TABERNA
39 ; Seaec.de Ben.iu, 1 ;Suet. ^ug. 33. J
Caes. B. C. m, 83). Dans les comices, on remettait deux de ces tablettes au votant, une marquée des lettres u. r. pour uti rogas, c'est-à-dire, je vote ce que vous demandez ; l'autre, de la lettre A, poura«tiqiio, c'est-à-dire, je vote pour la vieille loi, je repousse la nouvelle, comme on le voit dans la gravure ci-dessus, d'après une monnaie de la^cn* Cassia, qui représente le votant laissant tomber sa tablette dans le panier aux suffrages (cisla). Mais, dans un tribunal, on remettait au juge trois tablettes ; une marquée de la lettre A, pour absolvo, j'acquitte, non coupable; l'autre, de la lettre c, pour eondemno, je condamne, coupable ; la troisième des lettres N. L., pour non liquet , je ne suis pas éclairé sur le débat : ce qui équivalait à un acquittement.
5. Tabella ahsolutor'ta. Tablette d'acquittement, marquée de la lettre A. Voy. le paragraphe précédent.
6. Tahella damnateria. La tablette qui servait à déclarer coupable, marquée de la lettre c, Voy. le paragraphe 4 (Suet. Aug. 33).
7. Petite planche à jouer ; mais de quelle nature au juste, et pour quel jeu particulier, c'est ce que l'on ne sait pas (Ov.^. Am. III, 365; Tr'ut. il, 481).
8. Petit éventail (Ov. Am . m, 2, 28 ; A. Am.i, 161), que l'on faisait en étendant un morceau de toile sur un cadre de forme carrée, et auquel était attaché un manche; mais les seuls spécimens d'éventails qui subsistent sur les vases peints et
dans les peintures de Pompéi sont en plumes et en feuilles de lotus. Voy. l'article et la gravure au mot Flabellum.
9. Tabella liminis. Le battant d'une porte de bois ; il était fait, comme ceux des nôtres, de plusieurs planches assemblées (CatuU. 32, 5; voy. Janca).
10. Baraque en planches, qu'élevaient les candidats dans le lieu de réunion des comices, pour recevoir ceux qui votaient en leur faveur et les abriter contre la chaleur ou l'humidité de l'atmosphère (Varro, R. R. Ill, 1, 2).
1 1 . Espèce particulière de gâteau , ainsi nommé parce qu'on le faisait dans un moule plat et carré (Mart. xi, 31).
TABELLARIUS ( Ypaixjxaxoçôpoç ).
Porteur de lettres, messager, par l'entremise duquel un particulier faisait parvenir des lettres à ses amis, un gouvernement des dépêches à ses délégués, où vice versa ; ce n'était pas un facteur de la poste, dans le sens que nous attachons à ce mot : car les anciens ne connurent jamais la poste aux lettres, organisée comme service public (Cic. Pliil. il, 31 ; ad
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Fam. XII, 12; XV, 17). La gravure est copiée d'un bas-relief funéraire qui porte au-dessous l'inscription : Tabellarius.
TABELLIO. Tabellion, notaire, que l'on chargeait de dresser les actes ; on commença à lui donner ce nom sous l'empire; il remplissait des fonctions analogues à celles de SCRIBA sous la république (Cod. Theodos. 9, 19, 1 ; Ulp.
Dig. 48, 19, 9; Capitol. Macrin. 4).
TABERNA. Proprement, hutte bâtie en planches {tabulée), premier système de construction qu'aient pratiqué les Romains (Hor. Od. I, 4, 13; Ulp. Dig. 60, 10, 182 ; Festus, v. Adtubernalis) ; par suite :