilil, 44). . SUOVETAURILIA (tpiTirûa, xpixtOç, Schol. Aristoph. in Plut. 819; Eust. ad Od.\t. 1676,38). Sacrifice de purification, où l'on immolait trois victimes mâles, un
porc, un mouton et un taureau ; on conduisait en procession ces trois animaux autour de l'endroit ou de l'assemblée qu'il fallait purifier, puis on les égorgeait (Cato, R.R.XM; Varro, Jï. Tî. II, 1, 10;Liv. i, 44;vin, 10; Tac. Ann. vi, 37; Hist.
IV, 63 ). La gravure représente ce sacrifice d'après un bas-relief romain ; d'autres compositions sur le même sujet contiennent une bande nombreuse de musiciens, qui accompagnent la procession en jouant de leurs instruments.
SUPERCILIUM. Le linteau d'une
porte ( Vitruv. iv, 6, 2, et 4), qui va d'un des jambages (postis) de la porte à l'autre , par-dessus le passage , comme le sourcil règne au-dessus de l'œil. Le spécimen représente la porte d'une des maisons de Pompéi.
SUPERFICIES. Proprement , la partie supérieure d'un objet , ou ce qui est placé sur quelque chose ; ainsi le toit d'un édifice (Plin. H. N. xxxiv, 7), ou la hauteur totale d'un bâtiment audessus du terrain où il est construit (Liv. V, 64 ; Cic. ad Att. iv, 1); d'où les sens particuliers suivants :
1. (ÔYxoç). Masque accompagné d'une perruque et d'un bonnet qui était arran-
gé en pyramide sur le sommet de la tête , rappellant la forme d'un toit ou celle de la lettre grecque A ( XaêôoeiSéi;. Pollux, IV, 133), et qui avait par derrière une bosse ou protubérance ( caput gibberum. Varro, ap. Non. p. 452). Les acteurs tragiques le portaient ordinairement pour augmenter leur taille, et pour donner à la partie supérieure de leur personne autant de hauteur que le brodequin à épaisse semelle {cot humus ) en donnait à l'extrémité inférieure du corps. La figure ci-jointe représente ce masque et ce bonnet , d'après une peinture de Pompéi où est figurée une scène de tragédie; la forme en toit de la superficies et la bosse qui en fait le fond y sont distinctement marquées.
2. (>ûxvou èuîOejJia, TiJvdtxiov, ôi- (Txo;). Le membre supérieur d'un candélabre ( candelnbrum ), celui sur lequel était immédiatement posée la lampe ;
St»t>ARbtt.
âtt^ARtii.
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c'était ordinairement un petit plateau rond, comme on le voit dans le spécimen
ci-joint, d'après un original en bronze découvert à Pompéi, et comme l'indiquent les deux derniers noms grecs cités ci-dessus ( Plin, H. N. XXXIV, (j ; Poil. X, 116; VI, 109),
SUPPARUM et -US. Voile qui n'avait qu'une écoute ( pes. Isidor. Orig. xix, 3, 4), de manière qu'elle devait ressembler à la voile latine maintenant si commune dans la Méditerranée , ou avoir la forme d'un triangle renversé, la base en haut et attachée à la vergue , comme on le voit dans la figure ci-jointe , empruntée à une peinture de Pompéi. On employait surtout cette voile quand on avait besoin d'aller très-vite , ou qu'il y avait très-peu de vent (Isidor. /. c. ; Lucan. Y, 428); et comme,' dans ce cas, c'est la partie supérieure de la voile qui
reçoit le peu qu'il y a d'air, ainsi que le remarque Sénèque à propos du supparum (£p. 77), il semble très-probable que cette voile, dont la partie large se trouve eu haut , est bien celle dont nous
parlons. De plus , on hissait le supparum comme hunier au-dessus du 'veliim ou grande voile (Stat. Silv. iii, 2, 27 : summis adnectlte suppara velU; cf. Lucan. /. c. ; Senec. Herc. OEt. 698). Ce n'est pourtant pas ainsi qu'on le voit employé dans la peinture d'où est tirée la figure ci-dessus; mais ce fait, qui à première vue semble contredire ce que nous avons avancé, et réduire à néant la conjecture par nous hasardée louchant le caraclère et le nom de la voile d'une forme toute particulière que nous avons mise sous les yeux des lecteurs, ne présentera aucune difficulté à ceux qui sont au courant des principes de composition uniformément suivis par tous les artistes des écoles grecque et romaine, les sculpteurs comme les peintres. Leur seul objet étant de donner un intérêt prédominant à la flgure humaine , et non , comme les artistes modernes, d'exécuter une copie fidèle des localités qui avaient été le théâtre des scènes qu'ils représentaient , et des accessoires qui s'y rattachaient, ils avaient l'habitude de négliger l'exactitude de la représentation dans les fonds , en un mot dans les détails accessoires, dans toutes les parties subordonnées de la composition ; ils se contentaient de marquer le temps , le lieu , les circonstances de l'action par quelques signes conventionnels qui exprimaient les idées qu'ils voulaient communiquer et qui devaient être facilement compris de la majorité des spectateurs. C'est ainsi que la peinture d'où est tirée notre gravure représente l'abandon d'Ariane, dont la personne forme le principal objet du premier plan; elle vient de découvrir la fuite de son amant , et elle est étendue à terre , dans une agonie de douleur. Le navire vient de prendre le large , et l'artiste a ingénieusement imaginé d'indiquer la précipitation avec laquelle s'échappe le héros infidèle, en donnant à son navire deux des voiles dont se servaient les marins quand ils voulaient marcher le plus vite possible.
2. Bannière étendue sur une traverse ( Festus, s. V.) fixée à un montant vertical, comme le vexillum et le labarum
itUPPEDANEUM.
SCTILIS.
(TerluU. y4pol. 1G), dont ce mot n'est, dans ce sens, qu'un nom plus récent.
5. Dans le costume des femmes , un vêtement faisant partie de Yindutus (Afran. ap. Non.), en toile et qui se portait par-dessus la suhucula (Varro, L. L. V, 131); il avait des manches courtes et un peu roides qui couvraient le bras de l'épaule à la jointure du coude ( Lucan. il, 363 : Suppara nudatos cingunt angusta lacerlos). Aucun texte n'en détermine la longueur; mais les autres objets que désigne ce mot conduisent naturellement à se représenter un vêtement court, garnissant le haut de la personne comme le hunier la partie supérieure du mât, comme la bannière le sommet de son support.
C'est ce que l'on voit dans la figure ci-jointe , d'après un bas-relief trouvé à Herculanum, et dans celle qui est donnée au
mot SUBUCULA.
SUPPEDANEUM ({.TtoTtoôtov. Isidor.
Orig. XX, 11, 8; Lactant. IV, 12). Tabouret ; synonyme de Scabellcm et de
SCAMNUH.
SUPPLEX. Celui qui supplie à genoux, les genoux plies sous lui [sub et plico), comme le personnage représenté ici, qui
est un captif germain suppliant Trajan, d'après la colonne qui porte le nom de cet empereur (Virg. Cic. etc.).
SUPPLICATIO. Prière à genoux, par opposition à la prière debout (precatio), plus habituelle aux Romains.
2. La suppitcaùo était aussi une solennelle action de grâces que l'on ren-
dait aux divinités; on ouvrait tous les temples, on sortait de leurs niches les statues des dieux, et on les plaçait sur des couches pour que le peuple les adorât ; ce qui, on peut le présumer d'après le mol même, se faisait en s'agenouillant devant eux (Liv. Cic. etc.).
SUPPOSITITIl. Remplaçants, nom que l'on donnait à des gladiateurs substitués en la place de ceux qui avaient été défaits ou tués (Mart. v, 24).
SUSPENSURA. En général, tout bâtiment, tout plancher supporté, à quelque hauteur au-dessus du sol, par des arcades, des piliers ou des massifs de maçonnerie ; mais ce mot s'applique plus particulièrement au plancher d'une chambre de bains , quand il est soutenu audessus des tuyaux d'un fourneau par des piliers bas , afin que la vapeur chaude
puisse circuler librement en dessous (Vitruv. V, 10, 2; Senec. Ep. 90; Pallad. I, 40, 2 ), comme cela se voit dans la gravure, qui représente une coupe d'une chambre de bains découverte dans une ancienne villa romaine près de Tusculum ; le plancher de la chambre est porté sur des tuiles tubulaires, qui sont ellesmêmes creuses et percées sur le côté pour laisser pénétrer la vapeur.
SUTILIS. Se dit de tout ce qui est cousu , assemblé au moyen de l'aiguille ou de l'alêne ; ainsi :
1. Corona sutilis (Plin. H. iV. XXI, 8; Mart. ix, 91). Couronne de fleurs cousues ensemble. Voy. Corona, 11.
2. Thyrsus sutilis { Aiict. Priap. XIX, 3). Thyrse dont la tète est cachée dans une guirlande de feuilles de lierre. Voy. Hasta, 7.
SCTOR.
SmPHOMA.