TRAT0B
plus anciens des écrivains latins (Ennius, ap. Non. s. i'.).
3. Tunique longue et flottante que portaient les musiciens (Varro, R. R.
III, 13, 3), et qui ressemblait fort à la robe (le femme décrite ci-dessus, car elle était plus large en bas qu'en haut, de telle sorte que par derrière elle traînait à terre , comme si une instita y était attachée. La gravure , d'après une statue d'Apollon conservée au Vatican, établira la resseml)lanceque nous venons d'indiquer et justifiera le nom du vêtement ; cependant on lui donne plus ordinairement celui de palla citharœdica.
4. Plus tard , robe que portaient certains prêtres (Apul. Met. xi, p. 267) ; elle avait probablement les mêmes caractères que celle qui est figurée dans le paragraphe précédent.
STOLATA. Qui porte la robe des matrones romaines (Petr. 5a^. 44), telle qu'elle a été décrite et représentée au mot Stola, 1 ; cette épithète indique particulièrement une femme honnête et vertueuse (d'où pudor stolatus , Mart.
1, 36), parce que les courtisanes et les femmes qui avaient été renvoyées pour cause d'adultère n'avaient pas le droit de s'en revêtir.
STOREA et STORIA. Couverture ou natte, faite de joncs ou de cordes f'Caes. B. C. II, 9; Liv. XXX, 3; Plin. H. N, XV, 18, 1).
STRAGULUM (aTpwfia). Terme général pour désigner tout ce qui est étendu de manière à faire une couverture sur laquelle on puisse se coucher; s'applique plus particulièrement aux étoffes qui couvraient le matelasd'un lit (Cic. Tusc. V, 21; Varro, A. /.. v, IGT ; Senec. Ep. 87), ou la civière sur laquelle on emportait un mort (Petr. Snt. 42 et 78); dans tous ces textes, ce mot sert à distinguer le drap, ou la couverture de dessus, de celle qui est jetée sur lui {àperimentum, opertorium).
2. (éTct6Xin(i.a). Caparaçon pour les chevaux (Mart. xiv, 86), placé sous le coussin qui servait de selle (epliippium), ou le remplaçant même tout à fait ; il était formé de la peau de quelque bête féroce, du lion , par exemple, ou du tigre
(Virg.^H. VIII, 563; Sil. Ital.v, 148), et assez grand pour couvrir presque tout le corps de l'animal (Virg. /. c), comme les peaux de mouton de notre grosse cavalerie, ainsi que le montre le spécimen ci-joint, emprunté à une monnaie grecque. S'il n'était pas garni de
fourrure, il était fait de cuir couvert de plaques de métal disposées en écailles (Virg. ^n. XI, 770), comme on le voit dans la figure ci-jointe ,' empruntée à la colonne Théodosienne ; ce dernier caparaçon ressemble, au moins pour la forme, tout à fait à celui dont on se sert mainte» nant dans notre cavalerie légère.
STRATOR (ivaSoXs'jç). Soldat qui agissait comme palefreuier, ou comme écuyer d'un consul , d'un préteur ou de l'empereur à l'armée (Ulp. Dig. i, 16, 4) ; c'était à lui d'acheter des chevaux de selle pour le service du commandant de l'armée (Âmmian. xxix, 3, 6), de les sel-
8TBENA.
6TR0PHIUM.
1er, de les conduire, d'aider leur maître à se mettre en selle (Id. xxx, 519 ; Spart. Carac. 7), les étriers n'ayant commencé
à être en usage que très-tard (voy. ScALiE et Stapes). La gravure représente un de ces écuyers, d'après la colonne Trajaiie, tenant le cheval de l'empereur. Il porte le manteau militaire { paludamentum), ce qui indique que son rang est assez élevé. Beaucoup de personnages qui remplissaient les mêmes fonctions, avec ou sans ledit manteau, mais toujours en cos' tume militaire, se rencontrent sur les arcs de triomphe et les colonnes ; mais les riches et les nobles entretenaient aussi des domestiques qui s'acquittaient des mêmes devoirs, et qui portaient le même nom.
STRENA. Présents que les Romains avaient l'habitude de s'envoyer les uns aux autres un jour de fête, que les clients apportaient à leurs patrons , les citoyens à l'empereur, surtout aux calendes de janvier, comme dons de nouvel an ou étrennes (Festus, .s. v,; Suet. Aug. 57 ; Cal. 42).
STRIA ((5â68o<;, ÇuoTpt;). La cannelure d'une colonne, aussi bien le listel qui sépare deux des petits canaux ou sillons que ces sillons eux-mêmes (Vitruv.
STRIATURA (fâeSwatç). Cannelure de colonne (Vitruv. iv, 3, 9). V. Stria.
STRIATUS (paêStoTÔ;). Cannelé, comme une colonne (Vitruv. vu, 5, 3).
STRIGILECULA (ffTXeYytSiov. Apul.
Flor. II, 9, 2). Diminutif de
STRIGILIS ((ttXeytiî, ?uaTpiî).i"-/7-
le ou racloir, qui servait en Grèce et en Italie à enlever et à faire disparaître, en grattant, Phumidi'éet les corps étrangers répandus à la surface de la peau parla chaleur du bain de vapeur ou les violents exercices de la palestre (Cic. d^ Fin. iv, 12; Suet. ytug. 80; Pers. v, 126). Elle était faite de fer ou de bronze, avait une poignée dans laquelle on pouvait passer la main {clausala), et une lame recourbée, creusée en un canal [tubulatio) où pouvaient couler comme dans une gouttière l'humidité et la sueur que l'instrument exprimait de la peau (Apul. Flor.
Il, 9, 2). Quand on voulait s'en servir de manière à ne pas écorcher la peau, on en adoucissait les bords avec quel(|ues gouttes d'huile. Le spécimen que nous donnons, et où se retrouvent tous les traits que nous venons de signaler, est tiré d'un original en bronze découvert à Pompéi , suspendu avec trois autres à un cercle de fer auquel tenaient aussi une fiole d'huile {ampullà) et une sorte de poêle [scapliium); le tout comme l'indique Plante (Pers. i, 3, 44). La gravure au mot Àliptes montre comment on se servait de la strigilis.
2. ( wTevyÛTYji;). Instrument chirurgical servant à introduire des lotions dans l'oreille (Ceisus, vi, 7; Plin. H. N.
XXV, 103); on peut facilement admettre qu'il dut son nom à ce fait qu'il était, comme le racloir ci-dessus, traversé dans le sens de sa longueur par un canal.
STROMA ( (TTp(ô(xa. Capitol. Ver.
4). C'est un mot grec, correspondant au latin Stragdlcm ; voyez ce mot.
STROPHIARIUS. Ouvrier qui fait et qui vend des strophia (Plaut. Aul. m, 5, 42).
STROPHIOLUM. Diminutif de Stro- PHIUM. Petite guirlande ou bandeau tressé pour la tête (Plin. H. N. xxi, 2 ; Tertull. Cor. Mil. 15).
STROPHIUM ((TTpôiptov). Écharpe (mitra), que l'on roulait en un cordon long, rond, et partout de même grosseur (tereti stropliio, CatuU. 64, 65 ; «ïTpoY- YuXtj Çmvtî, Hesych.), et que l'on atta-
STBCCXOR.
STRDCTCBA.
chait autour du corps juste sous la poitrine, pour soutenir le sein des jeunes femmes qui avaient atteint la plénitude de leur développement ( Cic. Fragm.
ap. Non. s. v.; Gatull. /. c). Il n'était pas plat et ne se portait pas contre la peau, comme la bande de sein ( mamillare), mais par-dessus une petite tunique ou chemise (tunicula), comme cela est évident d'après un passage de Turpilius (op. Non. /. c), où l'on entend une jeune fille déplorer la perte d'une lettre qu'elle avait déposée entre sa chemise et son strophium : — Inter -vias epistola cecidit milù, Iiifelix, inter tuniculam et stro/)/iium quant colLocaveram.
C'est précisément aussi ce que montre la figure ci-jointe, prise d'une statue que l'on croit représenter une jeune Dorienne prête pour la course à pied (cf. Pausauias, v, 16, 2, qui en cet endroit décrit un costume tout à fait semblable à celui que l'on voit ici). On rencontre souvent sur des statues et d'autres représentations figurées de Diane chasseresse une écharpe du même genre au-dessus de la poitrine, que, par une inexplicable erreur, on prend pour la chlamys. Nous pouvons ainsi induire de ces détails et de ces exemples que le strophium n'était pas destiné à exercer sur les formes une pression contre nature, et qu'il n'était pas porté par toutes les femmes , mais seulement par celles à qui une vie très-active rendait un tel secours nécessaire.
2. Guirlande portée autour de la tête (Virg. Cop. 3 1, où elle est faite de roses ; voyez les gravures au mot CoRONA, 10 et 11).
3. Câble d'ancre (Apul. Met. xv, p. 250). Voyez Ancorale et la gravure à ce mot.
STRUCTOR (tpaTceÇoTiotô;). Esclave chargé de disposer les plats, qui com}>osaient chaque différent service, sur les plateaux {fercula, Serv. ad Yirg. jEn. i,
7 04), et de les disposer en bon ordre dans le panier au moyen duquel on apportait les plateaux sur la table (repositorium, Petr. Sat. 35). Quelquefois aussi il avait l'office de découpeur (Mart. x, 48 ; Juv. V, 120) et était chargé d'arranger avec goût les fruits et les friandises qui composaient le dessert, et d'en former d'agréables dessins, d'élégants édifices (Lamprid. Elng. 27).
STRUCTURA. C'est généralement l'action de rassembler dans un ordre régulier différents objets; par suite, on emploie particulièrement ce mot pour désigner la maçonnerie , la disposition des pierres dans un mur (Vitruv. ii, 8; Pliu. H. TV. XXXVI, 51). On compte six différents
systèmes de maçonnerie pratiqués par les architectes grecs et romains, chacuu présentant à l'œil un dessin différent , comme le montre la gravure ci-jointe, qui les réunit tous, les uns à côté des autres. En voici les noms et le caractère : 1. reticulata, ouvrage en réseau, et dont l'apparence rappelle celle des mailles d'un fJet, A ; 2. csementicia antiqua ou incerta, maçonnerie irrégulière de pierres non taillées et de formes et de grosseurs différentes, empâtées de ciment, b; 3. isodomum, massif en grosses pierres taillées ou en libages , où toutes les assises sont de même hauteur, c; 4. pseudisodomum , même système, avec cette différence qu« les assises sont, l'une par rapport à l'autre, de différentes hauteurs, d; 5. emplecton, où les deux faces externes du mur sont formées de moellons, e, que rattachent d'un côté à l'autre des longrines ou traverses en pierres, F, tandis que la partie centrale du mur est faite de
STRCPPDS.
SCBGRUNDARIUM.
pierre brute ou blocaille, G; 6. diamicton, même système que le dernier, avec cette différence qu'il n'y a pas de longrines.
STRUPPUS et STRUPUS (^pouô;, irpontoTrip). Courroie ou corde qui sert à attacher l'aviron à son tolet, scalmus (Sïtruv. X, 3, 6 ; Liv. ap. Isidor. Orig.xix,
4, 9). La gravure montre comment on fixait les avirons dans les galères de la Méditerranée au seizième siècle. Cf. ScALMUS. 2. La courroie d'un palanquin, lectica (Gracchus, ap. Gell.x, 3, 2); elle servait à suspendre le véhicule au bâton à l'aide duquel on le portait (asser), comme la rame est suspendue à son tolet. Cette courroie , attachée (dellgatus ) par ses
tière, pour en augmenter la hauteur (Vitruv. IV, 3, 3, et 5 ; Varro, R. R.m, 5, 11). Un stylobate séparé est quelquefois
deux extrémités aux bras du palanquin ( amites), pesait par son milieu sur les asseres,(\\\\ reposaient eux-mêmes sur les épaules des porteurs , comme on le voit dans la gravure ci-jointe, qui représente la manière dont on transporte un palanquin en Chine. Quoique ce groupe ne soit pas emprunté à l'antiquité, on n'a guère de raisons de douter que les Grecs et les Romains aient employé le même mode de suspension, surtout si l'on se reporte à la gravure au mot Phalangarii, qui représente des courroies du même genre appliquées d'une manière analogue au transport d'une pièce de vin.
STYLOBATA ou -ATES (otwo- 6âTir)ç). Stylohate ou piédestal, sur lequel est élevée une colonnade tout en-
placé sous chaque colonne, comme le montre la gravure ci-jointe , qui représente l'arc deSeptime Sévère; ailleurs on a élevé un loug piédestal continu, sur lequel repose toute la colonnade , comme on le voit dans la gravure au mot Pronaos.
STYLUS. Voyez Stilus.
SUARIUS (Cio6o<Tx6;). Porcher (Plin.
H. iV, VIII, 77)) ; marchand de porcs (Id. XXI, 7 ; Inscript, ap. Orelli, 2672).
SUAVILLUM ou SAVILLUM. Sorte de gâteau sucré que l'on faisait avec de la farine, des œufs, du fromage et du miel (Cato, R. R. 84).
SUBARMALE. Sorte de vêtement dont on ne peut déterminer d'une manière satisfaisante quelle était au juste la nature. Quelques-uns supposent qu'il devait ce nom à ce qu'il passait sous une des épaules (armiis), comme une exomis (voy. la< gravure à ce mot) ; d'autres, à ce qu'on l'aurait porté sous l'armure (arma ) , comme celui que l'on voit sur la statue équestre de N. Balbus (voy. la gravure au mot LORICA, 2), et sur le corps de beaucoup des soldats figurés sur les arcs de triomphe et sur les colonnes (Mart.
Capell. V, 136; Spart. Sev. 6; Vopisc.
^iirel. 13).
SUBCENTURIO. Adjudant du centurion, qui le choisissait pour veiller sur lui et le protéger au milieu des dangers de la mêlée (Liv. viii. S). j
SUBGRUNDAUIUM. Endroit où l'on' déposait les corps des enfants qui mou«' raient avan' d'avoir percé leurs dents;; car on n'avait pas l'habitude de brùlei
SUfiJUGIUlU.
SUBMINIA.
les corps de ceux que l'on perdai t si jeunes (Fulgent. s. v.; cl. Plin. H. N.\n, 15; Juv. XV, 139). La figure est empruntée à un ouvrage sur les antiquités de Cadix,
par J.-B. Suerez, qui explique aussi la formation même du mot en montrant que ces dépôts sont disposés, comme des nids d'hirondelle, sous un toit en saillie, une sorte de larmier [subgrunda). Cf. Moroelli, de Stil. inscr. Lat. 1. 1, p. 186, éd. Pat.
SUBJUGIUM ([xÉffaêov). Joug de dessous, pièces de bois rattachées à l'une des
extrémités du joug (jugum), par une cheville ou par une courroie (/or«m subjugium, Cato, R. R. 63 et 135), portant sur le cou de l'animal et l'entourant comme un collier, ainsi que le montre le spécimen ci-dessus, d'après un ancien manuscrit d'Hésiode (Vitruv. x, 3,8; Hesiod. Op. 467; Callim. Fragm.
a p. Procl. ad l. (Jiéddaêa PoOç ùuoôûç). Il y eu avait une à chaque bout du joug. Quand le joug lui-même avait deux courbures à ses deux extrémités , comme cela arrivait souvent (voy. la gravure au mot Jugdm), ces colliers additionnels cessaient d'être indispensables; mais ils servaient à mettre le charretier ou le laboureur en étatde partager, entre deux animaux de force inégale, le travail d'une manière proportionnelle aux forces de chacun, en écartantdu centre le point de traction d'un côté plus que de l'autre, ce qui donnait plus de travail à l'animal le plus rapproché du timon (Vitruv. /. c.); il suffisait pour cela d'écarter ou de rap-
procher du centre un des deux colliers qui pouvaient s'attacher en un point quelconque du joug.
SUBLICA. Pieu enfoncé dans la terre sèche, ou au fond de l'eau, pour servira supporter une construction quelconque (Liv. XXIII, 37 ; Vitruv. IV, 3, 2).
SUBLIClUS.Faitde bois, et construit sur pilotis. Voyez PoNS, 3.
SUBLIGACULUM (8iâ!;a>(i.a). Pièce d'étoffe que l'on s'attachait autour de la taille, que l'on passait ensuite entre les cuisses, et que l'on fixait encore sous la fourche (Non. s. i". ) ; elle rendait les mêmes services que ces caleçons en maillot que portent dans nos rues les escamoteurs et les faiseurs de tours ; c'est ce que montre la gravure, d'après une petite figure conservée dans le Collegio Romano. On portait aussi ce caleçon sur la scène, pour que l'acteur ne fût pas exposé à découvririnvolontairement aux regards, par quelque mouvement mal concerté, ce qui doit rester caché (Cic. Off. i, 35),
SUBLIGAR. Synonyme du précédent (Mart. m, 87 ; Juv. vi, 70).
SUBLIGATUS. Qui porte \esubligar ; s'applique aux hommes, comme le montre l'exemple précédent, et aux femmes (Mart. VU, 67), comme le prouve la fi-
tr
gure ci-jointe, qui représente une femme faisant des tours , d'après un vase peint. SUBMINIA. Vêtement mentionné par Plaute [Epid. ii, 2, 39), dans un catalogue d'habits de feinme, Ce n'est probablçr