Frange d'une pièce d'étoffe (Phœdr
II, 5, 13), qui venait de ce qu'on laissait sur l'étoffe, après l'avoir retirée du métier, les fils de la chaîne, au lieu de les couper. Le spécimen cijoint est pris d'une peinture de Pompéi; comparez l'article et la gravure au mot Tela recta.
CISIARIUM. Fabrique où on faisait des chaises à deux roues, cisia (Inscripl. ap. Fabrett. p. 91, 179).
CISIARIUS. Ouvrier qui fait des chaises à deux roues, cisia f Inscript, ap. Mur. p. 979, 6, et 108, 4).
2. (ilonducteur d'une chaise de louage à deux roues [cisium), comme notre cocher de voiture de place (Ulp. Dig. 1 9, 2, 13). Voyez la figure suivante, et remarquez que le conducteur est assis du coté du montoir, ce qui est encore l'usage en Italie.
CISIUM. Voiture légère à deux roues (Nonius, s. v.) qui servait chez les Romains de voiture publique et particulière, quand il fallait arriver au plus vite (Cic. Plid. II, 31 ; Rose. Am. 7 ; Virg. 6'«/a/. VIII, 3). Elle contenait deux personnes, en y comprenant le conducteur, était ouverte par devant et munie de timons. On y attelait à l'occasion un ou quelquefois deux chevaux de volée (Auson. Ep. VIII, 6, cisiotrijugi), comme on le pratique encore maintenant pour le calessin de Naples. On voit la plus grande
partie de ces détails dans la gravure cijoinle, prise d'un bas-relief du monument d'Igel, qui a été inexactement donné
CISORIUM.
CISTA .
dan» l'édition anglaise de Trêves , par Wyttenbach, où on a omis le cheval de volée.
CISORIUM. Instrument aigu et tranchant employé par les vétérinaires (Veget. Vet. 11, 22 ).
CISSYBIUM (xi<Tff06tov). Yaseà boire des Grecs, avec une anse, fait dans l'origine de bois de lierre, mais dans la suite distingué par une guirlande de feuilles et de baies de lierre sculptée à l'entour ( Macrob. Sat. v, 21 ; Theocr, Id. i, 27).
CISTA ( xiffTTi ) . Panier profond et c ylindrique, avec un couvercle ; il était fait d'osier (Plin. Hist. îiat.
XV, 18, 2; XVI, 77), et employé à différents usages, suivant que sa forme et sa nature le permettaient. Le spécimen ici donné est pris d'un bas-relief romain ; mais des paniers d'une forme et d'un caractère analogues sont fréquemment représentés dans les sculptures et dans les peintures. Quand on parle de cistx y//od'/-a/a?(Columell. XII, 54, 2), la simple addilion de cette épithète indique une forme inaccoutumée ; et le caractère constant des gravures, représentant toutes des objets différents qui portaient le nom commun de cisla, suffit pour faire connaître la figure qui se présentait à l'esprit des anciens comme répondant à ce nom.
2. Cassette pour l'argent (Hor. Ep. I, 17, 54 ; Cic. ferr. il, 3, 85) ; elle était certainement de dimension plus petite que le coffre-fort dont nous avons donné une gravure au mot Arca. Le spécimen ci-joint est pris d'un modèle en terre cuite qui avait au haut une fente pour glisser l'argent, comme ceux dont se servent maintenant les mendiants autorisés dans les villes d'Italie.
Z. Panier pour les livres ( Juv. m, 206 ), de même forme et de même nature que la capsa, mais fait en osier au lieu d'être en bois, et, comme elle, employé aussi à d'autres usages, par exemple, pour garder les vêtements (Poeta vet. ap.
Quint. VIII, 3, 19). Voy. les figures au mot Capsa.
4. Panier employé aux comices et dans les cours de justice : les votants et les juges y jetaient les tablettes (tabellse) qui contenaient leurs votes ou leurs sentences (Auctor ad Herenn. i, 12; Plin
H. N. xxxiii, 2, § 7 ; Manutius, de Comit. Rom. XV, p. 572 ; Wunder, Codex E fudtens. p. 158 seqq.). La gravure est prise d'une monnaie de la famille Cassia, et représente un votant laissant tomber dans la cista la tablette qui absout (marquée A pour absolvo).
5. Corbeille mysticfue, panier ou boîte couverte, dans laquelle les ustensiles sacrés et les autres objets appartenant au culte de Cérès et de Bacchus étaient contenus : on les cachait ainsi aux yeux des profanes pendant qu'on les portait dans une procession solennelle aux fêtes de ces divinités ; car toutes les cérémonies par lesquelles on les honorait étaient enveloppées d'un mystère profond (Catull.
04, 260; Tibull. i, 7. 48; cf. Ovid.
yirt. Am. II, 609). Il n'y a pas de doute (pie la cista employée dans l'origine à cet effet ne fût une simple corbeille d^osier, pareille à celle que nous avons donnée au commencement de cet article ; car elle est ainsi représentée sur des monnaies et des bas-reliefs nombreux, où il est facile de reconnaître l'osier ; mais plus tard on la fit de matières plus précieuses et avec un travail plus élégant, comme le prouvent deux modèles en bronze conservés maintenant à Rome, l'un qui fut trouvé près de l'ancienne Labicum, l'au-
CISTBLLA.
CISTOPHORUS. ^
tre à Préneste. C'est ce dernier qui est représenté dans la gravure ci-jointe. Il a trois pieds; on voit , aux cotés, les poignées par lesquelles on le portait ; le couvercle est surmonté de deux figures, une bacchante et un faune, et le dehors est recouvert d'un dessin représentant la réception des Argonautes à l'arsenal de Cyzique. A l'intérieur, on trouva les objets suivants : une autre petite boîte, une figure de chevreau , une de panthère , une paiera, une ligula, un instrument affilé et pointu comme le stylus, et un morceau de métal de forme triangulaire, la prramide ['rc\iça.[i.i(;), citée par Clément d'Alexandrie comme un des objets contenus d'habitude dans ces boîtes. L'autre corbeille, trouvée à Labicum, a la même forme, présente la même matière et le même travail; seulement elle a trois figures sur le couvercle ; Bacchus au centre, drapé dans une robe couverte d'étoiles pour indiquer qu'il était le Bacchus nocturne {Njctelius Pater, Ovid. A.
Âm. I, 5G7), la nuit étant le moment où on célébrait les orgies ( Serv. ad Mn. IV, 303, cf. Liv. XXXIX, 8 seqq. ) , et de chaque côté un faune revêtu de la nehris. L'intérieur contenait une paiera, sur laquelle la lutte entre Pollux et Amycus, roi deBébrycie, avec Diane entre eux, était représentée en figures contournées, dont les noms étaient inscrits au-dessus dans une forme latine très-ancienne, Polccks , Amuces et LosNA, nom antique pour Diana. Sous les pieds des figures, sur le couvercle, il y a une inscription resseml)lant, pour l'orthographe et la langue, à celle de la colonne de Duilius, et attestant que le vase fut offert par une femme et fait par un artiste romain du nom de Novius Plaulins :
DINDIA. MACOLMA. PILEA. DEDIT.
NOVIOS. PLAVTIOS. MKD. BOHAI FECID.
CISTELLA (xtffTÎç). Petite CiSTA.
(Plaut. C«^ IV, 1,3; Ter. Eun.iy, 6,
CISTELLATRIX. Esclave du sexe féminin à qui étaient confiés les vêlements, joyaux, etc., de sa maîtresse, enfermés dans une cM/a (Plant. Trin. Il, 1, 30).
CISTELLULA. Très- petite c«/a,- diminutif de CISTELLA ( Plaut. Rud. ii, 3, 00).
CISTERNA. Réservoir artificiel creusé dans le sol et souvent recouvert d'un toit ( Varro, R. R. \, 11), pour recevoir et conserver de bonne eau à l'usage Je la maison (Columell. 1,5; Pallad. i, 17).
Il diffère de nos citernes, qui sont audessus du sol , et d'un puits [puteus), qui est alimenté par des sources.
2. Cisterna frigidaria. Peut-être une glacière (Petr. 5a/. 73, 2).
CISTIFER. Qui porte une cista, un coffre ou un fardeau; /Jo//e-/'aix (Mart. Ep. V, 17).
CISTOPHORUS (xiffToçopo;). Celui qui portait le coffret mystique (Cista, 5) à certaines processions religieuses. Dans les rites du culte de Cérès et de Bacchus, ou des divinités égyptiennes, Isis et Osiris , cette fonction était confiée à des femmes, comme on le voit par la figure ci-jointe, prise d'une peinture de Pompéi. La guirlande de feuilles et de baies de lierre [corymbus) que la figure porte sur la tête montre qu'elle était attachée au culte de Bacchus, et l'œil d'oiseau qu'on voit au haut du vase indique une prêtresse d'Osiris , dont le symbole chez les Égyptiens était un œil (Winckelm. Cab. Stoscli. p. 2). Comme Bacchus et Osiris étaient, sous des noms différents, la même divinité, il est clair que nous avons là une cistopliora et non une canephora, comme l'ont nommée à tort les éditeurs du Museo Borbonico, pour n'avoir pas fait attention aux traits indiqués ci-dessus. Dans les cérémonies du culte de Bellone , au contraire , la cista était portée par des hommes , ainsi que le prouve un marbre ancien découvert sur le Monte Morio, près de Rome, et qui porte l'inscription suivante :l. lartio. antho.
CISTCLA .
CITUARISTRIA.
CISTOPHORO. ^DIS. BELLON.E , CtC, avec une figure sculptée du cistophorus. Cette figure est drapée d'une façon qui ressemble tout à fait à celle de la figure précédente : sa tunique, qui va jusqu'aux pieds , est légèrement relevée et montre une tunique de dessous ; un pallium est sur son épaule, une guirlande sur sa tète ; son infula pend sur le devant de la poitrine ; il a dans la main droite un rameau lustral, et dans la gauche deux haches à deux tranchants [bipennes), trait caractéristique des prêtres de Bellone ( Inscript, apud. Douât. 62 et 1 35 ; cf. Demosth. de Corona, 260; Giovanni Lami. Dissertùz. soprà le ciste mis fiche.
2. Monnaie d'argent de la valeur de quatre drachmes environ, qui avait cours en Asie; de là l'expression in cistophoro (Cic. ad Alt. XI, 1) signifie en monnaie d'Jsie. Son nom lui vint de ce qu'elle portait l'empreinte ou de la cista consacrée, ou, ce qui est plus probable, de l'arbrisseau cistus (xîfftoç).
CISTULA. Dimmutif de CiSTA (Plant.
Amph. I, 1, 264).
CITHARA (xnôàpa, xtôapti;)- Instrument à cordes de haute antiquité , res-
semblant, pour la forme , au cou et à la poitrine de V homme (Isidor. Orig. II, 3, 22 ), et répondant ainsi à notre guitare, mot qui nous est venu par l'intermédiaire de l'italien chitarra; le c romain et le ch italien ont en effet le même son que le x grec. La figure ici donnée, d'après ni ancien bas-relief conservé dans l'hôpital de Saint-Jean de Latran à Rome , concorde si bien avec la description qu'Isidore fait de cet instrument, qu'il est presque indubitable qu'elle offre la forme réelle de la cithara, dans le sens exact et primitildu mot; car il est possible que les poêles grecs l'aient employé quelquefois dans un sens moins spécial ou moins déterminé. Voyez aussi les deux mots et les deux gravures qui suivent.
CITHARISTA (xteapwTYi;). Qui joue de la cithara ou guitare (Cic. Phil. V, 6). Homère décrit la manière dont l'artiste
tenait cet instrument, en disant qu'il était placé .jwr le bras (èTtwXévtov xiOapîÇwv, Hymn. Merc. 433), comme on le voit par la gravure ci-jointe, représentant un citharista égyptien d'après les tombes de Thèbes. Elle offre aussi une preuve de plus que le caractère attribué à la cithara dans notre dernier article est le véritable, et fournit une autorité pour corriger dans le même hymne la fausse leçon ûttwXév.o; (v. 510). On suspendait quelquefois cet instrument en bandoulière par un balteus (Apul. Flor. II, 15, 2 ; voy. la gravure suivante ), et, comme pour la lyre, on se servait quelquefois , pour le loucher, du plectrum au lieu des doigts (Hom. /. c. 53).
CITHARISTRIA (xieapCarpia, xt8apifJTptç). Femme qui joue delà cithara ou guitare (Terent. Phorm. i, 2, 32; cf.
Citharista). On introduisait souvent ces femmes, avec les danseuses et les chanteuses, pour égayer les hôtes pendant un festin; la figure cijoinle , d'après une tombe de Thèbes en Egypte , a évidemment pour but de représenter une personne de ce geure :
on le voit au soin avec lequel elle est parée, à sa chevelure, à ses pendants d'oreille, à son collier, à ses bracelets sur les bras et sur les poignets , à sa chaus-
CITBAROEA.
CLATHRI.
sure et à la draperie transparente qui la couvre.
CITHAROEDA. Femme qui joue de la citliara et s'accompagne en chantant (Inscript. «/>.Grut.<i54, 2; a/?. Mur. 941, 1); cf. CiTHARISTRIA.
CITHARCEDUS (xtOapwSôc). Homme qui joue de la cithara et chante eu même temps (Quint, i, 12, 3; iv, 1, 2; Cic. Mur. 13); cf. CiTiiARlSTA.
CLABULARE ou CLAVULARE, se.
velùciilitm. Vaste chariot découvert, dont les côtés étaient faits de treillages
(clavulx ou clavolx) , et destiné à transporter des denrées aussi bien que des voyageurs. Sous l'empire, on s'en servait d'ordinaire pour le transport des soldats, qui prenait de là le nom de cursus clabularis (Impp. Constant, et Julian. Cod.
Theodos. 0,29, 2; Ammian. XX, 4, 11).
Le chariot représenté dans la gravure est tiré d'une peinture de Pompéi, et servait pour transporter le vin. Le treillage dont il est fait confirme notre interprétation , qui, sans cela, pourrait être regardée plutôt comme conjecturale que comme positive.
CLASSIARII (èTîtêàTai). Soldats exercés pour combattre à bord(Hirt. B. Alex.
20), et répondant ainsi, sous beaucoup de rapports , à nos soldats de marine. Cette
partie du service militaire était regardée par les Romains comme moins honorable que l'autre, car les matelots (nautae) et les rameurs (rémiges) sont quelquefois compris sous le nom général de classiarii (Hirt. B. Alex. 12; Tac. Ann. xrv, 4). La gravure est tirée d'un bas-relief antique publié par Scheffer, Mil. nav.
in Adderid.
CLASSICL Citoyens appartenant à la première des six classes dans lesquelles Servius Tullius avait distribué la population de Rome (Aul. Gell. vu, 13); de là vient que l'expression scriptores classici, auteurs classiques , signifie les auteurs de premier ordre (Aul. Gell. XIX, 8, 6).
2. Ceux qui sonnaient du cor pour appeler les classes aux comitia au son du lituus ou du cornu (Varro, L. L. v. 91). Voy. CORNICEN, LiTICEN.
3. Les mêmes que les ClassIARII , comprenant ceux qui combattaient, aussi bien que l'équipage du vaisseau (Curt. IV, 3; Tacit. llist. i, 31 ; II, 17).
4. Classica corona (Yell. II, 81, 3), Même sens que Corona navalis.
CLASSICUM. Littéralement, signal donné au son de la trompette : de là ce nom fut transporté à l'inslrument avec lequel on donnait le signal (Serv. a</Virg. Mn. VII, 637 ; Virg- Georg. Il, 53i)).
CLATHRATUS. Fermé ou défendu par un treillage en barreaux transversaux {clatltri), comme on l'expliqueau paragraphe suivant (Plaut.'A///. Il, 4, 25)*.
CLATHRI. Treillis où grillage de bois ou de métal employé pour fermer ou défendre une ouverture, telle qu'une porte
ou une fenêtre, et en général pour établir une clôture quelconque (Hor. A. P. 473 ; Plin. H. N. VIII, 7 ; Cato, R. R. 4; Columell. VIII, 17, 10). Notre spécimen représente le treillis qui fermait les lucarnes au-dessus des écuries {carceres) dans le cirque de Caracalla.
CLAUSTRCM.
CLAUSTRUM. Mot employé par les Romains pour désigner un des moyens de fermer les perles; quelquefois on s'en servait dans un sens général et indéterminé, comme de notre mot fermeture, qui s'ap plique également à une serrure, à un verrou , à une harre, etc, quand il n'y a pas de termes précis pour indiquer la nature de la fermeture qu'on a en vue (Cic. Àgr. I, 7 ;Claud. <« i;M//-o^.l,195).Maisplusieurs autres passages prouvent aussi clairement que ce mot avait un sens spécial, caractérisant quelque objet particulier qui portait ce nom, et qui naturellement avait de l'analogie avec les autres objets désignés par le même lerme. Celui qui répond le mieux à tous les cas est une gdclie ou anneau fixé sur le montant d'une porte , dans lequel le pêne d'une serrure, qu'il fût poussé par une clef ou par la main , entrait pour fermer la porte, comme on peut le voir par la porte égyptienne représentée dans la gravure au mot Cardo.
Cette explication s'accorde avec la plupart des expressions dont on se sert pour exprimer une entrée par force : ainsi briser, faire sauter ou forcer le claustrum ; et, comme les portes antiques avaient d'ordinaire deux pans ou étaient munies de fermetures au haut et au bas, on se sert le plus souvent du pluriel claustra : ad claustra pessuli recurrunt , pour fermer (Apul. Metam. i, pag. 10); claustra perfringere, forcer l'entrée {id. pàg. 8); evellere (pag. 70); revelli (Liv. V, 21; Cic. Ferr. il, 4, 23); claustris, qux accuratissime affixa fuerant, -violenter evulsis ( Apul. Met. m, p. 46). Comparez Clacsula.
2. Ce mot se prend poétiquement pour la porte elle-même (Mart. Ep. x, 28), ou les portes d'une ville (Ovid. Met. IV, 86).
3. Cage ou tanière dans laquelle on enferme des bêtes féroces ( Hor. Od. m, 11, 44; Stal. Sylv. ii, 5, 4).
4. Au pluriel, les écuries pour les chevaux au cirque (Hor. Epist. I, 14, 9; Slat. Theb. vi, 399). Même sens que Carceres.
CLAUSULA. Poignée d'une strigile ( Apul. Flor. Il, 9, 2 ) ou d'un autre instrument , quand elle était faite de telle
sorte qu'on y introduisait la main et qu'elle foimait tout autour un anneau ou une garde, comme on le voit par le spécimen ci-joint pris d'une strigile en bronze trouvée dans les bains de Pompéi. La clausula s'oppose ainsi à capulu*, manche droit, et à ansa, poignée fixée à un autre objet. Le mot se rapproche aussi de claustrum, la gâche dans laquelle entre un pêne. La clausula y ressemblait beaucoup.
CLAVA (^oiroXov). Bâton fort et grossier, qui allait en grossissant vers l'extrémité inférieure et ressemblait à ce que nous appelons un gourdin ; on s'en servait quelquefois pour attaquer (Cic. Verr.
11, 4, 43) ; les anciens philosophes le portaient souvent par affectation au lieu du bâton ordinaire {%iAon. Epist. w. 11; IX, 9; Carm. XV, 197) , comme on le voit par la figure ci-jointe de Démocrite, prise d'une pierre gravée.
2. Bâton pesant qu'on donnait aux recrues au lieu d'épée pour faire leurs exercices et dont elles se servaient contre le mannequin ( palus ) , figure de bois dressée à cet effet (Cic. Senect. 16; \eget. Mil. II, 11).
3. (fÔ7ta>,ov, Soph. Tr. 512). Massue, comme celles dont se servaient Hercule et Thésée (Prop.iv, 9, 39; Suet. Nero, 53).
Elle est toujours représentée par les anciens peintres, et sculpteurs comme une arme terrible , grosse et pesante par un bout, et allant en s'amincissant peu à l)eu vers l'autre extrémité , par laqnelle on la prenait eu main ; souvent ou y laissait les nœuds (irrasa, Sil. Ital. Vlll, 524), comme on le voit par la gravure, qui représente la massiie d'Hercule d'après
CLAVARICM.
une peinture de Pompéi. Comparez Cla- VIGEB, 1.
4. (xopûvT], f ôitaXov aiSifipw TeTuXw(iévov). Masse ou massue de guerre, à tête de fer, qu'on attachait au manche de bois, armée de nœuds nombreux ou de pointes aiguës. C'est la forme que lui donnent Ho-
mère ( //. VII, 141) et Hérodote (vu, 63), quand il décrit le costume des Assyriens qui suivaient l'armée de Xerxès ; c'est aussi sous cette forme qu'elle est représentée dans la gravure, d'après une ancienne fresque romaine de la villa Albani, où elle apparaît comme l'arme de Mars.
Les Romains connaissaient donc celte arme , quoiqu'ils ne semblent pas l'avoir désignée par un nom caractéristique.
CLAVARIUM. Argent alloué aux soldats romains : ils devaient en acheter des clous pour leurs chaussures ( clavi caitgares, Tac. Hist. m, 50). Voy. Clavus.
CLAVATOR. Cantinier, ou domestique qui portait le l>agage du soldat (Plant. hud. III, 5, 25) : dans ce sens , il serait synonyme de Calo ; ou conscrit qui faisait ses exercices avec un gourdin (Cla- VA, 2), avant de recevoir une épée (Festus, V. Calones).
CLAVATUS. Rayé d'or, de pourpre ou d'autres couleurs. C'était l'habitude des Romains de mêler des raies de ce genre au tissu de leurs étoffes , de celles donton devait faire des vêtements (Vopisc. Bonos. 15 ) et de celles qu'on fabriquait pour les besoins du ménage : ainsi les linges de tables, les serviettes, etc. (Samprid. Alex.Sev. 37). Voy. Clavcs, 8, 9.