Tibia vasca. C'était, à ce que l'on
suppose , un instrument du même genre
que celui que nous venons de décrire, mais plus simple et moins puissant, sur lequel s'exerçaient les commençants, la forme de l'embouchure facilitant la production et la modulation des sons , et c'est de là que lui viendrait ce nom de vasca, m. à m., légère ou inférieure (Solin. 5;Salmas. a^ Vospic. Cafin. 19; Gloss. Philoxen.). Si ces conjectures sont fondées , on en aurait un spécimen dans la figure ci-dessus , qui représente une statue-terme de Pan conservée au,Musée Britannique. L'embouchure est disposée comme dans la figure précédente , mais le cylindre est plus mince, et n'est formé que d'une simple tige de roseau. Le bras droit et la portion inférieure de l'instrument sont des restaurations modernes.
5. Tibia longa. La longue flûte que l'on employait dans les temples, pendant les sacrifices, pour faire entendre une musique éclatante et solennelle au moment de la libation (Marius Yictorin. i, 2478). La figure est empruntée à un bas-
tat:
relief publié par Casali (Splend. Urb.
Rom, III, 1 ), et représentant un sacrifice ; on y voit quatre personnages soufflant dans ce même instrument , presque aussi long que le corps des musiciens mêmes qui le manient.
6. Tibia curva (éXuixo;). La flûte phrygienne (Athen. iv, 79)]; elle servait surtout dans les cérémonies du culte de Cybèle (Pollux,lv, 74). Le tube en était fait en buis, et à l'extrémité opposée à l'embouchure, se terminait par un bout recourbé ( PoUux /. c. ) en forme de corne, comme on le voit dans le spécimen ci-joint, emprunté à un bas-relief
W,ir-0
romain ; c'est ce qui la fait appeler curva (Virg. ^/i.xl,737;Tibull.ii, 1, 86), ou tibia adunco cornu (Ov. Met. m, 533).
Elle avait souvent aussi deux branches qui se séparaient à la moitié euviron de la longueur totale de l'instrument, comme