‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 31 sur 327 · Voy. CoELDiM · texte numérisé non relu

Voy. CoELDiM

CiEMENTARIUS. Ouvrier qui construit des murailles grossières avec des pierres non taillées Jcsementa) (Hieron.

Ep. 53, C).

CEMENTICIUS. Construit avec des pierres non taillées. Les anciens avaient deux manières de bâtir avec les pierres brutes : la première, où des masses

irrégulières étaient entassées sans mortier, mais avaient leurs interstices remplis d'éclats plus petits, comme on le voit par la première gravure qui représente une portion des murs fort anciens de Tirynthe. On appelait ce genre de construction cœmenticia structura antifjua (Vitruv. Il, 8; Liv. XXI, 11). L'autre, généralement en usage chez les Romains, consistait à sceller dans le morlier

de petites pièces irrégidières, de manière à leur donner toutes les formes d'architecture, comme on le voit par la gravure cijointe, qui représente une partiede la villa de Mécène à Tivoli, l'ancienne Tibur. Ce genre de construction était appelé cxmenticia structura incerta (Vitruv. Il, 8), et était destiné en général à être couvert par un revêtement de ciment.

C.î:MENTUM. Pierres brutes dont on se servait pour bâtir des murailles de la façon que nous avons expliquée par des gravures au mot précédent; on y comprend des masses irrégulières qu'on employait pour les murailles d'une citadelle ou d'une ville fortifiée (Liv. xxi, 11 ; Vitruv. I, 5, 8 : voy. l'a vant-dernière gravure), aussi bien que les fragments ou éclats plus petits (XaxOirrj, «rxOf^o;) avec

lesquels on construisait plus généralement les maisons (Cic. Mil. 27 ; Vitruv. il. 7 , 1 ; VI, 6, 1. Voy. la précédente gravure).

Cif:NA. Voy. CoENA.

C^^SARIES. Mot à peu près synonyme de CoHA ; mais il s'y joint aussi une idée de beauté, comme nous dirions de beaux cheveux ; riches et abondants, quand il s'agit des femmes (Ovid, Am. m, 1 , 32) ; ép^is, longs et flottants, quand il s'agit des hommes, comme dans les bustes grecs de Jupiter, de Bacchus et d'Apollon (Plaut. Mil. I, 1, 64; Liv. xxviii, 35; Virg.

Mn. I, 590) ; de là vient qu'on se sert aussi de ce mot pour désigner une barbe longue et majestueuse (Ov. Met. xv, 656).

CiESTRUM. Voy. CESTRUM.

CifISTUS, (l|xâvTei;, (i.ûp(i.Ç). Gantelets pour le pugilat, portés dans les luttes des

CALANTICA.

anciens (Cic. Tusc. H, 17 ; ^n. v, 379) ; ils consistaient en courroies de cuir attachées autour des mains et des poignets Prop. m, 14, 9), et montant quelquefois jusqu'au coude (Voy. la gravure au mot Pogil); ils étaient aussi armés de plomb ou de clous de métal, comme dans le spécimen ci-joint, pris d'une statue ancienne.

CiETRA. Voy. Cbtra.

CALAMARIUS. Theca cdiamaria (xa- Xa(jiiç). Porte-plume ou étui pour mettre des roseaux à écrire ( Suet. Claitd. 35 ; Mart. Ep. xiv, 19, in tit.). Il est probable que ces étuis contenaient aussi un encrier comme ceux dont nos écoliers se servent encore maintenant ; de là vient le mot calamajo, qui, dans le langage vulgaire de l'Italie, signifie un encrier.

CALAMISTER, CALAMISTRUS, CA- LAMISTRUM (xaXatit;).; Fers à friser, appelés ainsi parce que l'intérieur en était creux comme un roseau, quoique , ainsi que les nôtres, ont les fît en fer et on les chauffât au feu pour friser les cheveux en boucles artificielles (Varro, L. L. v,

Sat.

Cm

129; Cic. Post Red. i, 7 ; Petr.

102). Le spécimen ci-joint est tiré d'un bas-relief de tombeau dans la galerie Florentine; il y figure entre plusieurs autres objets de toilette. La partie qui servait à friser est seule figurée sur le marbre, comme on le voit ici ; mais elle suffit pour indiquer que cet objet était semblable à ceux que nous employons encore maintenant pour le même usage.

CALAMISTRATUS. Personne dont les cheveux étaient artificiellement frisés au fer (calamister). Cette mode régnait à Rome, à la fois parmi les hommes et parmi les femmes, du temps de (Plante, de Varron et de Cicéron (Plaut. ^s. m, 3, 37. Cic. Post Red. 1,6).

CALAMUS (xâXa(xo;). Littéralement chaume ou tige de toute plante élevée, mais spécialement du roseau ou de la canne; on employait ce mot de la même manière que le mot arundo et pour désigner une même classe d'objets tels que :

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