‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 274 sur 327 · Varro, L. L. v, 139). Synonyme de Tbaha · texte numérisé non relu

Varro, L. L. v, 139). Synonyme de Tbaha

TRAGULARII. Classe de soldats qui avaient pour fonctions démettre en place et de lancer les projectiles appelés tragulœ, à l'aide de quelque machine de guerre.

TRAHA ou TRAHEA. Sorte de traîneau qu'employaient lesanciens pour haltre le blé; à cette fin on le traînait quel-

quefois derrière les tribiila, pour achever l'ouvrage dont cet appareil ne s'était acquitté qu'imparfaitement (Columell. ii, 21, 4 ; Virg. Georg. i, 164). Le spécimen est emprunté à une tombe égyptienne.

TRAMA. Primitivement, et dans un sens précis, ce mot semble avoir désigné les fils de la chaîne quand, séparés par les lisses (licia), ils livraient passage à la navette, ainsi qu'on le voit au milieu de la gravure ci-jointe ; il est opposé ainsi à stamen, qui désigne la chaîne avant que

les lisses aient été ajustées, pendant que tous les fils en sont tendus serrés les uns à côté des autres sur le métier, ainsi

qu'on le voit dans la gravure donnéeà ce mot (Senec. Ep. 90 ; Schneider, Index R. R. Script, -v. Tela). Par suite, le mot trama est appliqué aux parties à jour d'une toile d'araignée (Plin. H. N. xi, 28), et à une personne très-maigre (Pers. vi, "3), comme pour dire que l'on peut voir à travers sa peau et ses os, de même qu'à travers le vide ménagé dans les chaînes. Mais ])ostérieurement, au moins dans le Ictiigage du bas peuple, on confondait le sens de<ra/naet celui deiM^fcTOC// (Serv.

ad Virg. ^n. ill, 43 ; Isidor. Or/». XIX, 29, 7), confusion qui prévalut, puisque c'est bien le suhtemen que les tisserands en Italie appellent la trama, et chez nous la trame.

TRAMES. Chemin de traverse qui sert de raccourci, et par lequel on peut aller d'un endroit à un autre en évitant les regards du public (Varro, L. L. vu, 62 ; Cic. Pli'il. XIII, 9 ; Sali. Cat. 59).

TRANSENNA. Piégea oiseaux, trèssemblable à un de ceux que nous employons encore communément. Il était fait de filet étendu sur un châssis qui se

composait de deux cercles attachés à un axe commun. Quand on avait dressé le piège, les deux boîtes de l'engin étaient posées à plat sur la terre ; mais, du mo-

TBANSTILLCH.

TRAPETTTM.

ment que l'oiseau s'abattait sur l'appât placé au milieu de cette barre, son poids faisait partir le ressort ; les deux cuvettes se fermaient l'une sur l'autre et emprisonnaient l'oiseau (Plaut. Bacch. iv. 5, 22; Rud. IV, 7 , 10 et 13 ; cf. Pers. iv, 3, 13). La figure ci-dessus représente un piège égyptien de ce genre , d'après des peintures à Beni-Hassan ; sur la gauche, il est ouvert et dressé ; à droite, il s'est fermé et l'oiseau y est pris. Le filet seulement a été restauré dans la figure de droite, d'où l'action du temps l'avait fait disparaître dans l'original.

2. Treillage devant une fenêtre ou tout autre ouverture, comme dans la figure au mot Prothyron ; par suite, quasi per transennam adspicere (Cic. de Orat. I, 35), voir en courant et d'une manière imparfaite, comme à travers le treillage d'une persienne.

3. Corde tendue au travers d'une ouverture, d'un passage quelconque dans toute sa largeur (Serv. ad Virg. jEn. v, 488; Isidor. Orig. xix, 1, 24; Sali. ap. Non. s. V.); ainsi, par exemple, celle qui était tendue eu travers de l'arène pour forcer les chevaux à partir tous ensemble (Linea, 4) ; d'où l'expression e transenna (Ammian. xxv, 5, 14), « tous ensemble ».

TRANSTILLUM (Vitruv. v, 12). Diminutif de

TRANSTRUM. Dans un sens général, toute poutre ou planche posée horizontalement au-dessus d'uu vide entre deux murs pour supporter un poids placé audessus , ou suspendre différents objets, ou servir à relier les pièces de la charpente d'un toit, quand il couvre un trèsvaste emplacement (Feslus,^. a». ; Plin. H. iV. XXXIV, 32 ; Vitruv. iv, 2, 1).

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