Collier de chien ( Varro , R. R. ii
9, 15). Le spécimen est pris d'un pavé en mosaïque d'une des maisons de Pompéi, et représente un chien de garde avec son collier et sa chaîne.
C0LL1CI.E ou COLLIQUIiE. Gouttières faites de tuiles concaves , placées sous les bords du toit d'une maison pour faciliter l'écoulement des eaux pluviales et les conduire daus V impluvium (Festus, 1». Inlicium; Vitruv. VI, 3).
2. Conduits découverts dans la campagne pour séparer des terres les eaux pluviales et les décharger dans les fossés (Plin. H. N. XVIII, 49, 2 ; Columell.
COLLICIARIS. Sous-entendu tegula.
Tuile ou rigole pour faire des coUicix (Cato, a. R. XIV, 4).
COLLIPHIUM. Voy. Colipuidm.
COLLIQUI^. Voy. Collici^.
COLLIJVIARIUM. Sorte de puits ou d'ouverture pratiquée à certains intervalles dans le canal d'un aqueduc, pour lui donner un libre courant d'air et aussi peut-être pour aider à enlever tous les dépôts d'ordures laissés par les eaux, en donnant un accès farile dans toutes les parties du conduit (Vitruv. vili, 8, .6).
COLLYBISTESouCOLLYBISTA()coX- XuêtaxiTi;). Mot grec latinisé; usurier (Hieron, Comment. Math. c. 21 ).
COLLYBUS (x6X).u6o;). Mot grec signifiant petite monnaie. Parmi les Grecs et les Romains il servit à désigner la différence du change ou agio, ainsi qu'on l'appelle, exigé par l'usurier pour changer la monnaie d'un pays en celle d'un autre (Cic. Âtt. XII, 6; rerr. il, 3, 78).
COLLYRA (xoXWpa). Sorte de pain ou de gâteau, de forme égale, qu'on mangeait avec du bouillon ou de la sauce ( PÏaut. Pers. I, 3, 12, 15 et 17).
COLLYRIS (xoXXupî;). Même sens que COLLVRA (Augustin. ûfetJen. adlitt. 8,5).
2. Coiffure portée par les femmes , et dont le nom vint, à ce qu'on suppose, de quelque ressemblance avec le pain ou gâteau qui était désigné par le même terme (Tertull. Cuit. Fem. 7). Dans une peinture de Pompéi {Mus. Borb. VI, 38), on voit, représentés sur un plat, du pain ou des gâteaux partagés en morceaux précisément de la même forme que les parties
de la coiffure portée par Faustine sur une pierre gravée (voy. la gravure aii mot Caliendrcm); une telle coïncidence confirme la conjecture d'après laquelle la peinture citée ci-dessus offrirait un spécimen exact de cette espèce de pain, et la pierre gravée de la coiffure particulière qui portait le même nom.
COLLYRIUM (xoXXOp'.ov). Substance médicale faite avec la forme d'une collyra, et composée de différents ingrédients suivant la nature du remède requis : on s'en servait à l'extérieur pour frotter les parties malades ou l'introduire dans une cavité, comme les narines, etc. (Celsus, V, 28 ; 1 2 ; Hor. Sat. i, 5, 50 ; Scrib. Comp. 142; Columell. VI, 30, 8).
COLOBIUM(xoX6êiov). Tunique à manches courtes (du grec stoXoéôç, écourlé ou raccourci ) qui couvraient précisément la partie supérieure et charnue du bras (Serv. a</Virg. yE/î. ix, 616), comme on le voit par le spécimen ci-joint, pris de la colonneTrajane.C'était la forme primitive et habituelle de la tunique portée par les Romains , sous la république, dans leurs maisons ou dans des exercices qui demandaient de l'activité ; elle se portait en ce cas comme dans la figure ci-jointe, sans autre ^/^ vêtement ; mais au dehors, ou quand on était habillé, comme nous dirions, on jetait la toge par-dessus.
COLONICA. Ferme (Auson. Ep. IV, 6).
COLON US. Métayer ou fermier; ce mot désignait un homme qui vivait en cultivant le sol, comme fermier, ou qui exploitait ses propres terres (Varro, B. B. II, Prooem. 5; Columell. l, 7 ; Scajvola, Dlg. 33, 7, 20).