TALUS
TEGULA.
l'habitude d'évaluer en poids les sommes d'argent que l'on avait à payer, le mot talent servit à désigner un certain poids d'argent, ainsi que d'autres denrées. La valeur du talent a varié dans les différents États de la Grèce, et aux différentes époques de son histoire. Comme valeur monétaire, le talent attique valait 6,000 drachmes ou 5,660 fr. 90 c; comme poids, 26 k. 178 gr.; la valeur monétaire du talent d'Égine était 10,000 drachmes ou 9,300 fr.; comme poids, il équivaudrait à 43 kil. 630 gr. (Rhemn.
Fann. de Pond. 37).
TALUS (à<TTpàYaXoç).L'os du paturon de certains animaux, que les anciens employaient, dans différents jeux de hasard ou de calcul, au lieu du dé (tessera). On se servait souvent de l'os luimême et souvent d'imitations (<li5 faites surtout en pierre ou en bronze; c'est de ce dernier métal qu'est l'original, dont nous donnons ici une reproduction. Il n'avait que quatre côtés plats au lieu de six, les deux bouts étant assez arrondis pour que l'os ne pût se tenir debout ni sur l'un ni sur l'autre. Les points étaient marqués sur les quatre côtés plats, un et six sur les deux faces correspondantes, trois et quatre sur les deux autres; deux et cinq n'étaient pas marqués; mais on se servait de quatre <a/i à la fois. Le meilleur coup, que l'on appelait coup de yénus, était quand chacune des faces présentait un noml)re différent, ainsi un, trois, quatre six. Le plus mauvais (canis) était d'amenerles quatre mêmesnombres. En jouant, on jetait les dés avec un cornet (fritUlus), ou simplement avec la main, comme le montre la gravure au mot Astragali- ZONTES (Suet. ^ug. 71 ; Senec. Jpocol.
15; Cic. Div. i, 13).
2. Chez l'homme, qui n'a pas de paturon, le talus est un petit os que l'on rencontre sous la base du tibia, juste audessus de Vos calcis, vers la partie postérieure du pied, et que maintenant en anatomie on appelle astragale (Celsus, VIII, 1 et 7); mais les poëtes appliquent ce terme k la saillie qui forme la base du tibia, à la cheville (Ov. Met. VIII, 808).
TAPES, TAPETE etTAPETUM (t«mic). Etoffe de laine à longs poils (Plin. H. N. VIII, 7 3), qui servait de tapisserie pour les murs d'un appartement, de tapis pour les planchers, de couverture pour les couches, les chaises, les lits (Plaut. Stick, n, 3, 54; Mart. xiv, 147; Virg. £n. IX, 325 ; voy. les gravures aux mots AcL^A et SoLiCM, 2) ; pour les chevaux, de caparaçons richement colorés, au lieu de la peau que l'on employait ordinairement à cet usage (Sil. Ital. xvil, 64; Apul. Met. X, p. 224 ; Virg. jEn. vil, 277; voy. les gravures au mot Stragclcm).
TEGILLUM. Cape ou capuchon trèscommun et d'une étoffe grossière (Festus, s. v.), qui servait aux pécheurs, aux paysans, aux bergers, etc., pour couvrir leurs tètes et leurs épaules quand il faisait humide (Plaut. Rud. II, 7, 18 ; Varro,
ap. Non. s. v.). La gravure représente un jeune pêcheur endormi dans sa cape, d'après une statue découverte à Pompéi; elle nous montre d'une manière frappante la forme toute particulière du vêtement, auquel on donne ce nom de tegillum, diminutif de tegulum, qui signifie proprement un petit toit ; mais cette cape est ici faite de matières ayant plus de valeur que celles dont on se servait habituellement pour cet usage, si Festus (/. c.) ne se trompe pas en nous disant que le tegillum était^ ordinairement en joncs tiessés.
TEGULA (xÉpapioç). Tuile plate à couvrir les toits, faite ordinairement d'argile cuite au four, mais, dans certains bâtiments très-somptueux, de marbre ou de bronze, et quelquefois dorée (Plaut.
Mil. II, 6,24; Cic. Terent. Ov. Plin.
Liv,). Ces tuiles formaient des trapèzes, de manière que le plus petit bout d'une tuile, quand on la plaçait sur le