‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 32 sur 327 · Ligue ( Mart. suivant Riddle, s. v. ). Voy. Arundo · texte numérisé non relu

Ligue ( Mart. suivant Riddle, s. v. ). Voy. Arundo

4. Baguette d'oiseleur, enduite de glu à l'extrémité (Mart Ef. xiv, 218). Voy. Arundo, 4.

5. Roseau à écrire ( Cic. ad Àtt, vi , 8; Hor. A. P. 447). Voy. Abundo, 5.

6. Roseau ou canne élevée, qu'on plaçait comme poteau indicateur dans les déserts sablonneux de l'Egypte (Plin. H. N. VI, 33).

CALANTICA, CALAUTICA ou CAL- VATICA (xpïiÔ2[xvov). Espèce de coiffe attachée par un lien autour de la tète, avec des plis ou des pans tombant des deux côtés sur les épaules (Eustath. ad 11.

XIV, 184), dételle sortequ on pouvait les tirera volontéet s'en voiler toute la figure (Hom. Od. 1,334;

CALANTICA.

//. XIV, 184). Cette coiffure était communément portée par les Égyptiens des deux sexes (Riddle, s. v,). On la trouve souvent dans les peintures et les sculptures qui appartiennent à cette nation :

elle y est exactement semblable au spécimen que nous donnons ici, d'après une statue d'Isis, conservée au Capitole de Rome. Quand cette coiffure fut adoptée

}»ar les Grecs et les Romains, l'usage en ut restreint aux femmes (Non. Marc. s.

v. p. 537), ou à ceux qui affectaient un costume étranger et efféminé ( Cic.

Fragm. Or. in Clod, p. 115, éd. Amed.

Peyron. Lips. 1824).

L'analogie du mot grec et du mot latin, ainsi que leur application à la figure que nous donnons ici, peuvent être établies de la manière suivante : Le terme grec, dérivé de xpâ; et 5éw ou ôétia, signifie littéralement ce qui est attaché par un lien à la tête; Nonius (/. c.) explique de la même manière le mot latin — (jtiod capiti innectitur, pendant qu'Âusone (Périoch. Od . v) traduit le xpriôe(J.vov d'Homère par le latin calantica ou calvatica. La ligure ci-joinle et l'étymologie du mot grec expliquent aussi un autre sens dans lequel il est employé (Hom.

Od. m, 392) ; il désigne dans ce passage le chapeau de cuir attaché sur l'orifiee et le bouchon d'un vaisseau qui contient du vin ou d'autres liquides : ce que les lexicographes traduisent à tort « le couvercle d'un vase ». La gravure expliquera encore pourquoi Cicéron ( /. c.) et Servius (ad Virg. jEn. IX, 616) se servent des mots calantica et mitra comme de termes à peu près synonymes (Voy. les gravures données à chacun de ces mots) ; en même temps , elle rendra raison d'un des mots latins, calvatica, qui est probablement la véritable et la seule expression, parce qu'en Egypte celte coiffure servait réellement à couvrir les têtes chauves des prêtres d'Isis {grege calvo, Juv. Sat. VI, 533), et qu'à Rome elle était portée par les vieilles femmes qui avaient perdu leurs cheveux , comme on le voit sur la médaille d'Aurélia, la mère de Jules César (Guasco, Ornât rici, p. 91); là elle est attachée par un lien autour de la tête précisément comme dans le

spécimen que nous avons donné ci-dessus.

CALATHISCUS (xaXaôîffjtoç). Diminutif de Calathus (Catull. LXiv, 320).

CALATUS (jcâXaôoc). Corbeille à ouvrage de femme (Virg. JEn. vil, 805), faite d'osier et s'évasant graduellement jusqu'au haut (Pliu. H. N.

XXI, 11), employée surtout à contenir la laine et les matières pour filer (Juv. Sat. II, 54), comme dans notre spécimen, qui représente la corbeille à ouvrage de Léda, d'après une peinture de Pompéi, avec les pelotes de laine et les bobines.

2. Panier à peu près de la même forme et de la même matière , dont on se servait au dehors pour contenir des fruits, des fleurs, du fromage, etc. : on le rencontre souvent dans les œuvres de l'art antique (Virg. £c/. Il, 46; Georg. m, 400; Ov. ^. ^/n. II, 264).

3. Coupe à boire : nous pouvons induire naturellement que son nom venait de sa ressemblance avec une corbeille à ouvrage de femme. Le spécimen ci-joint est entre les mains d'un échanson dans une des miniatures du Virgile du Vatican (Virg. £cl. v. 71 ; Mart. £p. ix, 60, 15; xiv, 107).

4. Modius ou boisseau qu'on plaçait comme ornement au haut de la tète de Jupiter Sérapis (Macrob. Sat. i, 20). On voit par la figure cijointe, priJe d'une pierre gravée, et représentant la tête de Sérapis, qu'il avait la même forme qu'une corbeille à ouvrage de femme.

CALATOR. Crieur public ; particulièrement celui qui était attaché au service des prêtres (Suet. Gramm. 12), et dont la fonction était de précéder le grand-prêtre quand il allait sacrfier, et d'arrêter toute espèce de travail qui , à ce qu'on croyait, aurait souillé les cérémonies d'un jour de fête consacré aux Dieux (Serv.

ad Virg. Georg. i, 2C8).

CALAtTTICA.

2. Domestique ou messager particulier (Plaut. Mfrc. v, 2, 11; Bud. ii, 3, 5).

CALAUTICA. Voy. Calvatica.

CALCAR. Eperon de cavalier (Plaut.

^j. III, 3, 118; Virg. ^«. vi, 882), ainsi appelé parce qu'il était attaché au talon

CALCEOLABICS.

(calx). (Isid. Orig^. XX, 16, 6; cf.

Virg. v£rt. XI, 714). La manière de s'en servir est clairement expliquée par l'expression subdere equo calcaria (Curt.

VII, 4; cf. IV, 16). La figure à main droite, dans la gravure ci-jointe, représente un modèle donné par Caylus l^RecueU d'ytiitiq. vol. III, pi. 59, u° 6), et ressemble parfaitement à un autre éperon trouvé à Herculanum ; seulement ce dernier a la pointe faite comme une tète de lance ou en forme de losange.

Tous les anciens éperons sont semblables et armés d'un simple aiguillon , calcis acitleus (Columell. viii, 2, 8, où ce mot est appliqué à la volaille); il n'y avait point d'éperons à molettes. Les figures , à main gauche , offrent une vue de côté et une vue de derrière du pied gauche d'une statue du Vatican , représentant une amazone, et montrent les courroies et les liens par lesquels l'éperon était fixé au pied ; l'aiguillon lui-même a disparu, mais on voit clairement la place d'où il s'avançait en saillie. Le pied droit de la statue n'est pas armé delà même manière, et quelques antiquaires, se fondant sur cette circonstance, inclinent à croire que les anciens n'allaient à cheval qu'avec un éperon et que cet éperon était attaché à la jambe gauche.

2. Ergot qui s'avance en saillie du talon d'un coq (Columell. viil, 2, 8).

CALCATOR (Xr,vo63CTT)i;). Qui écrase les grappes pour faire du vin, en les foulant de ses pieds nus, comme on le pratique encore eu Italie (Calpurn. £cl. iv.

124). Dans la gravure, prise d'un basrelief de la bibliothèque de Saint-Marc à Venise, l'opération n'est faite que par

deux personnes , représentées comme des faunes; mais, dans les autres œuvres de l'art antique , on voit dans la cuve jusqu'à sept personnes en même temps, qui se tiennent quelquefois à des cordes placées au-dessus de leurs têtes, mais qui plus communément s'appuient sur des bâtons en forme de béquille , comme dans la figure ci-jointe.

CALCATORIUM. Plate-forme de maçonnerie , dans la cave annexée à une vigne (cella ■vinaria) ; on y montait par deux ou trois degrés et elle formait un passage de niveau avec le haut des larges vaisseaux (dolia, cupx) , où le vin était gardé, pour la commodité des personnes qui en surveillaient la fabrication et la vente (Pallad, i, 18, 1). On appelait aussi celte plate- forme a calcando ou ab opère calcato. Les dictionnaires en donnent une interprétation inexacte quand ils la prennent pour une cuve où les grappes étaient foulées (Voy. la gravure précédente). Cette cuve était placée dans le pressoir {torcularium) où on faisait le vin, et non dans la cave (cella vinaria) , où on mettait le dépôt. Caton désigne la même plate-forme par le mot suggestum (R. R. 154).

CALCEAMEN, comme Calcecs.

CALCEAMENTUM. Terme général qui s'applique à toutes les espèces de chaussures ; il comprend les différentes sortes de brodequins et de souliers énumérées dans la table analytique.

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