‹ Dictionnaire des antiquités romaines et grecquesChapitre 67 sur 327 · Bouclier ou plaque de métal ou · texte numérisé non relu

Bouclier ou plaque de métal ou

lîo

CLlt>ELS.

d'autre matière, sur laquelle le buste d'uue divinité ou le portrait de personnages éminenls était sculpté en relief ou peint en profil, comme marque d'hon-

neur (Suet. Cal. 16; Tac. .-!««. ii, 83)'; coutume d'une très-haute antiquité, dont l'origine remonte aux Troyens (Plin. H.

N. XXXV, 3; cf. Hor. Od. i, 28, 11).

La gravure représente un clipeus en bronze de cette espèce ; il porte un buste de l'empereur.

4. Bouclier on plaque de même nature, eu marbre ou en métal, mais orné d'autres dessins aussi bien que de portraits , dont on se servait comme de décoration et qu'on suspendait dans les édifices publics ou les maisons particulières entre

-û:a-:S,:Q:C:£li--û:Ë

les piliers d'une colonnade , de la façon représentée par la figure ci-jointe, d'après un bas-relief en terre cuite (Liv. XXXV, 10).

5. Appareil employé pour régler la température du taconictun ou bain de vapeur ; il consistait en une plaque de métal creuse et circulaire, suspendue par des chaînes sous une ouverture pratiquée dans le dôme du plafond , à l'extrémité circulaire de la chambre thermale (c«/darium), et immédiatement au-dessus du labrum. Suivant qu'on levait ou qu'on abaissait cette plaque, la température de la chambre était élevée ou abaissée ; car, de cette sorte, il pouvait entrer plus ou

CLI^EClS.

moins d'air froid et s'échapper plus ou moins d'air chaud (Vitruv. v, 10). La gravure représente une section du laconicum de Pompéi, dont nous avous donné une perspective à ce mot, qui le montre tel qu'il est aujourd'hui ; les carrés au bas laissent voir les tuyaux de Vhypocaustum ; le bassin au centre , au-dessus du plus large tuyau , est le lahrum ; et le clipeus, avec la chaîne par laquelle on l'abaissait ou on le levait, de manière à fermer l'ouverture du plafond au-dessous de laquelle il était situé, est une restauration conjecturale pour expliquer comment fonctionnait l'appareil ; les appuis de bronze , pour attacher les chaînes par lesquelles on gouvernait le clipeus, furent trouvés fixés aux parois. On ne peut nier cependant que la nature précise du clipeus ne soit encore enveloppée d'obscurité, et beaucoup d'érudits,s'eu rapportant à une peinture des Thermes de Titus (représentée par la gravure cijointe), soutiennent que le laconicum était la petite coupole qu'on voit ici s'élevant du plancher de la chambre, et qui permettait à un certain volume de flamme et d'air chaud de s'élever au -dessus d u niveau général de l'appartement; ils ajoutent que le clipeus , qui réglait la température en admettant ou en excluant la chaleur, était placé, comme dans la gravure, sous cette coupole et précisément au-ilessus de l'hypocaustura. Mais il est difficile de concevoir comment, dans une telle position, on aurait pu se servir de l'appareil : en effet, le clipeus et les chaînes qui servaient à le lever devaient être d'une chaleur brûlante aune telle proximité du feu ; en outre, on n'a rien découvert, dansaucun des bains des anciens, qui

CLITELLiC.

CLOACARICM.

ressemble, même de loin, à une construction pareille, et Vitruve (/. c.) décrit avec une exactitude presque minutieuse une disposition semblable à celle qu'on observe à l'extrémité circulaire de la cbambre thermale dans les bains de Pompéi. Comme nous avons donné les deux plans , le lecteur pourra juger par lui-même. Un grand nombre d'autorités appuient l'une et l'autre hypothèse.

CLlTELLiE (xavô^Xta). Bât sur lequel étaient portés les paniers ; par extension,

deux paniers : voilà pourquoi on n'emploie ce mot qu'au pluriel (Hor. Sat. i, 5,47; Phaedr. i, 16). La gravure est prise d'un cristal gravé de la galerie de Florence.

CLITELLARIUS (xavO^Xio?). Bête de somme qui porte des paniers comme on le voit dans la gravure précédente (Cato, B. B.x,i; Columell. ii, 22, 3 ).

CLOACA (û:t6vo[jLoç). Large canal souterrain, fait de maçonnerie ou de briquetage, et qui servait à emporter les eaux pluviales des rues d'une ville et les ordures des maisons particulières ; il les versait dans quelque rivière voisine et répondait ainsi à nos conduits et à nos égouts (Liv. I, 38; Cic. Cœcin. 13; Hor. Sat. II, 3, 242; Strabo, V, 8, p.

197, éd. Siebenk.). La gravure représente une rue de Pompéi , avec les bou-

ches de deux conduits sous le pavé, et montre comment les eaux pluviales y entraient.

2. Cloaca maxima. Egout principal qui recevait le contenu de plusieurs conduits tributaires et le portait à la rivière. Ce nom est donné surtout au grand égout de Rome, qui fut construit par Tarquin l'Ancien pour dessécher les eaux stagnantes du Yélabrum et des basses terres entre le mont Palatin et la colline du Capitoie, et ménager ainsi une area pour un champ de courses ou circus maximus et pour le forum. Une partie considérable de ce grand ouvrage subsiste encore ai)rès plus de deux mille ans. Il se compose de trois arches concentriques de maçonnerie sans ciment , dans le genre appelé étrusque , comme on le voit par la figure ci-jointe, représentant la bouche

qui ouvre sur le Tibre, près du pont Sublicius, et une partie de la muraille adjacente qui formait les fondements du quai appelé pulchrum iittus. L'arche la plus jjetite ou la dernière a entre 3™, 1)6 et 4™, 27 de diamètre; chacun des blocs qui composent l'arche est large de 1™,75 et haut d'un peu plus de 0"", 97 ; le tout est de cette pierre noire et volcanique (tu fa litoide :hvocc\ù, Suolo di Rama), qui forme la base de la colline du Capitoie, et qui fut la matière commune pour les constructions durant la période attribuée aux rois de Rome. Une figure qui montre la construction de la partie souterraine de la cloaca maxima est donnée au mot AxTERiDES (Piin. U. N. xxxvi, 24, 3; Dionys. m, 67).

CLOACARIUM. Impôt des égouts :

taxe levée pour les frais de nettoyage et

CLOACCLA

COACTILIS.

de réparation des égouts (Ulp. Dig. 7,1, 27 ; VmX.Dlg. 30, 39).

CLOACULA. Diminutif de Cloaca; conduit tributaire communiquant avec l'égout principal (Lamprid. Uel'iog, 17).

CLOSTELLUM. Diminutif de Clos- TRCM. Trou de la clef, dans une serrure ; ou peut-être moraillon dans lequel entrait le pêne d'une serrure, et qui devait laisser un intervalle entre lui et la porte, qui ne fermait pas parfaitement , de telle sorte qu'une personne pouvait voir par cette ouverture, comme l'indique Pétrone, Sat. 140, 11. Cf. Senec. de Benef. vil,

CLOSTRUM. Pour Claustbum. En général, tout ce qui iixe et assujettit, comme une serrure (Cato, R. R. 13 et 135); mais, dans un sens plus déterminé, le moraillon dans lequel entre le pêne (Senec. de Ben. vil, 21 ).

CLUDEN. Épée dont se servaient les acteurs sur le théâtre romain , et dont la lame rentrait dans la poignée dès qu'elle rencontrait la moindre résistance, et ainsi frappait sans danger (Apul. ApoU p. 526). Les acleurs modernes ont recours à un expédient de même nature ; mais la leçon du passage d'Apulée n'est pas certaine et l'explication est conjecturale.

CLUNACULUM. Petite épée ou plutôt poignard, appelé ainsi parce qu'il

était porté par derrière {^qu'ia ad dunes dependet , Festus, s. i>.), comme on le voit par le spécimen ci-joint, pris de la colonne Trajane (Aul.Gell. x, 25; Isidor. Orig. xvill, 6, 6).

Page 1