‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 267 sur 327 · T'taraphrygia (Jiiv. VI, 5I6;Virg · texte numérisé non relu

T'taraphrygia (Jiiv. VI, 5I6;Virg

^«.Vii, 254). Expression que les'poëtes latins emploient, au lieu de mitra, pour désigner le long bonnet souple qui est connu sous le nom de bonnet phrygien , et qu'on attachait sous le menton au moyen de cordons [redimiciila, Juv. /.

c), comme on le voit dans la ûgure ci-

jointe, empruntée à une peinture de

Pompéi et représentant Paris, le pasteur de l'Ida.

TIBIA (aOXo;). C'est le nom que l'on donnait à plusieurs instruments à vent très-usités chez les anciens et faits de roseau, de buis, de corne, de métal , du tibia (os de la jambe) de quelques animaux ou oiseaux , d'où l'origine même du nom; tous ces instruments, toutefois, appartenaient à une même classe , caractérisée par la présence de trous qu'ouvraient ou que fermaient à volonté les doigts , et par celle d'une embrochure que l'on introduisait entre les lèvres et par laquelle on soufflait dans l'instrument.

1. ((lovauXoç). Une des formes les plus anciennes et les plus simples de la

ti/>ia était un petit cylindre en buis, assez semblable au flageolet moderne, et tout à fait semblal)le à l'instrument dont se servent encore maintenant les bergers ou pifferari des montagnes près de Rome. On voit cette tibia dans le spécimen ci-joint, pris d'une statue représentant un faune. Ce genre de tibia était connu particulièrement sous le nom de monatdos , emprunté au grec (Mart.

2. Tibia glngrîna (f îyYpaO- Sorte de petite flûte très-simple , faite de roseau d'un fort petit diamètre , produisant un son aigu et plaintif, comme notre ^/"re ;

elle était d'un grand usage en Phénicie

'tibia.

et en Egypte (Solin. 5; Festus , s. v.; Atlien. IV, 76). On en a trouvé dans les tombeaux égyptiens plusieurs spécimens, variant de longueur entre 0™, 228 et 0™,457 ; la gravure en représente un de 0'",228 de long, tiré de la collection de Sait au Musée Britannique.

3. Tilfia obliqua (TtXa-jt'auXoç). Instrument assez semblable à notre basson, avec une embouchure placée sur le côté du tube, et que l'on tenait, quand on en jouait, dans une position oblique, de manière que le sommet en vînt près de l'oreille droite (per obliqiuim calantum adaurem porrectum dextram, Âpul.

Met. XI, p. 245), ainsi qu'on le voit dans la figure ci-jointe, d'après un bas-relief

conservé au Vatican et qui représente un certain nombre de génies célébrant les fêtes de Bacchus. On prétend que ce fut Midas qui l'inventa (Plin. H. TV. vil, 57), et on en attribuait l'usage aux satyres et aux compagnons de Bacchus (Serv.a^ Virg. Mn. xi, 737).

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