‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 280 sur 327 · xtTwv i.^^i^d<syalo(^. Colobium · texte numérisé non relu

xtTwv i.^^i^d<syalo(^. Colobium

La tunique ordinaire des hommes en Grèce et à Rome était une simple chemise de laine, serrée autour des reins et descendant jusqu'aux genoux ou à peu près, avec deux manches courtes qui ne couvraient que le muscle deltoïde, c'està-dire la partie supérieure du bras, à la hauteur de l'aisselle (\i.a(s-/%kr\), et ne tombaientmême pas jusqu'au coude, ainsi que le montre la première gravure, tirée

TCNICA.

TTIflCA,

de l'une des figures de la colonne Trajane (Jul.PolIux.vii, 47;Aristoph. £7. 882; Serv. ad Virg. yEn. ix, 616). La partie industrieuse de la population, pendant qu'elle était occupée à ses travaux du jour, la portait sans autre vêtement, telle qu'on vient de la voir figurée dans notre dessin ; mais les classes supérieures tous les jours, et tous les citoyens les jours fériés, quand ils étaient en grande tenue, avaient quelque draperie flottante disposée par-dessus la tunique, draperie qui dérobait en grande partie aux regards le vêtement de dessous, comme on le voit dans les figures ci-jointes , dont l'une ,

celle de gauche, est la statue d'Aristide, avec le pallium par-dessus la tunique, et celle de droite, un Romain avec sa toga, d'après un bas-relief de l'époque impériale. Ces deux vêtements, la tunique et le pallium d'une part, de l'autre la tunique et la toge, constituaient le costume complet et ordinaire de la grande masse de la population libre en Grèce et en Italie; ils sont aussi intimement liés que la chemise et l'habit des modernes.

2. (^^iTwv éT£po(i.à(T)^aXo<;). Tunique n'ayant qu'«/i<î manche courte, s'arrètant, comme celles de la précédente, à la hauteur de l'aisselle, ainsi qu'on le voit dans la figure ci-contre, d'après une petite statue en marbre de la villa Albani. Le latin n'a pas de nom particulier pour cette variété de la tunique, ce qui fait supposer avec beaucoup de vraisemblance que les Romains ne l'ont jamais adoptée.

Chez les Grecs, on la regardait comme un vêtement d'esclave et ne convenant pas aux hommes libres, quoique Dédale la porte dans une des peintures de Pompéi.

Quant au spécimen que nous donnons ici, il est clair que le sculpteur a voulu représenter un jeune esclave allant au marché, une bourse d'une main et un panier de l'autre.

3. (IÇwfjLtç, exomis). Tunique qui couvrait seulement l'épaule gauche (wjioc), laissant la droite entièrement découverte, comme le représente la figure ci-jointe, empruntée au Virgile du Vatican. Ici elle est fixée par un nœud sur l'épaule; mais on faisait aussi quelquefois Vexomis avec une seule manche, et alors les Grecs l'appelaient àÇ-.)[xî; èxepo(i(X(Tx<xXoc (Pollux, VII, 47); on en a un spécimen dans l'avaut-dernière figure. Dans les œuvres d'art elle est souvent en peau ; elle était portée ordinairement par les acteurs sur la scène, par la population ouvrière, les esclaves, les artistes, et même par les femmes qui se livraient aux travaux de la chasse et de la guerre ; ainsi les sculpteurs et les poètes l'attribuent à Dédale, à Diane et aux Amazones (Aul. Gell. vu, 12, 1 ; Festus, s. a».; Aristoph. Vesp. 444; Schol. Vet. ad /.).

TtJNICA.

4. (i7rw|xtc). Tunique que portaient les femmes grecques (Jul. Pollux, Tii, 49), et dont le nom venait de ce qu'elle était attachée avec une broche au-dessus de chaque épaule à l'endroit où elle s'articule avec la clavicule, comme l'implique le sens primitif du mot grec, et comme le montre la figure de Diane ci-jointe, d'après une statue delaviilaPamfili. C'est l'ancienne tunique dorienne, toute en laine, sans manches, serrée très-bas, autour des hanches, par une ceinture, comme celle des hommes, ne tombant jamais plus bas que les genoux, et, dans beaucoup de spécimens que nous en avons conservés, n'atteignant guère que le milieu de la cuisse.

5. (oy^iaxbi j^txwv). La tunique fendue, qui n'avait de coulure du haut en bas que sur le côté gauche, laissant à droite une longue fente destinée à donner plus de liberté aux membres, et par laquelle, dès qu'on faisait des mouvements un peu vifs, la plus grande partie de la cuisse se laissait voir. Elle était ordinairement attachée sur les deux épaules par des broches (Jul. Pollux, vu, 54-55), comme celle que représente la dernière figure. Dans celle de ce paragraphe, on peut supposer ou que l'agrafe vient de se défaire, ou qu'elle a été omise exprès par l'artiste de Pompéi qui dessina la figure, pour indiquer par là l'impatience de tout lien et l'insouciance de l'enfance. C'était la tunique propre aux jeunes filles Spartiates (Pollux, /. c.) ; mais dans les œuvres d'art on la voit souvent donnée aux Amazones etaux enfants, et c'est elle que portent aussi les Daces sur la colonne Trajane.

6. Tunica manicata ou manuleata (j^i- Twv XE'P'SwTÔ; ou xapTtwxô;). Tunique à

longues manches descendant jusqu'aux mains ou aux poignets, comme nos blouses. Dans les temps primitifs, soit en Grèce, soit en Italie, les hommes ne portaient pas de longues manches, mais seulement les femmes ; ce fut un luxe que plus tard on emprunta à l'étranger, et, pendant l'époque impériale, elles devinrent très-communes pour les deux sexes, comme peuvent le montrer beaucoup de spécimens dispersés dans le cours de ce dictionnaire. Celui que nous donnons

ici est la copie d'une des figures appartenant au fameux groupe de Niobé ; on suppose qu'elle représente le gouverneur des enfants {pxdagogus) , et par conséquent un esclave ou un étranger (Cic. Cat. il, 10;Plaut. Pseud. ii, 4, 48; Aul. Gell.

VII, 12, 1 ; Virg. ^n. ix, 616).

7. Tunica lalaris (^itwv TcoS-^pY)?). Tunique à longs pans tombant jusqu'aux

chevilles ; elle était, dès la plus haute

TCNICA.

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