Étai pour les vignes (Columell. IV
3. Machine qui servait à suspendre les chevaux qui s'étaient brisé les jambes, pour éloigner leurs pieds du sol pendant que l'os se remettait ( Vegel.
ret. III, 47, 2).
4. En architecture, Cantebh (àixeîêovxe;, (jv<jT(iTat) sont le& arbalétriers, dans la charpente d'un toit (voy. Matk- RlATio, /". /".); leurs extrémités supérieures se rencontrent et forment l'aiguille du fronton, leurs extrémités inférieures reposent sur les entraits ( tigna ) ; et, dans les édifices achevés, ils sont représentés extérieurement par les mutules ( mutuli ), qui sont par conséquent sculptées pour figurer les extrémités saillantes
CANTHARnS.
CAPISTERIUBT.
d'une série de chevrons (Vitruv. iv, 2, 1 et 3 ). V
CANTHARUS (xâvôapoç). Gobelet ou coupe à boire , d'invention grecque. Il était pourvu d'anses (Virg. EcL VI, 17 ), et c'était la coupe particulièrement consacrée à Baccbus (Macrob.^af. v, 21), comme le scyphus l'était à Hercule. Dans les œuvres d'art, tant de la peinture que de la sculpture , un vase de la forme dessinée ici , d'après un original en argile , est constamment représenté entre les mains de cette divinité.
2. Vase dans lequel tombait l'eau d'iine fontaine d'ornement; il était fait à l'imitation d'une coupe à boire ( Paul, Dig. 30, 41 ).
3. Sorte de bateau dont cependant on ignore la forme particulière f Macrob, Sut. l. c; Aristoph. Pac. 143).
CANTHERIUS. Voy. Cantkrics.
CANTHUS (èitîffwcpov). La bande (Tune roue; ceicle de fer ou de bronze , fixé sur la jante, pour empêcher que le bois ne soit usé par le frottement (Quint. I, 5, 8). Le nom grec se trouve dans Homère (//. v,725); le terme latin, quoique employé par Perse ( Sat. V, 7 1 ), est noté comme un barbarisme par Quintilien (/. c), qui le considère comme un mot espagnol ou africain.
CANTO. Employé dans les mêmes sens que Cano.
CANUM (xavoûv ). Corbeille grecque, faite de roseau ou d'osier, plus habituellement appelée Canistrum en latin (Festus, s. v. ; Varro, L. L. V, 120).
CANUSINATUS. Personnage qui porte un vêtement dont le tissu est fait de la laine de Canusium , maintenant Canosa (Suet. Nero, 30; Mart. Ef». ix, 23,9).
CAPEDO. Cruche en poterie, avec une anse, était destinée à recevoir du vin ; on s'en servait dans les premiers temps pour les sacrifices (Cic. Farad. I, 2). Même sens que Capis.
CAPEDUNCULA. Diminutif du mot précédent (Cic. A. D. Iii, 17).
CAPILLAMENTUM. Perruque de faux cheveux , sjiécialement quand les cheveux sont longs et abondants comme
ceux des femmes (Suet. Cal. Il ; Petr. Sat. 110, 5; ItriuW. Cuit. Fœm. 7. et Galerus, 3).
CAPILLUS. Chevelure en général , sans égard à la nature des cheveux ; ce mot s'applique également à toute sorte de cheveux , longs ou courts , plats ou bouclés, arrangés ou négligés ( Cic. Ov. Hor. Caes. Nep. etc.).
2. Il désigne aussi les poils de la barbe (Cic. Off. 11,7; Suet. Nero, l) et la fourrure des animaux (Catull, 25, i;Aul. Gell. Xli, 1,4).
CAPIS. Pot à vin (Varro, ap. Non. s.
ArmUlum, p. 547 ) de forme et d'usage antiques, en poterie, avec une seule anse : circonstance dont les grammairiens romains tirent son nom (Varro, L. i. V, 121 ; Festus, s. V.). Dans les âges primitifs de l'histoire romaine , où régnait une grande simplicité, des vases de poterie de cette sorte étaient communément employés à des usages religieux et autres (Liv. x, 7 ; Petr. Sat. 52, 2); mais , lorsque le luxe fit des progrès, on les abandonna pour les formes grecques plus élégantes , ou on les fit de matières plus précieuses (Plin. H. N. xxxvii, 7 ). Cependant ces vases furent toujours conservés pour les besoins du culte, qui s'attire encore plus de vénération et de respect en gardant les formes et les usages anciens. On les voit souvent représentés sur les monnaies et les médailles frapjwes en l'honneur des personnes revêtues de dignités sacerdotales ; ils ressemblent à la figure donnée ici et tirée d'une médaille en bronze de l'emjiereur Marc-Aurèle, sur laquelle il est représenté en qualité d'augure.
CAPISTERIUM. Vase employé pour nettoyer les épis après qu'ils avaient été battus et vannés. 11 semble qu'il ressemblait à Yalveus ou auget de bois , dans lequel on mettait le blé; on l'agitait de telle sorte que les grains pesants tombaient au fond, tandis que les grains légers et le mélange de rebut qui s'y trouvait encore , après qu'on avait vanné , montaient à la surface et pouvaient être facilement séparés du reste. Peut-être l'eau était-elle employée aussi dans cette
CAPISTRUM.
CAPITIUM.
opération (Columell. ii, 9, 11 ; comparez Apiil. Met. IX, p. 193).
CAPISTRUM (çopêeià). Licou ou têtière pour les chevaux , les ânes et les
bœufs (Varro, R. R. Il, G, 4; Ovid.
Met. X, 125). Le spécimen ci-joint est pris de la colonne Trajane.
2. Muselière avec des pointes saillantes, pour empêcher les petits des animaux de teter après avoir été sevrés ; elle ressemble à celles dont on se sert communément aujourd'hui pour les veaux ( Virg. Georg. ni, 399 ).
3. Lieu où les vignes étaient dressées et attachées aux montants ou aux barres transversales d'un treillage (Columell.
4. Corde employée pour suspendre l'extrémité de la poutre du pressoir (prelum) dans un pressoir à vin ou à huile (Cato, R. R. XU).
5. Large bande de cuir ou mentonnière avec une ouverture pour la bouche , portée par les joueurs de flûte , comme un licou, autour de la tête et de la figure , pour presser les lèvres et les joues quand ils jouaient de leurs instruments ; ce qui leur permettait de donner des sons plus pleius , plus fermes et plus unis. Voy. la gravure ci-
jointe, d'après un bas-relief de Rome. Il ne semble pas que cette mentonnière ait été toujours usitée, car les joueurs de flûte sont souvent représentés dans les œuvres d'art sans rien qui lui ressemble. Le
terme latin non plus ne se rencontre dans aucun des auteurs classiques, quoique le mot grec soit bien autorisé (Aristoph. Fesp. 682; Soph. Tr. 753).
CAPITAL. Petit mouchoir d'étoffe de laine (Varro, L. L.\, 130), porté dans l'origine par les femmes romaines autour de la tête pour empêcher leurs cheveux de tomber épars, et conservé dans la suite comme une particularité de leur costume par les jeunes femmes attachées au culte des dieux, telles que la Flaminica ou prêtresse qui assistait la femme du Flameu Dialis (Varro, /. c; Festus, s. v.),
CAPITELLUM. Même sens que Capi- TULCM.
CAPITIUM. Vêtement des femmes, porté sur la partie supérieure du corps et couvrant le sein (Varro, L. L. v, iil ; id. de Vit. Pop. Rom. ap. Non. p. 542). 11 est difficile de décider s'il ressemblait au spencer ou au corset. Aulu-Gelle note ce mot comme tombé en désuétude et employé seulement par les classes inférieures; dans un passage de Labérius qu'il cite (xvi, 7, 3) , ce vêtement est décrit comme étant de couleurs voyantes et
porté sur la tunique. Cette description s'accorde précisément avec les corsets actuels des paysannes d'Italie et la manière dont elles les portent, et avec la figure donnée ici d'après le marbre d'un tombeau publié par Gori {Inscript. Antiq. Flor. p. 344), et destinée évidemment à représenter une femme delà classe inférieure : on peut en juger par la pierre rude qui lui sert de siège pour sa toilette.
CAPITOLICH.