TABERNA
TABLlNUm.
2. Boutique pour la' vente au détail (Cic. Varro, Suet. Juv.) ; ainsi nommée parce que, dans l'ancieimeRome, les boutiques étaient presque toutes des échoppes faisant sallie devant les maisons auxquelles elles s'appuyaient, ou établies sous les colonnades qui entouraient les marchés. Mais, dans la suite, quand la richesse et le commerce s'accrurent, le rez-de-chaussée de rangées entières de maisons et même de certains palais fut converti en boutiques, comme^cela se voit dans nos rues, et on loua séparément ces boutiques à des commerçants. Dans la plupart des cas, la boutique n'avait pas de communication avec le reste de la maison, le marchand ne l'occupant que l^endant la journée, pour la Tente, et ayant ailleurs son logement ; mais on a découvert à Pompéi quelques maisons ayant assez d'apparence, et où la boutique a par derrière une entrée qui communique avec les logements intérieurs de la maison ; on en a concUi|avec assez de vraisemblance que ces appartements intérieurs étaient occupésparceux qui tenaient la boutique, et que ce sont là les maisons de quelques riches marchands.
Les boutiques romaines, telles que nous les présentent uniformément les nombreux spécimens que nous en a conservés Pompéi, se rapprochent, par leur aspect général, de celles de nos bouchers et de nos marchands de poisson ; la devanture feimée seulement par un mur à hauteur d'appui qui servait de comptoir, entièrement ouverte dans le reste de sa hauteur, était munie de volets en bois pour la nuit. Elles se composent en général d'une seule pièce; quelquefois, mais rarement, une petite arrière-boutique et quelques autres dépendances y sont ajoutées. La gravure ci-jointe représente une élévation restaurée de six devantures de boutique à Pompéi ; le plan de la mai-
précise de la manière dont elles étaient habituellement disposées, soit qu'elles tinssent à la maison d'habitation, soit qu'elles en fussent séparées.
3. Taberna deversoria et meritorïa , ou simplement /a^erna. Cabaret au bord de la route, pour les passants (Vitruv. VI, 5, 2; Varro, B. R. I, 2, 23; Plaut. Men. II, 3, 86; Val. Max. I, 7, 10).
Les propriétaires romains dont les vignobles touchaient à quelque grand chemin, avaient l'habitude d'élever, au bout de leur propriété et au bord de la route, des bâtiments de ce genre, où ils faisaient débiter les produits de leurs domaines. Les nobles Florentins ont encore une habitude semblable; on voit souvent à Florence, à côté de la principale entrée de plusieurs des grands palais, une petite fenêtre par laquelle l'intendant vend au détail le produit des vignobles de sou maître.
TABERNACULUM. A proprement parler, tente faite de planches comme une
son de Pansa, au motDoMUS, 1 , qui contient aussi le plan de plusieurs boutiques, marquées 1-7 , douoera une idée claire et
baraque ou une hutte de bois [taberna, Festus s. V.), couverte de peaux et de grosse toile, ainsi que dans la figure cijointe, empruntée à la colouned'Antonin, et où l'on distingue le toit de planches. On emploie aussi ce mot distinctement pour toute espèce de tente, même quand il n'y entre aucune pièce de bois, et qu'elle n'est maintenue que par des cordes, qu'elle soit dressée par des soldats ou par des particuliers pour leur propre usage (Cic. p-err. Il, 5, 12; Brut. 9; Tac.
Hist. V, 22).
TABERNARIUS. Boutiquier (Cic. Fl.
8 ; ad Fam. VIII, 6). ;,
TABERNULA (Suet. Nero , 26). Diminutif de Taberna.
TABLLNUM et TABULINUM. Un des
en
TABUNCM.