Le tabouret ou trépied de la Py
thie , sur lequel elle s'asseyait pour rendre ses oracles à Delphes (Cic.Virg.Ov.); la figure ci-jointe en est donnée dans l'atlas du Manuel d'archéologie d'Otfried Mùller, comme une représentation exacte dans tous les détails; et un vase peint , dans la collection de sir W. Hamilton , nous montre un trépied à peu près pareil , sur lequel est assis Apollon.
4. Ouvrage fait de bronze, de marbre ou de métaux précieux, à l'imitation du trépied sacré , soit comme pur ornement, soit pour servir à différents usages ; c'était un des objets que l'on offrait aux dieux et que l'on consacrait le plus souvent dans leurs temples, ou que l'on donnait comme marque d'honneur et comme récompense du courage (Virg. ^n. v, 110; Hor. Carm. IV, 8, 3) ; il servait aussi parfois pour les sacrifices , comme celui qui est ici représenté, d'après l'arc élevé par les orfèvres de Rome en l'honneur de Septime Sévère.
TRIREMIS (xpiiipTiç). Trirème ou galère munie de trois rangs de rames {ordines) de chaque côté, disposés obliquement l'un au-dessus de l'autre (Plin. H. N. VII, 57 ; Virg. Mn. v, 119; Ascou. in Cic. rerr. Il, 1 , 20), comme le montre la figure ci-dessous, d'après une ancienne fresque qui représente la fuite de Paris et d'Hélène, découverte vers les premières années du dernier siècle parmi quelques ruines dans les jardins Farnèse, à Rome ; elle n'existe plus, les couleurs s'étant effacées presque aussitôt après qu'on l'eut exposée à l'air (Turnbull, Treatise on Ancient Painting, etc., 1740, fol.).
Une disposition semblable des trois rangs de rames est aussi indiquée dans quelquesunes des sculptures de la colonne Trajane. Dans une trirème, chaque rameur maniait à lui seul un aviron, et était as-
TBISPASTOS.
TRIUUPHDS.
sis sur ua siège séparé (sedile), fixé contre les flancs du navire dans les directions indiquées par les trous où passaient les rames, et non sur un long banc (transtrum), comme cela se faisait quand plusieurs hommes travaillaient au même avi-
ron. Les rameurs du rang supérieur avaient les avirons les plus longs, le plus de peine, et par conséquent la paye la plus forte; les Grecs les appelaient 6pavÏTai, l'aviron qu'ils maniaient, ocwtot) OpavÏTi;, et le tolet sur lequel il portait, <7xa>|io; 6pxvÎT7i; ;ceux du rang inférieur avaient les avirons les plus courts, le moins d'ouvrage, et la paye la plus basse : ils portaient le nom de 6 oXap-tTai ; ceux enfin qui étaient attachés au rang du milieu étaient nommés ÇeyYÏtai, et avaient des avirons d'une moyenne longueur, et une paye réglée en proportion.
TRISPASTOS ( rpiCTuaff-coç). Machine servant à soulever de lourds fardeaux, composée de trois poulies ( orbiculi ) rassemblées dans une seule chape (trochlea), comme le montre la figure ci-jointe, qui représente une machine de ce genre, encore d'un usage général parmi nous (Vitruv. x, 2, 3).
TRITURA (àXÔTiffi;). Le battage du blé , opération qui se faisait de trois manières différentes : en battant le grain avec une longue baguette ou un fléau (pertica, fustis) ; en faisant frotter rudement les épis par une machine que traînaient dessus des bestiaux (voy. Tribd- LUM , et la gravure à ce mot ) ; ou en les faisant fouler aux pieds de bœufs ou de
chevaux que l'on chassait tout autour de l'aire, comme le montre la gravjire cijointe, d'après une peinture égyptienne.
Ce dernier procédé est encore en usage
dans beaucoup de parties de l'Italie et de l'Orient (Varro, L. L.\, 21 ; R. R. I, 62, 2; Columell. i, 6, 23 ; ii, 20, 4 ).
TRIUMPHALIA. Les ornements et insignes conférés à un général pour son triomphe ; c'étaient une toge et une tunique brodées (voy. ToGA, 4,/7Jc<fl,etTc- NICA, 14, /»a//nrt/a), un sceptre surmonté de l'image d'un aigle (voy. Sceptrum, 4 ), une guirlande de feuilles de laurier et une couronne d'or (voy. CoRONA, 1), enfin un char décoré de sculptures en ivoire (voy. GCRRCS, Tac. Hist. iv, 4; Liv. X, 7 ).
TRIUMPHUS (6pta(j.6o;). Triomphe , ou grande pompe militaire avec laquelle un général victorieux et ses troupes entraient dans la ville après l'heureux achèvement d'une guerre importante. Le cortège entrait par la porta triumphalis; il traversait le Velabrum et le Circus Maximus , montait la y'ia Sacra et le Forum jusqu'au temple de Jupiter Capitolin. En tête marchait le corps entier du sénat, qui allait recevoir les troupes à la porte de Rome et les conduisait ensuite dans la ville. Puis venaient des trompettes et des cors (voy. les gravures aux mots CoRNiCEN,TcBiCEN),qui précédaient une file de chariots chargés des dépouilles de l'ennemi, mêlés d'estrades portatives, sur lesquelles étaient disposés les objets les plus remarquables par leur valeur ou la beauté du travail , mis ainsi en évidence et exposés aux regards (voy. la gravure
tRiUHPHDS.
tftOCHLEA.
au mot Ferculcm, 2) ; en même temps la quantité et la valeur du butin, ainsi que les noms des provinces conquises, étaient affichés sur des planches fixées au sommet de grandes perches (voy. la gravure au mot TiTCLCs, 1), et l'on portait ces écritaux à côté des objets dont ils faisaient mention. Ensuite venait une troupe de joueurs de flûte (Tibicines) marchant devant la victime destinée au sacrifice, un taureau blanc dont la tête était ornée de bandelettes de laine (voy. la gravure au mot Infdlatcs), et le dos d'une large bande d'étoffe de couleur éclatante (voy. la gravure au mot Dorsualia). Derrière la victime s'avançait un corps de prêtres et leurs aides , avec tout ce qui servait au sacrifice. Puis l'on voyait étalés les armes , les étendards et autres trophées pris sur les vaincus, immédiatement devant les généraux et les princes que l'on avait faits prisonniers, avec toute leur famille; puis tous les captifs, chargés de fers. Ensuite venaient les licteurs du général avec le costume civil , la toge, le front et les faisceaux couronnés de laurier (voy. les gravures aux mots LiCTOR etFASCES, 4), qui formaient un corps précédant immédiatement le triomphateur, revêtu de ses triumphalia et debout sur un char circulaire traîné par quatre chevaux (voy. la gravure au mot CuRRDS, 4). Il avait le front ceint d'une guirlande de laurier, et derrière lui un esclave public tenait au-dessus de sa tête une couronne d'or massif ornée de pierres précieuses (voy. la gravure au mot CORONA, 1). Ses plus jeunes enfants étaient placés dans le cLar avec lui , ceux qui avaient atteint l'âge mûr étaient à ciieval auprès du char ou sur les chevaux qui le traînaient. Derrière le général marchaient les officiers supérieurs, les Legati, Trihtini et Equités, tous à cheval, et le cortège triomphal était fermé par le corps tout entier des légions, portant des branches de laurier dans leurs mains et des guirlandes du même feuillage autour de leurs têtes. Les soldats tantôt faisaient entendre des chansons composées en l'honneur de leur général, tantôt échangeaient des laz/is à ses dépens. Pendant le cours de la marche
triomphale , le cortège passait sous un arc temporairement érigé à cette fin , et qui prenait toute la largeur de la rue. Dans les premiers temps on l'abattait aussitôt après la fêle; mais plus tard on le remplaça par une construction {lermanente, en marbre ou en pierre (voy. la gravure au mot Arcus, 5).
2. Triumphus navalis. Pompe publique en l'honneur d'une grande victoire navale ; aucune œuvre d'art ne nous en représente la disposition, et aucun texte ne nous l'explique (Liv. xvii, Epit.).
TRIVIUM (TptoSoO- Place où se rencontrent trois routes ou rues suivant des directions différentes (Cic. Div, l, 54). Rigoureusement, ce mot s'applique plus particulièrement au point de ren-
contre des rues d'une ville ( Virg. y£«. IV, 609; Justin, XXI, 6), par opposition à compitum, le carrefour formé dans les champs par la convergence de plusieurs chemins de traverse. Mais cette distinction n'est pas strictement observée dans l'usage ; car trivium est souvent employé pour désigner un endroit de passage public et très-fréquenté, soit dans une ville, soit à la campagne; de là vient le sens secondaire du mot latin trlvialis, commun , vulgaire , le seul qu'ait conservé notre mot trivial, c'est-à-dire, mot à mot , que l'on peut reucontrer dans tout lieu de passage où se presse la foule. La gravure représente nue rue de Pompéi , avec trois rues, sur le second plan, convergeant en un même point.
TROCHILUS (Tpoxî)o!;)- Synonyme de ScoTiA (Vitruv. m, 5, 2 et 3).
TROCHLEA (xpoxaXia). Machine qui servait à la multiplication de la force em-
TROCHCS.
ployée pour soulever des fardeaux ; elle se composait d'une chape où étaient disposées un certain nombre de poulies (orbiculi, Vitruv. x, 2, 1 ; Cato, R. R. 3 ; Lucret. iv, 903 ). Voy. dans la gravure au mot Trispastos, une chape munie de trois poulies. C'est ce que nous appelons un moufle.
TROCHUS (xpo^ôç). Cerceau d'enfant, fait en fer ou en bronze, et que l'on faisait rouler au moyen d'un bâton tortu ou clef {clavis), ainsi que le montre la figure ci-jointe, empruntée à une
pierre gravée (Hor. Od. m, 24, 57 ; A. P. 380; Prop. m, 14, 6). Il était souvent muni de petits anneaux ( Mart.
XIV, 169; voy. la gravure au mot Annu- LUS, 4>, qui tintaient en se heurtant les uns contre les autres, quand le cerceau roulait ; quelquefois, au lieu d'anneaux , c'étaient des grelots (tiiiùnnabula).
TROPiEUM (TpÔTtaiov ). Trophée; mo-
nument érigé sur la place même où avait été remportée une victoire, ou, en cas de combat naval, sur la pointe de terre la plus voisine de celle où avait eu lieu le combat. Il était primitivement formé d'un tronc d'arbre, autour duquel on attachait et aux branches duquel on suspendait quelques armes appartenant au vaincu, comme on le voit dans la figure ci-dessus, d'après une monnaie de l'époque impériale ; mais plus tard les trophées furent de véritables oeuvres d'art, en marbre ou en bronze ; élevés hors du champ de bataille, ils devinrent des monuments durables de la lutte et de la victoire (Cic. luv. il, 23; Virg. jEn. xi, 5-11 ; Suet. Cal. 45; Claud. 1).
TRUA (TpurjXr;?, Topûvr,). Grande cuiller plate qui servait à écumer la surface des li(|uides, à remuer pendant qu'ils bouillaient les légumes ou les viandes (Titin. ap. Non. s. v.; Festus, v. Antioare), ou à les retirer du pot, sans
enlever en même temps l'eau. A cet effet, elle était percée d'un grand nombre de petits trous, comme le montre la figure ci-jointe, d'après un original en bronze découvert à Pompéi. Cette propriété, ainsi que la manière dont on se servait de cet ustensile, explique pleinement les deux noms qu'il avait en grec, et avec lesquels le nom latin a un certain rapport ; l'un vient de xpûoi, frotter ou remuer, l'antre de Topéti) , percer : deux idées dont l'une ou l'autre se retrouve dans chacun des autres sens particuliers du mot trua, ainsi que de son diminutif trulla, et le précise, le détermine.
2. Calotte ou plaque percée de trous, qui dans une cuisine couvre l'entrée d'un trou d'évier, de manière à em[)écher les ordures de s'engager dans le conduit, tout en permettant au liquide de s'y précipiter (Varro, L. L. V, 118).
TRULLA (rpoûÀ^tov). Diminutif de Trua. Petite cuiller percée de trous, servant au même usage et ayant le même
TnUtLA.
TRCLLRCH.
caractère que celle que nous venons de décrire au mot Trua, 1 (Varro, L. L.
V, 118; Hero, de spirit, p. 101).
2. (TpygXtov). Coupe à boire, ou ustensile de table servant à retirer du vin d'un plus grand récipient qui en contenait une certaine quantité mêlée avec de la neige. Dans ce sens, ce mot est employé soit seul, soit avec l'épithète vinaria. C'était une espèce de cyathus perfectionné, muni d'une boîte intérieure percée de trous comme une passoire, et s'adaptant exactement à la concavité de la coupe, de manière que, quand les deux pièces étaient ajustées ensemble, elles ne formassent qu'un seul vaisseau , muni d'une poignée, et que l'on pouvait commodément plonger et remplir dans le grand vase ; ensuite, en enlevant la boîte percée de trous, tout sédiment , toute impureté déposée par la neige était emportée en même temps, et il ne restait dans le bol qu'un liquide clair et pur (Cic. Verr. ii, 4, 27 ; Varro, L. L. V, 118; Plin. H. N. xxxvii, 7 ; Scaev. Dig. 34, 2, 37). La gravure représente un spécimen découvert à Pompéi, avec une coupe de la boîte percée de trous, à droite. La matière employée ici est le
bronze; mais le même ustensile se faisait aussi en faïence ordinaire (Hor. Sat. ii, 3, 144), ainsi qu'en porcelaine Plin. /. c.) et en pierres fines (Cic. /. c).
3. Le bassin d'une chaise percée (Juv. m, 107), probablement ainsi appelé quand il était à double boite, disposé d'après le même principe que le vase que nous venons de décrire.
4. Vase enfer (Liv. xxxvii, 11), dans lequel on pouvait transporter d'un endroit à un autre des matières ignées ; son nom lui venait des trous dont ses lianes étaient percés pour ménager un courant d'air, ainsi qu'on le voit dans la figure ci-dessous, qui représente une
triilla en faïence, découverte dans des
fouilles auprès de Rome ; quand on la trouva, elle contenait une lampe.
5. Truelle dont se servaient les briqueteurs pour jeter du mortier entre les briques (Isidor. Orig. XIX, 18, 3), et ceux qui faisaient les revêtements pour étendre et aplanir le stuc sur les murs (Pallad. I, 15; Ib. 13, 2). La gravure représente un original trouvé parmi d'au-
tres instruments de maçon dans une maison à Pompéi. Ce sens du mot trulla vient du grec Tpuw, par allusion à la manière dont on manie cet instrument ; peut-être aussi cela tient-il à la ressemblance que présente cet instrument avec une grande cuiller (voy. Trua, 1 ) ; car il faut observer que la truelle des anciens, comme le montre la figure ci-jointe, a une forme très-différente de la nôtre : elle se terminait par une lame plate et ovale semblable à celle de l'instrument que nous appelons spatule. C'est encore celle que l'on emploie à Naples, où elle porte le nom de cuiller de plâtrier, cucchiaja da fabhricatore.
TRULLEUM ou TRULLIUM. Seau à vider les eaux sales ; les anciens s'en servaient à leur toilette , quand plusieurs personnes avaient à se laver successivement les mains dans une même cuvette.
Caton fait souvent mention de cet ustensile, et le nomme toujours comme analogue à d'autres vaisseaux qui servaient à se nettoyer, tels que des cuvettes ou les lave-pieds, etc. ils ressemblaient sans doute à ceux dont on se sert ordinairement dans nos chambres à coucher,
TRULLISSATIO.
TDG0HIUM.
et qui sont surmontés d'une plaque percée d'un trou, par lequel on jette l'eau sale , sans qu'elle puisse éclabousser, et en même temps sans que la personne qui se sert du vase ait à en voir l'ignoble contenu (Varro, L. L.V,llS ; de rit. P. R. a/}. Non s. v.; Cato, R. R. 10 et 11).
TRULLISSATIO. Couche de plâtre ou de ciment étendue avec la truelle (trulla) (Vitruv. VII, 3, 6). Voy. Trulla, 5.
TKUTINA (TpuTocvr)). Terme général pour toute espèce de balance servant à peser; c'est quelquefois la balance à deux plateaux (Juv. vi, 437; voy. Libra), d'autres fois une romaine (Vitruv. x, 3, 4 ; voy. Statkra).
TRYBLIUM (TpuêXtov). Ustensile de table (Varro, L. L. v, 120; Plaut. 5<tc/i. V, 4, 9); il est impossible de déterminer quel en était le caractère et l'usage particulier.
TUBA (oa>.7tfyS). Instrument à vent en bronze, avec une embouchure en for-
me de cloche ou d'entonnoir, et un tube droit (Ov. Met. i, 98 ; Juv. il, 118; Veg. Mil. III, 5), comme notre trompette; il produisait des sons éclatants et brisés [fractos sonitus, Virg. Georg. IV, 72. At tuba terrihili sonitu taratantara dlcit, Enniusa/>. Serv. ad ALn. ix, 603). La figure ci-jointe est empruntée à l'arc de Titus.
TUBICEN (ffaXiriYXTiQi;). Le musicien qui soufQe dans la tuba (Varro, L.i.v, 91; Ov.
Met. III, 705), comme le représente la figure ci-jointe, d'après un bas-relief de l'arc de Constantin. 11 y avait toujours de ces joueurs de trompette dans la musique del'armée (Liv, II, 64), et parmi les musiciens qui prêtaient leur concours aux cérémonies religieuses (Varro, L. L.\, 117) ou au\ solennités funè-
bres (Pers. m, 1 03) ; par suite l'expression adtubicines mittere (Petr. Sat. 129) signifie faire des apprêts de mort.
TUCETUM. Mets savoureux composé de bœuf ou de porc conservé dans le saindoux (Pers. il, 42; SchoL Vet.
ad /.).
TUDES et -IS. Nom archaïque du maillet (Festus, f. v. ; Sever. ^tn. 559). Cf. Malleus.
TUDICULA. Diminutif de TuDKS; machine qui sert à écraser les olives et à séparer la pulpe du noyau, avant de la placer sous la presse {torcular) au moyen de laquelle on exprimait l'huile. Son action était analogue à celle d'un Tribu- LUM, qui aurait marché dans le sens vertical au lieu du sens horizontal (Columell. XII, 52, 7); mais Columelle réprouve cette machine, comme sujette à se déranger et à se voir arrêtée par les accidents les plus insignifiants, ainsi, par exemple, par quelques olives de trop jetées dans la masse sur laquelle elle devait agir. Dans quelques parties de la France, on écrase les olives au moyen d'instru» ments appelés battoirs, qui, par leur nom et la manière dont ils opèrent, semblent avoir quelque analogie avec la tudicula romaine (Schneider, ad Columell. /. c; Id. de trapeto Catonis, p. 617).
TUGURIUM (jcoXûêr)). Hutte de paysan, la demeure des classes les plus pauvres de la population rurale. Elle avait un toit de chaume pointu, et était faite de branchages, d'écorce d'arbres, de claies,
-^'!^4fô^x;^,^2S^i^,;;^^'^'
ou d'autres matériaux aussi simples; il S8.
TCLLIAIfCH.
TCKICA.
est très-probable qu'elle n'avait pas de fenêtres (Plin. H. N. XVI, 14 ; Virg. Ed. I, 69; Theocr. Id. xxi, 8-18; Columell. XU, 15, 1 ; Feslus, s. v.). La gravure ci-dessus est tirée d'une peinture de Pompéi.
TULLIANUM. Cachot souterrain {carcer inferior) qui faisait partie de la prison d'État à Rome; il devait son nom à ServiusTullius, qui l'avait fait construire (Sali. Cat. 55 ; Varro, L. L.y,\h\; Liv. XXXIV, 44 ; Festus, s. v.). Le TuUianum existe encore (sous le nom d'église de San- Pietro in carcere), al)Solument tel que l'a décrit Salluste, et c'est ce cachot que représente la gravure. C'est une chambre
de forme elliptique, longue de 5™, 80 sur 2"',90 de large, et haute de 2™ ; mais la hauteur primitive peut avoir été plus grande, le pavé actuel étant moderne. La maçonnerie est grossière, mais les blocs sont énormes et le plafond a une légère convexité. La seule entrée est une ouverture à |)eu |)rès carrée de l'",41 dans un sens, et de 1"* dans l'autre, pratiquée dans le plafond du cachot, qui sert en même temps de plancher à une autre chambre située au-dessus (voy. Carcer, 1) ; d'où l'expression /« TuUianum demittere{^A\\.Cat. bb) et delegare {Liv. xxix, 22). Cf. CARNiFiciNAet Catkna.
TUML'LATUS. Enterré sous un tertre (tumului)de terre etdepierres(Ov. Pont.
I, 6, 4w;Catull. 64, 193).
TUMULUS (tÛ(ji6oç)- Tertre de terre ou de blocs de pierre irréguliers (Hom. //. XXIV, 79S), grossièrement entassés en pyramide au-dessus d'une tombe (Cic.
Arch. 10) ; au sommet on élevait ordinairement comme monument une haute |
colonne {stèle. Hom. //. xi, 371) ; c'est ce que montre la gravure ci-jointe , qui représente le tumulus d'Adonis, d'après une peinture de Pompéi.
Par suite ce mot s'emploie souvent dans un sens général pour désigner toute espèce de tombeau ou de mausolée ( Pedo.
Albin. El. l, 69 et 73-74 ; Virg. Ed. V, 42; Ov. Trist. m, 3, 72).
'TUNICA (j^iTwv). Tunique ; \e T^r'mcipal vêtement de dessous des Grecs et des Romains desdeux sexes. Ellese rapproche fort par son usage de la diemise, et par sa forme, delà ^/o?«e moderne. On en faisait pourtant de différentes sortes, suivant le- sexe ou les habitudes des différents sexes et des différentes classes de la population , et chacune de ces variétés, dans la langue si riche des Grecs, a son nom particulier, ou sonépilhètedistinctive et caractéristique. Elles sont énumérées séparément dans les paragraphes suivants ; mais elles avaient toutes les mêmes caractères généraux quant à l'usage du vêtement, à la place qu'il occupait sur la personne et à la manière dont on le mettait; c'est donc avec raison qu'on les comprend toutes sous le nom générique de tunique.