Collier fait de cordes tressées , et
que l'on passait autour du cou de deux bœufs attelés ( Virg. Georg. m, 168), quand ils n'étaient pas accouplés par un joug {jiigum), ainsi qu'on le voit dans la gravure ci-joinle , d'après un bas-relief en marbre.
4. En poésie, guirlande de fleurs enlacée autour d'un autel (Virg. Georg.
TORTOR (PaaavKTTi^;). Quelqu'un qui inflige la torture (Cic. PhïL xi, 3 ; Sen. Ep. 14).
TORULUS. Diminutif de ïorus ; employé particulièrement pour désigner une sorte de rouleau flexible dont on entourait la tète ( torulo capiti circumflexo.
Ammian. xix, 1, 31), et qui présentait des contours pleins et bombés, comme
ceux que produit la bourre d'un traversin (Varro, L. L. v, 167 ; voy. ToRUS, 2), ou que forment les tronçons d'une corde (ToRUS, 1), ou les renflements d'un chapelet, d'un boudin, entre les points d'étranglement (ToRCS, 4). La gravure cijointe représente un torulus, d'après une peinture de Pompéi. Les femmes le portaient aussi (Varro, /. c), et dans YAmphjtrion de Plaute , Jupiter est muni d'un torulus formé de fil d'or tressé [Ampli. Prol. 144), qu'il porte sous soa chapeau (petasus), afin de pouvoir être distingué d'Amphitryon , quand il se découvre la tête,
TORUS. Toute protubérance pleine et renflée, comme la saillie d'un muscle ( Cic. Tusc. II, 9), d'une veine gonflée (Gels, vil, 18), ou des tronçons de corde (Cato, n. R. 135; Columell. XI, 3, (i), d'où les sens plus particuliers qui suivent :
2. Matelas ou lit rembourré, sur lequel on s'étend et on dort (Pliii. H. N.
VIII, 73 ; Ov. Fast. li, 795) ; ainsi nommé à cause des renflements qu'il présente entre les points où il est piqué, comme on le voit dans la figure ci-jointe, d'après un bas-relief en marbre.
TRACTATOR.
3. En architecture, moulure bombée de même forme que i'astragale, mais plus grosse ; c'est un des membres de la spira d'une colonne, où elle présente l'apparence d'une veine gonflée ou d'un
coussin rond que fait renfler tout à l'entour le poids qui pèse sur lui d'en haut. Quand on employait deux torus, comme dans la baseanliquereprésentée ci-contre, ils étaient séparés l'un de l'autre par une moulure creuse nommée scotia , et l'on appelait l'un superior, l'autre inferior (Vilruv, IV, 7, 3 ; m, 6, 2).
4. Protubérance renflée produite dans un feston (sertuni) ou dans une couronne ( coroiia ) par les rubans qui sont noués tout autour, de place en place, et qui en rétrécissent en certains points le dia-
mètre , comme dans le spécimen , emprunté à un bas-relief en marbre. Par suite, on applique figurément ce terme à certains ornements oratoires, qui jettent de la diversité dans un discours (Cic. Or. 6).
TRABEÂ. Toge , soit faite tout entière d'étoffe de pourpre, soit ornée d'une uu plusieurs bandes horizontales de cette couleur, la première de ces deux variétés formant la draperie sacrée dont on enveloppait les divinités, la seconde une rolie royale adoptée par Romulus et ses successeurs, desquels elle passa aux consuls, qui la portaient dans certaines solennités publiques , et aux tquites ou chevaliers, qui s'en revêtaient pour se présenter au censeur (Serv. a<^Virg. jEii,
VI, 61 2 ; Plin. H. N. viii, 74 ; Val. Max. II, 2, 9 ). La manière de l'ajuster était la même que celle qui est décrite au mot ToGA , surtout dans les plus anciens des systèmes que nous avons expliqués, dans ceux où la draperie avait des dimensions et des plis moins amples, ce qui lui mérite l'épithète distinctive de parva (Virg. Mn. vu, 188).
TRABEATL'S. Vêtu de la trabea (Val.
Max. II, 2, 9; Ov. Fast. i, 37).
TRABECULA (Calo, R. R. 8). Diminutif de
TRABS (TpaTTYiS). Généralement, toute grosse poutre de bois, comme les côtes d'un navire , comme le madrier d'un bélier de siège, etc.; par suite, dans un sens plus particulier, chez les architectes, arcidtrnve de hols ou longue poutre posée sur les têtes d'une rangée de colonnes pour former un lit sur lequel reposent toutes les autres pièces de la charpente du toit (Vitruv. iv, 2, 1), comme celle qui est marquée a dans le plan ci-joint.
Dans les temples étrusques et autres édifices où l'entre-colonnement était de plus de trois diamètres et demi, tout le reste du bâtiment avait beau être en maçonnerie, l'architrave était toujours en bois, parce que la pierre et le marbre n'auraient pu su|)porter par-dessus un si large vide le poids énorme de la toiture ; mais, quand l'entre-colonnement était plus petit , l'architrave était faite des mêmes matières que les autres parties de l'édilice, et portait alors plus habituellement le nom d'epistjlitim, formant le plus bas des trois principaux membres entre lesquels se divise extérieurement l'entablement d'un ordre.
TRACTATOR. Esclave qui avait pour fonctions de frotter et de pétrir avec les mains les différentes parties du cor^is deb
TRACTATBIX.
.TRAKSEinCA.
personnes qui sortaient du bain, de manière à rendre les articulations plus souples et la circulation des humeurs plus facile; c'est un usage encore trèscommun en Orient (Sen. R p. 66).
TRACTATRIX. Femme esclave qui rendait les mêmes services que le tractator (Mart. III, 82).
TRACTUM et TRACTA (xiTayiia).
Flocon de laine détaché par le peigne ou la carde (Yarro, ap. Non s. v. ; TibuU. I, 6, 80).
2. (Xâyavov). Petit morceau de pâte qu'en pétrissant on enlevait avec ses doigts comme un flocon de laine (Cato , Â.R.16; Plin. H. N. xviil, 27 ; Alhen. XIV, 67).
TRAGULA. Sorte de projectile que lançaient les machines, mais dont les propriétés particulières ne nous sont pas connues (Varro, L. L.v, 1 15 ; Festusf. r.).
2. Drague, sorte de filet muni de lièges qui en faisaient surnager le bord supérieur (Plin. H. N. XVI, 13).