CIRCUS
dehors ( au point F ) est la tribune de l'empereur [pulv'mar) , et celui q^'on voit du côtéopposé (g) est, on le présume, destiné au magistrat ( edilor specutato-
ritm) qui faisait les frais des jeux. Au centre de l'extrémité occupée par les écuries était une belle entrée appelée porta pompse (h), par laquelle passait le cortège
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du cirque avant le commencement des courses; une autre était élevée à l'extrémité circulaire (i) et appelée /7or/a triitmplialis, par laquelle les vainqueurs sortaient du cirque comme en triomphe; une troisième ouvrait sur le coté droit (k), appelée porta Ubitinens'ts, par laquelle on emportait les conducteurs tués ou blessés, et il y eu avait deux autres (ll) tout près des carceres par lesquelles on amenait les chars.
Quant à ce qui regarde l'intérieur et
l'extérieur de l'édifice, un cirque était construit sur un plan analogue à celui qu'on adoptait pour les théâtres et les amphithéâtres : à l'extérieur, il se composait d'un ou plusieurs étages d'arcades, suivant l'étendue de la grandeur de Tèdifice, par lesquelles les spectateurs arrivaient aux escaliers qui conduisaient dans l'intérieur du bâtiment. L'intérieur était disposé en gradins partagés en rangées et séparés par des escaliers et des paliers, de la manière que nous avons dite au mot
Ahphitheatrum; on peut en prendre une juste idée par !a gravure ci jointe, qui représente l'ancien cirque de Conslantinople, tel qu'on le trouve sur une vieille carte, faite avant la prise de cette ville par les Turcs. Quoique ce ne soit qu'une ruine , on voit distinctement les arcades et la carcasse extérieure de l'édiCce ; quelques débris des gradins destinés aux spectateurs; la spina avec ses obélisques et ses colonnes presque intactes; la meta ^r/wa à main droite; V oppidum et les carceres disposés sur ime ligne courbe comme dans le premier spécimen ; et une des portes par lesquelles les chars entraient dans le cirque , pareille à celles
marquées ll sur le plan ; de plus, t'est le seul spécimen connu où nous voyons les constructions d'un cirque.
CIRRATUS. Qui porte les cheveux bouclés. Ce mot s'employait pour les hommes et les femmes (Mart. ix, 30; Ammian. xiv, 6, 20). Voy. Cirrus, I. On s'en servait aussi pour les fa briques d'étoffe (Capitol. Pertinax, 8). Voy. ClRRCS, 8.
CIRRUS. Proprement mèche de cheveux bouclés, boucle naturelle, par opposition à cinciniiiis, anneau oU boucle faite presque toujours au fer ; comme celles des jeunes gens de la Grèce, avant qu'ils arrivassent à l'âge de la virilité, où ils les coupaient et les consacraient à
ni
CIBRCS.
CISICM.
quelque divinité (Varro, ap. Non. s. v.), ou des Germains (Juv. xill, 164) et des Gaulois , connus chez les anciens pour l'abondance et la beauté de leurs cheveux, qui servaient généralement à les caractériser dans les œuvres d'art (Voy. la gravure au mot Comatus).
2. Cirrus invertice ( (xxXXôç à6).Y,Tou, Gloss. vet.). Cheveux réunis sur la tète et liés en touffe sur l'occiput , comme c'était l'usage pour les athlètes, les lutteurs, les boxeurs, etc. On réunissait ainsi les cheveux pour éviter d'être saisi par la chevelure dans la chaleur du combat , comme on le voit
dans la gravure , prise d'un bas-relief du Vatican qui représente deux Paneratiastœ. La gravure explique aussi im passage de Suétone (Nero, 45) où on rapporte que, pendant l'insurrection de Vindex , et alors que la ville de Rome souffrait extrêmement de la famine, un vaisseau arriva d'Alexandrie, qui, au lieu d'être chargé de blé, n'apportait qu'une cargaison de sable fin, à l'usage des athlètes entretenus par l'empereur. Le peuple, furieux, attacha une touffe de cheveux [cirrus in vertice) au haut de toutes ses statues, et mit au bas une pasquinade en caractères grecs, faisant allusoin à la révolte de Vindex et signifiant que l'empereur, comme un athlète, allait commencer une lutte où il aurait le dessous.
3. Toupet d'un cheval, quand on le lui attache en touffe au sommet de la tète, comme dans la gravure, prise d'une peinture de Pompéi, au lieu de le laisser tomber sur le devant, auquel cas les crins s'appelaient capronee j(Veget. fet. IV, 2).