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TELA

toit, s'adaptât au grand bout de celle qui était en dessous et la recouvrît dans une certaine partie de sa longueur; elles avaient des bords relevés pour empêcher l'eau de pluie de pénétrer dans les interstices latéraux, et pour s'emboîter avec les côtés des tuiles creuses (imùrices), qui étaient placées au-dessus des tegulse, comme le montrent les gravures aux mots Imbrex et Imbrica- TCS. La ligure ci-jointe représente deux tegulx en terre cuite, avec la marque du fabricant, d'après des originaux antiques.

2. Au pluriel, tegulse est souvent pris pour un toit de tuiles ; mais l'expression per tegulas (Terent. Eun. m, 6, 40; Cic. Pli'U. n, 18; Aul. Gell. X, 15, 1), pour indiquer une entrée ou une sortie opérée par le toit , ne signiûe pas à travers le toit en déplaçant les tuiles, mais

à travers l'espace ouvert qui est au milieu d'un atrium ou d'un péristyle, et que limite le toit de tuiles reposant sur la colonnade qui des quatre côtés entoure cet appartement ; c'est ce que fait bien comprendre la restauration ci-jointe d'un intérieur de maison à Pompéi : on y voit la colonnade qui entoure la cour, le toit de tuiles qui la couvre, et au-dessus du toit, dans le fond, trois fenêtres de l'étag» supérieur.

TELA (IffToç et îsTà; ôpOto;)- Métier de tisserand (Ov. Met. vi, 57G). Les métiers les plus anciens, ceux qui étaient les plus ordinaires chez les Romains,

étaient des métiers verticaux, tels que ceux dont on se sert encore à la manufacture des Gobelins et dans l'Inde pour

faire des tapis, en Islande pour faire de la toile. La gravure représente un métier égyptien d'après une peinture funéraire, avec une restauration très-légère en uu point qui avait souffert dans l'original. On y retrouve très-distinctement toutes les pièces différentes énumérées par les écrivains latins ; la traverse ou barre du métier (Jugum), qui au sommet rattachait les deux montants l'un à l'autre ; l'ensouple autour de laquelle l'étoffe s'enroulait à mesure que l'ouvrage avançait, ou rouet (insubulum) ; les lames ( liciatoria), qui tiraient en sens opposé les deux parties de la chaîne, de manière à ouvrir un passage au fil de trame, porté soit par la navette (alveolus), soit par l'aiguille (radius) ; en dessous est la baguette (arundo) qu'avant le tissage on fait passer alternativement en dessous et en dessus des fils de la chaîne , afin d'en séparer l'ensemble en deux paquets, que des lisses (licia) rattacheraient aux deux différentes lames ; enfin l'autre ensouple (scapus), autour de laquelle la chaîne est enroulée et à laquelle elle tient. Dans le métier que nous venons de mettre sous les yeux du lecteur, le tissu est tassé de bas en haut ; dans le spécimen suivant , il l'est de haut en bas ; mais, quel que fût celui de ces deux systèmes que l'on adoptât, le tisserand était debout, et non assis, en travaillant.

2. Tela jugalis. Le plus commun et le plus simple des métiers qui fussent eu usage chez les Romains (Cato, B. B. 10 et 14), ainsi nommé parce qu'il n'avait pas de rouet (insuhulum), les fils de chaîne étant simplement attachés à une

TKLAMONES.

TKMO.

barre (jiigum), an haut du métier (Ov.

Met. VI, 65), ainsi qu'on le voit dans la gravure, qui représente le métier de Circé dans le Virgile du Vatican. Schneider (Index R. R. Script.

'V. Tela) croit que ,1a tela jtigalis est opposée au métier vertical, et que ce mot désigne une machine construite comme celle dont nous nous ser- ^ vons actuellement , avec iy Xy 1* chaîne tendue en sens

^ U horizontal , de manière

que le tisserand fût assis,et non debout, devant son métier. Mais il ne parait pas que le métier ainsi construit ait été connu des Romains du temps de Varron ; car Artémidore (m, 36) et Servius (arf Virg. Mn. VI, 14) sont les premiers qui y fassent allusion, et on n'en a découvert aucune représentation dans aucun ancien monument. De plus, il est raisonnable de supposer que l'on devait se servir des métiers les plus simples et les plus élémentaires dans les fermes, où on ne les employait qu'à tisser les étoffes les plus grossières à l'usage des esclaves; or, dans les deux passages de Varron auxquels nous nous référons, la tela jugalis est énumérée parmi les instrumenta rustica.

3. La chaîne (Virg. Georg. i, 385), c'est-à-dire la série des fils parallèles fortement tendus qui vont d'un bout du métierà l'autre, etaveclesquels on enlace, pour faire une pièce d'étoffe, les fils plus fins de la trame {suhtemen). Le mot tela est ordinairement, dans ce sens, accompagné d'épithètes, comme stans, recta , pendula (Ov. Met. iv, 275; Fast. m, 81î); Her. i, 10), qui toutes impliquent que la chaîne était fixée dans une position verticale, et par conséquent sur un métier semblable à ceux que nous représentent les deux figures ci-dessus.

TELAMONES ("AT).avT£;). Figures d'hommes à muscles saillants, que l'on employait dans les élévations architecturales, au lieu de colonnes, pour supporter un entablement ou une corniche, comme ces figures de femmes que nous appelons caryatides (Vitruv. VI, 7, 6).

La gravure ci-jointe représente un sup-

port de ce genre emprunté au tepiJarium des bains de Pompéi , et celle qui

est donnée à ce mot fera comprendre quel usage on faisait des telamones.

TEMO (^\;(i6;). Le timon d'une voiture, d'une charrette, de toute espèce de véhicule (Virg. Ov. Juv. etc.). Le timon était assemblé d'une manière fixe avec l'essieu, comme le montre le spécimen

que nous donnons, d'après un ancien char en bronze (citrrus), maintenant conservé dans le Vatican ; à son extrémité antérieure on attachait une barre transversale [jitgum), au moyen d'une courroie (colium), ou d'une cheville que l'on voit en sa place dans la gravure. Quand les chevaux étaient dételés et le joug enlevé, on faisait faire la bascule à l'appareil et on le laissait reposer sur son extrémité postérieure, de manière que le timon fût dressé en l'air, ainsi que l'indique ce vers : Erecto ciirrum temone supinant (Slat. Theh. 111,414),

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