TARA
où il retombe; à chaque coup quelques-unes des légères parcelles de son , ou les brins de paille qui sont mêlés au grain, sont jetés de côté et expulsés , et on répète avec rapidité cette opération jusqu'à ce que le grain soit parfaitement nettoyé. 11 faut un temps calme, pour que le grain retombe bien dans le van, et ne soit pas emporté par la brise.
2. F'annus myst'tca. Le van mystique de bacchus, panier semblable à celui que nous venons de décrire, mais qu'on portait sur la tète ou l'épaule dans les cérémonies du culte de Bacchus. Il contenait les ustensiles servant au sacrifice et les prémices des fruits, ainsi que le montre la figure ci-jointe , d'après un bas-relief en terre cuite (Soph. Fragm.
724, Dind.; Virg. Georg. i, ICG ); mais dans le style poétique et noble de Virçile, cette expression sert en réalité à désigner le van rustique que nous avons décrit ; ce qui indique que les deux objets étaient de pareille foi me et de même matière.
3. Le mot grec désigne aussi un berceau fait d'un van, où les anciens avaient
l'habitude de déposer leurs enfants, et qui leur présageait richesse et prospérité dansravenir(Schol. Vet. adCaXWxa. H. in Jov. 48). On dit que Jupiter et Mercure furent couchés dans de semblables berceaux (Hom. H. in Merc. 150. 254 ; Callim./.c). La gravure, empruntéeàun basrelief en terre cuite, représente l'eofant
Bacchus dans un van du même genre qui, dans la composition originale, est porté par un faune et une bacchante.
VAPORARIUM. Éluve ou fourneau servant échauffer des appartements au moyen de tuyaux decalorifère(Cic.o</Ç.
Fr. III, I, I), synonyme de HvpoCAnsis. Voy. à ce mot une explication et une gravure.
VAPPA. Vin qui a perdu sa saveur et est devenu insipide pour avoir subi une fermentation excessive, suivie de l'exposition au grand air (Plin. H. N. xiv, 25 ; Hor. Sat. II, 3, 144 ) ; par suite , on se sert aussi de ce mot pour désigner un prodigue qui dissipe en folies toute sa fortune (Hor. Sat. I, 1, 104 ; Plin. /. c. ).
VARA ((TtaXî;). Pieu terminé par une petite fourche ou une entaille, et servant
aux chasseurs à fendre leurs filets quand ils voulaient en entourer un espace considérable, comme le représente la gravure, d'après un bas-relief en marbre (Lucan. IV, 439).
2. (xiW.îêaç). Chevalet on tréteau, formé de deux ou plusieurs montants qui, avec plus ou moins d'écartement entre
leurs pieds , convergent en leur sommet vers un seul point, de manière à former une sorte de charpente, dans l'intérieur de laquelle on pouvait sus|>endre un objet quelconque (Vitruv. X, 13, 2), ou un» espèce de tabouret (Columell. V, 9 , 2) sur lequel pouvait être appuyée une pièce posée en travers (vibia), quelque chose enfin comme le chevalet du scieur de
VASCU8.
VELABIl'M.
long, que représente la gravure ci-dessus, d'après une peinture trouvée à Herculanum.
3. Un chenet, sur lequel on couche en travers des rondins pour faire un feu de bois, ou sur lequel ou appuie une broche {y cru) pour rôtir de la viande. Aucun texte
actuellement existant ne nous présente cet emploi du mot ; mais la figure cijointe, prise d'un original en fer découvert dans une tombe à Paestum, prouve que les anciens se servaient de chenets tout comme les modernes, et la forme ainsi que l'usage de cet ustensile correspondent exactement avec la forme et l'usage des autres objets compris sous ce même nom. On a trouvé à Pompéi, dans des fouilles, deux pièces d'un plus petit modèle, que l'on croit avoir servi à supporter la broche ; elles sont en bronze et plus ornées, et se terminent par une tête d'animal (Mus. Borb. X, 64).
VASCUS. Voy. Tibia, 4.
VECTIARIUS ( Vitruv. vi, 6, 3).
L'ouvrier qui fait aller au moyen d'une barre {yectis) le cabestan (sucula) , qui force le levier presseur (preliim) à s'abaisser, dans une presse à huile ou à vin (torcular; voy. ce mot, p. 655-6).
VECTIS (|AoxX6ç). Forte et lourde perche, barre de bois ou de fer qui servait à différents usages ; ainsi, c'était :
1. Un levier à bras, dont on plaçait l'un des bouts sous quelque corps trèslourd pour aider à le remuer ou à le retourner (Cses. B. C. II, 11).
2. \}ne pince pour forcer une porte à s'ouvrir : c'est une barre de fer aplatie par un bout, el faisant l'office d'un levier ( Hor. Od. m , 26, 7 ; Cic. Verr. il, 4,43).