Allée ou passage étroit dans une ville (Liv. xxiii
4. Èclisse employée par les chirurgiens en remettant les os cassés (Celse, VIII, 16).
5. En architecture, filet dans un chapiteau ionien : surface unie et plate, entre Xahacus et le cymatium ou Yechiniis , et se terminant à l'œil de la volute (Vitruv. m, 5, 7).
On voit clairement le Ca-
nalis dans la gravure ci-jointe , qui représente un chapiteau du temple de la Fortune virile à Rome.
CANCELLARIUS. Mot introduit à une période avancée de l'empire et appliqué à un officier qui montait la garde devant la tente de l'empereur ou devant sa chambre à coucher, dont l'accès était défendu par des grilles (cancelli) , comme nous l'apprenons de Cassiodore (far. Ep. Il, 6) ; de là vint le nom de Cancellarius. On le donnait aussi au chef des assesseurs d'un tribunal. Le lieu où ils siégeaient ainsi que les juges était séparé du reste de l'édifice par une grille de fer. C'est de là qu'est venu notre mot Chancelier.
(Vopisc. Carin. 16; Cassiodore, /. c).
CANCELLI(y.iy>iXÎi;.8pÛ9a)CTo;).Gn7/e de fer on treillage; barrière d'ornement pour enfermer ou protéger quelque chose (Varro, R. R. m, 6, 4 ; Columell. viii, 1,6); par exemple, devant la tribune des juges dans une cour de jusiice, ou devant les rostres dans le forum (Cic. Sext. 58).
Quelques auteurs reconnaissent les Cancelli dans la figure ci-jointe, tirée de l'arc de Constantin. Le long du sommet du ysodium, et de chaque rangée distincte de siè-
ges dans un amphithéâtre (Ovid. ^m. m, 2, 64), il y avait des Cancelli, comme on le voit, dans la section restaurée de l'amphithéâtre de Pola (Voy. AuPHi- THEATRCM, troisième gravure, a).
CANDELA. Chandelle faite de poix, de cire ou de suif, avec la moelle d'un jonc jiour mèche (Plin. H. N. xvi, 70) ; on se servit primitivement de ces c/ian délies avant l'invention de la lampe à huile (Mart. £p. XIV, 43).
2. Espèce de torche faite de fibres de papyrus tortillées ensemble comme une corde, ou d'une corde même revêtue de cire (Serv. ad Virg. AC'i. xi, 143 ; Varro, L. L. V, 119), qu'on portait ancienne-
ment dans les cortèges funèbref , et qui est représentée dans la gravure d'après le marbre d'une tombe à Padoue. Cette tombe contient, d'après la tradition, les restes de saint Luc.
3. Simple corde qu'on enveloppait de cire pour l'empêcher de se dégrader (Liv. XL, 29).
CANDELABRUM. Meuble qui servait à porter une lumière dans une position élevée au-dessus du sol, afin d'en répandre les rayons à une distance convenable. Les anciens en employaient de diverses espèces.
1. (Xuxvoûxoî)- Chandelier où l'on pouvait placer des chandelles de cire et
de suif II était fait, ou comme les nôtres, avec une bobèche et un tuyau pour met-
CA^nELABRCM.
CANEPHORA.
tre le bout de la chandelle (Varro, ap. Macrob. Sat. m, 4; Festus, s. v.), ou avec une pointe aiguë à l'extrémité, comme ceux qu'on voit communément dans les églises d'Italie : on enfonçait le bout de la cliandelle sur cette pointe Serv. ad Virg. JEn. I, 727). Un spéciment du premier genre est donné ici, d'après un modèle trouvé à Pompéi ; une pierre gravée du Musée Worsleyen donne un du second genre, où l'on voit la pointe aiguë s'avancer en saillie au sommet du chandelier.
2, (}My^o\)yoc). Pied de lampe portatif, sur lequel on plaçait une lampe à huile. Ces pieds étaient quelquefois faits en bois (Petr.
Sat. 95, 6), mais la plupart du temps ils l'étaient en métal (Cic. Verr. ii, 4, 26), et étaient destinés à élre placés sur quelque autre pièce du mobilier, comme le spécimen ci-joint, qui représente une lampe de bronze et un pied trouvés à Pompéi, de l'espèce appelée liumile (Quint. Inst. vi, 3, 99).
Ils devaient se mettre sur une table, ou reposer sur le sol ; dans ce cas ils étaient d'une hauteur considérable et consistaient en une tige haute et élancée (scapus)y imitant la tige d'une plante ; ou bien encore c'était une colonne effilée, surmontée d'un plateau rond et plat (superficies) sur lequel la lampe était placée, comme dans la gravure ci-jointe, d'après un original de Pompéi. C'est aux candelabra de ce genre que Vitruve fait allusion (vu, 5, 3y, quand il blâme rhai)itude, adoptée par les artistes de son temps et visible à chaque instant dans les décorations arabesques des maisons de Pompéi , de les introduire à la place de colonnes comme supports donnés à des architraves et à d'autres parties de l'édifice, sans proportion avec ces tiges hautes et élancées. Comparez LycHNUCnus.
3.(Xaji7tTiîp). Piedélevé,avec une cavité au sommet, au lieu de la plate superficies ;
on y allumait de la poix, de la résine ou d'autres matières inflammables. Ces pieds n'étaient pas portatifs, mais fixés d'une manière permanente. On les faisait souvent de marbre et on les assujettissait au sol , non-seulement dans l'intérieur des temples et d'autres vastes édifices, mais aussi en plein air ( Stat.
Sylv. I. 2, 231 ) , où ils servaient pour les illuminations dans les fêtes et les occasions de réjouissance :
précisément comme ceux dont on se sert encore maintenant dans le même but devant les palais des cardinaux et des ambassadeurs à Rome. La gravure ci-jointeest prised'un bas-relief de la villa Borghèse et donne un spécimen de cet tisage. Le pied dont nous parlons est placé devant une colonnade qu'il illumine, et sous laquelle danse une troupe de jeunes filles, à l'occasion des fêtes d'un mariage. Dans les temps primitifs ou homériques, le XajiTtti^p était une grille élevée sur des pieds ou sur un support dans laquelle on brûlait du bois sec (âxauvov) pour éclairer une chambre, à la place de torches, de chandelles ou de lampes (Hom.
Od. xvni, 306-310).
CANEPHORAou CANEPHOROS (xa- VTiqpôpoç). Porte-corbeille : jeune fille Athénienne qui accompagnait la procession aux fêtes de Cérès , de Bacchus et de Minerve , portant sur la tête une corbeille plate (canitm ou canistrum, Festus, i.'D.)qui contenait le gâteau sacré, la guirlande, l'encens, et le couteau pour tuer la victime. De jeunes femmes sont souvent représentées dans l'attitude de canépliores par les artistes anciens, et décrites de même par les auteurs classiques, avec les bras levés et une pose toute semblable à celle de la figure
CANICFLA.
CANTEBIUS.
donnée ici, d'après une statue de Dresde (Cic. Ferr. 4, 3; Plin. H. N. XXXVI, 4, n° 7 ; comparez Ovid. Met. Il, 711- 713).
CANICULA (Pers. Sat. m, 49). Le même que Canis 2.
CANIS. Chaîne. Cette chaîne avaitelle une forme particulière? ou l'ignore ; pourtant cela n'est pas probable , car il se peut que l'expression vienne d'un jeu de mots sur catella, catellus ( Plaul.
Cas. II, 6, 37 ; Becker, Gallus, p. 232, trad. angl. ).
2. Le coup le plus mauvais au jeu de dés , celui où l'on amenait tous les as (Suet. Aug. 71 ).
CANISTELLUM. Diminutif de Canis-
CANISTRUM et CANISTER (xaveov , xàvï];). Corbeille large, plate, découverte, d'où lui sont veuues les épithètes
de patulum ( Ov. Met. vili, 675) , et de latum (I<i. Fast. il, GaO); elle était faite d'osier (Pallad. xii, 17 ) et sans anses*: ainsi elle était destinée à être portée sur la tête, comme on le voit dans la figure ci-jointe. On l'employait particulièrement comme Corbeille à pain (Virg. Mn.
VIII, 180). Le spécimen ici donné, d'après une peinture de Pompéi , représente une corbeille destinée à cet usage : elle était portée par Cérès et remplie d'épis.
CANO. En général chanter, mais aussi sonner ou jouer de tout instrument de musique ( Cic. Div. Il, 59 ), comme liluo canere ( Cic. Dif. s, 17), sonner du lltuus (voy. la gravure du motLiTiCEN); cornu canere (Varro, L. L. v, 91), donner du cor (voy. Cornicen) ; tibiis canere (Quint, s, 10, 14), jouer de la flûte (voy. Tibicen); citliard canere (Tac.
Jnn. XIV, 14 ), jouer de la cithare ( voy. Citharista).
2. Intus et foris canere; expression qui caractérise la manière particulière
déjouer de la lyre représentée dans la gravure ci-jointe, d'après la fresque Aldobrandini au Vatican.
Frapper simplement les cordes » du plectrum qu'on tenait dans la main droite, était /bm canere ; promener simplement sur les cordes les doigts de la main gauche, était intus canere; mais quand les deux étaient réunis , quand l'instrument était frappé des deux côtés à la fois, comme dans la gravure, le musicien était dit jouer en dedans et en dehors, intus et foris canere (Ascon. ad Cic. Verr. II, 1, 20).
CANTERIOLUS (ôxpiëa;). Chevalet de peintre, représenté dans la gravure ci-jointe avec la peinture qu'il porte , d'après un bas-relief romain : il ressemble exactement à ceux dont on se sert encore. Le mot grec qui le désigne est bien authentique; mais le terme latin, donné ici d'après le dictionnaire latin-anglais de Riddle , manque d'une autorité positive.
CANTERIUS. Cheval hongre ( Varro, B. R. n, ', Ib; Festus, s. v.).